Un rescapé, Florent Mahoukou cherche un moyen d’explorer un moment, une période de son existence qui est restée gravée dans sa memoire, son corps.
Une blessure qui se cicatrise petit à petit avec de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres, mais pour autant cette blessure est encore là, présent enfuit dans une partie du corps, de la tête, des mémoires du corps.
« Nous étions une soixantaine d’hommes, à genoux, sans question, donc aucune réponse. Sans savoir quoi, quoi dire, pourquoi et comment. Un sac au dos, une voie dans l’obscurité, un temps qui s’éteint, fixe devant moi, pas moyen de réagir, car nous sommes dans l’inaction et que le temps ne peut plus se compter, puisqu’il est lui aussi resté immobile. »