Je t’en ai écrit des mots
J’en ai chanté certains
J’en ai bégayé d’autres
Mais quand le tourbillon s’est arrêté
Ce qui a compté
Ce n’est pas ce qu’ils disaient
Mais le moment où tu les entendais
Ce qu’ils t’ont fait là où tu en étais
J’ai mal parlé quand tu pouvais m’écouter
Je pense encore à ta peau
A ces gestes que j’ai mal faits
Que j’ai refaits cent fois depuis
Dans mes rêves d’un autre scenario
Est-ce que je t’ai déçue à ce point
Pour m’avoir condamné à vie
A étouffer l’envie
Tu m’en as écrit des mots définitifs
Des messages sans appel
Des oukases trop rapides
J’ai la larme facile mais la peau dure
Et les phrases trop pures
Sonnent un peu faux à mon oreille
Quand je revois tes yeux dans mon sommeil
La force de tes pas
Quand tu marchais vers moi
Ca n’était pas quelqu’un d’autre que toi
L’envie de vivre
Quand on sent qu’on a trouvé
Cette folie qui manquait
Cette énergie qu’on recherchait
L’envie de vivre
La somme de ces deux élans
Qui se défont à présent
Qui ont perdu la raison
Tu ne regarderas plus de mon côté
Tu me l’as assez dit
Tu sais je l’ai compris
Mais tort ou raison je n’y crois pas pour autant
Pas plus qu’au paradis
Moi je me bats pour cette vie
Où je t’ai vue allumer la lumière pour moi
Où j’ai veillé pendant que tu dormais dans mes bras
Où au matin je te protégeais du froid
Et le jour où je l’aurai admis
Il fera plus froid qu’aujourd’hui