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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Mayotte Sophie commence son voyage en "bargeant" avec Moncef puis nous verrons les Mahoraises. La mosquéee de Tsingoni sera sur le ...

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00:02C'est parti !
00:43Salut mon sauf !
00:49Comment ça va ?
00:51Ça va et toi ?
00:52Très bien, j'en ai fait des kilomètres pour te rejoindre.
00:578000 kilomètres de Paris et enfin, j'arrive à Mayotte.
01:01Quelques douze heures d'avion.
01:02Voilà, c'est ça, douze heures d'avion, ce qui n'est pas mal du tout.
01:05Un vol d'oiseau.
01:07Quand on arrive à Mayotte, on parle français, mais pas seulement.
01:11On parle maorais et aussi kibushi.
01:15Karibu, ça veut dire bienvenue ?
01:16Karibu, ça veut dire bienvenue.
01:21Là, on est vraiment dans l'océan Indien.
01:24Est-ce qu'on a parfois l'impression d'être perdus dans l'océan Indien ?
01:27Pendant longtemps, on a été un peu très enclavés par la dessert aérienne.
01:32Mais maintenant, elle commence à se lever au monde.
01:35374 kilomètres carrés.
01:37On arrive à faire un petit tour du monde ici.
01:39Il y a un peu toutes les communautés qui se retrouvent ici maintenant.
01:43Alors, j'ai bien compris que Mayotte, c'est grande terre et petite terre.
01:48Mamoudzou, c'est là-bas, de l'autre côté.
01:50C'est la capitale.
01:51C'est la capitale, alors je te suis.
01:53Il y a un peu plus de vie qu'ici.
02:11Alors, quand on arrive à grande terre, on passe forcément par ici, par Mamoudzou.
02:16Oui, c'est là qu'il y a l'embarcadère déjà.
02:18La barge accoste à Mamoudzou.
02:21C'est la grande ville.
02:22C'est la grande ville.
02:40Ce petit marché a un peu improvisé.
02:43C'est vraiment l'occasion de croiser les gens d'ici.
02:46Il y a ces petites guinguettes.
02:47Tout le monde doit se croiser ici pour casser la croûte.
02:51Brochette de viande, de poissons, bananes et maniocs frits, pour pas cher.
02:57C'est assez convivial.
03:00Moi, ma manière, je suis un peu un animateur socio-culturel.
03:05Je suis dans la photo aussi.
03:07Et j'aime bien fixer des moments, les gens.
03:12Mon credo, moi, c'est la mise en valeur des gens.
03:16Est-ce que vous avez de la famille en métropole, monsieur ?
03:19Mamoudzou, Fatima, en Farazza.
03:35On va barger, Sophie ?
03:37On va quoi ?
03:37On va barger.
03:38Ça veut dire quoi ? On va barger.
03:40On va prendre la barge.
03:41Ah oui, d'accord.
03:41Alors, on va barger, alors.
03:42Ça vient.
03:44Bonjour.
03:45Le ticket, s'il vous plaît.
03:54Sous-titrage Société Radio-Canada
04:20Barger, à Mayotte, est une activité très répandue.
04:23À tel point qu'en passant de petite à grande terre régulièrement,
04:26on est assuré de voir toutes les composantes de la société mahoraise.
04:32Beaucoup de femmes actives, une jeunesse très majoritaire,
04:35puisqu'elle représente 60% de la population,
04:38énormément de fonctionnaires partagés entre les deux terres,
04:42quelques enjouanais voisins de Mayotte qui prennent la barge pour repartir vers leur île.
04:48La barge, c'est Mayotte en miniature.
04:51C'est aussi le meilleur endroit pour prendre le pouls de l'île.
04:55C'est rare qu'on se lasse de la barge.
04:57C'est toujours un moment convivial,
04:59voilà, avec des amis ou avec les anciens collègues
05:03ou avec la famille, des fois on se croise.
05:06Du coup, c'est important, moi, je trouve.
05:07C'est dans la barge, au moment de la traversée, qu'on apprend une information,
05:13qu'on apprend que dans tel village au nord, au sud,
05:16une telle personne vient de recevoir une récompense ou un décès.
05:22On pourrait même parler de concurrence par rapport aux médias locaux.
05:33Comme sur un marché en métropole, c'est aussi là que se font les campagnes électorales.
05:39La barge est forcément un lieu incontournable
05:42où on rencontre toutes les populations,
05:43donc les hommes politiques ont tout intérêt à faire des passages,
05:46mais de toute façon, pour se rendre en Grande-Terre,
05:50s'ils habitent en Petite-Terre, les conseillers généraux
05:52ou les députés,
05:54c'est le passage obligé,
05:55et il est comme tout passager, au milieu de la foule,
05:58et ça, c'est très convivial.
05:59On ne trouve que ça qu'à Mayotte.
06:01Seuls quelques habitants du sud de Grande-Terre
06:03ne prendront la barge qu'une seule fois dans leur vie
06:05pour rejoindre l'aéroport.
06:07Direction le pèlerinage de la Mecque.
06:12Bonjour, c'est Nicolas.
06:14Je vais vous expliquer.
06:15Moi, j'écoute Quasi-FM chaque fois que je viens à Mayotte.
06:18Je vais vous expliquer, moi.
06:29J'aime bien le contraste,
06:30il y a que les filles qui sourient et vous faites la gueule.
06:32Oui, c'est vrai.
06:33Ça, ça le fait, ça.
06:34Non, non, c'est ça.
06:36On essaie de garder ça.
06:39Quand je prends le mic, c'est juste pour me slimer,
06:41et avec mon mic, c'est pour ne pas oublier
06:43qui je suis, d'où je viens.
06:45T'inquiète ce son, ici, voilà pour le tien.
06:47L'avenir de Mayotte, c'est vraiment où ?
06:49Il représente quand même 62% de la population.
06:52Oui, c'est énorme.
06:53C'est une population très jeune.
06:55Très prometteuse.
07:02Ce sont tous des artistes
07:03qui chantent autant en français
07:05qu'en maorais,
07:06mais dans le sens de préserver la langue aussi.
07:10Raisonné-moi,
07:12mais pas quand je rêve d'autres horizons.
07:15À quoi ils rêvent, les jeunes maorais, aujourd'hui ?
07:16On peut peut-être leur poser la question,
07:18puisqu'ils sont là.
07:19On aspire à un avenir meilleur,
07:22pouvoir se former.
07:23Et puis peut-être,
07:25lol, le haut débit.
07:27Ça, c'est Internet, quoi, c'est ça ?
07:29Voilà, voilà.
07:30L'espoir des jeunes,
07:31c'est d'avoir Internet en haut débit ?
07:32On le dit en rigolant, mais...
07:34C'est pas un espoir,
07:37je pense qu'on en a besoin, tout simplement.
07:41Tropical, son de ma siwa de mayana.
07:43Juste pour toi, gal.
07:45Dis, ça va pas, pam, gal.
07:47Moi, viens, balé, gal.
07:48Sur l'heure, vite, mes danses,
07:49ne fais pas de chichi, gal.
07:50Gal, vas-y doucement,
07:52encore plus lentement.
07:53Goud, goudi sa gal.
07:54Goud, goudi, goudi gal.
07:56On était sûrs qu'avec la départementalisation,
07:58ça allait changer beaucoup de choses,
07:59mais je crois que ça va rien casser non plus.
08:01Si on reste toujours aussi fiers de nous,
08:03aussi fiers de nos cultures,
08:04et que ça reste bien ancré dans nos têtes
08:07qu'avant tout, on est maorais,
08:09avant toute autre chose.
08:10Notre culture et notre langue ne disparaîtra pas.
08:13Il y a plein de points de communs entre vous, non ?
08:16Il y a une phrase célèbre.
08:18Ne demande pas ce que ton pays a fait pour toi,
08:21mais plutôt ce que toi, tu fais
08:23ou tu peux faire pour ton pays.
08:25Je crois que c'est un peu leur état d'esprit.
08:28J'aime beaucoup ce contact-là.
08:30Tu es bloqué.
08:34Tu es sûr ?
08:37Tu bloques, tu bloques, il bloques,
08:40il bloquo, vous bloquez, il bloques.
08:45Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, Diabed ?
08:49Salut.
08:49Un instant même, c'était le dernier album de Latéral.
08:53Wara Washa.
08:54Wara Washa.
08:55J'aime beaucoup, moi.
08:56Il parle MTDB, Métis.
08:59Le maorais, il dit qu'il quitte Maillot
09:02parce que vous n'êtes pas maorais.
09:04Le Mzungu de Paris, il dit non.
09:06Entre Maillot, parce que...
09:07Entre Maillot, voilà.
09:09Entre les deux.
09:09Je vois qu'il y a beaucoup d'artistes
09:11qui sont allés en métropole.
09:13J'ai entre les mains l'album de Jazou.
09:14Elle a l'air d'être bien, cette jeune fille.
09:16J'adore, j'adore Jazou.
09:18Les deux morceaux.
09:19Surtout le deuxième, je suis une femme.
09:21Je suis une femme.
09:22J'aime beaucoup ce titre aussi.
09:23J'ai l'impression que les filles
09:24ont vraiment le pouvoir ici.
09:26On essaie de s'imposer.
09:27On prend le dessus.
09:28Que ce soit dans nos couples
09:30ou dans la vie professionnelle,
09:31on essaie quand même de s'imposer.
09:32Moi, je parle de mon cas personnel.
09:34Moi, je sais m'imposer.
09:35Il y en a beaucoup aussi
09:36qui essaient de faire la même chose que moi.
09:43Elle porte haut les couleurs de Maillot.
09:46Les Mahoraises sont omniprésentes dans l'île.
09:49À la ville, à la campagne
09:50et sur les bancs de l'école.
09:53Elles font vivre par leur tenue
09:54toutes les influences de l'océan Indien.
09:56La force de l'Afrique,
09:58le raffinement oriental
09:59et la complexité de l'Inde.
10:06Du bois de santal frotté énergiquement
10:08sur une pierre de corail,
10:10c'est la recette de beauté
10:11la mieux partagée dans l'île.
10:12On l'appelle le msinzano.
10:15Son origine se perd dans les liens
10:16avec l'Afrique.
10:18Aujourd'hui,
10:19seules les femmes makua du Mozambique
10:21ou les sacs à lave de Madagascar
10:23arborent ce masque en public.
10:25Je parle tout le temps, tout le temps
10:27de ne pas laisser notre masque,
10:31ne pas laisser notre tradition
10:33se perdre
10:34parce que c'est notre identité.
10:36Et chez nous,
10:37une femme qui n'a pas
10:38du bois de santal
10:40et la pierre de corail chez elle,
10:42ce n'est pas une vraie femme
10:43parce qu'une femme doit faire le masque
10:45pour être jolie.
10:50Jolie, mais pas seulement.
10:51A une certaine époque
10:52de l'histoire de Mayotte,
10:54les femmes ont pris vraiment
10:55le devant de la scène.
10:56En 1959,
10:58l'archipel des Comores
10:59est encore une colonie française.
11:00L'État décide de déplacer
11:02la capitale administrative
11:03de Mayotte
11:04vers une autre île.
11:06Les femmes descendent alors
11:07dans la rue.
11:08L'économie
11:09et l'avenir de leur pays
11:10est en jeu.
11:11Elles s'opposeront
11:12au mouvement indépendantiste
11:14et pour repousser
11:15les ministres comoriens,
11:16elles iront jusqu'à
11:17les chatouiller sans relâche,
11:18une méthode inédite
11:19et humiliante.
11:21On les appellera
11:22le commando des chatouilleuses,
11:23de véritables héroïnes
11:24du rattachement
11:25de Mayotte à la France.
11:27Zeyna Mérès
11:28se souvient de ce combat
11:29qui a fait d'elle
11:30une des femmes historiques
11:31de l'île.
11:31« Pourquoi on les chatouille ? »
11:34« On ne peut pas les frapper,
11:35on ne peut pas les insulter,
11:38on ne peut pas les... »
11:41donc on les chatouille jusqu'à ce qu'ils n'arrivent plus respirer.
11:47On dit « Laisse, il va mourir, laisse. »
11:50« On part, on laisse porter là. »
11:53Voilà.
11:54Histoire de Mayotte,
11:55ça a commencé par là.
12:01Je n'ai pas regretté
12:02dans mon bataille
12:05parce qu'à Mayotte,
12:06il n'y avait rien.
12:09Et là,
12:09en Mayotte,
12:11il y a un changement
12:14formidable.
12:15Il y a un embouteillage
12:17de voitures
12:18formidable.
12:20Il y a des grandes maisons,
12:23il y a de l'hôpital,
12:25il y a des routes,
12:26il y a de l'eau,
12:27il y a la lumière,
12:29il y a tout ce que je voulais,
12:31j'ai gagné.
12:33Alhamdoulilah,
12:33et rabbin,
12:34l'amén.
12:36Même si elles sont militantes,
12:38les Mahoraises sont très peu représentées en politique.
12:41Fatima Ousemi
12:42est la seule avocate
12:43au barreau de Mayotte.
12:45Peu de femmes médecins
12:46ou chefs d'entreprise,
12:47mais le changement est en marche.
12:50À Mayotte,
12:51la justice a deux visages,
12:52celle du caddie,
12:54juge et médiateur
12:54de la loi musulmane
12:55depuis le XIVe siècle,
12:57et celui de la République française.
12:59Ces deux instances
13:00cohabitent pour le plus grand confort
13:02de la population.
13:04Le caddie,
13:06sur son entête,
13:07il y a écrit République française.
13:09Donc c'est quand même
13:09une particularité intéressante
13:11au sein de la République laïque.
13:13Puisque c'est un droit religieux
13:16qui est appliqué,
13:16le droit musulman.
13:18Généralement,
13:18les femmes vont voir le caddie
13:21lorsqu'elles espèrent encore
13:23un arrangement transactionnel,
13:25amiable,
13:26avec leur conjoint,
13:28le père de leurs enfants.
13:30Et en fait,
13:31quand elles n'ont vraiment plus
13:32aucune solution,
13:33elles vont voir
13:33le juge de l'affaire familiale.
13:36Sur le modèle
13:37de leurs ancêtres chatouilleuses,
13:38les femmes de Mayotte
13:39doivent maintenant
13:40prendre leur avenir en main
13:41entre les bienfaits du modernisme
13:43et la sagesse de la tradition.
14:11Sous-titrage Société Radio-Canada
14:21Nous sommes dans la plus grande
14:24et la plus ancienne
14:26mosquée de Mayotte.
14:27Elle a été construite
14:29entre 1530 et 1532.
14:33C'est l'heure de l'appel
14:34à la prière.
14:35Suivez-moi.
14:35Sous-titrage Société Radio-Canada
15:23Merci pour votre tolérance.
15:25Merci de m'avoir accepté parmi vous.
15:27Les Mahorais sont à plus de 95% musulmans.
15:31Quel type d'islam vous véhiculez ?
15:38Nous pratiquons un islam modéré.
15:41Cela s'explique par le fait
15:43que lorsque les Mahorais
15:44ont été convertis à l'islam,
15:47certaines coutumes
15:48étaient déjà profondément racinées.
15:50Quand vous n'êtes pas à la mosquée,
15:53chez vous par exemple,
15:55comment êtes-vous ?
15:56Et moi aussi,
15:56comme tout le monde.
16:00Ça c'est la modernité quand même.
16:14Bonjour mesdames.
16:15Bonjour.
16:17Et alors la prière pour les femmes,
16:20ça se passe à la maison
16:21plutôt qu'à la mosquée ?
16:22Les femmes sont prises à la maison
16:24pour être à l'abri des gens,
16:26pour bien se concentrer,
16:29pour bien éditer.
16:30Puisque la femme c'est une,
16:32comment je vais dire,
16:33d'un rival, une rose
16:36qu'on doit protéger.
16:38Donc c'est plus provisible
16:40que les hommes
16:40fassent la pierre en communauté.
16:43Dans le Coran,
16:44tout est bien stipuleux.
16:46Et la femme a vraiment sa place.
16:47Voilà,
16:48vraiment sa place
16:48au niveau de la société.
16:50Et bien quand on dit
16:51que ce sont les maoraises
16:52qui tiennent la société de Mayotte,
16:54Madame en est un bon exemple.
16:56Elles sont bien ces maoraises quand même.
16:58Imaginons un jour en plein,
17:00l'homme tu restes à la maison
17:01pour s'occuper
17:02que journée pour la famille.
17:04Comment tu vas être ?
17:05Oh là là,
17:05c'est fatigué,
17:06la maman est où ?
17:07Allez couche,
17:07il faut changer.
17:08Oh putain,
17:09il y a la cuisine à faire.
17:11Et nous ça ne pose aucun problème,
17:13nous les femmes.
17:14Et il y a les enfants,
17:16il y a Afira-Manger,
17:18il y a le baiser corporel,
17:19avec tout ça,
17:20on est prêts à s'occuper.
17:21Et vous voyez qu'on n'est pas mal aptes.
17:23Ah non !
17:25Elles sont bien les femmes d'ici.
17:26Moi je les aime beaucoup les maoraises.
17:36bananes,
17:37piments,
17:39noix de coco,
17:40noix de coco,
17:40bananes plantains,
17:42citron.
17:44Ça ressemble à une noix de coco aussi.
17:47T'as remarqué autour d'un nuit,
17:49il y a plein de cocotiers
17:49parce que tout est bon dans le coco en fait.
17:52On le mange en fruits
17:54ou on s'en sert pour préparer la cuisine,
17:58un bon poisson au coco.
17:59Et puis il y a des artisans qui s'en servent,
18:02qui fabriquent des objets
18:05à base de noix de coco.
18:07D'accord.
18:08Donc on va prendre des oranges et de coco.
18:25On peut fabriquer des colliers,
18:29des pieds de tortue,
18:32la fleur aussi pour faire des boîtes à l'ananas
18:35et les poissons aussi.
18:37Et puis ici aussi les gens
18:38qui utilisent les cocos
18:40pour faire les matabas,
18:42les repas traditionnels.
18:44On peut mélanger le coco aussi avec le poisson.
18:47Les feuilles de coco,
18:47on peut fabriquer les bangas.
18:50On tresse et puis...
18:51Donc le coco,
18:52on peut faire beaucoup de choses.
18:56J'ai mal à trouver noix de coco
18:58parce que c'est rare.
19:00Les gens qui ne peuvent pas ramper sur le coco,
19:02c'est glissant déjà.
19:04Si j'attends le coco qui tombe tout seul...
19:28Les maoris consomment beaucoup de noix de coco,
19:31mais malheureusement,
19:32ce qu'en ce moment,
19:33vit l'état actuel des cocotillers à Mayotte,
19:36on n'en trouve pas assez.
19:37Et peu qu'on trouve,
19:39ça coûte très très très cher.
19:41Donc...
19:42D'où le programme de la régénération
19:45qui est actuellement en cours.
19:47Donc on va voir un champ de cocotillers à Bouyuni
19:50que les cocotillers,
19:52normalement,
19:52ils ont au moins une cinquantaine d'années
19:54et qui sont là encore,
19:56mais malheureusement,
19:57les gens n'arrivent pas
19:58à accéder aux noix
20:00pour les cueillures.
20:09C'est des variétés qui sont très longues.
20:11Ça commence à produire
20:12qu'à partir de sept et moinées
20:14et huit témoinées.
20:15Puis chaque année,
20:16ça pousse, ça pousse,
20:17et puis ça arrive au sommet de fer,
20:19ça peut faire jusqu'à 50 à 60 mètres de haut,
20:23voire plus.
20:24Donc c'est pourquoi aujourd'hui,
20:26on a lancé l'opération de la régénération
20:28et surtout d'importer des plants
20:32qui produisent deux ans, trois ans
20:34et qui ne montent pas très, très haut.
20:41Bonjour, Dader.
20:42Bonjour, moi.
20:42Ça va ?
20:43Oui, ça va pas bien.
20:44Tout commence ici,
20:45parce que c'est ici
20:46où il y a le champ semencier,
20:47c'est ici où on fait
20:49tous les croisements
20:50pour trouver les hybrides
20:51et donc l'opération,
20:52normalement,
20:53de la régénération commence ici
20:55avant d'aller chez les agriculteurs.
20:58Là, c'est le pollen du mâle
21:00et on le prend,
21:02on le met dans ces sacs-là,
21:03on va au laboratoire,
21:04on le traite,
21:05on fait le test de germination,
21:07on voit si c'est bien,
21:09on l'amène sur la femelle.
21:11On va aller sur l'arbre 139.
21:15La période femelle va commencer.
21:17C'est à partir du 15e jour
21:18que je vais commencer
21:19à mettre le mâle.
21:23Dans la nature,
21:24c'est le vent qui amène le pollen
21:25pour venir féconder,
21:28moi, je l'amène
21:28par la piscette.
21:30On a importé cet arbre-là
21:33qui est le nain jaune.
21:35Ça, il est originaire
21:37de la Malaisie.
21:38On s'est dit,
21:40pourquoi ne pas
21:41prendre le grand local,
21:43le marier avec le nain jaune
21:46pour avoir un hybride ?
21:48Le grand local étant le père
21:50et la mère étant la Malaisienne.
21:53Donc, le bébé qui est né,
21:55là, on l'appelle le maïmalé.
22:05Ça, c'est des noix
22:07que j'ai choisi.
22:08Tu as pris des noix
22:10comme tu as.
22:10Des noix
22:11au grand local.
22:13Ah, tu choisissais les noix ?
22:14Les grands local, oui.
22:16Moi, je dis,
22:18le côté, c'est le numéro un,
22:21mais il y a beaucoup d'arbres
22:22qu'on devrait aussi faire
22:26des programmes comme ça.
22:27Et surtout,
22:28sur les manguis,
22:28il y a beaucoup de variétés
22:29qui disparaissent.
22:30On aimerait bien
22:33planter,
22:33avoir cette politique-là
22:35pour planter plus.
23:02C'est pour qui,
23:04tout ça, Brigitte ?
23:05C'est pour les Lémuriens
23:05et pour les maquis
23:06qui sont sur l'îlot,
23:08là, vous voyez ?
23:09Ça, c'est l'îlot Bousy ?
23:10Ça, c'est l'îlot Bousy, oui.
23:11D'accord.
23:11Et pourquoi, alors,
23:12les Lémuriens sont particulièrement
23:15heureux sur cet îlot-là ?
23:16Parce qu'ils n'ont pas
23:17de prédateurs,
23:18personne pour les embêter,
23:20ils sont au calme,
23:21ils sont cool.
23:22Parce qu'avant,
23:22on peut dire que les Lémuriens
23:23étaient,
23:24ils appelaient ça en métropole
23:25maintenant les NAC,
23:26les animaux,
23:27nouveaux animaux de compagnie.
23:28Les gens les prenaient
23:29pour la poupée de la gamine,
23:31pour amuser le jouet du gamin,
23:33enfin bref.
23:33Donc, il a fallu trouver
23:34un endroit où on pouvait
23:35les stocker
23:36et les réhabituer surtout
23:37à vivre
23:38dans leur milieu naturel
23:40et en autonomie.
23:42Et donc,
23:42on a créé
23:43l'association Terre d'Asie
23:44et l'îlot Bousy.
23:46Bonjour, Mineuse.
23:47Tout le monde descend.
23:51Alors, est-ce que vous avez
23:52un comité d'accueil
23:53des maquis
23:53lorsque vous arrivez ?
23:55Oui, vous allez voir ça.
23:56Dès qu'ils entendent ma voix,
23:58ils reconnaissent ma voix.
23:59Voilà.
24:01Kiki, tu viens dire bonjour ?
24:02Bonjour les bébés.
24:03C'est pas vrai,
24:04mais qu'est-ce que vous avez
24:04aujourd'hui ?
24:06Il n'y en a pas un qui vient ?
24:08Quand même.
24:10Allez, descends.
24:11Allez, viens vous.
24:12Bonjour.
24:13Viens dire bonjour.
24:14Allez, viens.
24:17Eh bien, tu restes.
24:19Moi.
24:20Salut, toi.
24:21Moi, c'est Sophie.
24:23Salut.
24:24C'est un animal
24:25qui est plutôt doux,
24:27plutôt calme.
24:27Quels sont ses caractéristiques ?
24:28Très, très doux.
24:28Ce sont des animaux
24:29qui sont très, très doux.
24:30Ils sont très sociables.
24:32Il y en a combien
24:32en tout de maquis
24:34sur l'île ?
24:34Vous le savez ?
24:35Alors, le chiffre,
24:36attention,
24:37vous allez tomber
24:37à la renverse.
24:38Il faut compter maintenant
24:40autour de,
24:40un peu plus de 700.
24:42Ça fait beaucoup.
24:42Ça fait beaucoup, oui.
24:43Ils ont tous un petit nom
24:44et vous les connaissez tous ?
24:45Oui.
24:46C'est-à-dire,
24:46j'en connais 500,
24:47plus de 500.
24:50C'est ma bouteille,
24:51tu comprends ça ?
24:51C'est à moi.
24:52C'est ma bouteille d'eau.
24:54Je ne peux pas te la prêter.
24:58Bonjour, beau.
24:59Comment allez-vous,
25:00monsieur beau ?
25:02Salut, vous.
25:04Allez, catch.
25:06Voilà.
25:06Voilà, miss.
25:07Où est ton fils ?
25:08Où il est, Eros ?
25:10Donne un petit peu
25:11ceux qui n'osent pas approcher
25:12aux plus timides.
25:13Parce que si tu donnes
25:15tous les goinfres, là...
25:17Regarde, tu vois,
25:18c'est des goinfres.
25:19Non, on ne vous a pas dit
25:19de vous servir tout seul.
25:21C'est Ismaël qui donne.
25:25Tu ne te fais pas respecter, là.
25:37Vous êtes un peu une maman
25:38pour eux, hein ?
25:39Non, non, non.
25:40Non, non, pas une maman, non.
25:41C'est ce que les gens
25:42ont voulu faire croire
25:42au début, hein.
25:43Disant qu'on était
25:44les mémères maquis.
25:45C'est pas vrai, hein ?
25:46Pas du tout.
25:46On n'est pas les mémères maquis.
25:48Lorsque vous avez un animal
25:49qui est dans un état pareil,
25:50vous n'allez pas passer,
25:51le laisser sur place
25:52et ne pas intervenir.
25:54Moi, je ne suis pas capable
25:54de faire ça, hein.
25:55Donc, ce qui fait
25:56qu'on se retrouve
25:57avec la Smala, quoi.
26:01Ils sont fabuleux.
26:02Ils sont super intelligents.
26:04Ils sont malins.
26:05Ils sont menteurs.
26:07Vous avez déjà vu
26:07des animaux faire des norceries ?
26:09Vous avez déjà vu ça ?
26:10Non ?
26:11Moi, non plus.
26:12C'est incroyable.
26:13La mort, la mort chez eux.
26:15Ce sont des animaux
26:15qui ont peur de la mort.
26:22Là, Brigitte,
26:22il y a différentes familles ?
26:24C'est des clans.
26:24Ce n'est pas des familles.
26:25Et les clans, en fait,
26:26se constituent
26:27par affinité de caractère.
26:28Ce sont des primates inférieurs,
26:30les plus évolués des prosymiens.
26:32Ils étaient là avant les singes.
26:33Ils ont à peu près
26:3460 millions d'années.
26:35Les singes n'en ont à peu près
26:36que 40, 45, 45 millions.
26:38Et, d'après moi,
26:39le lémurien a un comportement sociable
26:42qui est beaucoup plus proche
26:43d'une autre
26:43que celui des singes.
26:44C'est un combat
26:45qui est parfois difficile à mener
26:46?
26:46Très dur.
26:47C'est très dur
26:48parce qu'on n'a personne avec nous.
26:50On a toutes les administrations
26:51pratiquement contre nous.
26:52Le fait, c'est le pot de terre
26:53qui se bat contre le pot de fer.
26:55C'est rare
26:56quand le pot de terre gagne.
26:58Vous avez signé un peu
26:59un contrat moral
27:00avec les lémuriens.
27:02Vous êtes engagée jusqu'à quand ?
27:05Jusqu'à ce qu'on trouve
27:06une solution.
27:07Une solution qui soit
27:09compatible avec leur destinée.
27:18Il vous manque les lémuriens
27:19quand vous les quittez ?
27:21Ah oui, énormément.
27:22C'est très dur de partir.
27:23Non, c'est vrai qu'à chaque fois,
27:24c'est un crève-cœur.
27:28Qu'est-ce qu'elle est bonne, l'eau ?
27:30Elles sont poissonneuses, là, ces eaux ?
27:31Assez.
27:32En plus, les pêcheurs du coin
27:34sont en train de s'organiser.
27:36Ils s'orientent aussi
27:37vers l'aquaculture.
27:40Il y a aussi un projet
27:42de parc marin.
27:43Ça va être le premier parc des dômes,
27:46je crois, savoir.
28:08Depuis plus d'un an,
28:09Arache passe toutes ses journées
28:11sur le lagon.
28:12Trois fois par jour,
28:13il embarque vers sa petite île artificielle,
28:15l'île aux Ombrines.
28:18Le lagon de Mayotte
28:19s'est découvert une nouvelle activité
28:20avec l'élevage de poissons
28:21et Arache a tout de suite
28:23adhéré au projet.
28:30Moi, mon père,
28:30il était pêcheur.
28:32Depuis que j'étais tout petit,
28:33j'allais à la mer avec lui.
28:35Il m'a venu souvent
28:36et quand j'ai découvert ça,
28:37j'ai eu forte envie
28:38de m'installer, quoi.
28:40Parce que moi,
28:40j'avais quitté l'école,
28:41je suis parti faire
28:42mon service militaire
28:43et puis, ben,
28:44quand j'ai découvert ce métier,
28:46je suis parti à Métropoil
28:47pour me former,
28:48pour trouver des diplômes.
28:51Donc, ça, c'est une idée
28:53que j'avais depuis longtemps, là.
28:54Il y a...
28:55On va dire plus de 10 ans
28:57que j'avais cette idée.
29:11Si on a des bonnes conditions
29:13d'élevage,
29:13la qualité d'eau,
29:14il est très bonne.
29:16On n'a pas de maladies.
29:18Le poisson,
29:18il grossisse bien.
29:20Donc, on n'a pas
29:21de tempêtes,
29:23de grosses tempêtes énormes.
29:24On n'a pas, voilà.
29:26Parfois, il y a un requin
29:27qui peut passer, là,
29:28mais ça, c'est très, très rare, là.
29:30Depuis que je suis ici,
29:31je n'ai jamais vu un requin
29:32se balader ici, mais bon.
29:34Ça aussi, ça peut être dangereux, là.
29:36Un requin peut rentrer
29:36dans le filet, là,
29:37et c'est l'avenir de Mayotte, oui.
29:40On a toutes les bonnes conditions.
29:49C'est un poisson
29:50qui est proche
29:51du bar méditerranéen, là,
29:53le loup.
29:54Mais où est-ce qu'il vient,
29:55celui-ci, là,
29:56je ne sais pas trop.
29:58En tout cas,
29:58ça ne vient pas de Mayotte.
30:02L'ombrine tropicale
30:03est un poisson originaire
30:04du Golfe du Mexique.
30:06C'est en Martinique
30:07que des spécialistes d'Yves-Romère
30:08ont réussi à le domestiquer.
30:11Dans ce centre technique
30:12de Mayotte,
30:13on fait naître
30:13150 000 alevins par an
30:15pour assurer
30:16la production de l'île.
30:17Mais l'avenir,
30:18c'est aussi sur des espèces
30:19maoraises qu'il se construit.
30:23Il est plus intéressant
30:24d'élever une espèce locale
30:26pour éviter, en fait,
30:29d'amener des espèces exotiques.
30:32Le tassi répond à ses objectifs
30:34et il a en plus l'avantage
30:36d'être un poisson herbivore.
30:37C'est-à-dire que, en fait,
30:39c'est un poisson
30:39qui broute les herbiers
30:40ici dans le lagon.
30:58Là, j'amène le poisson
31:00à la Côte-Pémail.
31:03C'est en plein centre de Mamoudou.
31:05C'est là que tout le monde
31:06vient acheter un poisson là-bas.
31:07et ils vendent beaucoup
31:09de poissons sauvages,
31:10mais ils font aussi de la publicité
31:12pour les poissons de l'élevage,
31:15en particulier l'ombrine.
31:1980% de la production de l'île
31:21part en métropole chaque jour
31:22par avion.
31:23Deux tonnes d'ombrine de Mayotte
31:25arrivent en Europe
31:26toutes les semaines.
31:27Arrache, lui,
31:28vise plutôt le marché local
31:29où l'ombrine doit encore
31:31se faire connaître.
31:32Les gens commencent à l'apprécier.
31:34Maintenant, on a un prix,
31:35il est équivalent
31:35à un poisson de pêche
31:37de qualité courante.
31:38Donc, ça commence
31:39à se développer.
31:40Nous, généralement,
31:40on en commercialise
31:41dans notre poissonnerie
31:42une centaine de kilos par semaine.
31:43L'aquaculture,
31:44de façon générale,
31:45c'est un peu la seule alternative
31:46à la pêche.
31:47Donc, il n'y a pas
31:47d'autre solution.
31:48L'aquaculture sera un peu
31:50la pêche de demain.
31:56Ça fait beaucoup plaisir
31:57de savoir que je suis
31:59dans un secteur
32:00qui est porteur sur l'île.
32:02Et être un chef de projet
32:04dans un secteur comme ça,
32:08ça fait beaucoup plaisir.
32:17Bon, voilà.
32:18Tu vois, Sophie,
32:19on va monter tout là-haut,
32:20c'est le Shungi.
32:21Tu veux vraiment
32:22qu'on aille tout là-haut, là-haut ?
32:23Oui, exactement.
32:24On va aller tout là-haut,
32:25tout là-haut.
32:25Bon, alors, c'est parti
32:26pour l'ascension du mont Shungi.
32:27Allez, c'est parti.
32:43Le mont Shungi,
32:44c'est un peu un phare
32:45pour Mayotte.
32:46Tout le monde le connaît.
32:47Tous les Maorais
32:47connaissent le mont Shungi.
32:48Shungi veut dire en langue
32:51Swahili, la vigie.
32:52C'est un point normand
32:53où les anciens
32:54venaient se poser là
32:55pour surveiller
32:56les allées et venues
32:58des envahisseurs.
32:59D'accord.
33:00Alors, écoute,
33:00on va aller sur les terres
33:01ancestrales, alors.
33:02Ah, là, on va rechercher
33:04nos racines.
33:18tu dis, c'est plus de la rando,
33:19là, c'est de l'escalade.
33:20Là, c'est de l'escalade,
33:21il faut s'accrocher
33:22aux racines.
33:24Il faut utiliser les bras,
33:25les jambes,
33:27un petit peu la tête.
33:29Moi, je te suis.
33:30Ok.
33:39Sidi, on a bien mérité
33:40une petite pause,
33:41quand même.
33:42Alors, même à ce palier
33:44un peu intermédiaire,
33:45on peut vraiment
33:46admirer la forêt,
33:47qui est une forêt,
33:48j'ai l'impression,
33:49très, très dense.
33:50De l'autre côté,
33:51à l'arrière,
33:52tu as une forêt primaire.
33:54Et puis, je ne sais pas
33:55si tu vois,
33:56en face de nous,
33:56là, dans le lagon,
33:57il y en a deux barrières
33:58de corail.
34:00C'est le seul endroit au monde
34:01où tu as une double
34:02barrière de corail,
34:03d'où le nom de Mayotte.
34:05Mayotte, c'est un nom arabe,
34:07Al-Mauti,
34:08qui signifie la mort,
34:09parce que les premières personnes
34:10qui sont arrivées à Mayotte,
34:11sont arrivées en Boutre.
34:13Ils s'échouaient sur la barrière
34:14et il y en a plein
34:15qui ont laissé leur vie.
34:16C'est là d'où vient
34:17le nom de Mayotte
34:18à cause de cette barrière
34:19qui fait la protection
34:20de notre île.
34:22Et toi, ton rôle, alors,
34:23c'est de surveiller
34:24cette forêt ?
34:25Je fais un peu
34:26la police de l'environnement
34:27et je protège
34:28toutes les réserves
34:29et les espèces
34:30qui sont protégées
34:31dans notre île.
34:32Là, je vois qu'il y a du monde.
34:33Bonjour.
34:34Bonjour, monsieur-dame.
34:35Bonjour, monsieur-dame.
34:37Tranquille, tranquille.
34:38Oh, tranquille.
34:39On est bientôt.
34:40Oui, je vois que vous êtes
34:41bien équipés, vous.
34:42Tongue en chaussette.
34:44Je vous félicite pas, monsieur.
34:45Les chaussettes,
34:45c'est pour les moustiques.
34:46Ah, d'accord.
34:59Voilà notre récompense, Sidi.
35:02Voilà, récompense.
35:04Quel endroit incroyable.
35:04Choungui, c'est un volcan
35:07à l'origine ?
35:08Choungui, c'est un ancien volcan,
35:10donc c'est ce qu'on appelle
35:11le nec, c'est-à-dire la lave
35:13qui s'est solidifiée,
35:14qui reste, tout le reste
35:15est parti.
35:15C'est ce qu'on appelle
35:16un pain de sucre,
35:17donc là, on est sur le sommet.
35:20D'où tu es originaire, toi ?
35:22Il est où, ton village ?
35:23Moi, je suis juste en face
35:23de l'île Loup-Bondrelé,
35:24là, c'est la Bondrelé,
35:25le village, tout en face.
35:27Tu te sens plus proche, toi,
35:30culturellement, de Madagascar
35:31ou de la métropole ?
35:33Ou de l'Afrique ?
35:34Ou de l'Afrique, non,
35:35je me sens plus proche
35:37de Mayotte.
35:38T'es Mayotte.
35:39Ton pays, c'est Mayotte.
35:40Voilà, voilà.
35:43Moi, je passe devant.
35:44À la descente,
35:45moi, je te grille à la descente.
35:47Moi, je vais beaucoup plus vite
35:48que toi en descente.
35:49Ah, ouais, d'accord.
35:50J'aimerais me rafraîchir
35:52au petit cours d'eau, là, Sidi.
35:54Ah oui.
35:55Ah oui, quoi que, t'as vu ?
35:56Ouh là, elle n'est pas trop
35:56belle, c'est toi ?
35:57Ah non, moi, je te le conseille
35:59parce que, vu la couleur,
36:01il doit y avoir quelqu'un
36:02un peu plus haut, là,
36:03qui doit faire sa lessive.
36:05Le lavage en rivière est toléré
36:07et moi, ce qui me fait peur,
36:08c'est que ça descend
36:10dans la mangrove.
36:12C'est un peu dommage
36:12parce que c'est là où
36:14les dames récoltent le limon
36:16pour faire leur sel.
36:19Voilà.
36:29Quand elles étaient enfants,
36:30après les leçons
36:31de l'école coranique,
36:33les mamachingos
36:33accompagnaient leur grand-mère
36:35pour ramasser le limon
36:36à marée basse.
36:38Aujourd'hui,
36:39plus une seule petite fille
36:40ne manque l'école
36:40pour les accompagner
36:41sur ce territoire
36:42riche en sel.
36:47La mer est juste là.
36:49Là, comme ce n'est pas
36:50la grande marée,
36:51il n'y a pas encore l'eau.
36:53Ça demande beaucoup de boulot
36:54parce que récolter le limon,
36:57faire le filtrage
36:58et l'évaporation,
36:59ça demande beaucoup de temps
37:00et ça demande beaucoup d'énergie.
37:02Donc les jeunes
37:03ne s'intéressent pas à ça.
37:08Pendant quelques années,
37:10le site de Brandelé
37:11avait été abandonné.
37:12Le sel recueilli par les femmes
37:14servait essentiellement
37:15à leur consommation personnelle.
37:17C'était aussi
37:18un beau cadeau
37:18pour les visiteurs.
37:20Mais il était devenu
37:22plus simple
37:22d'acheter du sel importé
37:23dans les magasins.
37:25Jusqu'à ce qu'un jour,
37:27un élément nouveau
37:27ne vienne relancer l'intérêt.
37:33Pourquoi nous sommes aussi motivés ?
37:36Parce qu'il y a eu des Blancs
37:37qui sont venus de France
37:39et ils ont pris des échantillons
37:41pour les analyser.
37:43Ils ont dit que le sel de Mayotte
37:45était bon pour la santé.
37:46Pour les personnes
37:47qui font un régime sans sel,
37:49il est autorisé,
37:49à condition qu'ils n'en mettent pas trop.
37:53Pour filtrer le sel,
37:54cela prend environ 5 heures.
37:56L'eau tombe goutte à goutte,
37:57alors cela ne peut pas
37:58aller plus vite.
38:00Et si on n'a pas assez d'eau,
38:01on ne peut pas faire
38:02l'évaporation dans la bassine.
38:04C'est seulement après tout cela
38:05qu'on peut récupérer du bon sel.
38:09Qu'est-ce que vous faites là ?
38:12On se repose,
38:13il fait trop chaud.
38:19Les mamachingos de Mayotte,
38:21comme les autres femmes de l'île,
38:22ont plusieurs activités
38:23pour améliorer le quotidien
38:25de leurs familles,
38:25souvent nombreuses.
38:27Et le sel ne rapporte pas
38:28assez d'argent
38:29pour envisager
38:30d'abandonner les plantations.
38:37Si ça nous rapportait de l'argent,
38:38on dirait à nos enfants
38:39de faire la même chose.
38:42On les encourage
38:42pour qu'ils ne deviennent pas comme nous.
38:46Parce que dans le temps,
38:47on nous disait que l'école
38:48allait faire de nous des catholiques.
38:52Pour éviter ça,
38:53on nous a orientés
38:54vers l'école coranique.
39:00La tradition du sel
39:01de Brandelé
39:02est aujourd'hui suspendue
39:03à la présence
39:03de quelques femmes
39:04et à l'intérêt porté
39:05par le tourisme.
39:12Ça sent bon
39:13les grillades par ici.
39:15Merve, merve, merve, merve, merve.
39:16Merve, merve, merve, merve.
39:17Merve, merve, merve, musicale plage, Sophie.
39:19Alors le dimanche
39:20à la plage,
39:21c'est pique-nique ?
39:23C'est pique-nique
39:25grillade de Mabawa.
39:27Mabawa ?
39:27Oui.
39:28Qu'est-ce que c'est ?
39:28Les Mabawa,
39:29c'est les ailes de poulet.
39:30D'accord, Mabawa.
39:58Sous-titrage Société Radio-Canada
40:01Sous-titrage Société Radio-Canada
40:22Sous-titrage Société Radio-Canada
40:24Sous-titrage Société Radio-Canada
40:25Sous-titrage Société Radio-Canada
40:42Un ambassadeur ?
40:44Moi, je ne suis qu'une petite débutante.
40:46Mais je crois que les maoris ont compris.
40:49C'est juste par rapport au texte.
40:50Qu'est-ce qu'elle raconte, toi, ta musique ?
40:52Je suis un peu bizarre.
40:53Je ne regarde qu'au bout de mon nez.
40:56Mais je parle de la vie
40:58de tous les jours de maoris.
41:00La corruption.
41:02Je défends aussi la nature.
41:04Vous savez que
41:05certains de nos élus,
41:07quand ils ont le projet,
41:09ils décident à la place de tout le monde.
41:10Donc, je suis là pour dire aux maoris,
41:13méfiez-vous,
41:14on s'intègre de plus en plus
41:16vers le fameux département.
41:17Donc, la définition délatérale,
41:19c'est le défenseur de la tradition maorais.
41:32C'est le défenseur de la tradition maorais.
42:14Comment tu as commencé la musique, toi, latérale ?
42:16J'ai eu des idées de lutter contre les gens
42:20qui jettent des ordures
42:22sur la plage de mon village.
42:24J'ai demandé à mes petits frères,
42:26il faut qu'on cherche une solution
42:28pour lutter contre ça.
42:30Et on a commencé à écrire des chansons
42:33juste pour ça,
42:34qu'il faut qu'on lutte contre les gens
42:35qui jettent des ordures,
42:36il faut planter les arbres.
42:38Est-ce qu'à travers ta musique,
42:40tu as l'impression de jouer un rôle social ?
42:42C'est le devoir délatéral,
42:44c'est le défenseur.
42:44C'est ton devoir.
42:45Donc, si je n'arrive pas à le faire,
42:48là, je suis un compétent,
42:49il vaut mieux que je le tombe.
42:51C'est à toi de dire
42:52à cette personne-là,
42:53je dois le laisser tel endroit
42:55ou je dois le faire passer tel endroit
42:56pour qu'il puisse récolter ce qu'il voulait.
42:59Donc, du coup, tout de suite,
43:00tu te sens responsable.
43:01Donc, pour l'instant, je suis capable,
43:03mais je sais que demain ou après demain,
43:05il y aura quelqu'un qui peut me remplacer,
43:07qui va me remplacer, d'ailleurs.
43:08Le plus tard possible.
43:10Si Dieu le veut,
43:11parce que Dieu peut le dire
43:12au latéral, je te prends très tôt
43:13parce que tu es un embêtant
43:14comme un enfant à la cuisselle dents.
43:33Elle fait du bien, la musique de latéral.
43:36Je continue à l'écouter.
43:37Moi, je vous laisse partir en Nouvelle-Zélande
43:39pour le quatrième et dernier volet
43:41de notre route mythique
43:42au pays des longs nuages blancs.
43:44On peut faire confiance à Christophe Lemire
43:46et à Axel Ferraud,
43:47les deux réalisateurs,
43:48pour nous offrir des images
43:49à couper le souffle.
43:50A tout à l'heure.
44:05J'ai quitté Blenheim
44:07et laissé le maraï d'Omakka
44:08à sa tradition sans cesse perpétrée.
44:10Puis, j'ai rejoint la côte ouest
44:12pour approcher les otari à fourrure,
44:14l'un des symboles de la protection animale
44:16en Nouvelle-Zélande.
44:17J'ai ensuite remonté les torrents tumultueux
44:19de la région d'Okitika à la recherche du jade,
44:21cette pierre verte si importante
44:23dans la culture maori.
44:27Ma route se poursuit.
44:29Elle débute dans la région montagneuse du Mont Cook.
44:31Je longerai ensuite l'immense lac de Wanaka
44:33pour atteindre Queenstown,
44:35la ville des sports extrêmes.
44:36Puis, j'atteindrai Teano
44:37pour embarquer sur un navire
44:39qui me fera découvrir les fjords de l'Ande
44:40la fin de mon voyage.
44:45J'entre dans la ville de Franz Josef
44:47du nom de son glacier.
44:48Véritable paradis des marcheurs
44:50ou éden des excursions.
44:51Ici, c'est sur les signes qu'il faut marcher.
44:58À pied, en avion, en hélicoptère,
45:01le glacier se laisse gravir.
45:07Pris par l'envie et par le temps,
45:10c'est par les airs que je m'offre ce spectacle.
45:30Privilège de pouvoir atteindre aussi rapidement
45:32les plus belles montagnes du pays,
45:33dont la chaîne des sommets est appelée
45:35les Alpes du Sud.
45:38En remontant cette langue de glace
45:40striée de mille crevasses,
45:42je ne peux m'empêcher de penser
45:43à l'un des kiwis les plus célèbres,
45:45Sir Edmond Hillary,
45:46qui en avait fait son terrain de jeu
45:48avant d'être victorieux de l'Everest.
46:00Baptisée Aoraki,
46:02perceuse de nuages par les Maoris
46:03et souvent drapée d'un manteau de nuages,
46:06aujourd'hui, le mont Cook
46:07se livre à moi totalement dévêtu.
46:21Ces glaciers me rappellent avec émerveillement
46:23leurs cousins argentins,
46:24qui prennent naissance dans une zone
46:26de neige éternelle
46:27pour terminer leur course
46:28dans une forêt pluviale en bord de mer.
46:32N'ayant pas pu en Argentine
46:33réaliser le rêve de fouler les neiges éternelles,
46:35c'est au pied du mont Cook
46:36que je vais y faire mes premiers pas.
47:01Je redescends de mes petits nuages
47:03pour reprendre ma route
47:04en traversant des torrents aux eaux de fonte
47:06qui me rappellent qu'entre terre et glacier,
47:08tout est en mouvement.
47:30Bien que 85% des kiwis vivent en ville,
47:33l'agriculture reste le fondement économique
47:35de la Nouvelle-Zélande
47:36et l'élevage des moutons à grande échelle
47:38en demeure son meilleur atout.
47:47La région d'Otago,
47:48connue pour ses grands élevages,
47:50me permettra, je l'espère,
47:51de découvrir l'activité annuelle du moment,
47:53la tonte.
47:55Suis-je tombé à la bonne adresse ?
48:08Je suis juste en train de ramener cette poignée de moutons
48:10pour les vendre demain au marché.
48:13J'essayais de les rentrer avec les chiens
48:14et celui que nous pouvons voir là-bas,
48:16qui est noir et blanc,
48:18c'est un chien de tête qui n'aboit pas après les moutons.
48:21Ils les rassemblent simplement
48:22et ces deux-là, ici, à côté de moi,
48:25nous les appelons Underweiser
48:26parce qu'ils aboient contre le bétail
48:28et c'est le bruit qui rassemble le troupeau.
48:33On les dresse à partir de 6 à 8 semaines
48:35quand ce sont encore des chiots.
48:37D'abord à s'asseoir,
48:39juste l'ordre de s'asseoir.
48:41Ensuite, lorsqu'ils grandissent,
48:42on les dresse au sifflet.
48:59Le coup de sifflet leur donne l'ordre d'aboyer,
49:01ce qui effraie le bétail.
49:03Ainsi, ils se regroupent
49:04et une fois parqués,
49:05c'est beaucoup plus facile pour moi
49:06de les amener au marché.
49:09C'est un sifflement court et long,
49:12ou long et court.
49:14Donc, c'est la durée qui compte, comme.
49:17Là, c'est celui de s'asseoir.
49:19Et ensuite, si vous voulez les faire tourner à droite,
49:21par exemple, c'est...
49:39C'est un travail très dur,
49:42mais nous sommes au grand air.
49:44Dans un environnement exceptionnel.
49:48Nous prenons ça pour acquis.
49:51Nous n'avons pas 4 murs en béton autour de nous,
49:53comme la majorité des gens.
49:55Nous considérons que c'est normal.
50:02porté par tant de gentillesse,
50:03de disponibilité,
50:04et grâce à Andrew,
50:06j'ai enfin l'adresse d'un tondeur.
50:07Rendez-vous pris pour demain matin.
50:10En attendant,
50:11c'est vers les berges du lac Wanaka,
50:13véritable vestige des temps géologiques,
50:15que je laisse dériver mon envie.
50:24Alors que les rencontres se font plus espacées
50:26à l'approche des Fjordland,
50:27je croise pourtant la route d'un couple d'Allemands,
50:30Madeleine et Sacha.
50:41La raison principale pour laquelle nous sommes venus ici,
50:43c'est que nous pouvons obtenir un visa de travail et de tourisme.
50:46Nous pouvons donc travailler et voyager en même temps,
50:48c'est tout simplement parfait.
50:49Et la Nouvelle-Zélande est un pays magnifique.
50:53Nous avons opté pour un van
50:55à cause du coût de l'hébergement.
50:57On peut dormir dedans.
50:59Et bien sûr, la raison principale,
51:00c'est que nous sommes indépendants.
51:03Nous n'avons pas besoin d'un ticket de bus.
51:05On peut donc rester ici, par exemple,
51:07ce qui n'est pas possible de faire
51:08avec les transports publics.
51:10On est tout simplement libres.
51:16Après une belle soirée d'échange,
51:18je laisse mes cousins germains à leur liberté.
51:21J'abandonne aussi les rives du lac Wanaka
51:23et avec les indications d'Andrew,
51:25je rejoins celui qui, à la bonne saison,
51:28sait soulager le mouton de sa toison.
51:44Lorsque l'on tond un mouton,
51:46vous savez, dans la laine,
51:47il y a des bonnes et des mauvaises parties,
51:49ou du moins pas aussi bonnes.
51:51Donc on garde la plus belle laine pour la vente
51:53et l'autre est utilisée pour l'isolation
51:55ou des choses équivalentes
51:57pour lesquelles la couleur n'a pas grande importance.
52:00Les agneaux ont seulement 1,5 kg de laine.
52:02Une grosse brebis peut en avoir environ 5 à 6 kg.
52:05Mais ici, nous tondons seulement les agneaux.
52:24Pays à la tête de bétail
52:26et travaillant dans différents pays
52:27comme l'Australie, la France
52:28ou encore l'Argentine,
52:29les tondeurs font en moyenne 300 moutons par jour,
52:32mais peuvent aller jusqu'à 400
52:34lorsqu'ils se lancent un défi.
52:39Eh bien, pour choisir un bon tondeur,
52:41vous avez besoin de quelqu'un de fiable
52:43et qui travaille dur.
52:44Et cela prend quelques années
52:46pour maîtriser le geste.
52:48Vous ne pouvez pas simplement vous lever
52:49et commencer à tomber.
52:51Il faut apprendre à le faire.
52:52Ça a l'air facile comme ça,
52:53mais pas tant que ça.
53:15À milieu de la tonde des moutons,
53:17Queenstown,
53:18capitale des sports extrêmes,
53:19offre aux voyageurs un cadre d'exception.
53:27Une panoplie d'activités
53:28toutes plus folles les unes que les autres
53:29s'offrent aux pseudo-aventuriers
53:31du 21e siècle.
53:34Aujourd'hui, jet-boot dans les canyons,
53:36parapente au-dessus de la ville,
53:38kitesurf côtoie le traditionnel
53:39saut à l'élastique
53:40made in New Zealand.
53:43Reste, pour les moins téméraires,
53:45la luge à roulettes.
53:45Bien trop extrême à mes yeux.
53:52N'étant pas particulièrement en quête d'adrénaline,
53:54je laisse Queenstown à sa folie
53:56pour mon ultime étape,
53:57celle des véritables sensations fortes,
53:59les Fjordland et ses paysages d'un autre monde.
54:27Il ne me reste plus que 40 km à parcourir
54:29pour atteindre ma quête du bout du monde.
54:35Ces 40 derniers kilomètres,
54:37je les ferai avec l'océan sous mes pieds.
54:39Je suis dans le Depp Full Sound.
54:43Ici, ces fjords modelés par la glace
54:45descendent à plus de 400 mètres de profondeur.
54:52C'est parti.
55:20J'espère que tu as un peu de temps, mon gars,
55:22car mon histoire est un peu longue.
55:24J'ai commencé en tant que pêcheur
55:26sur une petite île, Shatai My Land,
55:28qui était située à environ 900 km à l'est du pays.
55:32Après quelques années,
55:33je suis venu ici pour m'y établir
55:35et en vieillissant,
55:37j'ai décidé de reprendre une activité
55:38un peu moins physique.
55:40Bref, nous sommes sur le Fjordland Navigator,
55:43aujourd'hui naviguant dans les eaux de ces fjords.
55:47Le capitaine Cook hésita à pénétrer
55:49dans le Depp Full Sound
55:50devant l'étroitesse de l'embouchure
55:51et le manque de vent pour naviguer.
55:53Il le baptisa le douteux.
55:57Lorsque le temps est comme il est aujourd'hui,
56:00le travail est vraiment très facile.
56:02Mais parfois, lorsque le temps est mauvais,
56:04les bourrasques peuvent atteindre 70 à 80 nœuds
56:07et ça rend la navigation plus difficile.
56:09Nous devons rester au centre du fjord
56:11pour garder le contrôle du bateau.
56:13Cela n'a rien à voir avec la côte,
56:15car ici, nous sommes protégés
56:17par ces montagnes splendides autour de nous
56:18et ça nous offre une sécurité.
56:28Aujourd'hui, les Fjordland
56:30est le plus grand des 14 parcs de Nouvelle-Zélande.
56:33Véritable témoin de l'histoire
56:34de l'évolution de notre planète,
56:36il a même été classé patrimoine mondial
56:38par sa beauté exceptionnelle
56:39et ses caractéristiques naturelles.
56:51Au pays des longs nuages blancs,
56:52un merveilleux cortège de grands dauphins
56:54me guide et m'accompagne
56:55vers la fin de mon voyage,
56:57la mer de Tasman.
57:45Sous-titrage Société Radio-Canada
57:56Tu crois, Katia, qu'on a une chance
57:57de voir les tortues ?
57:59Écoute, là, oui, on a une chance
58:00parce que les tortues montent
58:02à partir du moment où la nuit tombe
58:04et préférentiellement à marée haute.
58:06Et là, la marée est haute.
58:07Mais on a la chance à Mayotte
58:08d'avoir des pompes de tortues marines
58:09toute année.
58:11Et qu'est-ce qu'il faut respecter
58:12lorsqu'on vient observer les tortues ?
58:14Le mieux est d'être encadrée par un guide
58:16parce que généralement,
58:17on ne s'approche de la tortue
58:18que quand elle commence à pondre.
58:20Et seul vraiment quelqu'un d'initié
58:21peut savoir quand est-ce que
58:23la tortue commence à pondre.
58:24Voilà, rester toujours sur l'arrière
58:26de la tortue, faire en sorte
58:27que la tortue ne voit pas, en fait.
58:28Et ça a commencé quand,
58:29cette passion pour les tortues ?
58:31Ça a commencé il y a 8, 10 ans,
58:33à peu près.
58:34Oui.
58:34Voilà, ma première tortue marine
58:36a été le coup de poudre.
58:37Je suis tombée amoureuse des tortues.
58:39Ce qui n'est pas banal.
58:40Non, c'est pas banal.
58:41Ce qui n'est pas banal.
58:42Et c'est pour la vie.
58:42C'est vrai.
58:43Tu as signé pour la vie.
58:47Tu vois, c'est avec les tortues de Mayotte
58:49que mon voyage se termine.
58:50En tout cas, mon chef,
58:51je voulais vraiment te remercier
58:52de m'avoir accompagnée.
58:53C'est vraiment très gentil à toi
58:55parce que je sais que tu fais
58:56plein de choses ici à Mayotte
58:58pour aider les jeunes,
59:00pour les accompagner,
59:02pour les soutenir.
59:03Merci beaucoup de m'avoir accompagnée.
59:04Tu m'as donné envie de revenir, tu vois.
59:09Qu'est-ce que ça veut dire ?
59:11Au revoir.
59:12Une autre fois, si Dieu le veut.
59:14Si Dieu le veut, je reviendrai.
59:16Moi, je vous embrasse
59:17et comme d'habitude,
59:18faites de beaux voyages.

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