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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Madagascar Bienvenue à Madagascar, l'île malgache sera le voyage de la semaine pour Sophie. Nous découvrirons la capitale avec ses ...

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00:04:40Analamanga, l'ancien nom de la capitale signifiait la forêt bleue.
00:18:29C'est une grande valeur symbolique dans la vie du malgache.
00:18:39Marcel est pasteur à Amboimanga.
00:18:42Mais comme la plus grande majorité des malgaches, il est avant tout agriculteur.
00:18:53Et voici toute sa richesse.
00:18:56Zébu blanc et tête blanche.
00:18:58Deux jeunes zébus suffisamment costauds pour l'aider à retourner la terre des rizières.
00:19:05La nature est généreuse à Madagascar, mais elle réclame du travail.
00:19:10Beaucoup de paysans retournent la terre à la main, sans aide animale et encore moins mécanique.
00:19:22Un bon zébu vaut 600 000 arriaris sur le marché,
00:19:25soit 200 euros, presque un an de salaire moyen à Madagascar.
00:19:29Un achat indispensable pour retourner la terre.
00:19:33Un achat que de trop rares paysans peuvent se permettre.
00:19:39Quand une famille fait des travaux, elle a souvent besoin des zébus.
00:19:45Elle peut donc les emprunter aux voisins.
00:19:48On appelle ça « valitanana ».
00:19:50C'est une sorte de troc.
00:19:57Avant d'acheter les zébus, on regarde en premier ses dents.
00:20:01C'est important pour qu'ils puissent se nourrir correctement.
00:20:05Ensuite, on regarde la taille de l'animal et ses pattes.
00:20:10Elles doivent être en bon état.
00:20:15Marcel a choisi tête blanche il y a un an pour équilibrer sa charrue.
00:20:19Mais il n'avait pas alors les moyens pour payer l'animal.
00:20:23Il a donc pris un crédit et utilise un zébu qu'il rembourse environ 8 euros par mois.
00:20:29Marcel est travailleur, mais pour une banque, il n'est pas très crédible.
00:20:33Pas de fiche de paye, pas de rentrée d'argent fixe, aucune caution.
00:20:36Bref, pour obtenir un crédit, Marcel a fait appel à la ZOB, la Zébu Overseas Board.
00:20:43Tête blanche est donc pour l'instant la propriété d'un acheteur belge qui lui a donné le doux nom
00:20:47d'Arrosoir.
00:20:48Il ne deviendra la propriété de Marcel qu'à la fin du remboursement de son emprunt.
00:20:54La ZOB est une création française, c'est dire si son nom peut prêter à confusion.
00:20:59Mais à Madagascar, dans les campagnes, elle est prise très au sérieux.
00:21:04Le souscripteur, de son côté, se dit, moi j'achète un zébu à Madagascar
00:21:08que je peux afficher au-dessus de ma cheminée et montrer à tous mes amis les plus blasés.
00:21:12Et avec l'argent qu'il va verser, donc c'est 300 euros pour un zébu,
00:21:16on va pouvoir, nous, acheter le zébu pour le paysan.
00:21:19Donc le zébu coûte pas tout à fait 300 euros, c'est un peu moins.
00:21:23Nous, on compense avec tous les frais qu'il y a derrière,
00:21:26de suivi de terrain, de montage des dossiers et tout ça.
00:21:28On ne fait rien à la charge du paysan, tout est pris sur le pèse.
00:21:32Le pèse, le plan épargne zébu.
00:21:34Et donc avec ça, on peut financer les zébu aux paysans.
00:21:39Pierre-Alexandre est vétérinaire de formation.
00:21:42C'est lui qui administre la société de microcrédit.
00:21:45C'est lui aussi qui se rend régulièrement sur le terrain
00:21:47pour vérifier que les paysans appliquent les conseils sanitaires
00:21:50que la ZOB leur a fournis.
00:21:53ZO, lui, est agent de terrain.
00:21:56Il sert d'interprète à son patron
00:21:58et mène les enquêtes nécessaires à l'autorisation des prêts.
00:22:02Il y a des paysans qui disent qu'ils ont des terrains,
00:22:05mais la vérité, ils n'ont pas des terrains.
00:22:08Ils ne sont pas même des paysans.
00:22:11Mais le but de la ZOB, c'est d'aider les paysans.
00:22:16Comme une bonne idée n'arrive jamais seule,
00:22:18la ZOB, c'est aussi un bistrot au centre de Tananarive.
00:22:23Un bon steak de ZEBU,
00:22:25quelques conversations d'affaires.
00:22:27Les deux sociétés ne sont pas liées,
00:22:29mais elles se renvoient à l'ascenseur
00:22:30et se font mutuellement de la publicité.
00:22:32Car détail important,
00:22:34au moment où les souscripteurs veulent toucher
00:22:35les intérêts de leur plan épargne ZEBU,
00:22:37ils doivent venir à Madagascar.
00:22:39Le remboursement se fait uniquement en monnaie malgache.
00:22:42Ils passeront donc à coup sûr par le ZEBU Bistro.
00:23:05Tu crois qu'on a une chance de voir des lignes Uriens là, Justin ?
00:23:08Oui, bien sûr.
00:23:09Ils ont l'habitude de vivre dans la forêt tropicale,
00:23:12dans la forêt cheste du sud.
00:23:15Mais ici, comme vous voyez là,
00:23:17l'île est entourée par une petite rivière.
00:23:19Ils n'ont pas la chance de s'enfuir.
00:23:21C'est le seul endroit au monde
00:23:23où on peut trouver des lignes Uriens.
00:23:25C'est Madagascar.
00:23:26Toi, tu as toujours côtoyé cet animal.
00:23:28Tu en as toujours vu ici ?
00:23:29Ah oui.
00:23:31J'habite tout près d'une forêt.
00:23:32Tous les matins, j'entends les cris des lignes Uriens,
00:23:35des oiseaux.
00:23:36Et c'est pour cela que je l'aime bien.
00:23:38J'étais formé pour le préserver aussi.
00:23:41Ah, ben ça y est, on a de la compagnie là, Justin.
00:23:44Regarde.
00:23:44Comme tu vois là, il y a déjà trois espèces, quatre, je pense.
00:23:48Donc là, celui-là, blanc et noir, là-bas, c'est quoi ?
00:23:50C'est la lémurvary.
00:23:52Ok. Lui, là ?
00:23:53C'est le sifaka.
00:23:56Oh, regarde, il y en a qui a un bébé, là.
00:23:57Il est tout petit, celui-là.
00:23:59C'est la lémure rufus.
00:24:01Il y a 76 espèces et ça se divise en cinq familles.
00:24:06D'accord.
00:24:07Oui.
00:24:30Si on fait la visite ici, il y a des règlements.
00:24:32Donc, le guide, il vous montre déjà, ça, on peut faire, ça, on ne peut pas faire.
00:24:37Oui.
00:24:38Par exemple, on ne peut pas fumer ici.
00:24:41Ça, c'est interdit.
00:24:42Il ne faut pas faire trop de bruit.
00:24:43Pas trop.
00:24:44Parce que les animaux, ils n'aiment pas ça.
00:24:46Ils sont dans leur nature.
00:24:48Et comme chez nous, par exemple, on est à la maison, il y a des lémurvaryens qui arrivent,
00:24:52qui font trop de bruit.
00:24:54Et toi, ils te demandent, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:24:57Ils te font comme ça aussi.
00:24:58On est chez eux, là, donc il ne faut pas les déranger.
00:25:00Tiens, ok.
00:25:07Qui sait, tu regardes ?
00:25:28Ah oui, ils sont très, très accueillants.
00:25:33Alors, voilà la maman avec son bébé.
00:25:35Elle arrive à garder son petit comme ça longtemps ?
00:25:39Ah non, pas très longtemps.
00:25:40Elle a laissé jusqu'à l'âge de deux mois, je pense.
00:25:43Ok, il reste accroché.
00:25:44Il reste accroché sur le ventre.
00:25:46Tu vois, là, regarde, il a cinq doigts.
00:25:50Un, deux, trois, quatre, cinq.
00:25:52Avec un pouce bien séparé.
00:25:54Et aussi les ongles.
00:25:55C'est plat comme les humains.
00:25:57Ça, c'est une espèce fusivore.
00:25:59Je vais dire qu'ils mangent beaucoup plus de fruits que de feuilles.
00:26:03Ils ne se volent pas la nourriture entre eux ?
00:26:05Bah non, c'est pour cela que les différentes espèces peuvent vivre ensemble.
00:26:08Ils n'ont pas la même nourriture.
00:26:13Si Sophie apprécie d'approcher ses animaux attachants,
00:26:16beaucoup de malgaches n'ont jamais eu cette chance.
00:26:28Ce matin n'est pas un matin comme les autres.
00:26:31Pour cette classe de primaire d'un quartier pauvre de Tananarive,
00:26:35il y a dans l'air comme la promesse d'une belle rencontre.
00:26:38Pour beaucoup de ces petites têtes brunes, sortir de la classe en expédition est une grande première.
00:26:43Monter dans un bus est une autre grande première.
00:26:45Et quitter les rues encombrées de la capitale également.
00:26:57C'est une journée exceptionnelle pour l'école.
00:27:00L'entrée d'abord, ensuite le transport.
00:27:06Ça, nous n'avons jamais les moyens pour ça.
00:27:09Comme l'année dernière, on a demandé des sponsors, mais personne n'a répondu.
00:27:17Le plus spectaculaire les attend à 25 km de là,
00:27:20dans une réserve consacrée entièrement à l'animal emblématique de Madagascar,
00:27:24le lémurien, ce petit mammifère étrange qui ne vit que sur cette île
00:27:29et que les enfants n'ont pu voir qu'à travers les livres.
00:27:45Ils sont là. Approchez un peu, mais pas trop.
00:27:49Arrêtez-vous là.
00:27:50Est-ce que tout le monde peut les voir ?
00:27:56Lémur Spark est une affaire privée,
00:27:58sans subvention de l'État ni des instances internationales.
00:28:03Pourtant, la réserve invite régulièrement des enfants
00:28:05à rencontrer les trésors de leur pays
00:28:07grâce au soutien d'entreprises du bâtiment et du pétrole.
00:28:10L'État malgache y trouve son compte.
00:28:18On travaille avec le ministère des eaux et forêts.
00:28:23Donc c'est eux qui font des saisies,
00:28:26soit à l'aéroport, soit chez les gens.
00:28:31Donc c'est des animaux saisis en général
00:28:33qu'on récupère après.
00:28:46Les lémuriens, beaucoup de malgaches qui ne les connaissent pas.
00:28:51Même des adultes qui ne connaissent pas des animaux.
00:28:54En fait, quand on parle des lémuriens,
00:28:57les malgaches, ils pensent souvent au maquis,
00:28:59qui est l'espèce la plus connue.
00:29:01Ils ne savent pas qu'il y a d'autres espèces
00:29:04à part le maquis.
00:29:16Cette réserve entièrement reconstituée
00:29:18protège 11 espèces de lémuriens
00:29:20sur les 76 qui existent dans l'île.
00:29:244 repas par jour, servis sur l'arbre,
00:29:27permettent aux animaux de se sentir presque chez eux
00:29:29dans les hautes terres,
00:29:31où jamais un lémurien n'avait élu domicile naturellement.
00:29:34Sauterelles vivantes pour les petits nocturnes
00:29:36et feuilles fraîches pour les propythèques couronnées,
00:29:39des gardiens 24 heures sur 24.
00:29:41On ne refuse plus rien aux espèces en grand danger.
00:29:46Les propythèques couronnées,
00:29:48malheureusement, ce sont des espèces rares,
00:29:51très très menacées.
00:29:52Par exemple, d'aller les voir dans la nature,
00:29:54c'est très très difficile.
00:29:55Mais en ce moment, on en a deux, là, deux mâles.
00:29:58Mais en ce moment, on attend l'arrivée
00:30:00de femelles reproductrices.
00:30:03Peut-être après, on va avoir aussi des naissances.
00:30:06Parce que c'est ça, le but du parc.
00:30:07Ici, on les protège,
00:30:09le programme de reproduction.
00:30:11Donc ici, ils s'adaptent facilement,
00:30:14avec les milieux, la végétation
00:30:16qui existe ici dans la réserve.
00:30:21À force de prélever des arbres,
00:30:23l'habitat des lémuriens est menacé.
00:30:25C'est donc par des gestes simples
00:30:26que la sensibilisation commence.
00:30:28Des gestes généreux.
00:30:38Alors là, qu'est-ce que tu installes ?
00:30:40Là, j'installe des sangles.
00:30:42Il faut que tu sautes.
00:30:43Ouh !
00:30:44Tu sais à quelle hauteur on est, là ?
00:30:45Là, on est à 15 mètres.
00:30:48Oh là là !
00:30:50Donc, ça risque rien, toi,
00:30:52tu la fais souvent.
00:30:53Moi, je fais souvent.
00:30:56Allez, j'ai déjà fait pire.
00:30:58Là, tout est solide.
00:31:00Les arbres aussi.
00:31:11Quel arrivée sportif, Sophie !
00:31:14Ça s'appelle le cri tyrolienne, ça s'appelle.
00:31:16On va te ramener sur le sol.
00:31:19Ah, c'est génial !
00:31:21Et voilà qu'il sort de la végétation.
00:31:23Flotte encore au-dessus.
00:31:25Waouh !
00:31:25Pas mal.
00:31:26C'est sympa, le petit arbre du voyageur au milieu ?
00:31:28C'est ça, c'est l'arbre du voyageur que j'ai traversé, là ?
00:31:30C'est lui, c'est l'arbre du voyageur.
00:31:31Ça y est, maintenant, tu peux venir voyager
00:31:33en forêt avec nous.
00:31:34Et puis, c'est beau, là, en plus,
00:31:36quand on arrive sur les arbres,
00:31:37c'est vraiment génial.
00:31:38Voilà, tu es juste au-dessus de la rivière, en plus.
00:31:39C'est une bonne façon de voir le dessus de la forêt,
00:31:42d'observer la canopée,
00:31:43de voir les oiseaux qui se promènent dessus.
00:31:46Puis, cet océan vert, c'est vraiment magnifique.
00:32:06Alors, voilà, là, on arrive sur le dessus de la crête.
00:32:10Écoute, il y a des très gros arbres, ici,
00:32:12donc on va peut-être en profiter pour...
00:32:14Tiens, regarde, on peut peut-être équiper celui-là.
00:32:16Waouh, il est haut, hein ?
00:32:18C'est un bel arbre, c'est vrai.
00:32:19Mais au moins, c'est un arbre qui va percher
00:32:21au-dessus de la canopée.
00:32:22Donc, ce qu'on va aller regarder, c'est ça.
00:32:24C'est un peu le toit de cette forêt.
00:32:25Tu veux qu'on grimpe jusqu'où, là ?
00:32:27Jusque là-haut.
00:32:29Ah-haut ?
00:32:39Pas mal.
00:32:40Premier coup, je te félicite.
00:32:41C'est pas tous les jours, hein, mais bon.
00:32:59Ça va, tu arrives à monter ?
00:33:00J'y vais à mon rythme.
00:33:02Tu vas voir que ça vaut le coup,
00:33:03arriver en haut.
00:33:04Un petit effort pour une grande bouffée d'oxygène.
00:33:15Pour toi, ça sera plus confortable si t'es assise,
00:33:16c'est mon avis.
00:33:17Non, tu vois, je le tiens, là.
00:33:19Écoute, je peux comprendre.
00:33:20On est où, là, déjà ?
00:33:21Ouais, ça me rassure, tu vois.
00:33:23Ça me rassure de m'accrocher à lui.
00:33:26C'est vrai que, là, franchement,
00:33:28le panorama est extra.
00:33:29Là, on a une vue sur, effectivement,
00:33:31tout l'ensemble de la forêt aux alentours.
00:33:37Pourquoi t'as eu envie de grimper
00:33:38dans les arbres de Madagascar, toi ?
00:33:40Je me suis dit que, tant qu'à protéger des arbres,
00:33:42la grimpe d'arbres peut être un outil pour ça.
00:33:44Parce que si on commence à former des gens
00:33:46pour la grimpe,
00:33:48c'est-à-dire que c'est des gens
00:33:48qui vont protéger l'organe pain, quelque part.
00:33:50Et le faire à Madagascar, c'était important,
00:33:52vu qu'on connaît un peu l'état de...
00:33:54la vitesse à laquelle Madagascar se fait brûler.
00:33:58D'ailleurs, si tu regardes un petit peu au loin, là-bas,
00:34:00on voit un feu.
00:34:01Donc, chaque année, effectivement,
00:34:02la forêt se fait raboter de plus en plus.
00:34:05On est quand même dans un pays
00:34:06où il y a une biodiversité extraordinaire,
00:34:0880% d'endémisme sur Madagascar.
00:34:10Ça vaut le coup de le protéger.
00:34:12J'aimerais que mes enfants puissent le voir aussi
00:34:13comme moi je le découvre, là, maintenant.
00:34:50C'est un canal qui a été creusé ou c'est un canal naturel ?
00:35:07C'est un canal semi-artificiel
00:35:08qui, en fait, a été...
00:35:10Au départ, on avait des lagunes naturelles
00:35:12qui étaient en bordure de mer, comme ça.
00:35:15Et après, c'est les colons qui ont décidé
00:35:16de relier toutes ces lagunes
00:35:18de manière à sortir, en fait,
00:35:20les épices qui avaient été plantées
00:35:21tout le long de la bande de sable.
00:35:23Parce que l'océan a été déchaîné,
00:35:25donc c'était impossible de sortir par la mer.
00:35:27L'océan Indien est juste là, en fait.
00:35:29Oui, il est juste de l'autre côté.
00:35:30Il est à 300 mètres, là.
00:36:11Vous allez collecter combien de kilos de feuilles, là ?
00:36:145 kilos.
00:36:155 kilos ?
00:36:16100.
00:36:17100 kilos ?
00:36:18À vous, toutes seules ?
00:36:20Oui.
00:36:20Ça fait beaucoup.
00:36:23Parce qu'après, vous allez en faire quoi,
00:36:25exactement, de ces feuilles ?
00:36:27En fait, Sophie, on a installé
00:36:30autour de la forêt de Bouiboule,
00:36:32on a installé des alambics
00:36:33pour permettre aux gens
00:36:34d'avoir des revenus
00:36:36issus de la collecte des feuilles.
00:36:38En général, c'est les femmes
00:36:39qui travaillent dans la collecte des feuilles
00:36:40et les hommes qui distillent
00:36:41pour produire de l'essentiel
00:36:43à partir de ces feuilles.
00:36:44Donc c'est ça ?
00:36:45Oui, oui, c'est ça.
00:36:46Déjà, ça sent très frein.
00:36:47Oui, oui, c'est très aromatique.
00:36:49Surtout quand il fait soleil comme ça
00:36:50et à l'odeur, personne.
00:36:51L'alambic, il est loin d'ici ?
00:36:53Non, il est au village,
00:36:54là où je vais t'emmener.
00:36:55Et puis sinon, on a pas mal d'activités
00:36:57autour de la forêt.
00:36:58Donc on a des activités
00:36:59avec les gens du canal.
00:37:00Et puis, l'approche de l'homme
00:37:02et de l'environnement,
00:37:03c'est aussi de trouver
00:37:03des ressources naturelles
00:37:04à valoriser par les populations locales
00:37:07pour qu'elles arrêtent
00:37:07de couper la forêt
00:37:08mais qu'elles utilisent
00:37:09des ressources durablement
00:37:10et différemment.
00:37:16Sur la Nationale 2,
00:37:18dans ces quelques villages
00:37:18autour de Voimana,
00:37:20où personne ne s'arrête jamais,
00:37:21les habitants doivent trouver
00:37:23leurs ressources vitales
00:37:24dans la forêt.
00:37:26Lesa Botsi a appris
00:37:27avec son grand-père
00:37:28à déchiffrer le pouvoir
00:37:29des plantes.
00:37:30Il est guérisseur
00:37:31et pour nourrir sa famille,
00:37:33agriculteur.
00:37:35Mais depuis quelques années,
00:37:36la vie du village
00:37:37a été bouleversée
00:37:38par une loi
00:37:39qui interdit de brûler
00:37:40la végétation
00:37:40pour cultiver les terrains.
00:37:42en essayant de protéger la forêt
00:37:44contre l'utilisation de ces terrains
00:37:47comme terrains de culture,
00:37:48il doit y avoir quelque chose
00:37:49pour la population
00:37:50afin que la population
00:37:52puisse subvenir
00:37:53à leurs besoins quotidiens.
00:37:55Donc c'est pour cela
00:37:56qu'on a en quelque sorte
00:37:57à faciliter la vie
00:37:59en créant un dispensaire
00:38:01à proximité des villages,
00:38:03en créant aussi
00:38:04des activités génératrices
00:38:06des revenus
00:38:06et en essayant
00:38:08de soutenir
00:38:09la population
00:38:10dans les activités agricoles.
00:38:12L'homme et l'environnement,
00:38:14une ONG implantée
00:38:15à Madagascar
00:38:15depuis plus de 15 ans,
00:38:17a embauché les Abotsis
00:38:18pour son savoir traditionnel
00:38:19et lui a demandé
00:38:20de transmettre ses secrets
00:38:22tout en apprenant
00:38:22le langage scientifique
00:38:24qui pourrait permettre
00:38:24de sauver la forêt.
00:38:26Introduction à la titre
00:38:27de la flore forestière
00:38:29de Madagascar
00:38:30par le capiron.
00:38:33A partir de 2010,
00:38:34je suis embauché
00:38:37avec l'ONG
00:38:38l'homme et l'environnement
00:38:39pour être
00:38:41un assistant botaniste.
00:38:45Mais après,
00:38:47je vais discuter
00:38:48avec ma femme aussi.
00:38:49On a cherché
00:38:50un autre système.
00:38:51Si les critères
00:38:53sont brûlées
00:38:54et sont arrêtées,
00:38:55on a cherché
00:38:56un autre système.
00:39:07A une heure de marche
00:39:08de son village,
00:39:09les Abotsis
00:39:10rejoint son nouveau lieu
00:39:11de travail,
00:39:12toujours en forêt,
00:39:13perché au cœur
00:39:14d'un sanctuaire de verdure.
00:39:16Ici,
00:39:17dans un territoire préservé,
00:39:18l'ONG a campé
00:39:19sa base scientifique
00:39:20pour étudier au plus près
00:39:21les richesses
00:39:22de la flore malgache.
00:39:24Puisque les villageois
00:39:24ne peuvent plus brûler
00:39:25la forêt
00:39:26pour cultiver la terre,
00:39:27il faut leur donner
00:39:27l'occasion d'exploiter
00:39:28autrement leur environnement
00:39:29sans le détériorer.
00:39:30Entre les tubes à essai
00:39:32et les produits chimiques,
00:39:34les brûleurs
00:39:34et les procédures d'analyse,
00:39:36les Abotsis
00:39:37est devenu laborantin.
00:39:38Il manipule maintenant
00:39:40les plantes
00:39:40pour une toute autre destination,
00:39:42l'industrie cosmétique européenne.
00:39:45Sanel,
00:39:46vous connaissez Sanel ?
00:39:48Oui,
00:39:48Sanel a expliqué
00:39:50qu'il a besoin
00:39:52de l'extraction
00:39:54de maranguille.
00:39:56Mais en France,
00:39:57je crois que
00:39:58beaucoup de femmes
00:39:58ont besoin
00:40:00de la crème de maranguille.
00:40:02Sa femme cultive
00:40:03par exemple
00:40:04le gingembre bleu,
00:40:05une variété endémique
00:40:06qui,
00:40:07comme beaucoup de plantes
00:40:07à Madagascar,
00:40:08possède une forte concentration
00:40:10d'agents actifs.
00:40:11Ce minuscule champ
00:40:13perché sur la colline
00:40:14a été défriché
00:40:15puis mis en jachère.
00:40:21Un mode de culture
00:40:23beaucoup plus respectueux
00:40:24de la forêt.
00:40:26Avec la cueillette,
00:40:27les villageois
00:40:28pourraient vivre
00:40:28raisonnablement.
00:40:30Mais la transition
00:40:31se fait lentement
00:40:32et en attendant
00:40:33une prise de conscience
00:40:34générale,
00:40:35l'ONG soutient
00:40:35les villages.
00:40:37A l'école,
00:40:39avant que les enfants
00:40:39ne reprennent
00:40:40le chemin de la maison,
00:40:41qui peut parfois
00:40:42atteindre les 5 km,
00:40:44un repas solide
00:40:45leur est offert,
00:40:46une motivation importante
00:40:47pour les parents
00:40:48qui envoient ainsi
00:40:49plus facilement
00:40:49les enfants en classe.
00:40:51Les enfants de cette école
00:40:53ont beaucoup d'avantages
00:40:55car leurs parents
00:40:56ont du mal à subvenir
00:40:58aux besoins du quotidien.
00:40:59Ils ne travaillent pas.
00:41:02Certains n'ont pas
00:41:02de repas le matin
00:41:04avant de venir à l'école.
00:41:06Ici,
00:41:07ils ont l'enseignement
00:41:08et un bon repas.
00:41:12Dans le village scientifique,
00:41:14les Abotsis terminent
00:41:15son expérience
00:41:15les yeux brillants.
00:41:17Autour du laboratoire,
00:41:18la structure s'est modernisée
00:41:20au point de pouvoir
00:41:21recevoir des voyageurs
00:41:22pour un séjour d'exploitation
00:41:23car la sensibilisation
00:41:25à l'écologie
00:41:26ne doit pas s'arrêter
00:41:27aux seuls habitants
00:41:28de Voimana.
00:41:28de Voimana.
00:57:49Par milliers
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