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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Casamance C'est au large de Dakar que Sophie débute son voyage pour nous faire découvrir la Casamance. Sophie nous fera découvrir ...

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00:14:08« Les femmes ont l'habitude de se retrouver en association. On ouvre un compte pour regrouper les cotisations. Et
00:14:16lors d'un événement heureux comme un mariage ou une fête, on pioche dans ce compte. Et aussi s'il
00:14:22y a un décès ou un événement malheureux. On se regroupe, on fait des réunions et on donne à celle
00:14:30qui est dans le besoin.
00:14:38La moitié du ciel appartient aux femmes, en Casamance aussi. Dans ce petit village du département d'Ussoui, elles se
00:14:45transmettent un savoir-faire ancestral, un savoir-faire utile à la communauté.
00:14:50Ici, seules les femmes d'Ediungu et de Divant connaissent les secrets de la poterie.
00:14:55C'est une tradition de mère en fille et non une tradition départementale. Parce que les autres villages ne font
00:15:01pas la poterie.
00:15:08Donc les deux villages en font la poterie et les autres viennent en acheter en nature. Il y a l
00:15:16'échange en nature, en riz, comme en mille, comme en maïs.
00:15:21Avec l'évolution du tourisme, ça s'est évolué en jetons. Parce que le tourisme n'a pas de riz
00:15:29ni de maïs.
00:15:36Une fois par an, les potières partent en petites pirogues à rames, chercher de la bonne terre loin des îles.
00:15:43Elles laissent l'argile se dessaler plusieurs mois, y ajoutent des coquillages pilés, avant de faire le mélange parfait qui
00:15:49assure la solidité de leurs ustensiles.
00:15:52Nous, ici, notre mangrove est sable. Ce n'est pas bon pour la fabrication. Mais nous allons jusqu'à Elubali.
00:16:01Donc nous faisons des kilomètres et des kilomètres à la recherche de cette argile qui est bonne.
00:16:06La poterie est le ciment de la communauté d'Ediungu. Quand une femme épouse un homme du village, elle s
00:16:11'intègre en apprenant la technique du colombin, entièrement faite à la main.
00:16:15La première fois, j'ai fait une tasse. C'est ça que je prends pour faire mon petit déjeuner.
00:16:23Je suis venue d'Afinyam pour me marier ici. J'ai trouvé les femmes d'Ediungu. Ça, c'est leur
00:16:29métier. J'ai appris et j'ai pu faire comme eux.
00:16:34Oui. J'ai vu que la poterie, c'est une bonne solution parce qu'avec la poterie, tu payes là
00:16:41-bas ton enfant l'inscription de l'école, les fournitures et même la nourriture même.
00:16:47Donc la poterie nous a beaucoup aidé.
00:16:57Aujourd'hui, on fait surtout des peaux de fleurs, des cendriers, des bougeoirs.
00:17:06Mais comme il y a moins de touristes, on recommence à faire ce que nos mamans nous ont appris.
00:17:15Des canaries et des peaux pour la cuisine. Et on les vend bien sur les marchés.
00:17:27Rassemblées en association, les femmes partagent leurs bénéfices autant que leur savoir-faire.
00:17:32Si la pièce est réussie, elle résistera au feu.
00:17:40C'est le moment de vérité. Quand la pièce se fend, c'est beaucoup de travail perdu.
00:17:47Je mets d'abord des morceaux de tôle, une cendre fèche et les coquibis de huile avant de mettre les
00:17:53branches.
00:17:53On met les pièces et les branches. On recouvre les pièces avec des tilles de poilier et de renier.
00:17:58Puis j'allume. Ça me donne cette feu, cette grande feu insupportable.
00:18:03Je rajoute en même temps le bois au fil et à mausille.
00:18:06On va écarter de temps en temps pour regarder l'état de la pièce.
00:18:15Loin de rester entre elles, les femmes d'Edyungu partagent leur savoir-faire lors de stages destinés aux amateurs européens
00:18:21de poterie.
00:18:34Ce fil, le père Jean-Marcel nous entend.
00:18:36Oui.
00:18:36C'est un jeune prêtre.
00:18:37Disons, en fait, il a 15 ans de vie, c'est dorsal.
00:18:41Mais oui, il est jeune, à quarantaine.
00:18:44Oui.
00:18:49Vous, mon père, vous êtes originaire d'où ?
00:18:51Moi, je suis originaire de Bignona. Je suis dans Bignona.
00:18:54Oui, le même département.
00:18:55Le même département.
00:18:56Lui, il est de Soutou.
00:18:58Soutou.
00:18:58Et moi, je suis d'un village à 5 km de Soutou.
00:19:01Vous êtes presque cousins, finalement, tous les deux.
00:19:05Au-delà, bien sûr, de l'aspect spirituel, l'aspect religieux,
00:19:10le prêtre joue beaucoup un rôle d'assistant social.
00:19:12Et nous recevons aussi bien des fidèles chrétiens que des musulmans qui viennent demander conseil aux prêtres.
00:19:21Être catholique, pour vous, sur une terre musulmane, la majorité musulmane,
00:19:25est-ce que ça a été parfois difficile ou compliqué ?
00:19:27J'avoue que non.
00:19:29Il y a une particularité au Sénégal.
00:19:31Nous avons dans nos familles respectives une partie musulmane, une partie catholique.
00:19:36Moi qui vous parle, j'ai le grand frère de mon papa qui est musulman.
00:19:40La religion, chez nous, est moins un facteur de division qu'un ferment d'unité.
00:19:59Est-ce que les prêtres ont joué un rôle particulier lorsque la Casamance a connu des tensions, des rebellions ?
00:20:07Voyez-vous, celui qui, théoriquement, était à la tête de la rébellion, était prêtre.
00:20:16L'abbé Augustin Djamakoun Senghor.
00:20:18Alors, l'Église a toujours travaillé pour ramener Djamakoun à la raison, j'allais dire,
00:20:25et pour ramener les deux parties belligerantes, on va dire,
00:20:30c'est-à-dire le mouvement indépendantiste a annoncé et le gouvernement sénégalais autour d'une table de négociation.
00:20:36Alors, nous poursuivons l'œuvre, chacun selon ses possibilités, dans la prière bien sûr,
00:20:44mais aussi en posant des actes concrets.
00:20:45Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Sauveur et notre Dieu,
00:20:52qui virent avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,
00:20:57maintenant et pour les siècles des siècles.
00:21:05Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia,
00:22:11C'est un jouet sérieux, là !
00:22:13Ils sont déjà partis pour être de grands footballeurs.
00:22:38Alors c'est qui eux ? C'est l'équipe de Casamos ?
00:22:41Le Casasport !
00:22:46Salut, moi c'est Sophie, bonjour !
00:22:50Ça va ? L'équipe ? Les joueurs ?
00:22:53Alors vous êtes un ancien casa vous aussi ?
00:22:55Effectivement. Vous avez joué à quelle époque vous dans l'équipe ?
00:22:58Bon, disons de 89 à 95.
00:23:03Revenir et être entraîneur dans le même club où on a entrain pratiquement toute sa jeunesse, c'est émotionnel, mais
00:23:11c'est avec beaucoup de plaisir quand même.
00:23:13Qui vous rencontrez là aujourd'hui ?
00:23:14Je vous rencontre la Spikin de Dakar.
00:23:17Ah oui, alors c'est nord-sud là !
00:23:18Là c'est un peu l'affrontement nord-sud, les choses sérieuses commencent.
00:23:23C'est ça, c'est ça.
00:23:24Est-ce qu'il y a une rivalité nord-sud justement dans le foot ?
00:23:26Bon c'est vrai, c'est vrai que c'est toujours très important quand...
00:23:30Parce que vous le savez en France, PSG, l'OM, ça le fait pas.
00:24:00Qu'est-ce qu'il faisait là tout à l'heure ?
00:24:02Je pense que c'était un des entraîneurs.
00:24:04Tu sais, il avait une petite fiole d'eau, j'ai l'impression.
00:24:06Qu'est-ce que tu faisais ?
00:24:06Oui, écoute, ici, le football ne vient pas seul.
00:24:09Le football est accompagné en fait de choses mystiques.
00:24:11En fait, il arrive pour mettre un mauvais sort à un joueur, le meilleur de l'équipe.
00:24:16Ils ont peut-être des petits gris-gris dans la poche.
00:24:20Et tous les prétextes à chanter, à danser.
00:24:23C'est génial, c'est ce qui fait en fait, qui donne le plaisir de vivre en Afrique en fait.
00:24:28C'est des pays d'Afrique, je veux dire.
00:24:49C'est technique ça, c'est technique.
00:24:51C'est technique, c'est technique.
00:25:22C'est technique, c'est technique.
00:25:49Et tu veux absolument qu'on voyage sur ce bateau ?
00:25:52Oui, donc c'est pas le bateau, oui.
00:25:54Le pirogue, on va dire.
00:25:56Oui, le pirogue.
00:25:56Donc pour traverser le fleuve et prendre en fait les petits bras de fleuve.
00:26:00Donc on appelle ici les bolons pour aller vers Afiniam.
00:26:30Le fleuve nourrit.
00:26:31Le fleuve transporte.
00:26:33Le fleuve Casamance est omniprésent et indispensable.
00:26:40Etienne en sait quelque chose, lui qui ne peut faire ses courses sans prendre la pirogue.
00:26:45Ici, à Elinkine, les magasins regorgent de marchandises venues par la route depuis Ziegenchor.
00:26:51Ensuite, par les bolongues, elles s'éparpillent dans les villages environnants cachés derrière la mangrove.
00:26:57Nombreux sont les villageois qui doivent passer par Elinkine pour voyager.
00:27:01Si tu veux aller, par exemple, à Dakar, donc tu es obligé de prendre une pirogue de Caravan pour venir
00:27:06à Elinkine.
00:27:07Dès Elinkine, tu prends une voiture qui t'amène à Ziegenchor.
00:27:11Et de Ziegenchor, tu prends le bateau qui va te mener sur Dakar.
00:27:21Etienne se rend à Caravan, la plus connue des îles de la région.
00:27:24La plus organisée aussi, car les campements touristiques y sont nombreux.
00:27:33L'histoire de Caravan ne se raconte pas sans le fleuve.
00:27:36Car les premiers français à s'établir en Casamance l'ont fait à cet endroit précis pour garder un oeil
00:27:42sur l'océan.
00:27:44Doyen de l'île, Boubacar Sarr n'est pas peu fier de cette histoire qui laisse à Caravan l'allure
00:27:49d'une ancienne capitale,
00:27:50stratégiquement posée à l'embouchure du fleuve.
00:27:54A l'époque, ça allait jusqu'à 3000 habitants, Caravan.
00:27:59Couvrait 3000 habitants.
00:28:01Et actuellement, nous sommes à 300, 400.
00:28:09Édifice impressionnant, cette église a été la première de Casamance.
00:28:12Mais aujourd'hui, Boubacar n'a lieu que pour ce chantier.
00:28:16La construction d'un quai qui permettra aux gros bateaux d'accoster, de charger et décharger des marchandises,
00:28:22de transporter des voyageurs.
00:28:23Une nouvelle chance pour Caravan.
00:28:26On a très peu de fonds parce qu'il y a beaucoup de sédiments, beaucoup de sable.
00:28:29Il y a beaucoup de sable partout.
00:28:30Donc il faut aller chercher la profondeur d'eau, c'est assez loin.
00:28:33C'est pour ça que vous avez un quai en pleine mer qui s'appelle un appontement,
00:28:35avec une passerelle qui relie.
00:28:37Pour la Casamance, c'est une grande chance qui permet d'enclaver toute la région
00:28:41et surtout de faire vivre ce fleuve.
00:28:43C'est un projet politique fort pour ça.
00:28:46Mais le transport n'est pas tout.
00:28:48Longtemps, les Casamancés ont trouvé leurs ressources dans l'eau.
00:28:52Les clignotants sont passés au rouge dans les années 70,
00:28:54quand la sécheresse a provoqué l'augmentation de la salinité du fleuve,
00:28:58transformant ainsi le milieu naturel des poissons et des plantes.
00:29:01Maintenant, les dernières études ont montré que, vraiment,
00:29:06l'estuaire ne peut plus être dessalé complètement.
00:29:09Il y a toujours une bulle de sel qui, selon les marées et selon la pluviométrie,
00:29:15se déplace dans l'eau.
00:29:17Il y a beaucoup d'espèces de poissons qui sont disparus.
00:29:20Et les dernières études montrent maintenant, je ne l'ai pas exactement en tête,
00:29:23mais à l'embouchure, on peut trouver une cinquantaine de familles,
00:29:27de familles d'espèces de poissons,
00:29:30tandis qu'à l'intérieur, on en trouve 20 seulement, une vingtaine.
00:29:35Il y avait un équilibre qui s'est rompu,
00:29:37et il faut donc retrouver un nouveau équilibre avec tout le monde ensemble.
00:29:43Ensemble, plusieurs associations se remontent les manches.
00:29:46À Diouloulou, ce sont les femmes qui organisent des campagnes de plantation de la mangrove.
00:29:51Véritable filtre à sel, les forêts de palétubiers sont également des norceries pour les poissons,
00:29:56des barrages contre l'eau de mer.
00:30:00Nous, aujourd'hui, nos risières sont toutes gâtées,
00:30:03parce qu'il y a l'instablement, il y a la stalinisation.
00:30:05Parce que le développement, c'est la femme.
00:30:08La maison, c'est la femme.
00:30:09Aujourd'hui, quand il n'y a pas de rendement au niveau de la maison,
00:30:12il n'y a pas de poissons, il n'y a pas la sécurité alimentaire,
00:30:14qui n'est pas assurée.
00:30:15Nous, en tant que femmes, nous avons jugé nécessaire de nous lever
00:30:19et de reboiser la mangrove, de restaurer la mangrove.
00:30:23Des boutures de palétuviers ont été prélevées.
00:30:26On appelle ça des propagules.
00:30:28Elles pousseront lentement, mais finiront par redonner son équilibre au fleuve
00:30:32en absorbant le sel et en protégeant les alvins.
00:30:36L'eau salée est en train de gagner le terrain.
00:30:39Avant, le marigot de Jirulung, 12 mois sur 12 mois, c'est de l'eau douce.
00:30:42Mais aujourd'hui, vous avez vu que l'eau salée a remonté
00:30:45et les rizières sont aujourd'hui en dégradation.
00:30:48Vous voyez qu'il y a la palétuvier qui a disparu.
00:30:50Mais aussi, en dehors de ça, il y a les palmiers, la huile.
00:30:53Donc, les conséquences sont senties aujourd'hui au niveau de la forêt classe.
00:30:56Ça pose un problème.
00:31:22Une prise de conscience qui pourrait redonner à la Casamance et à son fleuve
00:31:26toutes les vertus d'antan, sous le regard bienveillant des femmes.
00:31:38C'est beau la Bretagne, hein ?
00:31:40Bah oui, c'est très beau la Bretagne.
00:31:43On se croirait en Bretagne, là, tout d'un coup.
00:31:44Bah oui, mais les Yolas, c'est les Brontons, on dit c'est l'égal.
00:31:46D'accord.
00:31:54Je crois qu'il ne pleut plus, Raoul.
00:31:56Bah non, c'est bon.
00:31:57On voit des rayons de soleil qui pointent.
00:32:01Je peux dire qu'en regard, c'est pas de délicat.
00:32:09Tu vois, en fait, sous les racines, en fait, voilà, tu vois des nuées, il y a des nuées.
00:32:12Il y a des huîtres.
00:32:13Il y a des huîtres en Casamance, des délicieuses.
00:32:15Elles sont toutes petites, là.
00:32:17Donc là, il faut encore quelques mois.
00:32:19Ça y est, on peut commencer à les récolter.
00:32:22Travaille laborieux pour les femmes.
00:32:24Elles viennent en pirogue, d'essayer, en fait, de travailler comme ça.
00:32:27De gratter, ouais.
00:32:28Mais il faut que ça soit la marée basque pour pouvoir les récolter.
00:33:04Merci.
00:33:05Je t'en prie.
00:33:06Ça foule.
00:33:14J'ai l'impression que tout le monde s'engueule.
00:33:19C'est juste comme ça, c'est comme dans les taxis brousses.
00:33:21Voilà, dans les taxis brousses, c'est pareil, tout le monde discute.
00:33:35Bonjour.
00:33:36Bonjour.
00:33:38Salut, Nestor, moi c'est Sophie.
00:33:39Sophie, enchantée.
00:33:40Raoul, ça va.
00:33:42Ça va.
00:33:42Bien, bien, donc, soyez les bienvenus.
00:33:44Mais c'est gentil, merci.
00:33:46C'est un campement touristique, en fait, c'est des campements qui te construisent dans le cadre, en fait, du
00:33:50tourisme intégré.
00:33:51Et j'espère, en fait, qu'ils sont assez disponibles pour nous accueillir.
00:33:54Oui, c'est bien intégré dans le village.
00:33:56Oui.
00:33:56Et donc, ça appartient à trois villages.
00:33:59Et donc, les revenus, les bénéfices reviennent à ces villages.
00:34:02Ah, très bien.
00:34:03Oui, pour aider les écoles, les dispenseurs et les activités sociales.
00:34:07Donc, c'est un tourisme solidaire, un tourisme intelligent.
00:34:11Vous nous faites visiter ?
00:34:12Voilà, donc, allez, venez.
00:34:16C'est les fautes faites avec racines de fourmager.
00:34:19Ah oui, c'est les potes en 8 pièces, ça ?
00:34:22Oui, c'est vrai.
00:34:22Ah oui, d'accord, c'est vraiment taillé dans la masse, quoi.
00:34:26Voilà la chambre.
00:34:27Très bien.
00:34:27On n'a pas des clims, mais comme les murs sont en banc ou.
00:34:31Ça garde la fraîcheur.
00:34:32Oui.
00:34:33Voilà, donc, c'est comme une clim traditionnelle.
00:34:35Donc, la chambre a une fraîcheur, vraiment.
00:34:38D'accord.
00:34:38Et alors, c'est quoi ? C'est un mélange de terre ?
00:34:41Il y a autre chose à mettre ?
00:34:42Donc, c'est que du banco émergé de l'eau.
00:34:46Donc, le plan fond, il est fait avec les racines de paletuvier.
00:34:49Ah oui, mais...
00:34:50Et donc, les chevaux que vous voyez, c'est les bois du rognier.
00:34:57Ici, dans laquelle on vit en communauté ?
00:34:59C'est la famille élastique.
00:35:00La famille élastique.
00:35:01Voilà, donc, il y a tout le monde là-dedans, avec les femmes, les enfants et tout.
00:35:06Avec les grands-pères.
00:35:07Nous, ça nous sert de musée.
00:35:09Et vous, ça vous sert de maison d'accueil.
00:35:11C'est ça.
00:35:11Parce que quand nos parents ont embrassé le modernisme, c'est en ce moment-là que les cas ont disparu.
00:35:16Nos parents, au effet, c'est des choses de construction pour protéger leurs biens.
00:35:22Donc, leurs biens, c'est quoi ? C'est les bétails, les rues et les enfants.
00:35:33Voilà les cuisinières.
00:35:35C'est là où se trouvent les doctoresses de la faim.
00:35:38Les doctoresses de la faim, c'est joli.
00:35:40Vous êtes des doctoresses de la faim, mesdames.
00:35:41Oui, c'est très joli.
00:35:45Ça, c'est l'oseille.
00:35:47Ils mettent du gombo cuit dedans.
00:35:50Ça devient en fait une petite pâte mousseuse qui accompagne en fait le caldo.
00:35:54C'est ce qu'il y a dans la marmite.
00:35:59En plus, la chance qu'on a aujourd'hui, c'est qu'ils nous font la cuisine avec des feux
00:36:02de bois.
00:36:03C'est génial.
00:36:06Comment que c'est beau ça ?
00:36:11Qu'est-ce que c'est ?
00:36:13C'est l'entrée ? C'est pas le plat qu'on a vu tout à l'heure ?
00:36:14Ça sent bon.
00:36:15Non, non, non, c'est pas le plat qu'on a vu tout à l'heure.
00:36:17Ça, c'est quoi alors comme plat ?
00:36:17Là, c'est ce qu'on appelle en diola enialeille.
00:36:20En fait, on voit bien, là, c'est des algues.
00:36:25On trouve vraiment plein de bonnes choses en Casamance.
00:36:27Ben oui, c'est la chance en fait du Casamance.
00:36:29On trouve en fait pas mal de choses naturellement.
00:36:32Il suffit d'avoir le courage de les chercher.
00:36:42Le candiandu, instrument agricole inventé en Casamance, égaye au petit matin toutes les routes de la région.
00:36:48Il faut retourner la terre, la préparer pour recevoir le riz, et tout le monde est concerné.
00:36:54On l'appelle la verte Casamance, car la pluie lui offre des rizières et de quoi nourrir tous ses enfants.
00:37:00Une terre nourricière qui a forgé le caractère du peuple diola.
00:37:05Pour la culture, c'est tout le monde qui est mobilisé.
00:37:08Les gens qui sont en ville, qui ont, comment on appelle, un emploi en ville,
00:37:13ils cherchent toujours à trouver des congés pendant la période-là.
00:37:25Chez le diola, si tu cultives pas, tu es considéré comme un paresseur.
00:37:30Pendant les cérémonies qu'on organise souvent, si vous n'avez pas le riz cultivé traditionnellement,
00:37:39vous n'êtes pas considéré. C'est nul.
00:37:42Mais quand il y a un décès, il faut amener une gerbe de riz pour présenter des offrandes.
00:37:49Donc tout diola doit réserver au moins quelques gerbes de riz chez soi.
00:37:59Pendant longtemps, les rizières suffisaient à nourrir la Casamance et servaient de monnaie d'échange.
00:38:04Mais aujourd'hui, au niveau national, 80% du riz est importé d'Asie.
00:38:17On ne perd pas son temps en cultivant. La terre ne trompe pas.
00:38:21Donc il faut fournir un petit effort pour pouvoir conserver quelque chose.
00:38:26Parce que si on dépend tous des autres, parce que le riz qu'on a ici, comme on a souvent,
00:38:32c'est le riz Thaï.
00:38:34Si un jour, Taïwan ou je ne sais pas quel pays arrête d'apporter son riz ici, on fait quoi
00:38:42? On va vivre de quoi ?
00:38:46Ces rizières que les femmes sont en train de replanter appartiennent au roi d'Oussouille.
00:38:51La tradition diola l'oblige à faire des réserves pour la population en cas de dizaine.
00:38:56Son rôle est toujours d'actualité, surtout quand les rizières sont menacées par le sel.
00:39:00Notre roi d'Oussouille a demandé aux gens aussi d'augmenter les ouvrages.
00:39:09Et c'est pour cela que vous avez vu au pont là, il y a des ouvrages qui sont là
00:39:14-bas.
00:39:15Ce sont le roi qui a demandé ça. Ça retient la salubilité.
00:39:19C'est pour cela, cette année, on est très contents parce que s'il plaît à Dieu, on fera de
00:39:28bonnes récoltes.
00:39:31Avec le riz, les fruits sont aussi la marque de fabrique de la région.
00:39:35Des fruits qui se perdent parfois tant ils sont nombreux.
00:39:39Dans cette usine neuve, les femmes utilisent une variété de mangue qui ne se mange pas et la transforment en
00:39:44vinaigre.
00:39:46En cas de masse, il y a plein de mangue.
00:39:48Plein, plein de mangue.
00:39:49Surtout la variété qu'on utilise.
00:39:52La variété que nous transformons.
00:39:54On l'appelle la mangue terraléonelle.
00:39:57Les gens ne le mangent pas.
00:39:58Et même les animaux, des fois, ils n'en veulent pas.
00:40:02C'est pour cela que nous, nous l'avons pris pour essayer de la valoriser en la transforment.
00:40:10Une fois les mangues coupées, on les amène ici.
00:40:12Vous avez vu, on est encore à la transformation, encore un peu artisanale.
00:40:19On amène les mangues, on met les mangues à l'intérieur des marmites.
00:40:23La fermentation alcoolique, elle dure trois semaines, minimum.
00:40:27Ensuite, une fois les fruits sont à maturité, on les transfère.
00:40:35Dans cette salle, la salle de fermentation acétique.
00:40:42Ce sont des cuves de 1000 litres.
00:40:47Financée par la coopération française et supervisée par l'Institut de technologie alimentaire de Dakar,
00:40:53cette entreprise est un exemple réussi de la transformation des produits naturels de la Casamance.
00:40:58C'est aussi une innovation, car le vinaigre de mangue n'est pas encore un classique de la cuisine régionale.
00:41:04Il faudra qu'il le devienne.
00:41:06Pour ces femmes, l'enjeu est important, car leur ambition est aussi de maintenir la paix dans leur région.
00:41:11Vous savez, on ne peut pas parler de paix sans développement.
00:41:14Oui, là, si on veut vous parler tout le temps de paix, de sensibilisation,
00:41:17alors qu'il n'y a pas d'activité autour desquelles les gens doivent se regrouper.
00:41:24Regrouper avec ces activités, ça leur permettrait aussi d'avoir des revenus pour s'occuper des enfants, de l'éducation
00:41:32de ces enfants.
00:41:35Avec le problème de transport que connaît la Casamance depuis toujours,
00:41:39la transformation sur place est réellement une solution d'avenir pour l'agriculture.
00:41:56Tu voulais qu'on prenne les taxis Bruce, parce que c'est un moyen de transport économique.
00:41:59Ça va nous coûter à combien, à peu près, là ?
00:42:01Ça va nous coûter entre 500 francs EFA et 700 francs, selon la licence qu'on fait.
00:42:04Mais là, en l'occurrence, je pense que c'est 500 francs EFA, parce qu'en fait, on va à
00:42:0827 km ici, quoi.
00:42:0927 km, ça va nous coûter moins d'un euro ?
00:42:12Moins d'un euro.
00:42:13C'est vraiment économique.
00:42:22Là, on voit à Konyobo, donc un village en fait assez grand, où on va assister à une danse de
00:42:27Kumpo.
00:42:29Je ne saurais pas te dire si c'est un être humain qui est à l'intérieur ou un esprit.
00:42:33Ouh là, ça reste peut-être assez impressionnant, alors ?
00:42:35C'est impressionnant.
00:42:40Il y a de l'ambiance, hein, déjà ?
00:42:42Ah, il y a de l'ambiance, là.
00:42:43Ça a commencé la fête, on attend que le Kumpo sorte, et les gens vont arriver au fur et à
00:42:48mesure, hein, parce que c'est pas fini, là.
00:42:50Donc, dès qu'ils entendent le tam-tam, tout le monde sort de chez lui, et je pense qu'on
00:42:54va avoir en fait du monde sous les manguiers, là.
00:42:57Bonjour, messieurs, qu'est-ce que c'est ?
00:43:01Bonjour, ça va, ça va, ça va, ça va ?
00:43:05Ça va, ça va, ça va ?
00:43:06Ça va, ça va ?
00:43:06Donc, ce sont nos hôtes qui vont nous présenter en fait au Kumpo, et nous expliquer ce que c'est,
00:43:11en fait.
00:43:11C'est une vraie journée de fête, alors ?
00:43:15C'est l'augure des récoltes.
00:43:17Par rapport aux précipitations que nous avons reçues, nous osons espérer de très bonnes récoltes, c'est pourquoi le Kumpo,
00:43:24il sort pour prévenir, parce qu'il peut y avoir des culques et pèlerins, il peut y avoir d'autres
00:43:29insectes granivores et autres.
00:43:31Il faudra prévenir tout cela pour que les récoltes soient bonnes.
00:43:35Est-ce qu'il sort à d'autres occasions ?
00:43:37Bon, il sort à d'autres occasions. Il y a autant les événements malheureux, il sort, les événements heureux aussi,
00:43:44il sort.
00:43:45On peut se rapprocher ?
00:43:46Oui, on peut vous indiquer le lieu.
00:43:48Je ne dérange pas, je peux rester ?
00:43:49Oui, vous pouvez rester.
00:43:50C'est gentil, je suis très touchée.
00:43:52Oui, il n'y a aucun problème. Dès qu'il sort, il n'y a pas de problème, les femmes
00:43:57peuvent le voir.
00:43:58D'accord.
00:44:11C'est le Kumpo ?
00:44:13Oui, c'est le Kumpo.
00:44:21Je reste avec vous.
00:44:43D'accord, ils souhaitent que vous soyez venus en paix et que vous puissiez retourner en paix.
00:44:49C'est très gentil, merci.
00:45:01Je reste vers vous. Vous êtes le plus grand, je reste avec vous.
00:45:04C'est très gentil, merci.
00:45:36Donc ça, c'est la première séance de danse. C'est une séance de prière.
00:45:40C'est pourquoi il danse lentement et pour exorciser le mauvais sort.
00:45:45Dès qu'il finit cette danse, là, maintenant, il va accélérer.
00:45:48D'accord, mais là, c'est incroyable.
00:46:00Tu vois, ça n'est pas ce qui se cachait derrière, mais finalement, c'est vraiment un esprit.
00:46:07C'est un esprit.
00:46:15C'est un esprit.
00:46:56C'est un esprit.
00:47:03C'est un esprit.
00:47:23C'est drôle parce que les enfants, ils ont à la fois peur, mais ça les attire quand même.
00:47:30C'est un esprit, c'est un esprit.
00:47:59Rencontre télévisée entre Balangue et Mudulo, deux monstres des arènes qui attirent tous les regards et tous les commentaires.
00:48:11J'ai préféré d'aller là-bas directement, le suivi directement, que de rester en écran.
00:48:17Parce que là-bas, il y a l'ambiance.
00:48:19Quand tu avance, bon, quand tu avance, bon, j'aime beaucoup la lutte.
00:48:22Parfois, les armes me disent, est-ce que toi, tu veux pas en lutteur ?
00:48:26J'ai envie d'être une lutteur.
00:48:28Et Inchallah, on y viendra.
00:48:30Je serai une grande lutteur.
00:48:35Après plus d'une demi-heure de cérémonie, le combat commence.
00:48:38Il va durer 28 secondes et c'est le Casamanset qui l'emporte.
00:48:51Partout dans la brousse, l'appel à la lutte stop nette toute autre forme d'activité.
00:49:07Il y a des gars d'Ossoui qui sont venus pour lutter avec les gants de Ciganard.
00:49:12C'est un gars de Ciganard et un gars d'Ossoui qui lutte et j'ai un...
00:49:17Ah, ils sont arrêtés.
00:49:19Ah, attention, attention, attention, attention, attention.
00:49:25Attention, Ciganard toujours, Ciganard toujours l'Ossoui.
00:49:30Ciganard, attention Ciganard, attention Ciganard, voilà.
00:49:34Regardez bien et les gens, il est déjà descendu, il est déjà tombé,
00:49:40mais le gars, il ne connaît pas comment il faut faire pour tomber le gosse.
00:49:44Regardez-moi ça, regardez-moi ça.
00:49:46Le gosse, il ne connaît rien du tout.
00:49:50Les règles de la lutte traditionnelle s'apprennent depuis le plus jeune âge.
00:49:53La frappe n'est pas permise et la fête est obligatoire.
00:50:01Il faut aimer pour faire.
00:50:02La lutte, tu te déshabilles, les autres sont là-bas, tu te regardes, c'est honteux.
00:50:07Mais quand on dépasse ce cap de gêne, on est mieux intégré.
00:50:14Et quand tu es lutteur, tu es très respecté par les populations.
00:50:17Un grand lutteur ici, il est respecté, dans toutes les maisons où il va, il est bien accueilli, il est
00:50:22servi.
00:50:39Après la lutte des enfants, après la danse, tout le monde rejoint le terrain de la rencontre et patiente avant
00:50:45l'arrivée des champions.
00:50:47Les choses sérieuses peuvent commencer.
00:50:49Oussoui doit maintenant relever le défi lancé par Cigana.
00:50:53On envoie une délégation de 3 à 5 jeunes garçons qui vont très tôt au village leur dire, leur lancer
00:50:59le défi.
00:50:59Ça veut dire qu'il y a une façon de crier dans le village pour leur dire, nous vous défions
00:51:03aujourd'hui, nous voulons lutter avec vous.
00:51:06Et ça, c'est traditionnellement connu.
00:51:07Une seule fois qu'ils crient, tout le monde sait qu'il y a une demande de lutte.
00:51:38Et ça, c'est traditionnellement connu.
00:51:41Et ça, c'est traditionnellement connu.
00:52:21Les femmes ont rejoint la lutte.
00:52:24Elles encouragent les garçons avec une énergie impressionnante.
00:52:27Aucun des lutteurs n'est marié.
00:52:29Sa participation s'arrête le jour où il prend femme.
00:52:32Jeunes ou vieilles, elles attendent toutes de saluer le champion.
00:52:38C'est Cigana, c'est Cigana qui l'emporte sur les autres.
00:52:43Cigana a gagné, super.
00:52:47Il faut que tout cela nous apporte la paix.
00:52:59Notre roi organise des luttes pendant sa fête.
00:53:01Et à ce moment-là, les hommes luttent et les femmes aussi.
00:53:11Dans quelques jours, une nouvelle lutte aura lieu dans le village des vaincus.
00:53:15Cigana a gagné.
00:53:32Cigana a gagné.
00:53:38Cigana a gagné.
00:53:45Alors, comment s'appelle le maître des lieux ?
00:53:48Gérard.
00:53:49Gérard.
00:53:50Oui, connu par tous les guanchors.
00:53:52Toute la casamance derrière.
00:53:55Je suis impressionné par lui.
00:53:58Ah bon ? Pourquoi ?
00:53:59Oui, d'habiter ici dans les années 70.
00:54:01Et de faire tout ça, de s'intégrer.
00:54:05Là, il est noir.
00:54:06Gérard, on peut dire que c'est un diola.
00:54:08Ça, c'est pas lui là-bas, avec le chapeau ?
00:54:10Oui, c'est monsieur là-bas.
00:54:12Que je tombe pas dans le trou, moi.
00:54:14Salut, moi c'est Sophie.
00:54:16Ça va ?
00:54:16Bonjour Gérard.
00:54:17Vous savez ce qu'il me disait, Raoul, en arrivant ?
00:54:19Il me disait, Gérard, il est presque noir, c'est un diola.
00:54:23Écoutez, ça fait quand même 42 ans que je suis ici.
00:54:2642 ans que vous êtes ici.
00:54:29C'est une bonne partie de ma vie en casamance, plus qu'en Europe.
00:54:33Parce que je suis venu au départ comme coopérant militaire pour faire mon service.
00:54:37Donc j'ai été prof à l'école d'agriculture de Ziganchor pendant deux ans.
00:54:41C'est comme ça que j'ai découvert la casamance.
00:54:44Et puis au bout de mes deux ans de service, je suis resté.
00:54:53Ici, on a à peu près une vingtaine d'employés permanents.
00:54:57Ce qui représente environ 400 personnes.
00:55:00Parce qu'une famille moyenne, c'est 20 personnes.
00:55:03Vous, en faisant travailler une personne, vous en faites déjà travailler 20 ?
00:55:06Voilà, il y en a 20 qui vont vivre dans cette mesure.
00:55:18Alors là, ici, vous avez le périmètre de plantes ornementales.
00:55:22Alors on a beaucoup d'espèces, environ 500.
00:55:27Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez réussi à faire pousser ici, que personne n'avait
00:55:31réussi à faire pousser avant vous ?
00:55:32Au niveau des plantes ornementales, on a réussi à acclimater plein plein de plantes, même européennes, comme des hortensias.
00:55:38Les gens disent, mais ça ne peut pas pousser.
00:55:39J'ai dit, on va essayer.
00:55:41Au niveau des gibiers, j'ai ramené des faisans aussi.
00:55:44Je voulais acclimater le faisan chez moi.
00:55:47Quand je passais mes faisans, théoriquement, il faut des autorisations, des introductions.
00:55:52Mais c'est tellement beau que les douaniers me disaient, mais c'est quoi ça ?
00:55:56Oh, c'est beau ! Passez, monsieur !
00:55:59Et puis, ici, on a tellement de petites bêtes, des mangoustes, civettes, jeunettes.
00:56:05À chaque fois, je les retrouve mangés dans un coin.
00:56:08C'est plus facile d'acclimater les crocodiles.
00:56:10Ah oui, vous avez des crocodiles, Gérard ?
00:56:12Oui, il y a des crocodiles. On va les visiter.
00:56:13Ah oui, on va les voir, les crocodiles.
00:56:27Ça, c'est le crocodile d'une île. C'est celui qui est présent sur tout le continent africain.
00:56:33C'est le plus grand. Les grands, grands spécimens, ils peuvent faire jusqu'à 10 mètres.
00:56:38Actuellement, il n'en existe plus beaucoup, parce qu'ils ont été bien raconnais.
00:56:43Mais c'est un mangeur d'hommes, celui-ci.
00:56:49Oh là là ! Il y en a combien d'ici ?
00:56:51Là, il doit y en avoir à peu près 1 000.
00:56:53Ça a 1 000 crocodiles ?
00:56:54Oui, là, il y a au moins 50 reproducteurs.
00:56:57Et puis, il y a tous les bébés.
00:57:03Qu'est-ce qu'il y a, là ?
00:57:04Ça, c'est des crocodiles de 3 gens, ceux-là.
00:57:08Donc, ils sont nés ici.
00:57:11Et puis, on les déplace d'enclos en enclos sur la future.
00:57:13Oh, il y en a partout !
00:57:19Il y a quelques insectes.
00:57:21On vend la viande.
00:57:23C'est une viande toute blanche, filandreuse, mais ça ressemble à du lapin.
00:57:26Ah ouais.
00:57:27Et puis, on vend également l'été.
00:57:43Qu'est-ce qu'on a, là, à gauche ?
00:57:45Vous voyez, là, vous avez la plantation d'ananas.
00:57:48Les ananas qui sont exposés en plein, plein soleil
00:57:51prennent des coups de soleil.
00:57:52Ils sont fragiles, ils brûlent.
00:57:54Donc, on a mis une couverture de papayé, également,
00:57:58de façon à leur donner un léger ombrage.
00:58:04Voilà, parce que ça sent bon.
00:58:06Non, c'est pareil, ils sont mûris sur pied.
00:58:08Bah, tu vas goûter.
00:58:08Ça n'a rien à voir avec l'ananas que tu peux manger en Europe.
00:58:12On en trouve où ailleurs, en Afrique ?
00:58:15On en trouve pratiquement dans tous les pays africains,
00:58:19équatoriaux, puisque c'est quand même une plante
00:58:20qui demande beaucoup d'eau.
00:58:23Le gros pays francophone exportateur, c'est la Côte d'Ivoire.
00:58:26D'accord.
00:58:26On va rester en Afrique, si vous le voulez bien.
00:58:28On va continuer le voyage.
00:58:30On va partir entre l'Afrique du Sud et la Namibie.
00:58:32Ça, c'est grâce à Anne Poiret,
00:58:34qui va nous amener aux sources de la nation arc-en-ciel,
00:58:37à la découverte du peuple bouchemane.
00:58:39Elle nous ouvre ses carnets de voyage.
00:58:41Et aujourd'hui, c'est le premier opus.
00:58:42Et le point de départ, c'est le cap.
00:58:47J'allais goûter aussi.
00:58:49C'est bon.
00:58:50C'est pur sucre.
00:59:00Il est des pays peuplés d'ombres.
00:59:03De silhouettes fuyantes
00:59:06et d'absence.
00:59:10La terre d'Afrique australe
00:59:11porte celle de l'un des plus vieux peuples de l'humanité,
00:59:15les Bushmen.
00:59:18Un peuple de chasseurs-cueilleurs,
00:59:21nomades,
00:59:22au destin tragique
00:59:23et aujourd'hui presque anéanti.
00:59:27Un peuple dans les pas duquel j'ai voulu mettre les miens.
00:59:49C'est en Afrique du Sud que j'ai commencé mon voyage.
00:59:59Ici, les Bushmen sont la couleur manquante de la nation arc-en-ciel.
01:00:04Sa source, trop longtemps oubliée.
01:00:07Pour évoquer leur passé,
01:00:09comprendre la fascination que les Bushmen exercent sur nous
01:00:11et rencontrer leurs descendants,
01:00:14je suis partie du cap
01:00:15où sont arrivés les premiers Européens.
01:00:18Pour les fuir,
01:00:19les Bushmen et leurs cousins, les Khoï,
01:00:21ont migré toujours plus au nord.
01:00:23Et c'est cette route que je suivrai
01:00:25jusqu'au désert du Kalahari
01:00:26où les derniers Bushmen
01:00:28ont trouvé refuge.
01:00:36T'es en train de me filmer là ?
01:00:44Dans ce township du Cap,
01:00:46on trouve de lointains descendants
01:00:47des premiers habitants de la péninsule.
01:00:51Mélangés, assimilés, métissés pendant des siècles,
01:00:54rares sont ceux qui revendiquent cette filiation.
01:00:57Marie Johnson et sa famille m'ont accueillie chez eux.
01:01:00Ils se battent pour faire reconnaître
01:01:02leur héritage Bushman.
01:01:03Nous, on imagine qu'en Afrique du Sud,
01:01:05il n'y a que des Noirs et des Blancs.
01:01:08Oui, il y a les Noirs et les Blancs.
01:01:10Et puis il y a nous, les peuples indigènes.
01:01:14Nous, les Bushmen et les Khoï,
01:01:16sommes complètement oubliés ici.
01:01:19Pendant l'Apartheid,
01:01:20on s'est battus pour la liberté.
01:01:21C'est pour ça qu'on penchait du côté des Noirs.
01:01:24Mais depuis 1994 et la fin de ce régime,
01:01:27on est complètement mis de côté.
01:01:31Pas assez Noirs aujourd'hui,
01:01:33pas assez Blancs hier,
01:01:34sous l'Apartheid.
01:01:35A force de ne pas trouver leur place,
01:01:37les descendants des Bushmen ont perdu
01:01:39leurs racines et leur identité.
01:01:46Tous les systèmes politiques en Afrique du Sud,
01:01:49depuis Jan van Riebeck, au XVIIe siècle,
01:01:52en passant par l'Apartheid,
01:01:55ont fait en sorte de nous dérober
01:01:56notre vraie identité.
01:02:00Et c'est pour cela qu'aujourd'hui,
01:02:03nous avons cette immense difficulté
01:02:04à faire la connexion
01:02:06entre les Bushmen et nous.
01:02:14Sous l'Apartheid,
01:02:15les Bushmen et les Khoï
01:02:17furent malgré eux inscrits
01:02:18dans la catégorie Colored.
01:02:20Et cette identité imposée
01:02:22allait avec les injustices de l'époque.
01:02:26L'origine de ce township,
01:02:28les K-Flats,
01:02:29est une histoire très triste.
01:02:32Pendant l'Apartheid,
01:02:33le gouvernement a expulsé
01:02:35de leur quartier d'origine
01:02:36tous ceux qui entraient
01:02:38dans la catégorie des Colored
01:02:39et les amis ici,
01:02:41afin de laisser la place aux Blancs
01:02:42dans le centre-ville.
01:03:00Si John m'a emmenée
01:03:01à Lavender Hill,
01:03:03un quartier particulièrement défavorisé
01:03:05des K-Flats,
01:03:06c'est pour me présenter
01:03:07l'une de ses rares amies
01:03:09qui revendiquent comme lui,
01:03:10sans complexe,
01:03:11son origine Bushmen.
01:03:14Ici, au Cap,
01:03:15mes soeurs et moi,
01:03:15on nous traitait de Bushmen,
01:03:17de moins que rien.
01:03:18On me critiquait à cause de ça,
01:03:20on me montrait du doigt.
01:03:21Mais moi, je suis toujours restée fière.
01:03:24Moi, au moins,
01:03:25je sais d'où je viens.
01:03:26Les autres ne savent pas
01:03:27d'où ils viennent.
01:03:30Moi, je sais.
01:03:31Je viens du sud-ouest
01:03:32de l'Afrique du Sud
01:03:33et j'étais là
01:03:34bien avant l'arrivée des Blancs.
01:03:37Allez, viens, on sort.
01:03:38Tu aussi, t'es un Khoïsan,
01:03:40un vrai Bushman.
01:03:43Vas-y, danse comme Michael Jackson.
01:03:47Le message de John et d'Anna
01:03:49passe difficilement
01:03:51auprès de la jeune génération.
01:03:54Aujourd'hui,
01:03:55ils ont tous des cheveux reddits.
01:03:56On ne peut pas les identifier
01:03:57comme Bushmen.
01:03:59Avec ces cheveux reddits,
01:04:00ils ne peuvent pas dire
01:04:01je suis un Bushman.
01:04:03Alors que moi, regarde,
01:04:05quand j'enlève mon foulard,
01:04:06ça se voit.
01:04:10Une part importante
01:04:13de l'identité des Colored,
01:04:15c'est les cheveux,
01:04:16la raideur de tes cheveux.
01:04:20Alors Anna,
01:04:21ce qu'elle veut dire,
01:04:22c'est que la raison
01:04:22pour laquelle ces jeunes
01:04:23ne veulent pas être
01:04:24appelés Bushman,
01:04:25c'est que les peuples indigènes
01:04:27ont des cheveux
01:04:28plutôt frisés
01:04:28et crépus.
01:04:30Mais ça,
01:04:30c'est très mal vu ici.
01:04:32Mais il faut leur demander.
01:04:35Vous vous considérez
01:04:36comme des Bushmen ?
01:04:37Non.
01:04:38Mais alors vous êtes quoi ?
01:04:39On est...
01:04:40On est colored.
01:04:43Et c'est quoi colored ?
01:04:45Colored,
01:04:46c'est être marron ou noir ?
01:04:48Ah non, pas noir.
01:04:49C'est être marron.
01:04:52Mais ça veut dire quoi
01:04:53être marron alors ?
01:04:57Ben...
01:04:57C'est être normal.
01:05:07La honte d'être Bushman,
01:05:09la peur d'être stigmatisé
01:05:11ou perçu comme
01:05:12quelqu'un de primitif
01:05:13ou d'arriéré,
01:05:14remonte à l'arrivée
01:05:15des Européens,
01:05:16ici au Cap,
01:05:17au 15e siècle.
01:05:20Pour comprendre
01:05:21cet anéantissement culturel,
01:05:23j'ai voulu rencontrer
01:05:24un homme qui tente
01:05:25de faire revivre
01:05:26les langues Bushmen.
01:05:30Nigel Crowell
01:05:31a même retrouvé
01:05:33certaines de ses langues
01:05:34à cliques
01:05:34si particulières
01:05:35et qu'on croyait éteintes.
01:05:47Donc, comme ça,
01:05:49presque tous les mots
01:05:50ont un clic
01:05:53au début.
01:05:54Qu'est-ce que vous avez dit, là ?
01:05:55Là, je me suis présenté
01:05:56en disant bonjour,
01:05:58je m'appelle
01:05:58Marche tout seul,
01:06:00c'est mon nom
01:06:02et que j'apprends
01:06:03la langue
01:06:04des Bushmen
01:06:05avec les vieux.
01:06:06Donc, c'est la façon
01:06:07que je me présente.
01:06:08La disparition des langues
01:06:10reflète une extermination
01:06:12en règle.
01:06:13Selon lui,
01:06:14un génocide
01:06:15est allé sur plusieurs siècles.
01:06:17Dès que les Européens
01:06:19ont identifié
01:06:20les Bushmen,
01:06:21les peuples
01:06:21qui vivaient
01:06:22de la chasse à cueillette,
01:06:24ils ont décidé
01:06:24qu'eux,
01:06:25ils étaient
01:06:27diaboliques,
01:06:28qu'ils étaient
01:06:29contre la foi chrétienne.
01:06:31Et là,
01:06:31une vraie guerre
01:06:33a commencé
01:06:34et vous avez le droit
01:06:36de tirer
01:06:37sur un Bushman,
01:06:38un être humain,
01:06:39comme c'était
01:06:40un animal sauvage.
01:06:42Et ça a duré
01:06:43pendant des siècles.
01:06:45Donc, il y avait
01:06:46des fermiers
01:06:47qui avaient un permis
01:06:48et ils pouvaient dire
01:06:50là,
01:06:51j'ai tué
01:06:51300 hommes,
01:06:52femmes et enfants.
01:06:59Nigel me l'a assuré,
01:07:01il faudra rouler
01:07:02très loin au nord
01:07:03pour trouver
01:07:04les dernières communautés
01:07:05Bushmen,
01:07:06dans un désert
01:07:07qu'ils ont mis
01:07:07entre eux
01:07:07et les Blancs,
01:07:08comme un bouclier naturel.
01:07:12Sur la route,
01:07:13je vais retrouver
01:07:14leurs traces.
01:07:15La première,
01:07:17la plus ancienne.
01:07:18La preuve qu'ils sont
01:07:19les premiers habitants
01:07:21d'Afrique du Sud,
01:07:22c'est ici qu'on la trouve,
01:07:23dans cette région
01:07:24du Sederberg.
01:07:35Si vous aussi
01:07:36vous rencontrez
01:07:37à Fistros,
01:07:38elle vous emmènera
01:07:39sûrement sur ces terres
01:07:40pour vous montrer
01:07:41ces 18 000 hectares,
01:07:43ces moutons,
01:07:44ces fruits de la passion,
01:07:46mais surtout
01:07:47ces peintures
01:07:47de Bushman.
01:07:53Nous avons toujours su
01:07:55qu'il y avait
01:07:55ces peintures,
01:07:57mais c'est seulement
01:07:57à partir du moment
01:07:58où des gens
01:07:59de l'extérieur
01:08:00s'y sont intéressés
01:08:01que nous avons pris
01:08:02conscience
01:08:02de leurs valeurs
01:08:03historiques.
01:08:05Oula,
01:08:06je n'ai plus de gasoil.
01:08:09Je suis à court
01:08:10de diesel.
01:08:18C'est maintenant
01:08:18que je m'en rends compte
01:08:19que je suis bête.
01:08:24Ça me rend folle
01:08:25quand les eaux tombent en panne.
01:08:26Je trouve ça tellement stupide.
01:08:30Vous vivez ici
01:08:31depuis longtemps ?
01:08:32Depuis toujours.
01:08:34En fait,
01:08:35j'ai grandi dans la ferme
01:08:36où nous cultivons
01:08:37aujourd'hui
01:08:37des fruits de la passion.
01:08:41et j'ai épousé
01:08:42mon voisin.
01:08:44L'un de ses employés
01:08:45finit par arriver
01:08:47avec une voiture
01:08:47de remplacement.
01:08:50Ah, te voilà enfin !
01:08:52Je croyais
01:08:52que j'allais te voir
01:08:53à Noël.
01:08:54Il fallait que ça arrive
01:08:55avec eux.
01:08:56Ils voulaient visiter
01:08:57la ferme.
01:08:58Merci en tout cas.
01:09:15Venez voir par là.
01:09:22Celui-ci,
01:09:23c'est ce que nous appelons
01:09:24le petit bateau
01:09:25parce que ça a vraiment
01:09:26la forme d'un petit bateau.
01:09:28Il y a plein de petites figures
01:09:29ici en bas aussi.
01:09:36C'est l'endroit
01:09:37où la concentration
01:09:38à l'hectare
01:09:39de ces peintures bouchemaines
01:09:40est la plus importante
01:09:42de tout le pays.
01:09:43Et vous connaissez
01:09:44la signification
01:09:45de ces peintures ?
01:09:46Non, pas vraiment.
01:09:47Pour ça,
01:09:47il faut les demander
01:09:48à David.
01:09:51David,
01:09:52je suis allée
01:09:52le rencontrer
01:09:53à quelques kilomètres
01:09:54de là,
01:09:55à Clan William.
01:09:57C'est l'un des rares guides
01:09:59de la région
01:09:59à qui une université
01:10:01a offert une formation
01:10:02sur les peintures
01:10:03des bouchemaines.
01:10:04Une université
01:10:06qui a également
01:10:07testé son ADN,
01:10:09éclaircissant ainsi
01:10:10le mystère
01:10:10de ses origines.
01:10:12Ça,
01:10:12ce sont les résultats
01:10:13des tests ADN
01:10:14de David van der Westwiesen.
01:10:17C'est moi.
01:10:19Cela montre
01:10:20que je partage
01:10:20l'ADN
01:10:21des tribus
01:10:21bouchemaines
01:10:22et koi.
01:10:24Cet ADN
01:10:25remonte
01:10:25à une période
01:10:26située entre
01:10:2735 000
01:10:28et 100 000 ans.
01:10:37Si l'origine génétique
01:10:38est là,
01:10:39la langue
01:10:40et les traditions
01:10:41ont totalement
01:10:43disparu
01:10:43dans sa famille.
01:10:47« J'aimerais bien
01:10:48parler une des langues
01:10:49bouchemaines
01:10:49ou koi,
01:10:50mais c'est dur
01:10:51de prononcer
01:10:51les clics.
01:10:55J'ai des amis
01:10:56qui les parlent.
01:10:57Aujourd'hui,
01:10:58j'étudie tout ce que je peux
01:10:59pour mieux connaître
01:11:00mes racines
01:11:01koi et san.
01:11:02Je lis beaucoup
01:11:03sur ce sujet. »
01:11:06Avant de nous conduire
01:11:07aux peintures
01:11:08de ses lointains
01:11:08ancêtres,
01:11:09David a voulu
01:11:10nous montrer
01:11:11un autre vestige,
01:11:12un autre héritage
01:11:13dans sa ville,
01:11:15celui de l'apartheid.
01:11:19« Voilà la rue principale,
01:11:21la ligne de séparation.
01:11:23À gauche,
01:11:23c'est la zone blanche.
01:11:27Et là,
01:11:28à ma droite,
01:11:29c'est la zone
01:11:31colored.
01:11:33Ici,
01:11:34la ségrégation
01:11:34est encore là.
01:11:36Le racisme
01:11:37est encore très important
01:11:38dans des zones rurales
01:11:39comme ici.
01:11:42Ma mère m'a raconté
01:11:43que lorsqu'elle était jeune,
01:11:45c'était très dur.
01:11:46À l'hôpital,
01:11:47là-bas,
01:11:48sur la gauche,
01:11:48il y avait des salles
01:11:49de soins pour les blancs
01:11:51et une autre pour nous.
01:11:53Aujourd'hui encore,
01:11:53il y a des maisons
01:11:54de retraite différentes.
01:11:56La séparation
01:11:57est toujours bien visible,
01:11:58malheureusement.
01:11:58« Et qu'est-ce que ça vous fait ? »
01:12:00Ça me rend très triste
01:12:01car on préférerait
01:12:02que la ville de Clan William
01:12:04se rassemble
01:12:05et cesse d'être divisée.
01:12:223 000 peintures Bushmen
01:12:23ont déjà été répertoriées
01:12:25dans les montagnes du Sederberg.
01:12:27Mais beaucoup,
01:12:28selon David,
01:12:29restent à découvrir.
01:12:31Les plus anciennes
01:12:33remontent à 3 500 ans.
01:12:36Grâce à lui,
01:12:37je vais enfin comprendre
01:12:38leur signification.
01:12:45« Chez les Bushmen,
01:12:48les médecins traditionnels,
01:12:49les chamanes,
01:12:51entraient dans des états
01:12:52de trance très profonds.
01:12:56Leur esprit quittait leur corps.
01:12:59Dans cet univers spirituel,
01:13:01il se voyait comme des êtres
01:13:03à moitié humains,
01:13:05à moitié animaux,
01:13:07dans des positions
01:13:08et des formes très étranges.
01:13:10C'est cela qu'il peignait
01:13:11sur ces roches
01:13:12après les trances.
01:13:13qui vont sauver. »
01:13:18Ce jour-là,
01:13:20je suis restée avec David
01:13:21pour méditer
01:13:22sur ce qui avait disparu ici.
01:13:25Cette vie rythmée
01:13:26par les trances des chamanes,
01:13:28l'amour pour les esprits
01:13:29du désert,
01:13:30des montagnes
01:13:31et de l'eau.
01:13:33J'ai tenté d'imaginer
01:13:34ce monde encore enchanté
01:13:37avant de reprendre
01:13:38ma route vers la Namibie,
01:13:40vers les derniers Bushmen.
01:13:53« Tu sais, Raoul,
01:13:54j'ai l'impression
01:13:55qu'il est loin
01:13:56le moment où on prenait
01:13:57le bateau
01:13:58sur l'Atlantique
01:13:59pour rejoindre
01:14:00la Casamance.
01:14:01Le voyage en Casamance,
01:14:03c'est magique pour moi. »
01:14:04« Tu vois, Sophie,
01:14:04on a tourné
01:14:05en Casamance.
01:14:07Donc, on a fait
01:14:08pas mal de choses,
01:14:08on a vu pas mal de choses.
01:14:09C'est vrai, c'est vrai. »
01:14:10« Donc, en haut de terre.
01:14:13Donc, là,
01:14:13si on regarde
01:14:14sur la carte,
01:14:15on voit ce qu'on a fait. »
01:14:16« Le parcours. »
01:14:17« Le parcours qu'on a fait. »
01:14:19« Alors, on est arrivé
01:14:19en bateau
01:14:20par l'océan Atlantique
01:14:21et puis on est entré
01:14:22dans la Casamance
01:14:22par le fleuve Casamance. »
01:14:24« Casamance, toujours.
01:14:25Jusqu'à Zivienchor.
01:14:26Et de Zivienchor,
01:14:27donc, par les Boulons,
01:14:29on est arrivé
01:14:29à Finiam. »
01:14:31« C'est là, oui. »
01:14:31« C'est là. »
01:14:32« Et après, à Finiam,
01:14:33donc, on a fait Kanyobo. »
01:14:34« Oui, je me souviens. »
01:14:36« Voilà, exactement.
01:14:37Et là, Sophie,
01:14:38en fait, je vous...
01:14:39Je t'amène, en fait,
01:14:40dans un endroit, en fait,
01:14:42qui n'a rien à voir
01:14:43avec ce qu'on a vu jusque-là.
01:14:44On va voir
01:14:45en notre visage
01:14:45de la Casamance
01:14:46le Tapskirina. »
01:14:47« Là, on a une vue sublime. »
01:14:49« On a une vue magnifique. »
01:14:51« Avec des vaches. »
01:14:53« On a toujours
01:14:53des vaches qui bronzent.
01:14:54On ne sait pas pourquoi.
01:14:55Elles sont là
01:14:56toute la journée
01:14:57et rentrent le soir. »
01:14:59« Et si on allait leur demander
01:14:59si l'eau est bonne. »
01:15:09« Là, on va s'approcher
01:15:10tout doucement. »
01:15:19« Elle respire les embruns. »
01:15:21« Ça doit être
01:15:21une bonne viande,
01:15:22parce qu'elle est déjà salée. »
01:15:23« Oui, c'est vrai. »
01:15:25« Oui, c'est vrai. »
01:15:31« Qu'est-ce que tu as fait,
01:15:32toi, ici,
01:15:33lorsque tu es à Capskirina ? »
01:15:35« J'étais guide touristique. »
01:15:37« Donc, je suis arrivé au Capskirina
01:15:38avec une toute petite carte de visite. »
01:15:40« Vous pouvez former ce jeune homme
01:15:41comme guide touristique. »
01:15:43« Ah, oui, c'est vrai. »
01:15:43« Et j'ai fait un apprentissage
01:15:45sous le tas. »
01:15:46« Oui. »
01:15:47« Et puis, je suis lancé
01:15:48tout seul l'année suivante. »
01:15:50« C'est des bons souvenirs ? »
01:15:52« C'est des très bons souvenirs. »
01:15:53« Très bons. »
01:15:54« La saison était belle. »
01:15:54« J'étais toujours pressé
01:15:56de pouvoir raconter, en fait,
01:15:58aux gens ce que je connais
01:15:59de mon pays, de ma région. »
01:16:03« Donc, tu as connu
01:16:04Capskiring et la Casamance
01:16:05lorsque c'était un petit peu
01:16:06plus touristique que ça ne l'est aujourd'hui ? »
01:16:08« Voilà. »
01:16:08« Je n'ai pas souvenir
01:16:09que, en fait,
01:16:10les hôteliers se battaient
01:16:13autant comme aujourd'hui
01:16:14pour avoir, en fait,
01:16:15des vols qui arrivent. »
01:16:17« Et quand moi, je travaillais là,
01:16:18on avait quatre vols par semaine. »
01:16:20« C'est fou, oui. »
01:16:21« Et aujourd'hui ? »
01:16:22« Aujourd'hui, on est parti
01:16:23à zéro vols. »
01:16:24« Oh là là. »
01:16:25« On comprend pas. »
01:16:33« Les poissons sortent. »
01:16:37« C'est le poissons sortent. »
01:16:39« C'est le poissons sortent. »
01:16:42« C'est le poissons sortent. »
01:16:46« C'est le poissons sortent. »
01:16:49« Bonjour, comment ça va ? »
01:16:51« Ça va bien. »
01:16:51« Comment votre prénom ? »
01:16:52« Ngangay. »
01:16:53« Enchanté. »
01:16:54« Vous êtes pêcheur. »
01:16:54« Oui. »
01:16:55« C'est vous qui avez tout le mérite. »
01:16:56« Oui. »
01:16:57« Parce qu'il faut y aller,
01:16:57il faut affronter l'océan. »
01:16:59« Voilà. »
01:16:59« C'est ça, la réalité. »
01:17:01« Vous avez peur, des fois, au mer ? »
01:17:02« Non. »
01:17:02« Jamais. »
01:17:03« On est deux hommes. »
01:17:04« Oui. »
01:17:04« C'est juste que si tu pars en mer,
01:17:06il faut faire plus de danse. »
01:17:09« Je peux vous demander ce que c'est, ça ? »
01:17:10« Oui, c'est mon marabout. »
01:17:12« Et vous l'avez toujours sur vous ? »
01:17:13« Toujours. »
01:17:14« C'est mon propre bonheur. »
01:17:15« Ah oui. »
01:17:16« Il vous protège alors en mer ? »
01:17:17« Bon, c'est Dieu qui protège tout le monde. »
01:17:19« C'est vrai. »
01:17:20« Ça, c'est bien dit. »
01:17:21« Ça, je suis là. »
01:17:22« C'est Dieu qui protège tout le monde. »
01:17:23« Oui, oui. »
01:17:23« Ça, c'est bien dit, ça. »
01:17:25« Mais votre marabout, il est toujours avec vous. »
01:17:27« Oui, il est toujours avec moi. »
01:17:28« Il m'accompagne chacun, sans chaque... »
01:17:30« Même si je dors, je vais porter ça. »
01:17:33« Vous avez des garçons, des enfants ? »
01:17:34« Oui, j'ai des enfants. »
01:17:35« Vous avez des fils ? »
01:17:36« Oui. »
01:17:36« Qu'est-ce qu'ils font, vos fils, dans la vie ? »
01:17:38« Étudier dans l'école. »
01:17:40« C'était important pour vous qu'ils étudient ? »
01:17:42« Oui, parce que moi, je n'ai jamais fait les tables banques dans l'école. »
01:17:44« Et je ne souhaite pas que mon fils, il ne l'étude pas. »
01:17:48« Tellement que vous ne voulez pas qu'il devienne fêcheur. »
01:17:49« Oui, ça, c'est vrai. »
01:17:51« C'est vrai. Parce que c'est dur, quoi. »
01:17:52« C'est que tous les fêcheurs que vous voyez ici, on n'habite pas ici. »
01:17:55« Il n'y a que des ressortissants qui viennent ici pour chercher leur... »
01:17:58« Je veux dire que c'est un peuple fêcheur, c'est le peuple fêcheur du Sénégal, c'est le
01:18:02lebu. »
01:18:02« Et on discute, on discute et pendant ce temps, il y a votre pirogue qui remonte. »
01:18:05« C'est obligatoire. »
01:18:06« Merci, hein. »
01:18:08« Merci. »
01:18:34« Je vais prendre quelques apéritifs, deux sachets de cacahuètes. »
01:18:58« Les noix de cacahuètes, en fait, ils restent. »
01:19:00« C'est bon, ça, la noix de cacahuètes ? »
01:19:02« C'est l'or de la casamance. »
01:19:03« Ah oui ? »
01:19:04« Oui. Et tu sais comment ça s'appelle, en fait, comment il s'appelle, en fait, l'arbre qui
01:19:07donne les noix de cacahuètes ? »
01:19:09« Alors, là, tu me poses une colle. »
01:19:11« Le nom n'a rien à voir, en fait, avec la noix de cacahuètes, le nom de la noix
01:19:13de cacahuètes. »
01:19:14« Ça s'appelle l'anacardier. »
01:19:15« Ça donne une pomme. »
01:19:18« En dessous de la pomme, en fait, il y a une amande, une noix, une noix, avec une noix
01:19:22qu'on casse, qu'on grille, et puis, bah, ça donne ça. »
01:19:25« C'est cette fameuse doigt de cacahu qu'on connaît. Elles sont bonnes comme ça. »
01:19:27« Elles sont délicieuses. »
01:19:28« Et surtout quand elles sont grillées, en fait, au feu de bois. »
01:19:30« Très bonnes. »
01:19:31« Ça a un goût terrible. »
01:19:40Petite promenade du soir, sous les anacardiers.
01:19:43Plantés par le père de Joseph Diamacoun, ces arbres ont pris une valeur qu'on avait longtemps ignorée dans la
01:19:48verte casamance.
01:19:49« C'était en 1960. Voilà. Comme mon père avait planté ces anacardiers-là, qu'ils ont aujourd'hui 50
01:20:00ans.
01:20:01Et qu'ils continuent à produire, et beaucoup produire encore. Vous voyez ?
01:20:05Alors, donc, l'anacardier est un arbre très important, très utile.
01:20:11Actuellement, en casamance, je ne vois pas l'arbre qui rapporte plus que l'anacardier.
01:20:18Mais au début, l'anacardier était considéré comme un arbre, ses fruits étaient considérés comme des fruits pour enfants.
01:20:28C'était des enfants qui grillaient ou qui mangeaient les pommes.
01:20:34Aidé par une ONG américaine, Joseph est allé en Inde pour étudier le marché de la noix de cajou.
01:20:40En Inde, car ils sont les plus grands transformateurs de ce produit dans le monde.
01:20:45« Il y a une ville en Inde appelée Colam, dans le sud du pays, où toutes les noix de
01:20:50cajou sont transformées.
01:20:52La demande mondiale est en augmentation, tous les pays en veulent, même l'Europe et les Etats-Unis.
01:20:57Cette noix est perçue comme un nouvel aliment très nourrissant, c'est un encas.
01:21:01Comme elle est riche en protéines, elle est beaucoup utilisée dans l'agroalimentaire.
01:21:06Au fur et à mesure que la production va augmenter, il y aura de plus en plus de concurrence.
01:21:10C'est valable dans tous les commerces.
01:21:11Et des gens de partout viendront pour rentrer dans les affaires.
01:21:15Plus il y a de production, plus il y a d'acheteurs. »
01:21:21Embauché par les négociants indiens, Ibrahima est collecteur.
01:21:25Il bat la campagne pour trouver les bons producteurs et négocier les prix.
01:21:29Quand il a commencé il y a 10 ans, il y avait 2 négociants indiens.
01:21:33Aujourd'hui, ils sont une vingtaine.
01:21:35« Quand ils viennent en avril jusqu'au mois de août, vraiment la casamance,
01:21:42je ne dis pas que toute la pauvreté est diminuée, mais on est presque satisfaits.
01:21:48Parce qu'il y a beaucoup de gens qui travaillent dans cette filière.
01:21:52Des femmes, des jeunes, des vieux, tout. »
01:22:03Zigan Shor voit fleurir les entrepôts pour stocker la précieuse marchandise.
01:22:10Les exportateurs indiens balayent toute l'Afrique en fonction de la maturité des noix
01:22:15et forment sur place les collecteurs pour qu'ils sachent reconnaître la qualité du produit.
01:22:19Au début de la saison, ils confient à leurs intermédiaires de fortes sommes qui permettent de payer cash.
01:22:25« En une saison, l'anacardier va vous donner 3 fois des noix.
01:22:34Celles-ci sont les premières, voici les secondes et les dernières. »
01:22:43Mais toutes les noix de cajou ne partent pas en Inde.
01:22:46Certaines sont transformées sur place, comme ici, dans le petit village de Boutout.
01:22:54Cette entreprise embauche de façon saisonnière une quarantaine de personnes, dont certaines handicapées.
01:23:01Déjà chère à l'achat, la transformation de la noix nécessite quantité de manipulation qui doivent se faire à la
01:23:06main.
01:23:07Les gants sont indispensables.
01:23:09Il faut les changer toutes les deux heures, car l'huile sous la coque est un véritable acide.
01:23:17« Cet acide est récupéré ailleurs, ça peut faire beaucoup de choses.
01:23:22On peut faire du vernis cellulosique pour le bois, on peut faire de l'insecticide,
01:23:27on peut l'utiliser comme intrant au niveau de la peinture,
01:23:30on peut l'utiliser pour faire du liquide de freinage pour les engins lourds.
01:23:36Donc pas mal de choses qui peuvent être faites à partir de cet liquide. »
01:23:42Eliman ne fait guère le poids dans la compétition internationale
01:23:46lorsque les acheteurs indiens débarquent avec l'argent nécessaire pour acheter la production.
01:23:51Il doit se battre pour trouver des capitaux à chaque nouvelle campagne.
01:23:55Souvent, il ne trouve pas assez de stock pour garder ses employés toute l'année.
01:23:59« Depuis que les Indiens se sont intéressés à notre produit,
01:24:03on a vu voir les sectateurs qui s'implantent pour acheter la matière première.
01:24:08Et c'est vrai qu'on a dû commencer à des prix dévisoires comme 35 francs les années 81,
01:24:1435 francs de CFA par kilogramme.
01:24:17Et voyez-vous bien, cette année, on est allé jusqu'à 400 et quelques.
01:24:22Donc c'est une nette progression.
01:24:24Et tout ça, c'est à l'avantage du producteur.
01:24:27« Seulement, il faut signaler que ce n'est pas du tout assez
01:24:33parce que les Indiens, ils amènent ça à ces jeux,
01:24:36ils vont transformer ça comme nous le faisons ici.
01:24:39Et du coup, ça veut leur faire beaucoup d'emplois.
01:24:43Et ces emplois qui sont créés en Inde, on en a besoin aussi.
01:24:47Donc il faut qu'on arrive, nous aussi, à transformer une bonne partie de notre production
01:24:52à défaut de transformer tout. »
01:24:55Aujourd'hui, 95% des noix de cajou de Casamance sont transformées en Inde.
01:25:21« On entend l'orage gronder derrière nous.
01:25:24Décidément, la pluie ne nous aura pas quittés de tout le voyage. »
01:25:27« Mais paradoxalement, Sophie, j'adore ça. »
01:25:30« J'adore ça, c'est le plus chaud de ce temps, ces nuages,
01:25:33cet orage qu'on entend de loin, ces éclairs qu'on voit qui fondent le ciel. »
01:25:37« C'est super. »
01:25:45« Alors, on arrive dans quel village, là ? »
01:25:47« On arrive à Dienverin, où on va assister à une danse. »
01:25:50« La danse du et concorne. »
01:25:54« On les entend ici, là. »
01:25:56« On entend les chants, là. »
01:25:59« Ça va ? »
01:26:30Quelle ambiance aujourd'hui au village ?
01:26:33Oui, c'est la fête au village.
01:26:34C'est le cas de le dire.
01:26:36Exactement.
01:26:36Ça s'appelle le conconne.
01:26:38Tu vois le petit bois qui est entre les filles, ça s'appelle le bombolo, en langue locale ici.
01:26:45En français, on l'appelle le tam-tam téléphonique.
01:26:47Il sert à communiquer, il sert à passer un message.
01:26:50Par exemple, c'est un incendie, c'est un décès, c'est un rituel.
01:26:53Et tout est connu en fait.
01:26:55Deux noirs, tu entends qu'il y a au mariage dans le village où il y a des vêtus à
01:26:59la fête.
01:26:59C'est un événement, d'accord.
01:27:00Et par contre, celui-là, on l'utilise pour la danse préliminaire avant d'aller à la lune.
01:27:12Le tout bleu là, c'est la génération qui a intégré la jeunesse cette année.
01:27:16Pendant tout l'univers nage, ils sont manœuvrés, c'est comme des gobies en fait.
01:27:19La nouvelle recrue.
01:27:20Voilà, voilà, voilà.
01:27:22Quand on sort le tam-tam téléphonique, désormais, ils ont intégré le rang des anciens, des majeurs.
01:27:33J'ai tout fait ici, j'ai fait mes études ici, après je suis parti à l'université.
01:27:37Quand tu étais à l'université, j'imagine que ça devait te manquer la fête de l'économie.
01:27:40Ah mais l'hivernage, je revenais aussi, il faut qu'en rêver.
01:27:42Mais oui, mais ça, c'est une habitude chaleure.
01:27:44Ah oui, super ça.
01:27:45Ah ben, l'hivernage, je m'arrange pour passer au mois de juin.
01:27:48Ah c'est vrai.
01:27:48Ah ben oui, après, tu se dérâtes ça, c'est comme tu étais mieux.
01:27:51Ah oui, ça te manque très bien.
01:27:52Mais dans la foule, quand tu regardes dans la foule, en fait, de ces gens-là qui sont déguisés et
01:27:55tout, tu trouves des instituteurs, des médecins, des enseignants.
01:28:13Bon, Raoul, c'est malheureusement ici que ce voyage se termine.
01:28:18Alors je suis très heureuse qu'on termine sur une note de fête parce que ce voyage a été une
01:28:23fête pour moi.
01:28:23Je voulais sincèrement te remercier parce que tu as vraiment été un guide pas comme les autres.
01:28:28Parce que c'est pas tous les jours qu'on partage le quotidien d'un guerrier Diola.
01:28:32D'un guerrier Diola, ça il faut le dire.
01:28:34Je suis ravi de t'avoir rencontré et mille merci de m'avoir fait découvrir la casamance.
01:28:37Moi aussi, j'ai été très ravi, très ravi de présenter ma région.
01:28:40Un casama santé, une casama en fête permanente.
01:28:44Est-ce qu'il y a un petit mot pour se dire au revoir en Diola ?
01:28:46Okatorral.
01:28:47Okatorral ?
01:28:48Benike.
01:28:49Benike.
01:28:49Voilà.
01:28:50Merci beaucoup, je t'embrasse.
01:28:52Allez, nous, on continue la fête avec tous nos petits amis.
01:28:54Ouais.
01:28:55Moi, je vous embrasse très très fort.
01:28:56Voyez, la pluie ne nous a pas arrêtés.
01:28:58A très bientôt.
01:28:59On dit que c'est une bénédiction de Dieu.
01:29:01Exactement, c'est une bénédiction de Dieu, cette pluie.
01:29:04Bonjour.
01:29:11C'est une bénédiction de Dieu.

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