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  • il y a 10 ans
Échappées belles : Sénégal, pays de la Teranga Saint Louis est la 1ère étape du voyage de Raphaël en terre sénégalaise. Entre la mode sénégalaise, la vie du ...

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00:00:33C'est la première fois que je suis au Sénégal
00:00:39Comment vous trouvez le Sénégal ?
00:00:42Je viens juste d'arriver
00:00:43Et sinon ça va ?
00:00:46Oui ça va, la vie est cool
00:00:48La famille ça va ?
00:00:49Oui ça va, le boulot ça va, la famille ça va
00:00:53Le climat ça va
00:00:55Si tout va bien, j'ai l'impression que c'est la joie et le bonheur
00:00:57Tout va très bien, pas de problème
00:00:59Au Sénégal on dit qu'il n'y a pas de problème, qu'il y a des solutions
00:01:02Ah bon, il n'y a pas de problème, ça va ?
00:01:04Mais vous, vous parlez le Wolof ?
00:01:05Mais non, je ne parle pas le Wolof
00:01:07Non, il faut parler le Wolof
00:01:08Je sais, il faut que j'apprenne
00:01:09Mais vous connaissez le Thébidien ?
00:01:11Non !
00:01:11Le Rio Passe
00:01:12Non, je n'ai rien !
00:01:13La place nationale
00:01:13Je sais !
00:01:14International maintenant !
00:01:16International !
00:01:17Ah là là, mais moi je ne connais rien
00:01:18Ça va avec Barocan
00:01:20Je n'ai pas du contrat
00:01:21D'accord
00:01:23Bienvenue au Sénégal, bienvenue dans ces nouvelles échappées belles
00:01:26On dit que c'est le pays de la Teranga qui veut dire hospitalité en Wolof, c'est ça ?
00:01:29Oui
00:01:29Et rien que ce mot, c'est une invitation au voyage, c'est extraordinaire
00:01:33On va commencer notre périple à Saint-Louis dans le nord du Sénégal
00:01:36Riche de son passé colonial pour aller jusqu'à Dakar, la capitale
00:01:39En passant par des villages, des marchés
00:01:42Et évidemment la langue de barbarie, mais ça, ce ne sera pas en bus, ça sera en pirogue
00:01:46Donc c'est un beau programme quand même ?
00:01:48Oui, c'est un très beau programme
00:01:49Ça va ?
00:01:50Très beau programme
00:01:51Ça va !
00:01:58Vous descendez ici ?
00:01:59Je descends ici, j'ai rendez-vous
00:02:00Merci beaucoup en tout cas
00:02:01A bientôt !
00:02:01Et je vous souhaite un bon séjour
00:02:02Merci !
00:02:03Et à la prochaine !
00:02:04Merci beaucoup Malika, ciao !
00:02:05Soyez les bienvenus !
00:02:26Hey Raphaël !
00:02:27Bonjour Rama !
00:02:27Ça va bien ?
00:02:28Oui, très heureux d'arriver !
00:02:29T'as fait un bon voyage ?
00:02:30Oui, dans le car rapide, c'était parfait
00:02:32Ça a secoué un peu, hein ?
00:02:33Un peu secoué, on palabre beaucoup, non ? C'était parfait !
00:02:36Génial ! Bienvenue !
00:02:37Tu m'as donné rendez-vous au milieu de ce pont
00:02:39Incroyable !
00:02:40On est entre le continent et Saint-Louis
00:02:42Oui, qui mesurent 511 mètres de long
00:02:45Et qui est très très important
00:02:47Parce que sans le pont, c'est clair que
00:02:49Je pense que beaucoup de personnes, beaucoup de Saint-Louisien ne vivraient pas
00:02:52Quotidiennement, il y a au moins 2000 piétons qui passent
00:02:55Et puis c'est magnifique comme symbole, comme rendez-vous
00:02:57On est au-dessus du fleuve Sénégal !
00:03:00J'ai hâte de découvrir ta ville !
00:03:02Eh bien, on y va !
00:03:02Ça marche !
00:03:17Ça y est, on est arrivés sur l'île
00:03:19Et là, on va découvrir pas mal de jolies maisons
00:03:37Tout ça, c'était des commerces de Saint-Louis
00:03:39Oui, on voit Lacoste et compagnie
00:03:42Voilà, on avait Lacoste, Saint-Gère, Chanel
00:03:44Ici, on trouvait tout le monde, toutes les grandes marques
00:03:48D'été ici au temps de la colonisation
00:03:50Mais parce qu'aussi, Saint-Louis était la capitale à un moment donné du Sénégal
00:03:53Exact ! Saint-Louis était la capitale et c'est là où la richesse de Saint-Louis s'est vraiment
00:03:59déclenchée
00:04:09C'est normal, tous ces moutons et toutes ces chèvres dans la rue ?
00:04:12Ah oui, mais là, c'est l'approche de la fête de la tabaski, la fête du mouton
00:04:16Donc tout le monde exhibe son plus beau mouton devant sa porte
00:04:19Ah oui !
00:04:19Avant la fête !
00:04:26Il y a une fierté d'être habitant de Saint-Louis ?
00:04:28Ah oui, une grande fierté !
00:04:29C'est une ville qui brasse beaucoup de cultures, beaucoup d'échanges, beaucoup d'humanité
00:04:34Il y a un art de vivre derrière ça !
00:04:36Tout à fait, oui, il y a un art de vivre !
00:04:38Juste après le fleuve, on a le quartier des Pêcheurs qui sépare l'océan du fleuve Sénégal
00:04:43C'est le quartier le plus peuplé de Saint-Louis
00:04:47Ils ont plus de 2000 habitants et ils vivent essentiellement de la pêche et des dérivés de la pêche
00:04:52Ils travaillent le poisson séché, le poisson... voilà, de...
00:04:57Sans eux, je pense qu'on mangerait pas de poisson !
00:05:04Ce matin, le vent vient de l'est
00:05:08Ismaël partira sur sa pirogue, comme tous les jours depuis plus de 30 ans
00:05:14L'océan n'est pas loin, juste de l'autre côté de la rue
00:05:17Au village des Pêcheurs de Saint-Louis, comme sur toute la côte sénégalaise
00:05:20Le poisson est un élément essentiel de l'économie
00:05:24Départ pour quelques heures de mer
00:05:42Nous savons que tout ce qui s'occupe du poisson, c'est de l'économie de Pêcheurs
00:05:47Les femmes transformatrices, les marieurs, les crânes d'eau qui transportent les poissons
00:05:52Les femmes qui vont au marché, qui achètent des poissons pour les vendre au marché
00:05:56Ils sont tous des pêcheurs
00:05:59Les charpentiers, même les quincailleries sont des pêcheurs
00:06:03Même les gens qui font la décoration des pirogues sont des pêcheurs
00:06:11Tous pêcheurs, car tous impliqués dans ce secteur essentiel de l'économie du pays
00:06:17On considère que près de 2 millions de Sénégalais sont dépendants de la pêche maritime pour vivre
00:06:22Un circuit de travail qui va de la construction de la pirogue à la transformation du poisson
00:06:27En passant par une infinité de petits métiers
00:06:35Pour une petite pirogue, il faut une journée de travail
00:06:38Et pour une grande, 4 ou 5
00:06:41Une petite pirogue qui coûtera entre 1200 et 2000 euros
00:06:45C'est dire s'il faut rapporter beaucoup de poissons pour s'en payer une neuve
00:06:50Justement, Ismaël rentre de sa pêche
00:06:53Et malgré tous ses efforts, il ne réussit qu'à faire rire les potentielles acheteuses
00:07:09La somme de ma recette est de 700 francs
00:07:12700 francs ne peut pas satisfaire mes besoins
00:07:14Pour acheter du carburant, une dépense
00:07:19Et mes animaux pour manger
00:07:21Et moi aussi pour manger
00:07:22Comment faire ?
00:07:23Et je ne crois que la mer
00:07:25Je n'espère que la mer
00:07:28C'est fini ?
00:07:29Vous avez vidé toutes les pirogues ?
00:07:31Oui, c'est fini
00:07:33Il ne reste que ça ?
00:07:34Rien d'autre ?
00:07:35Que du tala ?
00:07:36Oui, que du tala
00:07:40Nous ne travaillons que la pêche
00:07:42Nous ne savons que la mer
00:07:44Nous ne savons que pêcher
00:07:45Nous n'avons pas de boutique
00:07:47Pour nous déloigner des chambres à lui
00:07:50Nous ne vivons que sur la mer
00:08:02Autour de la pirogue, des vieillards, des femmes et des enfants
00:08:05La cohue n'est qu'apparente
00:08:10Chacun est là pour une raison bien précise
00:08:12Et une règle de base est toujours respectée
00:08:15Tout travail mérite salaire
00:08:16Même ceux de salaire est en poisson
00:08:19Je ne peux pas être là
00:08:22Me coucher sur mon lit
00:08:23Venir dans une pirogue
00:08:24Prendre des poissons
00:08:25Pour avoir des poissons, il faut que je les jette
00:08:54Mes oncles sont des pêcheurs
00:08:56Ma maman est marailleur
00:08:57Mais avant d'être marailleur, il faut suivre les pêcheurs
00:09:01Et ensuite, c'est à nous de remplacer les anciens
00:09:04Et nos mères se reposent
00:09:11Le meilleur poisson est emporté sur Dakar
00:09:13Pendant qu'une partie de la pêche est transformée sur place
00:09:16Par une corporation de femmes
00:09:17On les appelle les transformatrices
00:09:23Séchées ou salées, le produit de la mer pourra ainsi voyager jusqu'au Mali
00:09:27Ces femmes permettent de nourrir ceux qui vivent loin de la mer
00:09:32Il y a un philosophe qui dit que
00:09:38S'il n'y avait pas de cheveux, il n'y avait pas d'automobile
00:09:41S'il n'y avait pas de pêcheurs, il n'y avait pas de pêcheurs, il n'y avait pas
00:09:44de marières, il n'y avait pas de femmes transformatrices
00:09:46C'est un philosophe, qu'il avait dit
00:09:49Ou bien si je me trompe
00:09:55On compte 600 000 emplois directs dans le secteur de la pêche au Sénégal
00:09:58Une ressource naturelle qu'il faut donc précieusement conserver
00:10:16Il n'y avait pas d'automobile
00:10:19Il n'y avait pas d'automobile
00:10:22Tout d'un coup une envie irrépressible d'être touchée
00:10:26Que tu me touches
00:10:28Tu n'es plus là
00:10:30Tu n'es jamais là
00:10:32Quand le frisson de la mort me traverse le corps
00:10:35Tu n'es pas là
00:10:37Quand le frisson du désir me traverse le corps
00:10:40Tu n'es pas là
00:10:41Tu n'es jamais là quand le frisson du désir me traverse le corps
00:10:45Bravo !
00:10:51Bravo !
00:10:52Bravo !
00:10:53Ça va c'est pas trop...
00:10:57Notre troupe s'appelle Copinard, ce qui veut dire les copains artistes
00:11:04C'est un très beau programme
00:11:06Moi je suis le président
00:11:08Et je suis danseur
00:11:11Les autres sont des comédiens
00:11:13C'est quand même assez original
00:11:14Comment ça t'est venu de vouloir faire de la danse contemporaine ?
00:11:18Selon moi, la danse contemporaine, c'est la danse de notre époque
00:11:22C'est très tendance
00:11:26Et est-ce que la ville de Saint Louis influence tes créations ?
00:11:29Wow !
00:11:30Oui, d'abord Saint Louis vaut la peine d'être vécu
00:11:33Être Saint Louisien, c'est quelque chose
00:11:38Se réveiller le matin, voir le pont, le fleuve, les bateaux
00:11:42Il n'y a pas de meilleure source d'inspiration
00:11:44La ville de Saint Louis, c'est de l'art
00:11:46Merci beaucoup, merci de m'avoir fait partager ce moment
00:11:49Merci !
00:11:50Merci !
00:11:52Bravo ! Très belle voix !
00:11:54Merci mon Dieu !
00:11:56Merci mon Dieu !
00:11:58Merci mon Dieu !
00:12:19Tu m'emmènes où ?
00:12:20Dans le stand où j'aime bien acheter mes tissus quand je fais les collections
00:12:27Bonjour !
00:12:28Bonjour !
00:12:29Bonjour !
00:12:29Bonjour !
00:12:30Bonjour !
00:12:30Bonjour !
00:12:35Il a du choix !
00:12:37Par exemple, il va te le dire, ici ça vient de la Côte d'Ivoire
00:12:42Là c'est du Sénégal, là c'est du Bénin, voilà, c'est tout mélangé
00:12:46Il y a toute l'Afrique ici ?
00:12:47Oui, il y a un peu toute l'Afrique, mais dans ce petit stand
00:12:50Donc j'aime bien faire une collection bien variée
00:12:54Et je vois, là il y a marqué wax
00:12:56C'est du coton, imprinté en Afrique
00:12:59D'accord !
00:13:00Ça c'est la gamme qui vient vraiment du Sénégal, de Dakar
00:13:04Où c'est des femmes teinturières qui font ça, et aussi de Saint Louis
00:13:07Il y a des teinturières de quartier des pêcheurs qui font ça
00:13:12Ça déjà je vais le mettre de côté
00:13:16Attends je t'aide !
00:13:18Il y a quelque chose de drôle
00:13:20Ah ouais c'est pas mal, les parapluies ?
00:13:22Oui !
00:13:24Ça t'imagines en faire quoi par Ivoire ?
00:13:26Je peux prévoir une très belle robe avec des découpes de...
00:13:29Voilà, toute une île à robe, les découpes de parapluies bien décorées dessus
00:13:33Et après la fille qui va sortir avec le parapluie d'une autre couleur complètement différente
00:13:37Toi tu penses tout à la mise en scène aux choux ?
00:13:39Exactement !
00:13:44Ça c'est pas la même matière ?
00:13:45Non ça c'est pas la même matière
00:13:46On l'appelle du bazin, c'est toujours du coton imprimé d'ici
00:13:50Mais à la fin de l'impression ils mettent de l'amidon
00:13:53Il y a cet effet de brillance là-dessus
00:13:55Et ça, ça plaît à la sénégalaise ?
00:13:57Surtout là qu'il y a la fête de la tabaski
00:13:59Elles seront toutes habillées, voilà, un peu bazin, wax qui brille
00:14:03Il y a 8000
00:14:058000, c'est ça !
00:14:08Pour moi c'est du 7000
00:14:09Ça y est, je l'ai bien formé, il connaît bien, c'est 7000
00:14:12D'accord, pas de problème
00:14:15Ça marche !
00:14:17Merci, tu m'as fait gagner 1000 balles !
00:14:36C'est chaud hein !
00:14:36Il fait très très chaud !
00:14:38Je ne t'ai pas dit parce qu'après le déjeuner, tout à l'heure, je vais t'amener au
00:14:42village
00:14:43Là où je travaille avec les femmes, pour que tu découvres un peu plus mon travail
00:14:48Mais il y a un chef de village et il faudra lui amener un petit cadeau
00:14:52C'est la tradition qu'on a mis dans un village ?
00:14:54C'est la tradition ici d'amener un cadeau au chef de village
00:14:56D'accord !
00:15:06Rama, après le textile, tu nous amènes avec les moutons !
00:15:10Ben oui, c'est le marché des moutons, c'est l'approche de la Tabaski
00:15:13Et c'est très sacré, c'est une fête religieuse en fait, c'est très sacré, c'est comme la
00:15:18laïde
00:15:19Est-ce que tu penses que pour le chef du village, lui offrir un mouton, ça serait une bonne chose
00:15:23?
00:15:24Ah oui, je pense qu'il va être très très content, parce qu'il va se dire que sa Tabaski
00:15:28est faite
00:15:30Il est bien !
00:15:32Il est à combien ?
00:15:3465 000, quoi !
00:15:35Non, je ne peux pas, vraiment, désolé, c'est trop cher
00:15:38Mais ça c'est bon !
00:15:41Non, le dernier prix qu'on a pour celui-là, c'est 45 000, est-ce que c'est bon
00:15:45ou pas ?
00:15:4650 000, le dernier prix !
00:15:4850 000 !
00:15:5050 000 ?
00:15:5350 000 ! C'est toute la famille !
00:15:54Allez, on y va !
00:15:56C'est quand même un peu particulier, non ?
00:15:58Ben oui, c'est vrai !
00:16:00C'est la première fois que j'achète un mouton !
00:16:06Allez, voyez !
00:16:10Allez !
00:16:12Allez !
00:16:13Allez !
00:16:16À l'ombre !
00:16:17Hop !
00:16:18Voilà !
00:16:20Super ! Très bien !
00:16:23Assalamu alaykoum !
00:16:24Mali koum salam !
00:16:26Ça va bien ?
00:16:27Très bien !
00:16:30Monsieur Dié fait partie
00:16:32des couturiers que j'apprécie beaucoup
00:16:34et avec qui je travaille à Saint-Louis.
00:16:36Je te dépose juste les tissus
00:16:38que j'ai achetés et je passerai
00:16:40te dire...
00:16:49C'est vraiment génial.
00:16:51On a pris pas mal de défilés ici à Saint-Louis.
00:16:54On travaille ensemble.
00:16:56C'est le nouveau âge,
00:16:57c'est l'ancien âge.
00:16:59Toujours on travaille ensemble.
00:17:01Vous êtes ailleurs depuis combien de temps ?
00:17:03Ça fait bien une quarantaine d'années.
00:17:06Il n'est pas comme
00:17:07on va dire les anciens.
00:17:09C'est un ancien open.
00:17:11Il est très ouvert, il n'y a pas de problème là-dessus.
00:17:13C'est grâce à elle aussi.
00:17:14Merci et moi, le savoir d'un ancien
00:17:17qui est là.
00:17:18Ce mélange-là donne un petit peu
00:17:20une robe comme ça.
00:17:21C'est comme les tissus que tu as achetés ce matin au marché ?
00:17:24Oui, c'est la collection 1, 2, 3 couleurs
00:17:26que je continue toujours.
00:17:28Je fais vraiment mon idée
00:17:30à partir de ma boutique.
00:17:32Je lui explique à Dié ce que je veux.
00:17:34Et lui, il fait l'assemblage comme ça.
00:17:36C'est très beau, Dié.
00:17:37C'est vraiment un très beau travail.
00:17:39Merci, merci.
00:17:40Merci beaucoup.
00:17:41Merci.
00:17:42Merci.
00:18:08Un fleuve frontière, un fleuve nourricier, un fleuve de
00:18:12voyageur.
00:18:13Ce cours d'eau impétueux porte le nom du pays qu'il borde,
00:18:17Sénégal.
00:18:18Ici, la traversée est très courte.
00:18:20C'est le point d'échange entre deux pays.
00:18:23Rosso est une ville coupée en son milieu
00:18:25avec, malgré tout, une communication permanente
00:18:27entre le Sénégal et la Mauritanie.
00:18:33De Saint-Louis, son embouchure, à Podore, dernière ville navigable au Sénégal.
00:18:38Le fleuve a servi longtemps de voie commerciale, avant et pendant l'époque coloniale.
00:18:43Ce qui a fait la richesse des villes qui le bordent.
00:18:49Mais la navigation s'est arrêtée dans les années 60.
00:18:52Il reste aujourd'hui, comme témoin du passé,
00:18:54une ancienne grue à vapeur et un bateau de croisière qui invite au voyage.
00:19:00En quittant chaque semaine la ville de Saint-Louis,
00:19:02le boue El Mokdar évoque un temps où le commerce était florissant
00:19:06et où Saint-Louis était la capitale du pays.
00:19:09A l'époque, le fleuve était donc la seule voie de communication
00:19:13parce qu'à l'époque, pratiquement, la route était inexistante
00:19:16ou était pratiquement impracticable.
00:19:18C'est la raison pour laquelle toute l'activité économique
00:19:21s'est déroulée justement le long de ce fleuve Sénégal.
00:19:30L'autre comptoir, marqué par les maisons coloniales, est à Podore,
00:19:34une petite bourgade oubliée dans les méandres du fleuve.
00:19:40L'ivoire, la gomme arabique et la traite négrière
00:19:43ont contribué à la fortune de ces grandes bâtisses,
00:19:46aujourd'hui presque abandonnées.
00:19:48Sauf pour quelques-unes qui ouvrent leurs portes au tourisme.
00:19:59A quelques encablures de là, un petit village de pêcheurs toutes couleurs.
00:20:13Samba est né ici et dans quelques jours, il rejoindra Saint-Louis
00:20:17pour monter à bord du boue El Mokdar pour la saison touristique qui s'annonce.
00:20:21En cela, il perpétue une tradition familiale.
00:20:24Son grand-père, le chef du village, a longtemps servi à bord des bateaux
00:20:29de la compagnie des messageries du Sénégal.
00:20:34Travailler dans le bateau, c'est un héritage.
00:20:37Comme si cela coulait dans nos veines.
00:20:39C'est dans la famille.
00:20:41Depuis ma naissance, dès que j'ai vu le bateau,
00:20:43j'avais l'espoir d'y travailler un jour.
00:20:47Mon grand-père y était, mon père y était, et moi maintenant.
00:20:55Village de pêcheurs, mais aussi de riziculteurs,
00:20:58car les méandres du fleuve permettent deux récoltes de riz par an.
00:21:02La variété de riz a été particulièrement sélectionnée.
00:21:06Les enfants du village sont envoyés pour retirer les lénuphars qui étouffent les cultures
00:21:10et le mauvais riz, considéré comme sauvage.
00:21:13C'est pas du tout pareil.
00:21:15Ça, c'est du riz planté.
00:21:16Et voilà le sauvage.
00:21:21On cultive aussi des tomates, des oignons et des pastèques.
00:21:24On a du potiron, du gumbo et aussi de l'aubergine africaine.
00:21:39Dans ces canaux construits par la CSS, compagnie sucrière du Sénégal,
00:21:43la population trouve l'occasion de s'alimenter en eau.
00:21:48Le Sénégal a sa propre production de sucre assuré par des milliers d'hectares de cannes.
00:21:53Une plantation aussi vaste que Paris est sa banlieue.
00:21:56Pourtant, nous ne sommes pas très loin du Sahara et le fleuve ne peut pas tout.
00:22:00Les sols riches, il n'y en a plus.
00:22:03Soit c'est occupé déjà par la CSS ou par les riziculteurs.
00:22:07Là, on est vraiment dans le sable.
00:22:09Vous allez voir, c'est pauvre.
00:22:11C'est très pauvre.
00:22:12Il n'y a rien.
00:22:12L'eau s'infuse très vite.
00:22:13Donc on est obligé de passer au goutte à goutte.
00:22:19Chaque pied de canne est alimenté de manière très précise.
00:22:22Si c'est une période avec une forte pluviométrie, on diminue la quantité d'eau.
00:22:27Si c'est une jeune canne, elle n'a pas besoin de beaucoup d'eau.
00:22:30Et plus la canne grandit, on peut aller jusqu'à 11 millimètres par jour.
00:22:37Ce procédé proposé par les Israéliens pourrait transformer radicalement le paysage et faire durer les bénéfices de la saison des
00:22:44pluies.
00:23:09Ça va ?
00:23:10Ça va ?
00:23:11Ça va ?
00:23:12Ça va ?
00:23:12Ça va ?
00:23:13On est presque arrivés, ça va.
00:23:35Eh bien, super ! On va aller voir le chef de village.
00:23:38On va voir le chef de village ?
00:23:39Directement, oui.
00:23:40On va saluer tout le monde d'abord.
00:23:44Eh bien, voilà !
00:23:47C'est la doyenne, mais vraiment la doyenne du village.
00:23:51Et là, il y a des femmes de ce fort.
00:23:55Oh là là !
00:23:59Ça contente super !
00:24:08Allez !
00:24:19C'est génial !
00:24:22C'est génial !
00:24:24C'est génial !
00:24:26Bravo !
00:24:34On revient !
00:24:38Quel accueil !
00:24:40C'est toujours comme ça ?
00:24:41Non, non !
00:24:42Là, c'est vraiment pour l'accueil de Raphaël.
00:24:45Voilà !
00:24:46Voilà !
00:24:48Je te présente de chef de village.
00:24:51Ça va, Raphaël ?
00:24:52Voilà !
00:24:53Bonjour !
00:24:54Bonjour !
00:24:54Merci beaucoup de nous accueillir.
00:24:56Oui !
00:24:57Je vous ai amené un mouton, parce que je sais que c'est bientôt la Tabaski.
00:25:00Donc c'est un cadeau pour vous et votre village.
00:25:06Que la paix soit avec toi.
00:25:08Je suis content que tu sois ici.
00:25:11Tu es le bienvenu dans le village.
00:25:16J'ai un bonheur sans limite que tu sois dans le village.
00:25:21Nous te remercions, moi, ma famille et tout le village.
00:25:26Je suis d'autant plus content que je n'avais pas de mouton pour la fête de la Tabaski.
00:25:32Ah !
00:25:32Ça, c'est génial !
00:25:34Merci.
00:25:35Merci beaucoup.
00:25:36Merci beaucoup.
00:25:37C'est mon plaisir et merci de nous accueillir.
00:25:39Merci beaucoup.
00:25:40Merci beaucoup.
00:25:41Merci beaucoup.
00:25:43Merci beaucoup.
00:25:44Merci beaucoup.
00:25:45Merci beaucoup.
00:25:46Merci beaucoup.
00:25:47Merci beaucoup.
00:25:53Merci beaucoup.
00:25:59C'est ça, la Teranga ?
00:26:00Oui, voilà.
00:26:01Là, c'est la Teranga, mais typique.
00:26:04Ils étaient très contents, en tous les cas, qu'on soit là.
00:26:09Rama, tu peux m'expliquer quel est le but de ton association ?
00:26:12Je forme les femmes sur tout ce qui est accessoires.
00:26:16Voilà, des boucles d'oreilles, serre-têtes, bracelets, du patchwork.
00:26:22Voilà, des grandes...
00:26:23Elle récupère toutes les chutes pour en faire des nouvelles créations.
00:26:26Exact.
00:26:26Et toi, tu les formes à ces métiers-là ?
00:26:28Oui.
00:26:50Alors, je vais te présenter les femmes qui travaillent avec moi.
00:26:54Ça, c'est les doyennes avec qui j'ai commencé.
00:26:57Et je pense qu'il faut que je leur trouve des lunettes.
00:27:00Elles m'ont demandé des lunettes pour pouvoir mieux travailler.
00:27:03Est-ce que je peux m'asseoir à côté de vous ?
00:27:04D'accord.
00:27:11L'idée aussi, c'est de donner vraiment, d'apporter du travail aux femmes de ce village
00:27:16qui n'en avaient pas et qui en avaient vraiment, vraiment besoin.
00:27:19Et je pense qu'elles sont très contentes de s'ouvrir un peu plus sur ce genre de travail, je
00:27:26pense.
00:27:27Là, ce que font les femmes, c'est une formation technique.
00:27:30Donc, c'est assez complexe.
00:27:32Mais ce n'est pas qu'une formation technique.
00:27:34Ah oui, il y a le côté artistique parce que j'ai envie qu'elles voient
00:27:37mais vraiment les couleurs qui vont avec les perles et les mélanger avec le textile.
00:27:41Au début, je leur ai montré plusieurs fois.
00:27:45Pendant un mois, je leur ai montré les couleurs qui vont bien avec.
00:27:48Mais maintenant, je les laisse choisir pour voir.
00:27:49C'est vraiment de la création aussi de leur part ?
00:27:51Oui, oui.
00:27:53Nous, on prie Dieu pour que notre travail progresse et que cela nous profite.
00:27:59Et que toi, Rama, tu vendes encore longtemps nos produits.
00:28:03Et est-ce que ça a été bien vu par les hommes ici du village que vous travaillez sur ce
00:28:08projet ?
00:28:09Les hommes sont tellement d'accord que même lorsqu'on est en retard ou que l'on est fatigué,
00:28:16ils nous motivent et nous demandent de ne pas nous décourager.
00:28:27Bon, Rama, comment on fait si on n'a pas envie de partir d'ici ?
00:28:30Mais moi, je te garde avec plaisir.
00:28:32Merci de m'avoir fait découvrir Saint-Louis et puis toutes tes créations, c'est magnifique.
00:28:35Merci.
00:28:36Et puis grâce à toi, tu fais vivre les femmes du village.
00:28:38Et ça, je trouve ça incroyable.
00:28:40Merci.
00:28:41Merci à toi et puis à très bientôt.
00:28:42Très bientôt.
00:28:53Dans toute l'Afrique et même au-delà, les Sénégalais sont reconnus pour leur raffinement et leur élégance naturelle.
00:29:00Une réputation qui remonte avant l'époque coloniale où déjà de nombreuses illustrations donnaient à voir des femmes somptueusement vêtues.
00:29:07On les appelait les signards. Elles avaient un don pour la séduction et les affaires.
00:29:12Ces femmes qui éventuellement deviennent métisses progressivement, etc. atteignent un certain standing social qui fait qu'on leur donne un
00:29:22titre de dame qui vient du portugais senior et qui devient signard.
00:29:28On voit une élévation progressive des fortunes et des situations sociales, précisément parce que ce sont des maîtresses femmes qui
00:29:38ne se contentent pas d'être femmes maîtresses et qui essayent de faire avancer les choses et qui le font
00:29:43plutôt bien.
00:29:50À Saint-Louis et à Gorée, les belles possédaient des demeures cossues.
00:29:55Elles géraient leurs affaires entre deux continents en mariant sur leur tenue les accessoires européens, les tissus africains et une
00:30:02manière bien à elles de présenter le tout.
00:30:05Xavier Ricou est collectionneur. Il ne se lasse jamais de relire les illustrations du passé.
00:30:11C'est indiqué boucle d'oreilles en or, combinaison en mousseline, un châle en soie, etc.
00:30:20Et donc on comprend qu'elles aimaient beaucoup l'apparat, elles aimaient beaucoup se montrer, elles aimaient beaucoup s'habiller
00:30:28de façon riche.
00:30:29Mais encore une fois, c'est une richesse relative par rapport au Sénégal.
00:30:36Les femmes qui portent des mouchoirs très élaborés sur la tête, je me demande toujours si elles ont été inspirées
00:30:41par les signards pour porter ces mouchoirs-là sur la tête,
00:30:44ou si les signards elles-mêmes se sont inspirées des femmes traditionnelles pour élaborer ces dumbbells pas très particulières.
00:30:51Il y avait des boucles d'oreilles, des bijoux en or, le plus possible d'or, qu'on montrait.
00:30:57Non seulement qu'on montrait, mais aussi, s'il n'y avait pas assez de place pour les montrer, on
00:31:02allait les faire montrer par ces petits esclaves.
00:31:05Ça, c'est peut-être des choses qu'on trouve encore dans la société traditionnelle, cette façon de vouloir montrer
00:31:12ce qu'on est.
00:31:21Élégante, raffinée, voire sophistiquée.
00:31:25Quel que soit le contexte, la Sénégalaise se soigne du bout des ongles à la pointe des cheveux.
00:31:29La coiffure est particulièrement contraignante car la chevelure africaine a certaines particularités qu'il faut dompter.
00:31:41Miniel s'intéresse de près à la coiffure et son credo, c'est de rompre avec les mauvaises habitudes qui
00:31:47consistent à martyriser le cuir chevelu et à utiliser des artifices.
00:31:51Mes cheveux ne sont pas comme ça quand même. J'ai des cheveux africains.
00:31:56Ah, mais vous savez que les cheveux africains peuvent pousser aussi ?
00:32:00Oui, je sais, je sais.
00:32:01D'accord. Et vous en avez plusieurs des perruques comme ça ?
00:32:04Oui, j'en ai plusieurs. J'en ai deux comme ça et deux de toute façon.
00:32:08Ah ah, donc ça vous fait un budget colossal.
00:32:11Donc il serait peut-être temps de laisser pousser vos cheveux naturels.
00:32:14Oui.
00:32:15Ça vous reviendrait peut-être moins cher.
00:32:16J'aimerais pousser mes cheveux.
00:32:18D'accord.
00:32:19Si j'ai la possibilité de les pousser pour qu'ils deviennent comme ça, je le ferai puisque ce sera
00:32:23plus naturel.
00:32:24Je vais laisser ma carte.
00:32:25D'accord, il faut me laisser. En tout cas, c'est là comme ça.
00:32:27D'accord.
00:32:32Miniel a ouvert deux salons à Dakar.
00:32:35Ici, on traite les femmes avec douceur et sans chimie selon la mode nappy venue des Etats-Unis.
00:32:40Natural and happy.
00:32:47Ces clientes veulent en finir avec la dictature du paraître. Et surtout, elles pensent à leur santé.
00:32:54Les éléments chimiques que nous utilisons forcément rentrent dans notre organisme et forcément vont se loger quelque part, créer des
00:33:03dégâts.
00:33:04Il y a des études qui sont faites. Il y a des attentissements sur la santé de la femme, surtout
00:33:09quand elle commence à faire le défrisage très jeune.
00:33:11C'est pas au niveau de la coiffure qu'il faudrait que les choses changent, mais au niveau des mentalités.
00:33:15Ce ne serait pas rendre la coiffure plus sophistiquée, ce serait rendre peut-être la Sénégalaise moins sophistiquée pour qu
00:33:22'on puisse justement, bon ben voilà, trouver aussi de l'attrait à avoir de gros stress.
00:33:28Ça va être joli, hein ?
00:33:32Joli, plus sain et infiniment plus naturel.
00:33:49Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:08Extraordinaire !
00:34:09Quel beau paysage !
00:34:11Waouh !
00:34:12Avec cette lumière !
00:34:16C'est incroyable !
00:34:17Oui, c'est très beau !
00:34:18C'est pourquoi je vous amène ici, pour la belle vue !
00:34:22Voilà !
00:34:23Là, c'est le fleuve Sénégal, long de 1750 km et 500 mètres de large.
00:34:28Il prend sa source dans les régions montagneuses
00:34:31au foot de Yolon en République de Guinée.
00:34:33Et là, on est sur une partie
00:34:34du Parc National de la langue de Barbary.
00:34:36C'est la limite nord.
00:34:38Et ce que vous voyez là, en bande de fil à eau,
00:34:40c'est la langue de Barbary.
00:34:42Pourquoi la langue de Barbary ? Parce qu'avant,
00:34:44il y avait des arbres qu'on appelait les figuiers de Barbary.
00:34:47Et d'autres informations
00:34:48qui disent que ce sont des berbères
00:34:50qui habitaient à Saint-Louis pendant la période de la colonisation.
00:34:53Et Barbary vient de berbères.
00:34:55Vous voyez, sur la langue de Barbary,
00:34:56il n'y a pas d'habitation.
00:34:58Et la population locale
00:35:00habite ici sur le continent
00:35:01le delta du fleuve Sénégal.
00:35:03C'est magnifique.
00:35:05Toi, tu viens souvent ici ou pas ?
00:35:06Oui, moi, je viens souvent ici
00:35:07parce que moi, je suis éco-guide
00:35:09au Parc National de la langue de Barbary.
00:35:11Il y a une particularité dans ce parc
00:35:13parce que le parc, son premier objectif,
00:35:16c'était la conservation des sites de ponte
00:35:18pour les tortilles marines.
00:35:20Avant, les gens pensaient qu'il n'y avait pas de tortilles.
00:35:22Mais depuis 2010-2011,
00:35:24on commence à voir les sites de ponte
00:35:26sur la langue de Barbary
00:35:27jusqu'à voir les bébés.
00:35:29Donc, ça peut nous dire, bel et bien,
00:35:31que dans le parc, maintenant,
00:35:32existe des tortilles marines.
00:35:33Ah, c'est extraordinaire.
00:35:34C'est extraordinaire.
00:35:35Et il n'y a que des tortilles marines
00:35:36ou il y a des oiseaux ?
00:35:37Il y a des oiseaux
00:35:38parce que c'est un parc marin.
00:35:39On a l'îlot de reproduction des oiseaux
00:35:41où les oiseaux passent en période
00:35:43pour faire la reproduction dans l'îlot.
00:35:47Il y a du monde ici.
00:35:49Ça va ?
00:35:50Ça va aller.
00:35:51Ça va aller.
00:36:22Voilà.
00:36:22Ce qu'elle a ici, c'est la reproduction
00:36:24de certaines espèces.
00:36:25Parce qu'ils trouvent cette place-là,
00:36:27c'est très calme.
00:36:28Il n'y a pas la fréquentation de la population.
00:36:30C'est pourquoi ils préfèrent
00:36:31cet endroit qui a beaucoup d'art.
00:36:33Le noir ardoisé,
00:36:35c'est ça qu'on appelle
00:36:35l'égrette dimor.
00:36:38Et le blanc,
00:36:39c'est l'égrette garzée.
00:36:41Et j'en vois avec un bec un peu orangé.
00:36:43Là, c'est le héron garde-bouin.
00:36:44Les oiseaux qui gardent les bœufs,
00:36:46les bœufs.
00:36:48Et même si on descendait,
00:36:49on peut voir les bébés là,
00:36:51parce que parfois,
00:36:52si les bébés tombent,
00:36:53c'est difficile de remonter.
00:36:55Mais toi, tu t'en occupes de ça ou pas ?
00:36:57Oui, on s'occupe avec l'équipe des écogard
00:36:59et en même temps,
00:37:00on fait le comptage des oiseaux
00:37:01pour voir une estimation
00:37:02sur les oiseaux,
00:37:03combien d'oiseaux fréquentent le parc là.
00:37:14Et donc ça,
00:37:15c'est les fameux philaos.
00:37:16Oui.
00:37:17On voit les racines.
00:37:18On sait, oui.
00:37:27Et là aussi,
00:37:28ce sont des becasso sanderlin.
00:37:30Mais les petits,
00:37:31les tout petits ?
00:37:31Oui, les petits.
00:37:32C'est des becasso sanderlin.
00:37:35Tu m'amènes vraiment à la pointe.
00:37:36Oui.
00:37:37Et c'est très beau.
00:37:38C'est là où se rencontrent
00:37:39l'océan Atlantique
00:37:40et le fleuve Sénégal.
00:37:42Avant, en 2003,
00:37:44Saint Louis était en menace
00:37:46avec les inondations
00:37:47parce qu'il y avait un trop-plein
00:37:48entre le fleuve et l'océan.
00:37:50Et le gouvernement sénégalais
00:37:51a décidé d'évacuer l'eau
00:37:53le plus rapidement possible.
00:37:55Et le plus rapidement possible,
00:37:56c'est de creuser
00:37:57sur la langue de Barbarie.
00:37:58Mais là, c'était une faute.
00:37:59Mais ils ont creusé combien de mètres ?
00:38:01Avant, ils ont creusé
00:38:02une largeur de 4 mètres.
00:38:04D'accord.
00:38:04En deux semaines,
00:38:05il est agrandi
00:38:06à 200 et quelques mètres.
00:38:08200 et quelques mètres
00:38:09en rien que deux semaines ?
00:38:10Oui.
00:38:10Maintenant, on peut calculer
00:38:11que ça fait plus de 3 à 4 kilomètres.
00:38:14Sur 3 ou 4 kilomètres,
00:38:15l'océan va plonger
00:38:17dans le fleuve Sénégal ?
00:38:18Dans le fleuve Sénégal.
00:38:19Actuellement,
00:38:19on considère le fleuve
00:38:20que c'est comme il est très salé.
00:38:22Avec la population,
00:38:24l'accès de l'eau potable,
00:38:25c'est très difficile.
00:38:25Ça veut dire qu'ils n'arrivent plus
00:38:27à faire la culture.
00:38:28Parce qu'avant,
00:38:29ils cultivaient sur la langue de Barbarie
00:38:30avec la nappe phréatique.
00:38:32Donc ça a changé complètement l'écosystème ?
00:38:34Ça a changé complètement l'écosystème.
00:38:58Ça a changé complètement l'écosystème.
00:39:01Au quotidien,
00:39:02c'est le lac rose.
00:39:05Ce lagon de 3 kilomètres carrés
00:39:07n'est séparé de l'océan
00:39:08que par des dunes.
00:39:09Longtemps,
00:39:10il est resté un lac comme les autres,
00:39:11avec son eau douce et ses poissons.
00:39:14Puis,
00:39:15la nature sans explication
00:39:16a changé la donne.
00:39:17Dans les années 70,
00:39:19l'eau est devenue salée,
00:39:20dix fois plus que l'eau de mer.
00:39:21Le lac a pris une couleur rose
00:39:23à certaines heures de la journée.
00:39:27Tout cela,
00:39:28Matar n'en a que faire.
00:39:30Ce qui lui importe,
00:39:31c'est son équipement
00:39:32et sa condition physique.
00:39:39La plupart des gens
00:39:40n'entrent pas dans le lac
00:39:41sans se protéger.
00:39:43Moi,
00:39:43je ne m'endus pas de beurre de karité
00:39:45contrairement aux autres.
00:39:46Si j'en mets,
00:39:47j'ai des ampoules.
00:39:48Chacun sa méthode.
00:39:59Matar vit au village de Niagapol,
00:40:01mais il est venu de loin
00:40:02pour faire ce métier.
00:40:04Comme beaucoup de travailleurs du sel,
00:40:05qui sont le plus souvent des étrangers,
00:40:07il n'a pas les moyens d'investir
00:40:08pour devenir vendeur.
00:40:09Il se contente donc de ramasser.
00:40:15Au village,
00:40:16sa femme est partie faire le marché.
00:40:17Un poisson
00:40:18est juste ce qu'il faut
00:40:19pour le repas.
00:40:21quand Matar rentrera,
00:40:22après 15 heures,
00:40:24il prendra avec ses cinq enfants
00:40:25son premier vrai repas de la journée.
00:40:36Pour le moment,
00:40:38il chausse ses échasses improvisées
00:40:39et descend sur la croûte de sel
00:40:40qu'il va casser sans relâche.
00:40:52Le village possède une petite case de santé
00:40:54sans grands moyens
00:40:55et avec quelques pathologies
00:40:57liées à la présence du sel.
00:40:58Les gens qui travaillent au lac,
00:41:00ils ont souvent des problèmes de dermatose
00:41:03parce qu'ils ont des plaies souvent
00:41:05dû à quand ils entrent là-bas.
00:41:08Quand ils ressortent,
00:41:09tu vois deux jours après,
00:41:11ils ont partout des plaies quoi.
00:41:13Donc ça, c'est un problème.
00:41:15Quand vous allez là-bas
00:41:16et que vous voyez les gens travailler,
00:41:19donc vous voyez que
00:41:21c'est des conditions très difficiles
00:41:23avec lesquelles ils travaillent ces gens-là.
00:41:42quand Idriss Abba est arrivé au bord du lac Redba,
00:41:44il a construit un village de pêcheurs.
00:41:47Puis il y a eu le sel,
00:41:49le Paris-Dakar,
00:41:50enfin toute une série de campements touristiques
00:41:52et de projets immobiliers.
00:41:58Il n'y avait pas de tourisme ici avant.
00:42:00C'est moi qui l'ai lancé.
00:42:02Il n'y avait au départ que de l'élevage
00:42:04et de l'agriculture.
00:42:06Et il faut préserver le tourisme,
00:42:09investir dans ce domaine
00:42:10pour avoir un retour.
00:42:12Ce lac, c'est notre richesse
00:42:14et il appartient à tout le monde.
00:42:15C'est l'œuvre de Dieu.
00:42:22Car le sel ne fait plus recette.
00:42:25Pour tous les travailleurs du lac,
00:42:26la situation devient critique.
00:42:28Chaque bassine de 35 kg
00:42:30transportée par les femmes
00:42:31rapporte 25 francs CFA,
00:42:33soit 1,50€ au bout de 40 bassines.
00:42:39Matar, lui, attendra qu'un client
00:42:41s'intéresse à son tas de sel.
00:42:47Ceux du village,
00:42:47qui sont aussi agriculteurs,
00:42:49ont eu cette année la surprise
00:42:50de voir leur culture inondée d'eau salée.
00:42:52Une très mauvaise surprise.
00:42:54Il y en a qui même qui ne savent pas
00:42:56est-ce qu'on cultive au bord du lac.
00:42:57Parce qu'ils n'auront pas à croire
00:42:58qu'à côté du lac,
00:42:59il y a des sels et on cultive.
00:43:01Ils ne savent pas.
00:43:02Alors qu'ici, l'eau est douce.
00:43:04Ici, il y avait un champ de tomates.
00:43:06On récoltait presque...
00:43:08Chaque semaine,
00:43:09on récoltait une somme
00:43:10de 45 000 CFA par semaine
00:43:13de propriétaires.
00:43:14C'était moi le propriétaire.
00:43:15Tout le long du lac,
00:43:16tout autour du lac.
00:43:18Du côté de la mer,
00:43:18il y a des champs de ce genre.
00:43:20Mais tout est comme ça aujourd'hui.
00:43:21Tout est gâché.
00:43:28Matar et tous les habitants de Niagapel
00:43:30attendent le retour de la prospérité,
00:43:32le temps des plantations et du tourisme.
00:43:36Et peut-être,
00:43:37les moyens pour cet homme
00:43:39de plus de 50 ans
00:43:39de ne plus casser du sel
00:43:40tous les jours que Dieu fait.
00:43:42demain.
00:43:57Ça a été l'air d'un village
00:43:59pour ne pas trop d'un village.
00:44:04À ce moment-là,
00:44:11on va à traverser les něcomptes.
00:44:19Générique
00:44:57C'est notre gardoutière centrale
00:45:00Ah c'est ça mais c'est un peu animé ici
00:45:02Oui oui très animé
00:45:05Heureusement que vous êtes là parce que moi je ne serais jamais retrouvé
00:45:08Oh oui c'est facile
00:45:09Non non c'est pas facile
00:45:10On s'habitue quoi
00:45:43Là je t'amène dans une maison classique de la Medina
00:45:46Une maison de griot
00:45:49Alors c'est une grande concession
00:45:51Qui regroupe plusieurs appartements
00:45:53Mais tout le monde vit en communauté
00:46:11C'est un peu le gardien de la tradition
00:46:14C'est une caste appartement qui s'occupe d'histoire, qui s'occupe de tradition, qui s'occupe de culture
00:46:22C'est un tout petit pour les artistes de la société
00:46:25Et ils sont présents à quel moment dans la société ?
00:46:28À tous les moments, de la naissance jusqu'à l'avant
00:46:32Ils sont là pour tout
00:46:42Et ils sont là pour les artistes de la société
00:46:55Et ils sont là pour les artistes de la société
00:47:03Est-ce qu'une femme peut être griot ?
00:47:06Oui !
00:47:07Oui ?
00:47:07Oui !
00:47:08D'accord
00:47:08Ça c'est des femmes, elles sont toutes des griottes
00:47:10D'accord
00:47:11Tu vas voir, elles vont danser tout de suite
00:47:13Ah oui parce qu'un griot c'est aussi l'art
00:47:16C'est chanter, on sait danser
00:47:19C'est complet
00:47:21On regarde la culture
00:47:23Mais ouais, mais ouais, mais ouais
00:47:25C'est quoi votre spécialité vous ?
00:47:26Bah l'art, le sabbat
00:47:27C'est quoi un sabbat ?
00:47:29Par exemple, un sabbat, ça c'est un tchol
00:47:32Tu as vu ?
00:47:34Attendez
00:47:35Ça c'est pas facile, c'est pas pareil
00:47:38Quoi ? Je le fais bien ou pas ?
00:47:40Non, c'est pas bon
00:47:42Attends
00:47:42Voilà, ça marche, là c'est mieux
00:47:44Ça c'est un peu mieux
00:47:44Voilà, c'est un peu mieux
00:47:45Et ça ça s'appelle comment ?
00:47:46Tchol
00:47:47Tchol
00:47:47Ça c'est un tchol
00:47:48Et un sabbat, c'est qu'un instrument de musique ou c'est autre chose ?
00:47:51Bon, tout ça c'est des sabbats
00:47:52C'est l'instrument en même temps, c'est la manifestation
00:47:55Ah oui, d'accord, c'est un instrument mais c'est aussi une fête
00:47:58Quand on fait du sabbat, on joue des instruments qui s'appellent sabbats
00:48:33...
00:48:48Dans ce pays à 90% musulmans, quelques cloches teintent régulièrement dans le paysage
00:48:54A l'heure de la messe, une quarantaine de moines rejoignent la chapelle du monastère de Coeur Moussa,
00:48:59une institution pour les catholiques du Sénégal.
00:49:10Fondée en 1960 par les moines de Solène, Coeur Moussa respecte la règle de Saint-Benoît,
00:49:15prière et travail manuel.
00:49:23Dans l'atelier de Cora, Paulin est chargé d'élaborer des instruments traditionnels qui servent à la liturgie.
00:49:28Et comme tous ceux qui se fabriquent ici, leur vente permet de faire vivre la communauté.
00:49:34Frère Dominique Cata est arrivé très jeune avec les fondateurs.
00:49:38Il avait été formé au chant grégorien.
00:49:40Bonjour Paulin, comment ça va ?
00:49:41Ça va bien.
00:49:42Bon, ça va.
00:49:44Alors qu'est-ce que tu fais en ce moment là ?
00:49:48Le Concile Vatican II a demandé aux missionnaires de s'ouvrir à la musique locale, à l'art, à la
00:49:57peinture, à tout ça.
00:50:00Et donc moi j'ai écouté à la radio et tout de suite j'ai été très saisi par l
00:50:08'instrument qui s'appelle la Cora.
00:50:10Ça a commencé comme ça, vous voyez.
00:50:11Alors, est-ce que la Cora peut accompagner le chant grégorien ?
00:50:15La question se posait, le compagnon.
00:50:19Apparemment non.
00:50:20Eh bien si, c'est ça qui est extraordinaire.
00:50:24Chaque semaine, le chœur des moines répète les chants en latin.
00:50:30Et si la Cora, avec ses sonorités de harpe, est particulièrement adaptée au chant grégorien,
00:50:35le frère Dominique Cata n'a pas hésité à introduire également la langue wolof dans son répertoire.
00:50:44C'est un chant dépouillé et qui touche une sensibilité.
00:50:49Et la plupart de la sensibilité africaine y est.
00:50:53On se retrouve en quelque sorte dans le chant grégorien.
00:50:58Et c'est ça qui impressionne beaucoup les jeunes qui arrivent.
00:51:01Parce que ça les met déjà dans une disposition de prière.
00:51:04Et voilà, ils rentrent dans leur vocation.
00:51:06C'est beau.
00:51:06Ça fait maintenant presque 50 ans que j'ai joué avec cette chorale-là.
00:51:16Mais elle n'est pas accordée.
00:51:18Il ne faut pas accorder, il faut tirer.
00:51:25Le père Cata a su prendre ce qui est beau dans le grégorien
00:51:31et de ce qui a pu retirer du patrimoine africain.
00:51:37pour le faire d'une synthèse symbiose.
00:51:39Et c'est ça qui vaut.
00:51:59Les terres autour du monastère sont cultivées.
00:52:02Et la production de fruits est transformée sur place.
00:52:07De la même façon, un jardin de plantes médicinales a été planté.
00:52:12Le samedi, frère Eli reçoit des patients qui veulent se soigner par les plantes.
00:52:16Ce qui m'a beaucoup intéressé, c'est ça.
00:52:18Une recherche de ma tradition vis-à-vis des plantes.
00:52:22Dans tous les monastères, je crois qu'il y a tout le temps quelqu'un qui s'intéresse aux plantes,
00:52:25à la nature.
00:52:26Que ce soit au niveau des huiles essentielles, ou bien au niveau des soins.
00:52:35Une oasis de verdure et de paix implantée dans un pays où la notion d'accueil est presque une religion.
00:52:40« Ah ! »
00:52:52« Hé les enfants, les gens qui m'ont�cée dans le monde. »
00:52:56« Oh, les enfants, les gars, ils m'ont dit, ils m'ont dit. »
00:52:58« Ah, c'est quoi ? »
00:52:59« Non, c'est quoi ? »
00:53:00« Un, trois, le dos. »
00:53:17Sous-titrage Société Radio-Canada
00:53:36Bonjour, ça va ?
00:53:38Je fais un peu de retin, excuse-moi, je viens de Dakar, il y avait un peu de bouchon.
00:53:42C'est normal, c'est Sénégal.
00:53:44Alors ça c'est toute ta famille ?
00:53:46C'est ma petite famille, c'est la grande famille.
00:53:49Ça c'est la pièce principale ?
00:53:51C'est la pièce principale.
00:53:52C'est là que tout le monde se réunit pour manger, pour discuter.
00:53:55Je vois la vendeuse, c'est qui ?
00:53:57La vendeuse c'est ma maman.
00:53:59Ah je ne savais pas madame, je ne savais pas que c'était vous la mère de Soukai.
00:54:03Merci de m'avoir donné le chemin.
00:54:05Merci, je suis très heureux d'être invitée chez vous.
00:54:10Merci.
00:54:10Merci beaucoup.
00:54:11Alors donc la pièce principale et sa chambre ?
00:54:14Ma chambre elle est là.
00:54:15Ah d'accord.
00:54:17Ah ça y est, je commence à comprendre.
00:54:20Il y a déjà des chaussures de foot ?
00:54:23Des chaussures de foot, il y a des ballons et les maillots qu'on doit porter à l'entraînement tout
00:54:27à l'heure.
00:54:27Là c'est mon équipe.
00:54:29Attends, je regarde.
00:54:30Là je suis là, toute petite.
00:54:32C'est quand j'ai venu juste de débuter le championnat féminine au Sénégal.
00:54:36Et là, c'est toi aussi ?
00:54:37Là c'est moi, lorsque j'ai gagné le trophée du championnat national populaire.
00:54:41Non, il y a deux trophées.
00:54:43Ah oui, la coupe.
00:54:44Ah, et je vois aussi une femme pauvre possède un dieu riche.
00:54:48Riche.
00:54:49Pourquoi tu as écrit ça ?
00:54:50Bah, je fais référence à ma mère qui tient son petit commerce ici pour gérer la famille et tout ça.
00:54:55Depuis le décès de mon père, c'est lui qui gère la maison avec son petit commerce.
00:55:00Ça me permet d'aller de le vendre, ça me permet d'avoir une ambition.
00:55:04J'ai visé une ambition et c'est pour elle que je me bats pour être quelqu'un plus tard.
00:55:08Je vais dans l'encuser un instant.
00:55:10D'accord.
00:55:20C'est pas trop dur de tout gérer.
00:55:52C'est pas trop dur de tout gérer comme ça ?
00:56:10On est tout le temps vert et blanc.
00:56:12Et j'ai vu que t'avais le numéro 13.
00:56:14C'est toi qui as choisi ?
00:56:15Ouais, c'est en référence à Nesta de Mila Asi.
00:56:19Ah, c'est en référence à Nesta de Mila Asi.
00:56:34C'est en référence à Nesta de Mila Asi.
00:56:48Je me sens un peu seul quand même, le seul mec.
00:57:02On va faire un cercle pour faire des passes en mouvement.
00:57:06Et celui qui rate sa passe sort du cercle.
00:57:18C'est un souci ? OK.
00:57:31Ça a huit, hein ?
00:57:47C'est OK ? Je suis mort.
00:57:50C'est à cause de la soleil.
00:57:53Comment c'est vu ici par les garçons de jouer ?
00:57:57Pour les garçons qui pratiquent le football, il n'y a pas de problème.
00:58:00Mais pour certains qui sont un peu conservateurs, on a beaucoup de problème.
00:58:04Parce qu'ici, aux Andous, c'est des cas traditionnels.
00:58:08Est-ce que tu as l'impression un tout petit peu de faire avancer les choses, toi, pour la condition
00:58:12de la femme ?
00:58:12Moi, oui, je dirais que oui.
00:58:14Parce qu'il y a pas mal de filles qui sont là.
00:58:16Si leurs parents les ont laissés jouer, c'est un peu grâce à moi.
00:58:21Ici, le souci des parents, c'est que quand les filles jouent au football, elles laissent les études.
00:58:25C'est ça le souci.
00:58:26Mais là, moi et le coach, on fait tout pour qu'elles jouent en même temps qu'elles étudient.
00:58:32En fait, on peut dire que tu es un peu une femme moderne au Sénégal.
00:58:35Bah, on est des femmes modernes.
00:58:38On est des femmes modernes.
00:58:39On essaie de se faire accepter telles qu'on est,
00:58:43avec notre passion du football et tout ça.
00:58:45C'est ce que je veux dire.
00:58:45Vous êtes un peu frais.
00:58:48C'est ça.
00:58:48C'est ça.
00:58:50C'est ça.
00:59:05C'est ça.
00:59:05le foot à 45 degrés l'occasion pour moi de faire une pause et de vous proposer de suivre le
00:59:10réalisateur yves le grain christ en équateur pour les deuxièmes épisodes des routes mythiques dans
00:59:15échappé belle il va sortir de la capitale quito pour aller découvrir la jungle amazonienne moi
00:59:21je vous retrouve tout à l'heure à dakar avec une très belle chanteuse sénégalaise pour
00:59:25découvrir la scène artistique de la capitale à tout à l'heure l'équateur ce pays d'amérique
00:59:33latine a connu une histoire chaotique ponctuée de coups d'état et de dictature en 2007 avec
00:59:39l'élection du président rafael correa le peuple équatorien s'est choisi une nouvelle voie celle
00:59:45de la révolution citoyenne basée sur la philosophie des tribus quechua le bien vivre c'est une manière
00:59:52de vivre en harmonie avec soi même avec les autres bien vivre également avec la nature et
00:59:57l'environnement c'est un monde nouveau qui m'attend
01:00:06ma première surprise en arrivant à quito c'est la proximité du volcan pinchincha l'un des plus dangereux du
01:00:13pays
01:00:16malgré une éruption récente et plusieurs tremblements de terre la capitale de l'équateur indifférente aux
01:00:22dangers ne cessent de s'étendre
01:00:35pour ma part je me surprends à regarder vers les hauteurs la brume qui s'installe en redoutant que
01:00:41ce ne soit pas que de la brume finalement cet écran de fumée disparaît avec mon inquiétude
01:00:50la culture aussi bénéficie des réformes du pays permettant à de jeunes artistes d'accéder à des
01:00:56moyens d'expression autrefois réservés à une élite dans le sud de la ville je crois
01:01:03héctor cobo gomes il effectue des repérages pour un documentaire
01:01:09ce qui m'intéresse ici c'est que les gargouilles protège l'église
01:01:14mais celles que nous avons
01:01:16sont typiquement équatorienne
01:01:18c'est ça qui me plaît il n'y a pas d'autres endroits où l'on trouve des gargouilles
01:01:24représentant de vrais animaux
01:01:25seulement ici
01:01:28et vous voyez là bas nous avons le diable pourquoi parce que le diable veut savoir ce
01:01:34que fait dieu et dieu veut savoir ce que fait le diable tous les deux doivent exister
01:01:39un pour l'autre et l'autre pour l'un
01:01:49nous sommes dans la rue garcia moreno c'est une rue importante à quito
01:01:54elle sera aussi importante dans mon film
01:01:58tout en bas c'est là qu'il y a le palais présidentiel
01:02:04ce qui m'intéresse pour mon film c'est que dans cette rue il y a aussi sept églises
01:02:09qui sont marquées par cette croix le signe du catholicisme
01:02:15vous voyez elle est comme une ligne énorme entre le ciel et l'enfer
01:02:22et juste entre les deux il y a la statue de la vierge de quito
01:02:29cette rue est importante pour mon film parce que pour moi elle symbolise le pouvoir
01:02:34le pouvoir de dieu et du diable et par hasard c'est aussi la rue où habite le président
01:02:43j'arrive sur la place de l'indépendance attiré par des chants
01:02:55une manifestation religieuse vocalise juste sous les fenêtres de la présidence
01:03:03on dit qu'il vaut mieux s'adresser au bon dieu qu'à ses saints
01:03:07si je désire en apprendre plus sur la révolution citoyenne autant parler à celui qui en est le grand architecte
01:03:15la révolution citoyenne est essentiellement un projet politique pour changer la réalité d'amérique latine
01:03:21dans un pays comme l'équateur avec tant d'inégalités des pouvoirs factices avec tant de structures injustes
01:03:27l'exclusion d'un bon niveau de vie pendant des siècles à la plus grande majorité de notre peuple
01:03:32il était nécessaire de capter le pouvoir politique
01:03:36je crois que nous sommes en train de créer quelque chose de nouveau
01:03:39sans naïveté nous croyons à la suprématie de l'homme sur le capital
01:03:43nous sommes une gauche moderne qui rejette également les erreurs engendrées par le socialisme traditionnel
01:03:49le facteur fondamental est la suprématie de l'homme sur le capital pour moi le problème
01:03:56majeur dans le monde en france en europe dans les pays hégémoniques et la prédominance absolue
01:04:01du capital sur les êtres humains
01:04:08au peuple équatorien nous avons montré qu'il existait d'autres manières d'avancer qu'il ne fallait
01:04:13pas répéter le modèle qu'on a toujours connu cela a réveillé un grand espoir et
01:04:19de là est née l'idée de cette révolution citoyenne
01:04:23défini comme le changement radical profond et rapide des structures existantes changer un
01:04:29système qui a généré pauvreté misère inégalité perte de l'estime de soi abandon de la souveraineté
01:04:35pour la construction de projets vraiment nationaux populaire qui cherche cette justice cette équité
01:04:42cette dignité avec humanisme et confiance en nous mêmes moi je n'ai pas de doute nous allons réussir
01:04:53cela fait six ans et de réélections que rafael correa est au pouvoir depuis le 19e siècle le pays n
01:05:02'avait
01:05:02jamais connu une telle stabilité pourtant tous les changements ne sont pas initiés par le gouvernement
01:05:10équatorien il y a quelques années israël a quitté sa communauté amazonienne pour suivre des études
01:05:19universitaires d'économie et de tourisme si je suis venu en ville c'est pour étudier afin
01:05:29d'améliorer la qualité de vie de ma communauté nous nous devons d'améliorer notre éducation par
01:05:36rapport à celle de nos parents car nous avons la possibilité d'apprendre nous avons accès à une
01:05:44éducation gratuite à une école gratuite et nous devrions tous apprendre et étudier aujourd'hui
01:05:49pour ne pas rester sur le bord du chemin c'est vraiment une nouvelle manière de penser pour nous
01:06:12israël et sa communauté font partie d'un projet atypique créé par l'université centrale de quito
01:06:22aujourd'hui ils retrouvent le responsable du projet fernando pico il veut sensibiliser tous
01:06:29les étudiants à l'importance de l'engagement de l'université pour la protection de la forêt
01:06:34amazonienne c'est une zone où il y a des forêts primaires sur laquelle l'homme n'est jamais intervenu
01:06:43nous l'université nous sommes sur place et nous travaillons avec l'aide de la communauté
01:06:49quechua pablo lopez dans la forêt pour la biodiversité ces recherches serviront à la planète entière
01:06:58la station scientifique amazonienne c'est un projet développé par l'université dans la zone de araruno
01:07:07nous avons un centre de recherche sur la faune la flore et les réseaux hydrauliques naturels
01:07:15nous travaillons là bas avec une communauté quechua qui s'appelle pablo lopez de loglon alto
01:07:22cela fait 12 ans que les étudiants vont là bas pour réaliser leur thèse ils peuvent faire des
01:07:28recherches in situ parce que la communauté sur place préserve la forêt
01:07:39la forêt amazonienne a toujours été pour moi un endroit de mystère rempli de dangers et d'animaux
01:07:44étonnants c'est donc avec enthousiasme que j'accepte l'invitation de fernando et d'israël je les
01:07:51accompagne pour découvrir le plus important réservoir de la biodiversité du monde nous
01:07:57laissons quitte aux derrière nous et partons vers le sud-est du pays
01:08:15sur la route je me surprends à anticiper ce que je vais découvrir j'ai encore dans la tête les
01:08:22descriptions du chercheur français charles marie de la condamine qui pensait trouver une peuplade
01:08:26d'amazones ou encore à guire ce conquistador espagnol qui se perdit avec ses hommes dans
01:08:32l'enfer vert vèche comme eux à la rencontre d'un eldorado que jamais on ne trouve
01:08:41une légende amazonienne raconte l'histoire de kurupira le protecteur des forêts des animaux et de
01:08:48ceux qui savent vivre en harmonie avec la nature mais il est un farouche ennemi de ce qui la perturbe
01:08:54kurupira est capable de se transformer en gibier afin d'attirer les mauvais chasseurs il les entraîne
01:09:01toujours plus loin dans les méandres insondables de la jungle on dit mais bien entendu ce n'est
01:09:09qu'une histoire que l'on raconte aux enfants que kurupira emmène les ennemis de la forêt
01:09:14si loin qu'ils s'y perdent et y disparaissent à jamais
01:09:47observé par mille regards j'arrive dans un hôpital de fortune au coeur de la jungle
01:09:57la vie
01:10:00la vie
01:10:29Nali, on l'a eu bébé.
01:10:31Elle est arrivée ici parce que sa mère a été mangée par la communauté pour Noël.
01:10:36Quand elle est arrivée, elle était si petite qu'on a dû la nourrir au biberon.
01:10:41Elle a toujours été en contact avec des hommes et n'est plus capable de vivre dans la nature.
01:10:48Ici, le gouvernement équatorien est bien loin.
01:10:52Pourtant, je retrouve l'esprit de la révolution citoyenne.
01:10:55Une idée qui influence aujourd'hui des combats plus individuels comme celui de Sofia.
01:11:01Cet endroit a été créé il y a 20 ans.
01:11:03Il fallait protéger les animaux et changer la mentalité des communautés quechua.
01:11:10Petit à petit, le trafic d'animaux a augmenté.
01:11:13Alors, nous avons créé un espace de protection pour qu'ils soient à l'abri et pour ensuite les remettre
01:11:19en liberté.
01:11:22Un endroit dans la forêt avec de l'espace où ils sont protégés.
01:11:29Nous travaillons avec des bénévoles.
01:11:32Nous éduquons aussi les enfants dans les écoles.
01:11:35C'est important d'éduquer les futures générations.
01:11:39Nous avons des volontaires vétérinaires, des biologistes.
01:11:42C'est comme ça que nous travaillons.
01:11:47Et l'université aussi.
01:11:48Et maintenant, avec l'université, oui.
01:11:52C'est un processus complexe.
01:11:54Il n'y a pas beaucoup d'animaux qui survivent.
01:11:56La liberté, c'est un risque.
01:11:57Mais nous préférons les renvoyer à la vie sauvage.
01:12:01Après les poissons ?
01:12:02Après les poissons.
01:12:04Les oslots ?
01:12:10Pour l'amour des animaux, des bénévoles de nationalités différentes viennent aider le centre.
01:12:16Ils acceptent de passer des mois dans la jungle, dans des conditions souvent difficiles,
01:12:20pour sauver des animaux victimes des braconneurs et des trafiquants.
01:12:48Ils vont par là.
01:12:50C'est grand, c'est large, ils ont de la place.
01:12:57Des fois, ils montent aux arbres.
01:13:00Là ?
01:13:01Oui, il est là.
01:13:04Job, c'est un oslots.
01:13:06Il a vécu chez une dame comme un chat.
01:13:09Il était petit, il n'était pas agressif.
01:13:13La dame, un jour, est partie en voyage, en lui laissant de l'eau et de la nourriture, bien sûr.
01:13:19Mais quand elle est revenue chez elle, l'animal ne l'a pas laissé rentrer,
01:13:22parce que c'était devenu son territoire.
01:13:26Elle a été obligée de faire intervenir la police pour s'en débarrasser.
01:13:31Les oslots, comme tous les félins, sont très territoriaux.
01:13:37Les animaux de la forêt ne peuvent pas devenir des animaux de compagnie.
01:13:44Maintenant, nous ne pouvons plus lui rendre sa liberté, car il a perdu son instinct de chasseur.
01:13:50Si nous le libérons, le danger, c'est qu'il aille dans une maison,
01:13:53qu'il fasse peur aux habitants ou qu'il attaque leur poule,
01:13:57et alors il se fera tuer.
01:13:59D'ailleurs, ils sont très recherchés pour leur peau,
01:14:02qui se revend très cher pour faire des sacs.
01:14:15Subjugué par l'atmosphère, je vais continuer mon voyage en compagnie de Fernando et d'Israël.
01:14:20J'espère m'attirer les bonnes grâces de l'esprit de la forêt, Kouroupira.
01:14:36Bon alors, tu m'emmènes au Pia ?
01:14:38Moi, je vais te faire faire le tour de la gare,
01:14:40mais on va commencer par le centre-ville.
01:14:43On a de la chance, il fait beau aujourd'hui.
01:14:53Tu vois, là, on est en face du palais.
01:14:56Ça, c'est le palais présidentiel, là-bas ?
01:14:58Oui, c'est le palais présidentiel.
01:15:00C'est marrant parce qu'ils ont vraiment des tenues assez incroyables,
01:15:03toutes en rouge comme ça.
01:15:03Tout en rouge.
01:15:04Donc ça, c'est le cœur du pouvoir à Dakar.
01:15:07Exactement.
01:15:14Voilà, on est dans les embouteillages.
01:15:15Ça y est, c'est parti.
01:15:16Ça y est.
01:15:17Ça, c'est le quotidien, maintenant.
01:15:18On est dans le trafic.
01:15:20On se sent mieux, hein.
01:15:22Heureusement, aujourd'hui, c'est le samedi.
01:15:24Ah oui.
01:15:25Heureusement, ouais.
01:15:26Heureusement, c'est vrai, parce que normalement, la semaine, c'est pire.
01:15:28Ouais.
01:15:35Ici, c'est la grande mosquée.
01:15:36Voilà, la grande mosquée, elle est là.
01:15:40Magnifique.
01:15:41Pendant les fêtes religieuses, les gens se retrouvent, surtout les hommes, pour prier ici.
01:15:51Et tu as commencé comment, la musique ?
01:15:53La musique, j'ai commencé avec mes cousins qui faisaient du hip-hop à R'n'B, au temps.
01:15:58J'avais 6 ans.
01:15:59La première scène que j'ai faite, c'est avec eux, quand j'avais 6 ans.
01:16:02Et depuis, je ne veux plus m'arrêter.
01:16:03Ça fait comment, par exemple, si tu devais chanter une petite chanson, là, au milieu de Dakar, dans le trafic
01:16:07?
01:16:08I left the good job at the city, rockin' for the men every night and day.
01:16:18But I never lost all men in a sleep, and I was runnin' by the wind, by the wind.
01:16:25Big wind keep on turning, and the flower Mary keep on burn, and we're rolling, rolling, rolling, rolling, rolling, rolling
01:16:40by the river.
01:16:43C'est bon, ça, non ?
01:16:44Il n'y a pas souvent des chanteuses comme ça dans ton taxi.
01:16:48Tant mieux, alors.
01:16:51Et la scène artistique à Dakar est importante, ou pas ?
01:16:54Ben ouais, mais c'est pas vraiment ça pour l'instant, parce que les gens d'ici, ils ont tendance
01:17:01à écouter plus le balard.
01:17:02La musique traditionnelle, donc la musique afro, blues et tout, commencent à prendre un peu de place, mais c'est
01:17:10pas toujours ça.
01:17:11Donc ça vient doucement, doucement.
01:17:41Je te prends la guitare qui a...
01:17:42Super, c'est gentil.
01:17:48Merci.
01:17:52Donc voilà, on est sur l'île d'Andor.
01:18:01Et toi, tu viens souvent ici ?
01:18:03Ouais, j'adore venir ici, parce que c'est pas trop touristique.
01:18:08Ici, c'est un peu plus local.
01:18:09Les gens viennent ici pour passer le week-end, venir sur la plage, surfer un peu.
01:18:15Là, on s'en rend bien compte, en face, c'est Dakar, la capitale, ça grouille de monde, tout le
01:18:19monde est stressé.
01:18:20Et à trois minutes, on est sur une petite plage paradisiaque, c'est extraordinaire.
01:18:23Exactement, c'est super, non ?
01:18:24J'adore.
01:18:25Moi aussi.
01:18:26Allez, santé.
01:18:27Santé.
01:18:43Rundé est un village de marabouts très réputé pour son enseignement du Coran et ses guérisseurs.
01:18:51Ici, comme dans la majorité des villages isolés du Sénégal, les maladies se traitent par les plantes.
01:18:58Al-Younso, vêtu de son boubou blanc, est venu rendre visite à son oncle.
01:19:03À Rundé, les anciens sont tous un peu médecins, du corps ou de l'âme.
01:19:09Ils se servent de la nature environnante ou des textes du Coran pour lutter contre tous les maux.
01:19:19Dans ma famille maternelle, on travaille surtout avec des plantes.
01:19:23C'est ce qu'on maîtrise le mieux.
01:19:25Alors que du côté de mon père, ce sont tous des marabouts.
01:19:30On travaille avec le Coran du côté de mon père et avec les plantes du côté de ma mère.
01:19:38Si une personne malade vient me voir, je fais d'abord une consultation.
01:19:43Je vois quelle est la maladie et ensuite, je pars dans la forêt où tout est disponible.
01:19:51On n'a rien en réserve.
01:19:53Je vais chercher les plantes qui sont nécessaires à chaque traitement.
01:19:59Avant de quitter le village, Al-Youn livre quelques-uns de ses secrets à cette jeune femme.
01:20:11Il n'habite plus là depuis longtemps, depuis qu'il a rejoint l'hôpital traditionnel de Kermassar,
01:20:16où l'on a réuni dans les années 80 des guérisseurs venus de tout le pays.
01:20:20En route pour la banlieue de Dakar.
01:20:31C'est le premier lieu où des guérisseurs de différentes ethnies,
01:20:35de différentes cultures, de différents écosystèmes ont accepté de venir ensemble
01:20:39et mettre leur savoir en commun.
01:20:41Parce que ce qui s'est passé avant, c'est que chacun était dans son coin,
01:20:45guérisseur d'une communauté et puis avec des plantes d'un écosystème bien déterminé.
01:20:55Au début, les pionniers de cet hôpital, c'était vraiment des militants d'une cause,
01:20:59parce qu'ils ont tout laissé, ils sont venus à l'aventure.
01:21:07Une aventure initiée par une scientifique française, Yvette Paresse,
01:21:11qui au départ propose de soigner les lépreux grâce aux plantes.
01:21:14Mais malgré l'élan qui préside à la réunion de tous ses praticiens,
01:21:18la phytothérapie doit encore poursuivre son combat, même en Afrique.
01:21:27Dites-vous bien, ce n'est pas le colon qui a interdit la pratique de la médecine traditionnelle,
01:21:31ce sont les jeunes états indépendants africains qui l'ont fait.
01:21:34Et à l'heure où je vous parle, sur 31 pays africains,
01:21:37il n'y a que 8 qui l'ont reconnu de manière officielle.
01:21:40Et pourtant, même l'OMS le reconnaît,
01:21:43plus de 80% de la population africaine a recours au médecins traditionnels.
01:21:46Ici au Sénégal, on dit que plus de 55% de la population n'a pas accès aux médicaments dits
01:21:51essentiels.
01:21:52Qu'est-ce à dire sinon ?
01:21:53Que le vrai système de référence en matière de santé, c'est la médecine traditionnelle.
01:21:58Depuis 30 ans, l'hôpital traditionnel de Kermassar a fait ses preuves.
01:22:03Mais le Sénégal a officiellement choisi la voie allopathique
01:22:06et a du mal à mettre en avant ses atouts naturels et le savoir ancestral.
01:22:10Les malades eux-mêmes hésitent.
01:22:13Je vais voir le médecin.
01:22:15Mais si ça persiste et que les médicaments ne me soignent pas,
01:22:19je viens voir du côté traditionnel.
01:22:22La particularité de cet hôpital en général,
01:22:24c'est que les gens, ils lui viennent toujours en dernier recours.
01:22:27C'est quand ils ont été partout et que ça n'a pas marché qu'ils viennent nous voir.
01:22:31C'est pourquoi nous héritons, on nous demande pratiquement de faire des miracles quotidiennement.
01:22:38La conservation des savoirs et le jardin botanique de l'hôpital sont de véritables trésors.
01:22:43Ici, on échange, on partage.
01:22:46On brise l'isolement des guérisseurs qui trop souvent restent dans leur village.
01:22:51On est venu au départ avec nos connaissances propres
01:22:54et on a appris ici les vertus de nouvelles plantes et l'existence de certaines maladies.
01:23:06La différence c'est que lui, il maîtrise bien ce qu'il fait.
01:23:09Il maîtrise ses médicaments.
01:23:10Le mélange, c'est tout, le mixage des plantes.
01:23:16C'est ça la différence par rapport aux autres.
01:23:18Parce qu'eux, ils exposent ça sous le soleil.
01:23:20L'évaporation des trucs de la bonne...
01:23:25C'est différent avec eux.
01:23:28Ils traitent bien les médicaments avant de te les donner.
01:23:31Avec des conseils très clairs.
01:23:35Véritable petite forteresse de militants de la nature,
01:23:38l'hôpital de Kermassar se bat pour servir de modèle dans son propre pays.
01:23:51On sent qu'on est à la fin de la saison des pluies là.
01:23:53Carrément.
01:23:55Là, il faut sauter un peu.
01:24:05On voit là, les petites pierres.
01:24:09Ah, c'est ici ?
01:24:10Oui, c'est ici.
01:24:12Allez, suis-moi.
01:24:19Là, on est dans la maison des artistes.
01:24:22C'est génial.
01:24:25Donc, tu vois, les murs, c'est les artistes qui l'ont fait, les artistes peintres.
01:24:29Il y a plein d'artistes qui viennent ici.
01:24:32Et aussi, il y a des stylistes, des musiciens, et des couturiers, plein d'autres trucs.
01:24:39Ah, c'est génial.
01:24:40Ça veut dire qu'il y a une sorte d'émulation artistique qui se produit dans ce lieu.
01:24:45Et tu verras ce soir, d'ailleurs.
01:24:46C'est vrai ?
01:24:47Oui.
01:24:47Toi, tu vas jouer ce soir ?
01:24:48Oui.
01:24:49Ah, génial.
01:25:07C'est l'inverse.
01:25:11Voilà, mais que ce soit gris, pas blanc, sinon c'est trop chiant.
01:25:22Là, on est dans l'atelier de Dulcy.
01:25:29Bonjour, Dulcy.
01:25:30Bonjour, bonjour.
01:25:31Raphaël.
01:25:31Ah, Dulcy, Dulcy.
01:25:33Enchanté.
01:25:33Je suis le fou de la maison, quoi.
01:25:35Mais j'ai l'impression qu'on entre dans l'entre de la création.
01:25:38Bon, oui, ici, c'est le carapute, quoi.
01:25:40Donc, il y a beaucoup de stylistes qui sont passés là, donc c'est le carapute, quoi.
01:25:42Pour l'instant, j'occupe le carapute.
01:25:44C'est incroyable, ça, c'est du serpent ?
01:25:46Oui, c'est du serpent, oui.
01:25:48Donc, comme je suis touché à tout, j'utilise toutes les matières, donc je récupère tout, quoi.
01:25:52Tout ce qui traîne, quoi.
01:25:53Alors, montre-moi un peu tes créations, quand même, que je découvre.
01:25:56Voilà, c'est ça.
01:25:57Ça, c'est toi qui l'as fait ?
01:25:58Oui.
01:25:59Et c'est que des détritus ?
01:26:00Ça ne m'a pris que 24 heures pour récupérer tout ça, pour la cause industrielle, pour montrer aussi que
01:26:05la terre n'est pas une poubelle.
01:26:09Magnifique.
01:26:09Merci.
01:26:10Ça, c'était pour la création robot ?
01:26:12Oui.
01:26:16C'est pas mal, non ?
01:26:17Ça va être chaud, là.
01:26:18Non, non, non, là, je ne peux pas, attends, on ne peut pas fermer.
01:26:22Moi, je vais rester comme ça, c'est bien.
01:26:23Non.
01:26:26Là, je vois qu'il y a des croquis.
01:26:28Ça, c'est des prototypes, quoi.
01:26:30Tu peux trouver des matières ?
01:26:31Voilà, donc, comme on fait du métissage, là, c'est du cuir, du bazin, du soie, donc c'est moi
01:26:36qui fais le prototype pour voir si ça colle ou pas.
01:26:39Et ça prend combien de temps pour faire une robe comme ça ?
01:26:41Quand je bosse, c'est pas la question de sous, parce qu'on est tous des petites pierres, quoi.
01:26:45Donc, moi, j'ai envie de participer sur sa collection, voilà, c'est ça.
01:26:49Je viens de comprendre pourquoi ça s'appelle les petites pierres, ici.
01:26:52Oui.
01:26:52Parce qu'on est tous des petites pierres, quoi.
01:26:55Donc, chacun apporte sa petite pierre, donc, pour en faire un gros tas de, voilà.
01:26:59Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:27Je n'ai pas aimé, je l'ai adoré, j'ai eu des frissons.
01:28:30Je ne m'attendais pas à une telle puissance quand tu chantes.
01:28:33C'est gentil.
01:28:33Donc, vraiment, bravo.
01:28:35Je suis hyper heureux de finir ce voyage au Sénégal avec ta musique, avec tes chansons.
01:28:39Je t'envoie.
01:28:39Je t'envoie, bien sûr.
01:28:41Et à bientôt, j'espère.
01:28:43Remis, je reviendrai au Sénégal.
01:28:44Inch'Allah.
01:28:45Inch'Allah.
01:28:46Voilà.
01:28:46Je vous retrouve bientôt pour de nouvelles échappées belles.
01:28:49Moi, je reste un tout petit peu pour profiter du lieu.
01:28:51et je vous donne rendez-vous sous d'autres latitudes.
01:28:53À bientôt.
01:28:54Au revoir.
01:28:55Ciao.
01:29:05Au revoir.
01:29:15Ciao.
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