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  • il y a 11 ans
Du lundi au vendredi à 19h10 en direct et en clair sur CANAL+, Maïtena Biraben et son équipe décryptent les événements marquants de l'actualité en compagnie de leurs invités.

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Transcription
00:01Musique
00:28Nous sommes de retour sur le plateau du Grand Journal avec Augustin qui est là.
00:32Salut Augustin, tu vas bien ?
00:34Je suis bien.
00:35Regardez là ce soir, je suis tellement contente.
00:37François Damien c'est avec nous.
00:38Bonsoir François.
00:40Vous jouez dans des nouvelles de la planète Mars.
00:44C'est le dernier film de Dominique Molle en salle mercredi.
00:47Mars c'est vous, vous êtes un père de famille lunaire et désopilant.
00:52Un peu désespérant parfois.
00:53Un peu désespéré aussi.
00:55C'est quelqu'un qui ne sait pas dire non.
00:57C'est ça et il se fait bouffer.
00:58On va voir ça tout à l'heure.
00:59Bonsoir Jean-Claude Maillet, vous savez dire non.
01:01Vous savez dire non.
01:03Vous êtes le secrétaire général de Fort-Ouvrière au combat contre la loi El Khomri.
01:07Vous avez été reçu ce matin à Matignon.
01:09Vous avez demandé la suspension de la réforme.
01:12Avez-vous été entendu ?
01:13Non, pas pour le moment.
01:14Non, pas pour le moment.
01:15A vos côtés Mathieu Longade.
01:16Bonsoir Mathieu.
01:17Soyez bienvenue d'être auteur du blog.
01:20Bonjour, tristesse.
01:21Vous militez vous aussi contre cette réforme.
01:23Mais vous avez choisi, vous, les réseaux sociaux, un hashtag.
01:27Hashtag, on vaut mieux que ça.
01:30C'est quoi ton boulot ?
01:31Il n'y a personne qui en parlera mieux que toi.
01:33Alors va sur le réseau social de ton choix.
01:35Utilise le tag, on vaut mieux que ça.
01:36Et raconte-nous la dernière fois qu'au taf, tu as eu l'impression qu'on se foutait de ta
01:40gueule.
01:40Est-ce que vous avez déjà vu ce hashtag, Jean-Claude Mailly ?
01:43Oui, ça, je l'ai vu, oui.
01:44On vaut mieux que ça.
01:45Alors vous êtes plusieurs, il y a plein de...
01:46Oui, je ne suis pas du tout même à l'initiative du truc.
01:48C'est un collectif de youtubeurs.
01:50Moi, j'ai juste apporté ma collaboration.
01:53Vous êtes un parmi d'autres.
01:54Sans doute pas le plus connu.
01:55Il y a eu 205 000 tweets depuis le 24 février.
02:00Donc ça marche assez bien.
02:02Pourquoi la toile et pas la rue ?
02:04La toile puis la rue.
02:05Moi, c'est comme ça que je vois les choses.
02:06Je ne crois pas du tout que l'un soit exclusif de l'autre.
02:10Après, c'était au vu de l'inertie politique, médiatique et syndicale.
02:16Mais apparemment, ça se réveille un petit peu.
02:17On s'est dit qu'il vaut mieux que les citoyens
02:20pouvaient prendre la parole sur leur quotidien au travail.
02:22Vous avez traîné un peu, visiblement, pour votre voisin, Jean-Claude Mailly.
02:26Peut-être pour lui.
02:26Mais écoutez, on ne mobilise pas si facilement.
02:29Il faut vraiment que les salariés soient conscients.
02:31Et là, je pense qu'ils sont vraiment conscients,
02:33en tous les cas pour les salariés
02:34et les mouvements étudiants également, des dangers de cette loi.
02:37Pour vous, c'est complémentaire, ce qui se passe sur Internet
02:39avec votre voisin, un blogueur, par exemple ?
02:42Oui, c'est complémentaire.
02:43C'est nouveau.
02:43C'est vrai que notamment la pétition qui dépasse le million,
02:46c'est un élément nouveau.
02:47Sur Internet ?
02:48Pour moi, c'est complémentaire, oui.
02:49Parce qu'à un moment donné, c'est très bien.
02:51Mais à un moment donné, il faut aussi mobiliser,
02:53y compris dans la rue.
02:54Et j'ai bien vu que le gouvernement, ce matin,
02:56c'est ce qu'il va regarder.
02:57Concrètement, ça veut dire que vous avez des liens entre vous ?
02:59Vous vous parlez ?
02:59Vous vous adressez aux Youtubers ?
03:00Non, on ne s'est pas encore parlé.
03:01À part, on commence ce soir.
03:07Et ce n'est pas un outil que vous voulez utiliser, vous,
03:09en tant que syndicat ?
03:10Si, mais ce n'est pas pareil.
03:12On a tendance à considérer un peu les syndicats
03:14comme des institutions.
03:15Donc, c'est moins relayé.
03:17Mais là, je trouve que c'est très complémentaire.
03:18Je trouve ça très bien.
03:19En fait, la question qu'on vous pose tous les trois
03:20à tour de rôle, c'est est-ce que la citoyenneté
03:22n'a pas un peu remplacé le syndicalisme ?
03:24Non, pas du tout.
03:26Ce sont des éléments complémentaires.
03:28Mathieu ?
03:28Oui, je crois que c'est complémentaire.
03:30Après, je pense qu'il y a certains syndicats...
03:31Moi, je pense aussi que c'est complémentaire.
03:33D'accord.
03:35Après, je pense qu'il y a certains syndicats...
03:36Mais Force Ouvrière n'est pas le meilleur exemple.
03:37Donc, je ne vais pas vous attaquer.
03:39Ce serait injuste.
03:40Mais il y a certains syndicats
03:41dont l'aspect trop institutionnalisé...
03:44Comment ?
03:44Disons que les syndicats de terrain
03:46font un travail exceptionnel
03:47et parfois, les salariés vont moins avoir tendance
03:50à aller vers eux
03:51parce que leur image est ternie
03:52par des groupes qui sont devenus
03:54parfois quasiment des groupes politiques.
03:56Alors, dans l'intitulé du hashtag,
03:58c'est hashtag on vaut mieux que ça.
04:00On, c'est générationnel.
04:01C'est qui, on ?
04:02On, c'est un pronom indéfini.
04:04Donc, c'est qui se sent visé ?
04:05En général, les travailleurs,
04:06salariés plus particulièrement.
04:08Mais moi, j'ai tendance à penser
04:10qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs,
04:11notamment de PME,
04:14qui ne sont pas contre la législation du travail
04:17telle qu'elle est faite actuellement
04:18et qui ont à l'esprit
04:19que c'est indispensable
04:20à un certain équilibre
04:21du rapport de force
04:22dans la relation de travail.
04:23Alors, on va voir ce que ça donne
04:24parce que ça dépasse largement, en fait,
04:25la loi El Khomri.
04:26Du coup, maintenant,
04:27vous demandez à d'autres Youtubers
04:29et aux internautes de témoigner.
04:31Et ça donne ça, un SMIC.
04:32Hashtag, on vaut mieux que ça.
04:34On vaut mieux que la valeur travail
04:35pour mesurer nos vies.
04:37Quand tous les jours,
04:38on te demande de venir une heure en avance
04:40pour faire de la mise en place
04:41sans jamais être payé.
04:43Il y en a plein d'autres.
04:44Raconte le jour,
04:45c'est ce que demande le Youtuber,
04:46où tu as senti que le taf
04:48que tu faisais était vide de sang.
04:49C'est la dernière fois qu'au taf,
04:50on s'est foutu de ta gueule, etc.
04:51Enfin, c'est beaucoup de choses.
04:52– Mais vous voyez bien quand même
04:53qu'ils vous répondent,
04:54qu'ils partagent des vidéos avec vous.
04:55C'est quoi le type de personnes ?
04:58C'est le même horizon ?
04:59– Non, c'est ça qui a été étonnant,
05:00c'est qu'il n'y a pas vraiment une typologie.
05:01C'est-à-dire qu'on aurait pu se dire
05:04que ça allait parler qu'aux jeunes,
05:05ce n'est pas du tout le cas.
05:05Il y a des gens de tout âge,
05:06il y a des gens de tous milieux sociaux,
05:07il y a des ingénieurs,
05:08il y a des salariés,
05:09il y a des cadres.
05:11Non, c'est assez large,
05:12mais je pense qu'on est…
05:14Comment ?
05:15Le bien-être au travail est quand même
05:16quelque chose qui est largement développable
05:18déjà à l'instant T
05:19avec la législation actuelle
05:21et qu'on s'apprête à détruire
05:23les rares trucs
05:23qui permettent de se sentir
05:24encore un petit peu considérés au travail
05:26et que c'est assez gravissime
05:27ce qui est en train de se passer,
05:28que c'est bien de s'en rendre compte.
05:29– Alors, vous nous avez dit
05:29que c'était « et »
05:30et pas « je manifeste sur Internet
05:33et je vais manifester dans la rue »,
05:34mais vous vous rendez bien compte
05:35que l'implication,
05:36elle est beaucoup plus simple
05:37de tweeter depuis chez soi un hashtag
05:40que de faire un voyage jusqu'à Paris,
05:42par exemple,
05:42et de venir manifester.
05:43Ce n'est pas du tout la même démarche.
05:45– Mais si les gens sont…
05:45– On peut manifester en promesse, c'est ça ?
05:47– Non, mais bien sûr, bien sûr, mais…
05:48– Oui, mais si les gens n'ont pas…
05:49Déjà, il faut que les gens
05:49prennent conscience de la loi,
05:50c'est-à-dire que moi,
05:51elle m'est tombée dessus,
05:52mais on n'a pas tous la même relation
05:55à l'outil d'information.
05:57Donc déjà, la prise de conscience
05:59précède forcément la descente dans la rue.
06:01Et encore une fois,
06:02je crois que c'est vraiment complémentaire.
06:03Quelqu'un qui n'est pas au courant
06:04de la gravité,
06:05de se permettre de prendre conscience
06:05de la gravité de ce projet de loi
06:07et du coup, de se donner l'envie
06:08de descendre dans la rue,
06:09non, je crois vraiment que c'est complémentaire.
06:10Je ne crois pas que les mecs
06:11qui auront eu l'impression
06:12de faire un effort en faisant un tweet
06:13se dira, ça y est, moi j'ai donné,
06:14je ne vais pas aller dans la rue.
06:15Je crois qu'au contraire,
06:16l'un nourrit l'autre,
06:17mais je peux me tromper.
06:18– Et pourtant, pour le gouvernement,
06:19il y a une crainte davantage
06:21du nombre de gens
06:22qui vont manifester dans la rue
06:23que de pétitions virtuelles,
06:25ou peut-être pas.
06:25D'ailleurs, c'est une question
06:26que je vous pose.
06:27– Non, je pense qu'effectivement,
06:28c'est une manière
06:29de les faire se chier un peu dans le froc
06:31que de descendre à beaucoup
06:31à plusieurs millions dans la rue
06:33et j'espère que ce sera le cas
06:34parce qu'encore une fois,
06:34c'est la plus grosse régression sociale
06:35qu'on nous propose
06:36depuis plus de 50 ans.
06:37Il faut quand même mettre
06:37des mots sur les choses.
06:38On n'a jamais voulu déconstruire
06:40la loi du travail
06:41comme c'est le cas actuellement.
06:42Du coup, j'espère bien.
06:43– Mathieu est engagé, clairement,
06:44sur son blog Bonjour Tristesse.
06:46C'est ce que vous défendez.
06:47Écoutez, le secrétaire d'État
06:49qui est chargé de la réforme de l'État
06:50et de la simplification,
06:51vous savez tout ce qu'il sait, bien entendu ?
06:52– Placé.
06:53– Jean-Vincent Placé,
06:54voilà ce qu'il disait ce matin.
06:55– Ce ne sont pas les réseaux sociaux
06:57qui font la loi de la République.
06:59– Plus d'un million quand même
07:00de signataires, c'est beaucoup.
07:01– C'est le gouvernement
07:01qui présente des textes,
07:03c'est le Parlement qui va les voter,
07:06ce sont aussi les partenaires syndicaux
07:07qui vont les discuter
07:09et les renégocier.
07:11– Alors, est-ce que c'est aux réseaux sociaux
07:12de faire la démocratie ?
07:14Qu'est-ce que vous voulez répondre
07:15à Jean-Vincent Placé ?
07:16– Dans le sens où
07:17nos gouvernements sont très populistes.
07:19– Vous êtes énervé.
07:22– Dans un schéma très populiste,
07:25ça les intéresse quand même
07:26qu'il y ait un million de personnes
07:26qui ne soient absolument pas d'accord
07:27puisque ce qu'ils cherchent
07:28c'est d'être élus
07:28et continuer leur espèce de monarchie
07:31ou de leur plautocratie
07:32dans laquelle on vit
07:33depuis maintenant trop longtemps.
07:34– C'est intéressant
07:35ce que vous dites quand même
07:35parce que vous faites
07:36une vraie opposition ici
07:37entre un mouvement
07:37qui serait donc citoyen
07:38et les politiques
07:40et un système
07:41que vous condamnez.
07:42Du coup, il y a une démarche politique
07:43chez vous ?
07:44– Je suis un artiste,
07:46moi je suis un guignol,
07:47je fais comme ça,
07:47mais oui, je fais de l'art engagé,
07:49j'ai du mal à écrire sur du vide.
07:52Après, tout simplement,
07:53j'ai des amis,
07:54je vis en France
07:56au contact,
07:57j'ai une vie normale,
07:58du coup, je suis conscient
07:59des problématiques.
07:59– Mais représenter
07:59un mouvement citoyen par exemple ?
08:01– Ça ne m'intéresserait pas
08:02parce que je suis artiste,
08:03mais je pense que participer
08:04à éveiller les consciences
08:05c'est déjà bien.
08:07– Jean-Claude Magy,
08:07si on commence à gouverner
08:08avec les réseaux sociaux,
08:09on ne fera rien,
08:09c'est Jean-Louis Debré
08:10qui le dit,
08:10il a raison ou pas ?
08:11– Non, il a tort,
08:12il a tort,
08:14ça fait partie de la liberté d'expression,
08:16c'est un élément parmi d'autres.
08:18– Il ne parle pas de l'interdire,
08:19il dit que ce n'est pas forcément
08:20la vox populi qu'il faut suivre.
08:21– Oui, mais enfin,
08:21j'ai entendu ce qu'il disait hier,
08:23c'est, il faut laisser le Parlement faire,
08:25si vous n'êtes pas content,
08:25vous voterez différemment.
08:27Non, mais c'est pareil
08:29que le droit de manifester,
08:30enfin, vous voyez un gouvernement
08:31qui conteste, au moins un ministre,
08:33qui conteste la liberté d'expression
08:35et les réseaux sociaux
08:35et qui, dans le même temps,
08:36va faire du référendum,
08:37enfin, il y a une petite contradiction
08:38quelque part, quoi,
08:39d'une manière ou d'une autre.
08:40Donc, ça fait partie
08:41de la liberté d'expression.
08:42– Oui, mais si,
08:43ça participe de la même logique.
08:46Là, on est sur un texte
08:47qui fondamentalement remet en cause
08:49des droits très importants.
08:51Ça va dans le détail, si vous voulez.
08:52Moi, je vais prendre un exemple,
08:53mais je pourrais en prendre des dizaines.
08:55Je l'ai cité au Premier ministre ce matin.
08:57Quelqu'un qui travaille la nuit.
08:58Aujourd'hui, avant de pouvoir travailler la nuit,
09:00il a une visite chez le médecin du travail
09:02pour voir si son état de santé le permet.
09:03Tous les six mois, c'est contrôlé.
09:05Demain, c'est supprimé.
09:06Voilà.
09:06Donc, c'est la question de la santé au travail
09:08qui est en cause.
09:09On prend juste cet élément-là.
09:10Mais on pourra en prendre beaucoup d'autres.
09:11– Qui devrait être dans la rue mercredi
09:13pour faire piller le gouvernement ?
09:14Les jeunes ou tout le monde ?
09:16– Les jeunes appellent…
09:16– Parce qu'on ne parle que des jeunes, là.
09:17– Oui, non, mais les syndicats
09:19d'étudiants et de lycéens
09:20appellent à descendre dans la rue mercredi.
09:23Nous, nous appelons,
09:24avec d'autres organisations syndicales également,
09:25à être présents dans la rue.
09:27Il y a aussi les pétitionnaires
09:28qui appellent via Facebook
09:30à descendre dans la rue.
09:31Donc, on verra mercredi.
09:32Mais je dis bien,
09:33mercredi, c'est tour de chauffe,
09:34d'une certaine manière,
09:35en espérant qu'on soit
09:37le plus nombreux possible.
09:38– Vous pensez forcément au CPE,
09:39il y a 10 ans,
09:39vous y pensez, vous aussi ?
09:40– Oui, parce que je me souviens
09:42que le Premier ministre, à l'époque,
09:43ne voulait rien changer.
09:44Le Premier ministre me l'a dit ce matin
09:45qu'il n'était pas d'accord
09:46avec le retrait.
09:47– Oui, mais peut-être qu'il changera David
09:49d'ici quelques temps.
09:50Ce qui compte maintenant
09:51pour le gouvernement,
09:52c'est la mobilisation.
09:54C'est ce qu'il va regarder.
09:55Concrètement, ce qu'il va regarder,
09:57combien il y aura de monde le neuf…
09:58– Est-ce que ça vous a été dit
09:59aussi clairement que vous nous le dites là ?
10:00– Bien sûr.
10:01Oui, mais on le sent.
10:02Non, il ne l'a pas dit aussi clairement,
10:03mais presque.
10:04Ils veulent regarder
10:05ce qui va se passer en mobilisation
10:07pour voir quel fusil on met à l'épaule.
10:09C'est tout.
10:10– Alors, c'est ce matin
10:10que vous étiez à Matignon
10:11avec le Premier ministre.
10:12Il y avait également
10:12Myriam El Khomri
10:13et Emmanuel Macron.
10:14Ils sont à corps, tous les trois ?
10:15– Apparemment, oui.
10:17Ils ne sont pas contredis devant nous,
10:18en tous les cas.
10:19– Sur la même ligne.
10:19– On revient un petit peu, quand même, non ?
10:21– Apparemment, pas devant nous.
10:22– Pas devant nous du tout.
10:22– Non, non, non, pas devant nous.
10:23Non, non, mais il s'affaire.
10:26– Vous pourriez vous syndiquer, Mathieu ?
10:28– Non, mais j'invite quiconque
10:30qui est dans une société,
10:31quand il rencontre des difficultés
10:32avec son employeur,
10:33à se rapprocher des représentants
10:34du personnel et des syndicats.
10:35Éventuellement, c'est utile.
10:36Ça m'a été utile.
10:37J'ai attaqué mes patrons
10:38quand ils ont fait n'importe quoi
10:39et je ne l'ai pas regretté.
10:40J'ai toujours eu un soutien agréable
10:42et compétent de la part des syndicats en France.
10:43– Vous êtes syndiqué ?
10:44– Non, non, moi, je ne pourrais pas être syndiqué.
10:46– Parce que ?
10:47– J'aime pas les appartenances
10:49à des groupes, en fait.
10:50– Oui.
10:51– Les Français n'aiment pas ça beaucoup.
10:53On est un des pays
10:54les moins syndiqués d'Europe.
10:55Je crois qu'il n'y a que la Lituanie
10:56qui soit derrière nous.
10:58On est à 7% de la population active,
10:592 millions de syndiqués.
11:00– Oui, non, mais attendez.
11:02À la limite, je ne conteste pas le chiffre.
11:04– Je vous en remercie.
11:05– Non, non, mais ce que je veux dire,
11:06c'est que la logique de construction
11:09de notre système des relations sociales
11:10fait par exemple que,
11:12malgré un taux de syndicalisation plus faible,
11:14mais ça c'est lié aussi au fait
11:15qu'on est dans une république
11:16avec une valeur d'égalité de droit
11:17un minimum en tous les cas.
11:18Quand on signe un accord,
11:19ça s'applique à tout le monde,
11:20ce qui n'est pas le cas dans tous les pays.
11:22Vous avez les pays en Suède, par exemple,
11:25les syndicats…
11:25– C'est un syndicat très fort.
11:26– Oui, mais chaque syndicat gère sa caisse de chômage.
11:28Si vous êtes salarié,
11:29vous adhérez à la caisse de chômage
11:30et vous adhérez…
11:35– En France, c'est le premier pays au monde
11:37en termes de couverture conventionnelle des salariés.
11:39Plus de 90% des salariés sont couverts
11:42par une convention collective.
11:43Ils sont 60% en Allemagne.
11:44Or, l'un des éléments de cette loi,
11:46c'est que ça remet en cause tout ça,
11:48d'une manière ou d'une autre.
11:49– Et ça, vous l'avez dit clairement à Myriam El Khomri,
11:50vous arrivez à parler avec elle tranquillement ?
11:52– On peut se parler tout en étant en désaccord.
11:55Le Premier ministre a dit,
11:56suite à l'entretien qu'on a eu avec lui ce matin,
11:57que c'était franc et direct.
11:58C'est le moins qu'on puisse dire.
11:59On s'est dit clairement les choses.
12:00Moi, je lui ai dit,
12:01on rentre dans un bras de fer, c'est clair.
12:03Donc, un bras de fer, il y a un gagnant, un perdant à la fin.
12:05– Vous êtes d'accord l'un et l'autre
12:08pour dire que le droit du travail,
12:09il doit un petit peu évoluer en France ou pas ?
12:10– Oui, mais ce n'est pas une question de dire,
12:13il faut statu quo, ça ne veut rien dire tout ça.
12:15Je prenais le code du travail,
12:16il y a une partie du code du travail,
12:18une des parties les plus compliquées par exemple,
12:19c'est sur la durée du travail, le temps de travail.
12:21Mais c'est dû aussi à ce qu'ont obtenu les employeurs
12:24au fil des années.
12:25Donc, qu'il faille modifier le code, le simplifier,
12:28pourquoi pas ?
12:28Au passage, si cette loi passe,
12:29il sera plus compliqué après qu'avant, il ne faut pas croire.
12:32Mais pas pour remettre en cause des droits,
12:34parce que là, on remet en cause des droits
12:35sur toute une série de points.
12:36– Mathieu Longat, il faut le simplifier, ce code du travail ?
12:38– Le simplifier, je ne sais pas,
12:39tout ce que je sais, c'est que l'immense majorité…
12:41– Le changer, le faire évoluer ?
12:42– Actuellement, au statu quo,
12:44l'immense majorité des salariés
12:45n'est déjà pas capable de faire valoir ses droits
12:47et n'est pas informé et ne va pas au prud'homme.
12:49Moi, ce qui me choque plus, c'est les délais prud'hommes.
12:51C'est que si on a un conflit avec son employeur,
12:52on n'a pas d'argent, on gagne un SMIC,
12:54on va éventuellement gagner de l'argent au bout de 4-5 ans.
12:56Donc moi, je suis plus choqué par les délais prud'hommes
12:58que par la complexité du droit du travail.
12:59– Je me mets dans votre tête et je me dis…
13:01– Ah là là, c'est français.
13:03Non, non, mais très sérieusement,
13:05vous dites assez français, c'est toujours la même histoire ?
13:07– Non, mais moi, je me dis toujours que…
13:10Les politiciens passent beaucoup de temps
13:11à se contrer l'un l'autre
13:13et je me demande si un jour,
13:15il y aura un politicien qui arrivera avec un programme
13:18et qu'il ne sera pas juste dans l'affrontement
13:21par rapport à la droite contre la gauche.
13:23– Voilà, c'est la gauche qui fait la droite, on dirait.
13:25– Oui, mais c'est parfois un peu choquant, en fait,
13:26quand on regarde ça un peu de l'extérieur,
13:27de se dire, en fait,
13:28il passe beaucoup de temps à discuter, discuter, discuter,
13:31de dire que l'autre ne tient pas la formule.
13:35– Alors, Jean-Claude Mailly, vous le savez mieux que personne,
13:37c'est la météo qui va beaucoup décider aussi
13:39et participer de la réussite ou pas
13:41et du nombre de gens qui seront dans les rues.
13:44C'est également la météo qui va décider ou pas
13:46du nombre de gens qui seront au cinéma mercredi prochain
13:49et le passage se fait,
13:51ouh, comme ça, c'est le même jour.
13:52– Les deux ne sont pas incompatibles.
13:53– Et les deux ne sont pas incompatibles, effectivement,
13:55on peut aller au cinéma et manifester,
13:57et manifester et aller au cinéma.
13:58Je parle du film,
14:01des nouvelles de la planète Mars
14:02qui sort donc mercredi avec, entre autres,
14:05vous et Vincent Macaigne,
14:07un collègue de travail,
14:08un rien perturbé.
14:17– Alors ?
14:19– Ben écoute, c'est bien,
14:20mais papa et maman, là…
14:22– Quoi ?
14:23T'es conformiste, t'es indécrottable.
14:28– Non, j'ai chaussures.
14:30– Bon, non.
14:31– Je pense que je ne porte pas
14:32devant la pierre enfermée.
14:34Ça m'empresse à caisse horacique.
14:36J'ai tout.
14:36– Bonne soirée, mais je marche.
14:40– Vraiment, t'as pas dit ?
14:41Il est devenu végétarien.
14:43– Je n'ai plus mangé de cadavres.
14:44– Mais c'est pas un cadavre.
14:46– Non, mais ce mec,
14:47est-ce qu'il a déjà entendu parler
14:49du coefficient des sous ?
14:51Non !
14:52– Putain, mais papa, réveille-toi.
14:55Tu vis sur quelle planète, là ?
14:56Tu vis avec les idées du XXe siècle.
14:58T'es un loser.
14:59– Un quoi ?
15:00– C'est le contraire d'un winner.
15:01– Coucou.
15:02– Mais qu'est-ce que tu fais, là ?
15:03– Ouais, je me suis échappé.
15:04C'est une putain psychiatrique.
15:05– Pour pas trop rentrer chez moi,
15:07j'ai peur qu'il vienne me chercher.
15:08– Tu l'as réservé dans ton appart
15:10alors qu'il y a des couteaux pleins, la cuisine ?
15:11– On a un invité, hein ?
15:12– Un invité ?
15:13– Pourquoi vous êtes sérieux quittable ?
15:14– Parce que j'ai mort d'une dame.
15:16– C'est juste depuis une semaine,
15:17j'ai des croquettes dans le sac
15:18et je veux pas de ton chien chez moi.
15:20– Allez !
15:27– C'est quoi, ça ?
15:28– Bah, ça, c'est des grenouilles, hein.
15:30– Mais ça, je le vois bien,
15:31mais qu'est-ce qu'elles foutent
15:31dans ma salle de bain ?
15:40– Mathieu Longas qui regarde la bande-annonce.
15:44Qu'est-ce que vous me disiez, Mathieu ?
15:46– Non, non, rien, je suis pas très bande-annonce
15:48et j'ai essayé de comprendre le film.
15:49– C'est un univers, c'est un univers,
15:51ce film extraordinaire et c'est surtout la rencontre.
15:53Franchement, le duo, il est remarquable.
15:55Vous faites un duo avec Vincent de Macaigne.
15:57Vous vous connaissiez avant ?
15:58– Non, on se connaissait pas.
15:59– Tous les deux ?
16:00– Non, on s'était jamais rencontrés.
16:01Ma femme m'avait dit qu'elle l'avait vu
16:03dans deux, trois films,
16:05elle m'avait dit qu'il était génial.
16:06Et puis, c'est vrai que quand je l'ai rencontré,
16:08c'était particulier.
16:10C'était même un peu difficile
16:11parce qu'on jouait pas du tout
16:12dans le même rythme, en fait.
16:13– Et pourtant, vous ressemblez physiquement,
16:14on le voit ici.
16:15– Mais c'est fou, on est la même famille.
16:15– Et le film joue là-dessus, d'ailleurs.
16:17Alors, il ressemble à quoi,
16:18il ressemble à quoi, en fait, ce personnage ?
16:19– On nous appelle les beaux gosses
16:20du cinéma français.
16:23– C'est quoi ?
16:25– On va essayer d'aider votre voisin,
16:28Mathieu Longat.
16:28Est-ce que vous diriez que ce film
16:29est une comédie ?
16:31On rie beaucoup.
16:32– Comédie existentielle
16:33et comédie d'auteur.
16:35Mais moi, c'est vraiment l'humour
16:36qui me fait rire.
16:37– C'est l'humour de Dominique Molle,
16:38à qui on doit rire,
16:40un ami qui vous veut du bien,
16:40à qui on doit l'hémine,
16:41c'est de l'absurde.
16:42C'est beaucoup de décalage aussi, c'est ça ?
16:44– Oui, complètement.
16:44Il a un univers,
16:45c'est un grand adolescent, en fait.
16:47– C'est ça.
16:47– Et pourtant, on pourrait croire
16:48qu'il n'est pas comme ça,
16:54et s'il est comme ces films,
16:55ça doit être quelque chose.
16:56Vous êtes un personnage
16:57qui se laisse faire,
16:59qui ne sait pas dire non.
16:59– Oui, non.
17:00– C'est en même temps extrêmement touchant
17:01et en même temps incroyablement exaspérant.
17:04– Oui, c'est un peu un avant.
17:05– Oui, très bien.
17:07– Il n'est que dans le devoir, en fait.
17:08Il ne passe que d'un dossier à un autre.
17:10J'ai envie de lui acheter une raquette de tennis
17:11et de lui dire,
17:12au moins une heure par semaine,
17:14va t'amuser avec tes potes,
17:14boire quelques bières.
17:15– Non, mais c'est drôle de vous voir jouer ça.
17:17Est-ce que vous, vous dites,
17:18j'ai l'impression que dans la vie,
17:19tout nous ramène toujours à la raison
17:20et j'ai besoin de tout tourner en dérision
17:22justement pour donner un petit peu
17:24de légèreté à la vie
17:24qui parfois est oppressante.
17:26– On parle bien, hein ?
17:27– C'est beau.
17:28C'est magnifique.
17:31– Applaudissements.
17:36– Non, mais c'est drôle.
17:37– Il ne faut plus juste le traduire
17:38et ça sera en anglais.
17:39– Allez-y, je vous laisse faire.
17:40– Non, non, non.
17:41– I've got the feeling that is the life,
17:43you know.
17:44– Oui.
17:45– OK.
17:45– Allez.
17:46Il paraît que vous écrivez en ce moment
17:47un long métrage.
17:48– Oui, enfin, il est écrit maintenant.
17:50– Ça y est, c'est fait ?
17:51– Oui.
17:51– Donc il faudrait le tourner ?
17:52– Mais c'est 30 pages, on n'a pas fait…
17:54– C'est pas encore un long métrage, alors ?
17:56– Si.
17:56– Oh.
17:56– Mais il n'y a pas de dialogue
17:58puisque c'est un film de caméra cachée, en fait.
18:02– De la caméra cachée, comme c'est étrange.
18:04François Damien, ce qui fait un film de caméra cachée.
18:06Ça ne vous quittera jamais, les caméras cachées.
18:08C'est grâce à ça qu'on vous a connus, d'ailleurs.
18:10– Oui, oui, oui.
18:12On va raconter une histoire.
18:13Je l'ai écrite avec Bonheur de mariage.
18:14Enfin, c'est plutôt Bonheur de mariage.
18:15Enfin, c'est lui qui l'a surtout écrit en…
18:17– En fait ?
18:18– Quoi ?
18:19– C'est le plus vent en beurre qu'en eau, c'est pas vrai.
18:21C'est lui qui écrivait.
18:23Et puis on faisait…
18:23C'était une fois chez lui, une fois chez moi, une fois.
18:25On a mis deux ans à le faire.
18:27– Et pourquoi encore les caméras cachées ?
18:28– Et là, on l'a présenté à la commission en Belgique
18:30et il est accepté, donc c'est cool.
18:32– Voilà, c'est une bonne nouvelle, ça.
18:33Et pourquoi encore les caméras cachées ?
18:35– Parce que ça me parle fort, les caméras cachées.
18:38Et puis j'aime bien l'idée de révéler l'âme humaine.
18:42Ça me fait rire déjà d'avoir un générique à la fin
18:45avec tous les gens qui ont été acteurs et actrices malgré eux.
18:48– C'est ça, en fait, vous ne les piégez pas du tout ?
18:50Vous jouez avec eux ?
18:50– Non, non, non, il n'y a que des caméras cachées.
18:52Il n'y a pas une scène de comédie.
18:55– Non, mais je veux dire, vous les piégez…
18:57– Le truc élu neuf !
19:00– Je veux dire, vous ne piégez pas les gens avec lui.
19:03– Si vous piégez, vous jouez avec eux.
19:05– Non, c'est bon, c'est un peu des lourds.
19:07– C'est pas méchant, c'est ça que vous diriez, Augustin.
19:08– Non, c'est jamais méchant.
19:09J'essaie toujours d'avoir l'air plus ridicule que la personne qui est devant moi.
19:12– Mais là, on est d'accord, François, que c'est juste plus possible
19:14de faire des caméras cachées.
19:15Tout le monde vous reconnaît.
19:16– Je vais complètement me grimer.
19:18Parce qu'en plus, j'ai envie de le tourner en Belgique.
19:20– D'accord.
19:21– Pas de chez moi.
19:21– Très bien, parfait.
19:23Il y a dix jours, on se souvient que vous étiez, évidemment,
19:26nommé à la cérémonie des Césars dans la catégorie
19:29« Meilleur acteur pour les cow-boys ».
19:30Les fantastiques films de Thomas Bidguin.
19:33C'est Vincent Lindon qui a obtenu le César.
19:35Et voilà ce qui s'est passé.
19:37Regardez, on va le voir.
19:40Voilà, vous vous inclinez devant le maître.
19:43– Ça obtenait déjà une bonne...
19:44– Non, mais on a l'impression...
19:46– Non, mais maintenant, j'étais très content.
19:47Vous voyez, c'est un film que j'ai beaucoup aimé.
19:51J'ai adoré ce film, en fait.
19:52Je trouve qu'il joue magnifiquement bien.
19:55– Très bien, si ça avait été vous, vous auriez été...
19:58– Moi, j'adorerais faire ce genre de film.
20:00Mais je ne sais pas si j'arriverais à le faire comme lui.
20:02Je trouve qu'il était d'une justesse.
20:05On avait l'impression de regarder comme ça,
20:06à travers...
20:08Entre deux portes, comme ça,
20:09un truc auquel on ne devra pas être.
20:11– Si vous appréciez ce garçon, vous devriez aimer le film.
20:13C'est raccord.
20:14C'est raccord, voilà.
20:16Vous connaissez Cyril Neldin ?
20:18– Non.
20:18– Eh bien, le voilà, en vrai.
20:20Cyril Neldin.
20:24– Avec le cœur !
20:26– En retard, en retard !
20:27– Bonjour, bonjour, bonsoir.
20:29Vous me souvenez, hein, du lapin dans Alice au Pédi des Merveilles
20:32qui dit « Je suis en retard, en retard, en retard ».
20:33Eh bien, moi, je suis en retard sur l'actualité
20:35parce que j'ai une semaine de décalage.
20:37Certes, il y a des sujets passionnants,
20:38le code du travail, les migrants, certes.
20:40Mais moi, j'étais au salon de l'agriculture.
20:41Je ne peux pas rater le salon de l'agriculture.
20:43– C'est là que tu as brousé comme ça ?
20:44Il faisait beau au salon de l'agriculture.
20:46– C'est vrai que je t'osais.
20:48– Voilà, parce que j'ai besoin de tout prendre avec dérision
20:53pour donner un peu de légèreté à la vie.
20:54Et c'est ce que j'ai fait au salon de l'agriculture.
20:56On peut regarder.
20:58– Elle est un rapporteur.
20:59– Mon festival de Cannes à moi, c'est le salon de l'agriculture.
21:03Ici, les acteurs de la politique se font huer, railler,
21:06car plus personne ne veut voir leurs films
21:08et encore moins acheter les scénarios qu'ils proposent.
21:10Pourtant, ils se ruent en quête de reconnaissance
21:12auprès d'agriculteurs en colère.
21:14En plus, je connais tout le monde.
21:16Salut, Roger.
21:17– Monsieur le Président, ça s'est si mal passé que ça,
21:19vous êtes obligé de revenir avec ce costume ?
21:21– Oui, j'ai été hué.
21:22– Au moins, ce qu'il y a de bien, c'est que quand on n'est plus président,
21:25on ne se fait plus hué, monsieur Sarkozy.
21:28– C'est de la médisance, j'ai jamais été hué ici.
21:31– Au moins, vous, vous n'avez pas attendu le salon de l'agriculture
21:34pour vous intéresser à l'agriculture.
21:35Ça fait un moment que vous êtes sur le coup.
21:36– Une parole juste.
21:39– Bon, on est tellement bien ici.
21:42Bonjour.
21:42– On est mieux ici que dans le Piedmont, hein ?
21:44– Ça, c'est pas loyal.
21:48– Ah là là, c'est terrible, c'est terrible, là.
21:50Ah, on a carrément une popularité de Nicolas Sarkozy, là.
21:54– Absolument.
21:54Ça vous surprend ? C'est pas nouveau ?
21:56– Ah, regarde-le, lui, comment il saisit l'opportunité avec malice.
21:59– Bon, dites-moi, beaucoup de politiques viennent ici
22:00pour séduire un potentiel électoral,
22:02alors vous que je ne doute pas que c'est la souffrance des agriculteurs
22:05qui vous préoccupe.
22:05– C'est vrai qu'il y a beaucoup de souffrance.
22:07– Sarkozy, monsieur Sarkozy, c'est vrai.
22:08– Et vous l'écoutez depuis un moment.
22:10– Oui, et c'est pas une présenterie.
22:13– Mais je sais bien, je ne suis pas que cynique.
22:16– Bon, vous ne l'êtes pas du tout.
22:17– Merci.
22:18– Bon, dites-moi, il est trop mignon.
22:21– Avec notre filière Ovin, donc il essaie de se relever.
22:25– Ah, non, c'est pas Hollande, tu peux être gentil.
22:28– Oui, il n'a pas été caressé par le président.
22:31– Non, il ne veut pas, il ne veut pas.
22:33– Bon, merci.
22:34– Je crois qu'il vous remercie.
22:35– Je comprends pourquoi au FN, on se sent proche de Jeanne d'Arc,
22:38parce que Jeanne d'Arc, elle entendait des voix
22:39et vous, vous en récoltez aujourd'hui.
22:42– Vous êtes en forme, vous êtes en forme.
22:44– Pourquoi le gouvernement français cède aux pressions européennes ?
22:47C'est qu'il n'a pas le choix.
22:47Comment pourriez-vous faire autrement, vous ?
22:49– Non, je pense que c'est parce que ce sont des lâches
22:52qui sont acquis à l'idéologie de l'Union Européenne.
22:54Ils sont véritablement persuadés que...
22:56– Ce n'est pas un peu sévère de les traiter de lâches comme ça ?
22:58– Non.
22:58– Ils essayent quand même.
22:59– Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.
23:02Voilà, c'est exactement ça.
23:03C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il déploie...
23:05– Il faut du temps pour la comprendre, vous êtes un peu vif pour moi.
23:07Dieu, vas-y, Dieu...
23:08– Oui, parce que je suis un peu bête, vous l'avez...
23:10– Ça ne vous a pas échappé.
23:11– Il se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.
23:14– Ce n'est pas la PAC, la politique agricole commune ?
23:16– Qui a mis cette politique agricole commune en place,
23:18si ce n'est aujourd'hui les parlementaires européens de droite comme de gauche.
23:22Systématiquement, c'est eux.
23:22– Le gouvernement lutte parfois contre la pression européenne
23:25et essaie de s'en détacher petit à petit aussi.
23:27– Non, ils ne font rien du tout.
23:28Ils vont faire semblant de faire une négociation
23:29à laquelle ils n'obtiennent rien au niveau européen.
23:32Et c'est si vrai...
23:32– Pas de soucis.
23:33– Allez-moi Marine, laissez-moi tranquille un peu.
23:35– Vous écoutez les doléances des agriculteurs en colère,
23:38mais qu'est-ce que vous pouvez faire pour eux ?
23:40– Tout faire.
23:41Vous entendez ?
23:42Pour un peu qu'on ait le courage de le faire,
23:43on connaît très bien les solutions qu'il faut mettre en œuvre
23:46pour sauver l'agriculture française et les éleveurs français.
23:48Parfaitement.
23:49– Pourquoi l'Europe ne le fait pas ?
23:50Pourquoi le gouvernement ne le fait pas ?
23:51– Parce que le gouvernement est à plat ventre devant Bruxelles.
23:54– Oui, mais vous, vous êtes plus forte que l'Europe.
23:56Elle est très en colère, ta vie est très en colère.
23:58– Ils sont heureux au Maroc.
23:59– Avec les retraités.
24:00– Moi, j'ai un gendre qui est marocain,
24:02il voit tous les Français arrivent au Maroc.
24:04– Mais il n'y a pas commun.
24:05– Et il est très heureux.
24:05– En Thaïlande, dans tous les pays, évidemment,
24:09où avec une retraite de misère française,
24:12on vit correctement,
24:13vont arriver les retraités français qui fuient là.
24:15Et ils sont très très gentils.
24:17Ils sont très gentils.
24:18Mais nous, on perd tous ces gens-là pour manger notre viande.
24:21– Vous avez bien raison.
24:21– Et bien donc, il ne faut pas se soulever.
24:24– On va inverser.
24:25Tous les Français vont aller au Maroc
24:27et tous les Marocains vont venir ici.
24:28Comme ça, il n'y a plus de soucis.
24:29– En revanche, il faut faire des petites siestes.
24:32Et puis ici, on est tranquille.
24:33Hein, les gars ?
24:34– Si tu pouvais arrêter de me renifler le cul, toi,
24:37ce serait sympa.
24:38– Vous qui avez été proche de Martine Aubry,
24:40vous avez vu un petit peu cette fronde qu'elle a menée.
24:43Vous devez vous sentir de plus en plus proche du président
24:45et de plus en plus loin d'elle.
24:47– Je suis de plus en plus proche du président,
24:49du Premier ministre.
24:50Et puis, c'est moins moi qui m'écarte de Martine Aubry
24:53que Martine Aubry qui s'écarte de ce qu'elle devrait assumer.
24:57– Regardez quelle sagesse.
24:58– J'avance et je rassemble.
25:00– Il fait bien sa victime.
25:01– À votre avis, est-ce que Bruno Le Maire,
25:03il est vraiment proche de vous
25:04ou est-ce qu'il est dans la stratégie électorale ?
25:06C'est la question que je me pose des politiques qui défilent ici.
25:09– Ça lui appartient, la réponse.
25:10Je crois qu'il a un niveau de compétence.
25:12– Mais vous qui n'êtes dupe de personne
25:13et en colère contre tout le monde.
25:15– Non, non, je ne suis pas en colère contre tout le monde.
25:16– Non, mais contre les politiques qui passent, vous voyez bien.
25:18– Contre certains.
25:19On est en train de discuter, vous me voyez en colère.
25:20– Non, non, je fais un grand sourire.
25:22– Il est content, il est content.
25:26– J'ai eu peur.
25:27– Est-ce que tu pourrais voter pour Bruno Le Maire, toi ?
25:30– Il dit quelque chose.
25:32– Ah ben oui, oui, oui, et même dès demain, elle a dit.
25:34– Je n'aime pas du tout.
25:36Jamais je lui réponds.
25:37– Ah mais c'est gentil.
25:38– Ah ben c'est formidable.
25:40– Vous pensez, vous, qu'il faut céder à la pression européenne,
25:42sortir de l'Europe, vous comprenez un petit peu
25:43l'ambroglio qu'il y a et puis alors la popularité de Hollande,
25:46de Valls ?
25:47– Vous saisissez cette ambiance ?
25:48– Ce que je comprends surtout, c'est qu'il y a des agriculteurs
25:50qui bossent 70 heures par semaine,
25:51qui font des produits de qualité et qui n'arrivent pas à s'en sortir.
25:54Aujourd'hui, il y a juste ce cri de détresse et tout.
25:56– Bruno Le Maire aussi, il avait fait des problèmes
25:57sur les côtes à l'équitier quand il était ministre de l'Agriculture.
25:59Ce que je veux dire, c'est que maintenant, on rentre dans le détail.
26:02– C'était bien, c'était bien.
26:03Honnêtement, c'était convaincant.
26:04Je pense que vous êtes bon pour faire...
26:05– Vous êtes d'accord ou pas ?
26:07– Moi, j'essaye juste de partir sur un truc de bon sens.
26:09C'est remettre les produits de notre région
26:11dans nos agricultures et dans notre assiette.
26:13Ça veut dire que dans nos cantines aujourd'hui,
26:15on ne consomme plus aucun produit de notre région.
26:17Je veux qu'on change ça.
26:18– Vous êtes prêts ?
26:19Surprise !
26:21– Ah, c'est quand même bien fait.
26:23– Bon, je les aime bien, nos politiques.
26:25– Mais c'est peut-être juste ce petit détail
26:27qui leur manque parfois.
26:29– À demain.
26:30– C'est proportionnel, hein ?
26:37Attention, demain, il y a un jeu au Salon de l'Agriculture.
26:41– On est encore au Salon de l'Agriculture, demain ?
26:43– Oui, oui, parce que moi, je serai en tournage,
26:44parce que c'est la journée de la femme, je serai à Lille.
26:46Mais alors, vous verrez autour de quoi tourne le jeu.
26:47Si t'étais trois animaux...
26:48– Excusez-moi, excusez-moi.
26:49Évidemment, la connexion n'est pas tout de suite
26:51journée de la femme, Lille.
26:53Je comprends que vous vous ayez...
26:54– Ah, mais fais-le, dis-le, dis-le.
26:55– Martine Aubry, femme, Martine Aubry.
26:57– Voilà.
26:58– Voilà.
26:58– Et demain, il y aura un jeu.
26:59Si je te demande trois animaux.
27:01– Chèvres, poux, vaches.
27:03– Et ?
27:04– Bah, poux.
27:05Pou, le poux.
27:06– Putain.
27:08Tu comprendras demain pourquoi.
27:09– Ok, d'accord.
27:10Très bien.
27:10On est bien, là.
27:11Ok.
27:11La suite du Grand Journal, avec les guignols, le zapping
27:14et nos invités, bien sûr.
27:15C'est juste après la pub.
27:15À tout de suite.
27:26Nous sommes de retour sur le plateau du Grand Journal
27:28avec nos invités, François Damiens, Mathieu Longat et Jean-Claude Mailly
27:32et bien sûr avec les guignols.
27:34Bonsoir, Anne-Claire Coudray.
27:35Bonsoir, Julien Bugé.
27:36– Et Elise Lucet, je vous remercie.
27:38Ce soir, nous parlerons des droits de la femme,
27:40de ces femmes qui se battent pour être traitées à l'égal des hommes,
27:43de ces femmes qui…
27:44– De ces femmes qui se battent pour perdre du poids
27:46après leur accouchement.
27:47– Merci, Mme Kardashian, mais ce n'est pas exactement ce que je…
27:51– De ces femmes qui luttent pour avoir des millions d'abonnés
27:53sur Instagram en postant des photos d'elles toutes nues.
27:56– Nous reviendrons sur votre vision du féminisme tout à l'heure,
27:59mais aussi sur les filières qui organisent la traversée des migrants
28:02pour venir en Europe.
28:03Regardez.
28:05– Toutes les nuits dans ce petit port turc,
28:08l'incessant balai des passeurs se poursuit,
28:10débarquant toujours plus de migrants fuyant Daesh.
28:14– Ça a été dur.
28:16Ils ont massacré toute ma famille.
28:17Il n'y a plus que nous.
28:18Mais on a échappé à ces barbares.
28:21– Nous sommes enfin libres.
28:24– Et quand on leur demande où ils comptent s'installer,
28:27la réponse est évidente.
28:28– Dans un pays libre, un pays en paix,
28:30pour élever notre enfant en sécurité.
28:32– La France, le pays des droits de l'homme.
28:36Alors que Leila et Ali partagent avec nous l'espoir d'une nouvelle vie,
28:40notre attention est attirée par le passeur
28:42qui ne semble pas décider à repartir.
28:45Nous lui en demandons la raison.
28:47– J'attends les prochains clients.
28:48Grâce aux Français, moi je ne repars jamais à vide.
28:52– Putain, mais c'est pire que Ryanair, leur truc, là !
28:55– Oh là là !
28:57Eh, je suis chaud !
29:01– Où est-ce, Bashir ?
29:02– Bien ou bien ?
29:03– Alam alaikum.
29:04– Ah ouais, c'est vrai, ça.
29:05– Salam, ouais !
29:06– Tiens, mets ça.
29:07T'en auras besoin où tu vas.
29:09– Trop swag !
29:10– Alors ?
29:11Prêt pour le djihan ?
29:13– Eh mais grave !
29:14Ça fait trois ans que je m'entraîne sur Call of Duty.
29:17Crois-moi, je pars en mode est chouette, là !
29:19– Pon, pon, pon, pon, pon, pon, pon, pon, pon !
29:22– Oh, comment je me sens déjà plus libre !
29:26Par contre, je n'arrive pas à tweeter avec les gants.
29:28– Pfff, oh là là !
29:30Voilà, c'est à ce type de chasse-et-croiser
29:32que l'on doit s'attendre de plus en plus dans cette partie du monde.
29:36– Comment ça ? Ils n'ont pas la 4G en Syrie ?
29:38– Merci beaucoup à Sandrine Alexie.
29:41Rendez-vous pour les abonnés avec les Guignols à 20h50.
29:44Tout de suite, c'est le zapping du week-end.
29:54– Et c'est fini !
29:56– C'est gagné !
29:57– C'est fait, les gars, bravo !
29:58– Bravo, messieurs !
29:59– Parce que c'était un bon match à perdre aussi, ça.
30:02Et ils ont su faire ce qu'il fallait, les Français, pour le gagner
30:04et pour offrir cette qualification qui était attendue.
30:08– Le capitaine des Bleus a tout connu dans sa carrière.
30:13Mais hier, à la Guadeloupe, à 55 ans, il affichait un sourire de jeune premier.
30:18Martin Fourcade, sur le toit du monde.
30:21Après sa victoire de jeudi en mixte,
30:24le Français remporte cet après-midi le sprint à Oslo,
30:28son 8e titre de champion du monde.
30:30– Quand je fais « rrrr » vous faites « hey » « rrrr »
30:33– C'est mou.
30:34– Rrrr »
30:34– Quand je fais « rrrr » « ma catania » vous faites « nia » « nia » «
30:37nia »
30:37« rrrr » « ma catania »
30:38– C'est mou.
30:40– Rrrr » « rrrr » « ma catania »
30:41– « nia » « nia » « routier »
30:42– Hey ! Routier !
30:43– Hey ! Routier !
30:45– Hey ! Rrrr » « rrrr » « ma catania »
30:46– « nia » « nia » « nia » « nia »
30:47Tout le monde fait « yeah, yeah »
30:48– Yeah, yeah !
30:49– Allez les Bleus !
30:51– Fautes répéter des brévistes et la transformation sur l'extérieur avec l'essai !
30:55Thomas Calister !
30:57Au pied des poteaux !
30:59Ils ont trouvé le bon moment, ils marquent !
31:01Et c'est un score de parité, 21 partout !
31:22C'est Sébastien Vézy avec la sirène qui va retentir et qui retentit au plus mauvais moment pour les brevistes
31:29!
31:29– Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'est terminé !
31:32– 1, 2, 3, 4 !
31:34– Regarde-moi ce bordel !
31:44– Regardez la phrase du jour.
31:46« Le président s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date !
31:52»
31:52Une phrase signée de la ministre du Logement, la verte, Emmanuel Kos.
32:09– Le renombrement a ouvert la voie à la mécanisation de l'agriculture française en plein essor.
32:20– Les machines agricoles augmentent le rendement des terres et réduisent les efforts de l'agriculteur qui connaît une vie
32:26plus facile.
32:27– Quelle est la pratique agroalimentaire qui vous semble la plus aberrante, la plus choquante si vous devriez en prendre
32:31une seule ?
32:31– Là, justement, dans les exemples que je donne, pour moi, c'est cette espèce de tout-pasteurisation sur le
32:36lait cru, pour le fromage.
32:37C'est-à-dire qu'on est en train de dire que le lait cru est un danger, or toutes
32:40les saloperies, excusez-moi du terme, qui sont arrivées,
32:43sont arrivées par du lait pasteurisé qui a été recontaminé après.
32:46C'est très simple à comprendre. Dans le lait cru, il y a plein de biodiversité, voilà, ça se combat,
32:52d'accord ?
32:52Quand c'est blanc, c'est blanc, hein ? Donc il y a une bactérie qui se met dedans, elle
32:55est tout chausse dedans.
32:57Et donc, si vous voulez, ça c'est juste une bêtise, c'est une bêtise hygiénique.
33:00Mais c'est... Mais, en fait, le vrai problème, c'est que l'hygiénisme, c'est le fauné de l
33:05'industrie agroalimentaire.
33:06C'est-à-dire, on vous dit, ah, mais c'est pour protéger le consommateur, en fait, c'est juste
33:10pour faire du pognon, c'est tout.
33:11Comme chaque année, notre président s'est rendu au salon de l'agriculture.
33:15Et comme chaque année, ça s'est mal passé.
33:18Cette année, c'est une vache qui a lâché un gaz à son passage.
33:22Je ne suis pas content, casse-toi, pauvre connasse !
33:28La Terre, elle a une odeur.
33:33Ça sent la vie.
33:35Tout démarre d'ici.
33:36La vie démarre de la Terre.
33:38Elle était là avant nous.
33:39Et elle sera là après nous.
33:42Voilà.
33:43Et c'est là qu'on lui doit un respect.
33:46Parce qu'elle, c'est pas que nous qu'elle va nourrir.
33:48C'est avant nous, elle a nourri.
33:50Et après nous, elle nourrira.
33:51La technologie détruit souvent l'émotion et la vérité.
33:58Le progrès ne favorise pas la créativité.
34:00Ça t'aide à rentrer chez toi plus vite, mais ça ne fait pas de toi quelqu'un de plus
34:04créatif.
34:0570% c'est notre chiffre du jour, le chiffre du rejet.
34:09Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien Aujourd'hui en France, 70% des Français sont opposés à la loi
34:15El Khomri.
34:16Il faut répondre aux interrogations, aux inquiétudes et lever les ambiguïtés.
34:21Mais ce qui serait terrible, c'est le statu quo, déclare Manuel Valls.
34:24L'homme que vous avez en face de vous, c'est l'homme qui n'a jamais été ostentatoire dans
34:29son savoir.
34:30C'est un sexy, c'est un homme à femme.
34:32Les gens, les femmes, les femmes ont hurlé, je lui sens.
34:35Il en a fait coiner des milliers.
34:39Vêtue d'un pantalon de coton, d'un t-shirt et d'un tablier autour de la taille,
34:43Portia est pieds nus dans la cuisine.
34:45Bouche bée, je la dévisage.
34:47Je l'ai rarement vue habillée aussi décontractée.
34:50Je te dis, les meufs, elles veulent de l'oralité.
34:54Elles ne jouissent que par l'oreille.
34:56Tu verras, plus tu avanceras.
34:58C'est ça qui les a fait rendre folles.
35:00Non, non, c'est pas faux.
35:05Il y a une petite souris.
35:13C'est pas bon pour l'image du studio.
35:17Bon, ben voilà.
35:19J'ai envie de dire à François Hollande,
35:21viens voir l'état de la télévision française.
35:25François Hollande.
35:30Merci beaucoup aux équipes du Zapping.
35:33François, vous saviez que vous étiez une star
35:36dans un endroit tout à fait inattendu.
35:38Enfin, je vais commencer autrement.
35:40Dans vos caméras cachées, vous en avez fait 400
35:42entre 99 et 2000...
35:46Ouais, jusque l'année passée.
35:47C'est ça.
35:48Il y a celle-ci où vous faisiez le tatoueur, regardez.
35:51Moi, je faisais juste un gros taureau
35:53avec une grosse tête un peu méchante.
35:54Ouais, ça, on peut faire aussi.
35:56Ah ben, faisons ça.
35:57Faisons ça.
36:00Non, mais franchement...
36:02Mais attends, il n'a pas encore ses narines.
36:05L'autre pote qui va arriver ici...
36:06On peut très bien imaginer une petite bûche qui fait
36:08« Coucou, petite perruche ! »
36:10« Coucou, petite perruche, ici, tu vois ? »
36:12Qui me fait un vieil élan qui ressemble à moi.
36:14Un vieil élan ?
36:14C'est un élan qui a 2-3 ans.
36:16Mais regarde, mais tu rigoles ou quoi ?
36:18Non, mais qu'est-ce que je vais faire avec ça, moi ?
36:29Non, non.
36:29Non, non, il n'y avait pas l'aiguille, en fait.
36:31Il y avait tout sauf l'aiguille.
36:32Mais si je vous dis que quelqu'un l'a fait en vrai,
36:34vous me croyez ou pas ?
36:36Non.
36:36Eh ben, ce week-end, au salon du tatouage,
36:38voilà ce qu'on a vu sur les...
36:39Voilà, regardez.
36:41Coucou, petite perruche !
36:47Voilà, ça a circulé sur les réseaux sociaux
36:49tout le week-end,
36:49puisque c'était le salon du tatouage
36:51mené par Tintin, le tatoueur,
36:53avec ce délicat élan.
36:57Voilà, ça vous fait plaisir, François ?
36:58Une déclaration ?
36:59Non, une déclaration, c'est la ville, quand même.
37:00Attends, il se passe un truc.
37:01Ben oui, non, mais je me dis
37:02que j'ai inspiré quelqu'un.
37:04C'est vrai.
37:05Non, en plus, j'ai des signes super mal.
37:08J'espère qu'il a fait 100 ans et 100 gâteaux,
37:10parce que c'est toute petite perruche,
37:12il faut vivre avec moi.
37:15On salue le monsieur qui a cru
37:16à un moment qu'il avait ça sur le torse
37:18et qu'il s'est rendu compte au bout d'un moment
37:19que c'était pour de faux
37:20et qu'il a dû faire un gros soupir
37:22de soulagement quand même.
37:23Il était super marrant.
37:25Il était super soulagé, surtout.
37:26Oui, oui, il était marrant.
37:27Alors, c'est un petit point culture
37:28tout de suite avec Augustin,
37:30bien sûr, un peu de culture.
37:31Et un livre, quand même,
37:32on ne va pas se cacher, là, il fait froid,
37:33on a envie de se recroudiviser sous la couette
37:34avec un bon livre,
37:36un livre, un page-turner,
37:37vous savez, c'est-à-dire qu'on ne peut plus
37:38s'arrêter de tourner les pages,
37:43et pas des moindres,
37:44puisque c'est le grand retour,
37:44figurez-vous, de Pierre Lemaitre.
37:46Pierre Lemaitre, vous vous souvenez,
37:48prix Goncourt, il y a trois ans,
37:49pour Au revoir là-haut,
37:50ce livre de la pré-grande bière
37:51qui avait conquis vraiment tout le monde.
37:53Vous l'aviez vu ?
37:54Vous vous en souvenez de ce livre-là ?
37:55Vous tous ?
37:56Moi, pas du tout.
37:56Pourtant, c'était prix Goncourt,
37:57quand même, normalement,
37:58c'est le seul qu'on lit.
37:59Vous avez vu que c'est du boulot,
38:00quand même, à faire.
38:01600 000 exemplaires,
38:02sans compter les poches,
38:03des prix de tous les côtés,
38:04une adaptation en BD
38:05et un tournage, un film.
38:07Le tournage commence demain,
38:08figurez-vous,
38:09de Au revoir là-haut,
38:09avec Albert Dupontel, notamment.
38:11Eh bien, il revient, Pierre Lemaitre,
38:12avec un roman noir
38:13qui s'appelle
38:13« Trois jours et une vie »,
38:14il n'y a que le titre que je n'aime pas moi.
38:15« Trois jours et une vie »,
38:16je ne trouve pas ça top.
38:16L'histoire, sans rien vous révéler,
38:19c'est pas compliqué,
38:19un ado tue un môme,
38:21dissimule le corps dans la forêt,
38:22passe miraculeusement
38:24à travers les mailles du fillet.
38:25Sera-t-il démasqué ?
38:27Comment vivre avec le secret,
38:29avec la culpabilité,
38:30avec le poids du passé ?
38:31Regardez cette citation
38:32que j'ai trouvée,
38:33page 260, figurez-vous.
38:35Je vous le donne en mille.
38:36« C'est créé mes châtiments
38:37dans un camp perdu de la France profonde.
38:38Telle était sa punition,
38:40purgeait sa peine en toute liberté
38:41au prix de son existence tout entière. »
38:43Et ça marche,
38:44vous ne pouvez pas savoir
38:44comme ça marche,
38:45c'est assez impressionnant.
38:46En fait, Pierre Lemaitre,
38:47il vient du roman noir.
38:48C'est-à-dire qu'avant,
38:48Au revoir là-haut,
38:49qui était un roman blanc,
38:50comme on dit,
38:50pas un roman noir,
38:52il n'écrivait que ça.
38:53Et si vous voulez,
38:54il y a une maîtrise quand même
38:54dans la construction,
38:55il y a tout un arrière-plan social
38:56qu'on retrouve aussi
38:57dans la tradition du roman noir.
38:59Il y a ce rythme incroyable
39:00de la phrase,
39:01cette façon de construire
39:02des rebondissements,
39:03du suspense en veux-tu en voilà.
39:05C'est-à-dire qu'on se fait avoir
39:06des dialogues tout dans tension.
39:07Je ne vous dis rien
39:07parce qu'en fait,
39:07tout se joue évidemment
39:08dans nos toutes dernières pages
39:10du livre.
39:11Je me suis fait avoir
39:12totalement nouveau coup de maître.
39:13Donc pour Pierre Lemaitre,
39:14trois jours et une vie,
39:15ça sort officiellement demain
39:16en librairie,
39:17mais je crois que vous pouvez le trouver
39:18en fait.
39:18Ah, Jérine !
39:21Il va vous le donner !
39:21Il y en a un pour vous.
39:23Voilà.
39:24J'arrêterai de l'actu
39:25de mon homongé
39:26qui en donne un troisième.
39:27C'est le mash-up
39:28de Jordi et Martin.
39:29J'arrête que des mash-ups,
39:30c'est le générique.
39:31Mash-up !
39:31Non, on recommence.
39:32Trop tard !
39:33La cérémonie des Césars
39:34plus politique.
39:35César Cozy.
39:37Et le César du meilleur acteur
39:39est attribué à Nicolas Sarkozy
39:40pour J'ai changé.
39:41Merci.
39:42Bonjour, merci.
39:43Merci beaucoup, merci.
39:44Merci à tous, merci.
39:45Alors c'est vrai qu'au début,
39:46quand j'ai lancé cette comédie,
39:47personne n'y croyait finalement
39:48et je suis devant vous.
39:49Alors voilà, vraiment,
39:50merci à tous.
39:51Merci, j'ai changé.
39:52Au revoir.
40:07César Cozy.
40:09Et le César du meilleur costume
40:10est attribué à Nicolas Sarkozy
40:13pour son retournement de veste
40:14dans J'arrête la politique.
40:15Bon, écoutez, merci beaucoup,
40:17mais il faut en garder pour les autres.
40:18Sinon, j'ai un peu l'impression
40:19que ça va finir comme tu me boucles tout,
40:20c'est à faire.
40:21Batman plus religion.
40:24Chabatman.
40:28Chabat-chabat.
40:30Bon, qu'est-ce qu'il fait ce bus là ?
40:32César Cozy.
40:33Et le César de la meilleure musique
40:35est attribué à Nicolas Sarkozy
40:37pour le joueur de tuto.
40:41Quelle année prochaine, merci.
40:42Pol emploi plus fusée.
40:45Apollo emploi.
40:46C'est bon, j'ai trouvé un moyen
40:46pour faire redécoller l'emploi.
40:48Chouette.
40:48C'est parti.
40:50Qu'est-ce que vous avez fait ?
40:51Eh bien, j'ai mis tous les chômeurs
40:51dans la fusée.
40:53Je vais en parler avec les dettes.
40:54C'est parti.
40:55César Cozy.
40:57Quelle soirée.
40:58Et pour finir,
40:58le César du meilleur espoir
41:00pour 2017
41:00est attribué à
41:02Alain Juppé.
41:03Quoi ?
41:03Qu'est-ce que t'as dit là ?
41:04Bah déçois, on peut me le dire.
41:05Viens me le dire en face.
41:06Viens pas me le dire ici là.
41:08Bon, bah je vais le dénier Alain.
41:09T'embête pas.
41:10Quoi ?
41:10Oui, vous avez la main dans ma veste là.
41:12Non, pardon, merci.
41:13À l'année prochaine.
41:14Merci, hein.
41:15Ah, pardon.
41:19Merci beaucoup à Jardy et Martin.
41:21Merci à vous, François D'Agnance,
41:22d'avoir été avec nous ce soir.
41:23Des nouvelles de la planète Mars.
41:25Mars, c'est vous.
41:26C'est en salle, mercredi 9 mars.
41:28Merci beaucoup à vous, Mathieu Longat,
41:29d'être venu ce soir.
41:31On peut vous retrouver sur votre blog
41:32Bonjour Tristesse.
41:34Merci à vous, Jean-Claude Mailly.
41:36Ceux que vous trouvez mercredi,
41:37vous serez dans la rue.
41:38Oui.
41:39Même s'il pleut,
41:40on a checké la météo d'ici.
41:41On s'est se mouillés.
41:41On s'est se mouillés.
41:42Merci beaucoup, Augustin.
41:44Merci, Lorraine.
41:44On salue Cyril, là où il est.
41:46Tout de suite, vous retrouvez
41:47le petit journal Yann Martès.
41:48Nous serons de retour demain
41:51à 18h45.
41:52C'est le moment.

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