00:00Je suis Isabelle Ercouet, je suis infirmière depuis 15 ans.
00:05Sur l'hôpital de Châtellerault, j'ai travaillé 10 ans aux urgences.
00:10Je suis en chirurgie de Châtellerault et cela fait maintenant 5 ans que je suis en chirurgie.
00:15Je suis en chirurgie viscérale.
00:20Depuis la restructuration du service, je suis en chirurgie dite polyvalente.
00:25Je travaille sur le service d'orthopédie, urologie viscérale et esthétique.
00:30Qui apportait une relation de communication avec le patient, ça on ne peut plus.
00:35Les patients le voient, on passe un coup de vent dans les chambres.
00:40Vous devez accompagner quelqu'un en fin de vie.
00:42C'est accompagner le patient, mais c'est aussi accompagner sa famille.
00:45Ça demande du temps et ce temps-là, les mesures déconneront.
00:50Les autonomies ne prennent pas du tout en compte les services sous pression.
00:55Ou les personnels hospitaliers sont le plus sous pression.
01:00Les urgences, parce que les urgences vivent...
01:05des situations difficiles.
01:10Le temps d'attente parfois long engendre de l'agrément.
01:15Oui, aux urgences, les patients, quand il y a un afflux de...
01:20de patients aux urgences, oui, les patients sont accueillis dans les couloirs.
01:24Passent aussi la...
01:25Le lendemain matin, ils prennent le petit déjeuner dans les couloirs.
01:29Jusqu'à...
01:30avec un drap tendu, ils font leur toilette aussi dans les couloirs.
01:33Donc là, se pose le problème de l'intimité.
01:35Donc là, des fois, c'est des brancardiers qui tiennent des draps tendus pour...
01:40quand même essayer de me faire un semblant, de créer un semblant...
01:45d'intimité, vous faites vos besoins aussi dans les couloirs.
01:48Voilà.
01:49Vous vous retrouvez avec...
01:50avec un afflux de patients, des enfants, des personnes âgées...
01:55Voilà, c'est vraiment difficile au quotidien de...
02:00de gérer ce genre de choses.