00:00 Pierre, on parle avec toi de la nouvelle prime Macron qui en 2022 a battu tous les records.
00:03 Oui, on va rappeler que l'année dernière, la prime PEPA, prime pouvoir d'achat, a été remplacée par la prime partage de la valeur,
00:11 avec quelques changements dans les conditions d'attribution.
00:14 Et donc hier, Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, a levé le voile sur les chiffres pour l'année 2022,
00:20 avec près de 5,5 millions de salariés qui ont touché cette prime.
00:25 Autrement dit, ça fait un petit peu plus de 1 salarié sur 4.
00:28 Les entreprises leur ont versé au total plus de 4,3 milliards d'euros, ce qui fait une moyenne de 789 euros par bénéficiaire.
00:39 Et ça, c'est un record, Pierre.
00:41 Oui, même quand on regarde ce qui avait été distribué en 2020, c'était le précédent record.
00:45 Les bénéficiaires de l'ancienne prime Macron, donc, avaient touché à l'époque en moyenne 616 euros.
00:50 Et quand on compare les montants versés par les entreprises depuis la mise en place de ce dispositif de prime défiscalisée,
00:56 on voit très clairement que l'année dernière, les entreprises qui en avaient les moyens et la volonté ont mis le paquet,
01:03 en tout cas par rapport aux années précédentes.
01:05 On est vraiment bien au-dessus du record précédent de 2020.
01:08 En revanche, pour ce qui est du nombre de bénéficiaires, la progression reste plus modeste.
01:12 Très clairement. On tourne finalement toujours autour de 5 millions de salariés.
01:16 Bon, un petit peu plus, 5,5 millions, mais voilà, ça veut dire qu'il y a quand même trois quarts des salariés qui ne touchent pas cette prime.
01:24 En revanche, je vais peut-être vous surprendre en vous révélant que les entreprises les plus généreuses ne sont pas les plus grosses, mais les plus petites.
01:32 Vous allez le voir à l'écran. Plus de 1 000 euros, 1 040 euros précisément, en moyenne, dans les entreprises de moins de 10 salariés l'année dernière.
01:41 C'est le record.
01:43 Alors comment on l'explique ?
01:44 D'abord parce que les patrons des petites entreprises hésitent souvent à augmenter les salaires.
01:49 Ils ont peur d'un retournement de conjoncture qui va les mettre ensuite en difficulté économique.
01:53 Et puis il faut rappeler que les bas salaires bénéficient d'exonération de cotisations sociales et qu'un employeur peut perdre ces exonérations si les salaires dépassent un certain niveau.
02:04 Enfin, ces entreprises, il se trouve qu'elles ne sont pas soumises à l'obligation de verser de la participation, puisque cette obligation ne concerne que les entreprises de plus de 50 salariés.
02:14 Et ça aussi, ça a changé.
02:15 Oui, un accord a été trouvé entre le patronat et les syndicats.
02:19 Cet accord prévoit que les entreprises de 11 à 49 salariés seront obligées de verser soit de la participation, soit de l'intéressement, soit de l'épargne salariale à leurs salariés,
02:28 à partir du moment où elles dégagent des bénéfices suffisants pendant trois années de suite.
02:34 Et je précise que cet accord, le gouvernement s'est engagé à le faire valider par une loi entrée en vigueur de cette nouvelle obligation en 2025.
02:42 Merci beaucoup.
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