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  • il y a 3 ans
A la sortie du siège de la Fédération Française de Football, Eric Borghini, membre du Comex de la FFF, a été interrogé sur la démission de Noël Le Graët de son poste de président.

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Sport
Transcription
00:00 concernant l'organisation opérationnelle de la gouvernance,
00:05 sera de recruter une ou un directeur général,
00:08 et c'est ce à quoi le président, avec l'aide du Comex,
00:12 va s'employer dans les jours qui viennent.
00:14 Est-ce que ces deux affaires, c'est-à-dire l'affaire Legret et l'affaire Diacre,
00:17 elles montrent une chose, c'est qu'on a des bonnes équipes de foot,
00:20 masculines et féminines, mais que le problème sont les dirigeants dans le foot français ?
00:23 Je crois que ça ne peut pas être aussi réducteur,
00:29 je crois que les différentes gouvernances qui se sont succédées
00:35 depuis la prise de fonction du président en 2011
00:39 ont toutes fait leur devoir, ont toutes travaillé,
00:43 ont toutes œuvré au développement du football français,
00:47 et j'en peux pour preuve les résultats exceptionnels
00:50 sur le plan économique, mais aussi sur le plan sportif,
00:53 que nous avons réalisés.
00:56 Nous avons donné les moyens à tous les techniciens
00:59 de pouvoir travailler et de pouvoir obtenir
01:02 ces magnifiques résultats dont je vous parle.
01:06 Donc non, je pense que les dirigeants ont fait leur devoir courageusement,
01:14 parfois avec des difficultés, parce que c'est compliqué de diriger,
01:19 c'est compliqué de savoir dire non,
01:22 c'est compliqué de faire des choix,
01:26 mais je pense qu'avec mes collègues,
01:29 et bien sûr sous la présidence de Noël Lebrecht,
01:32 et aujourd'hui sous celle de Philippe Gallo,
01:34 on continuera à travailler jusqu'à la fin de notre mandat,
01:38 c'est-à-dire jusqu'à la fin 2024, dans l'intérêt du football français.
01:42 Merci.
01:44 Une petite question pour le New York Times.
01:46 Comment était l'atmosphère dans la salle ?
01:49 C'est une atmosphère un peu particulière,
01:52 parce qu'on était tous très émus,
01:55 le président a eu beaucoup de difficultés à retenir ses larmes,
02:00 mais c'était un pari qui s'était fait à lui-même,
02:03 de ne pas pleurer, il est arrivé,
02:06 mais ça a été très difficile pour nous,
02:11 pour lui bien sûr, mais pour nous aussi.
02:14 Il est très combatif.
02:16 Maintenant, comme je lui avais dit moi-même,
02:19 il a les mains libres et sans entrave pour assurer sa défense,
02:23 il nie complètement tous les faits qui lui sont reprochés sur le plan judiciaire,
02:27 il a d'excellents avocats qui vont attaquer très fortement,
02:34 je pense même qu'ils vont attaquer devant le tribunal administratif le rapport d'Audit.
02:39 Donc voilà, il est combatif.
02:43 Mais l'atmosphère, c'était une atmosphère lourde, un peu lourde.
02:50 Vous avez l'air bien ému.
02:53 Pardon ?
02:54 Vous avez l'air très ému.
02:55 Oui, moi je suis ému, mais vous savez,
02:57 avec Albiacare Ghemmeri, je suis l'un des plus vieux compagnons de route,
03:02 je dirais, de Noël de Grève pour la Fédération,
03:05 parce que bien sûr, Jean-Michel Hollas, on le connaît depuis 30 ou 40 ans,
03:10 et son ami et proche, mais c'est vrai, c'est dur pour moi de continuer sans lui.
03:19 Est-ce qu'il a prévu de s'adresser à la presse ?
03:23 Alors je crois qu'il reçoit actuellement, au moins qu'il ait terminé,
03:27 il reçoit trois ou quatre de vos confrères.
03:29 Je ne sais pas lesquels, de quels médias, mais il a prévu de parler.
03:34 De toute façon, comme il est dans un état d'esprit combatif, je pense qu'il va s'adresser à la presse, lui ou ses avocats.
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