00:00 s'accordera-t-il des athlètes russes et biélorusses aux Jeux Olympiques de Paris en 2024 ?
00:03 L'Ukraine s'y oppose formellement et menace même de boycotter les compétitions.
00:07 On vous explique la polémique en 3 minutes, top chrono.
00:10 La présence de représentants de l'État terroriste est une manifestation de la violence et de la légalité.
00:19 L'Ukraine a lancé un ultimatum.
00:21 Tant que la guerre continuera, il faudra choisir entre accueillir des athlètes ukrainiens
00:25 ou des athlètes russes et biélorusses aux Jeux Olympiques de Paris en 2024.
00:29 Plusieurs États soutiennent la décision de l'Ukraine.
00:32 C'est notamment le cas de la Pologne et des Pays-Baltes.
00:34 De son côté, le Comité international olympique, le CIO,
00:38 réfléchit à intégrer les athlètes russes sous bannier neutre.
00:41 Il y a eu aussi une déclaration de 30 pays,
00:44 européens mais aussi Australie, Nouvelle-Zélande, etc.,
00:49 qui ont dit qu'ils voudraient avoir plus de précision
00:52 pour savoir ce que le CIO entend par équipe neutre.
00:56 Concrètement, en cas de victoire, l'hymne national n'est pas joué
00:58 et le drapeau n'est pas non plus représenté lors de la cérémonie d'ouverture.
01:02 Dans le passé, il y a eu des équipes neutres.
01:06 Il y en a eu une à Tokyo pour les Russes, justement,
01:10 qui était sous la bannière "Russian Olympic Committee",
01:13 donc qui n'était pas très neutre, finalement, assez facilement identifiable.
01:17 Il y en a eu au Jeu d'hiver de 2018 à Pyeongchang, en Corée,
01:21 sous l'appellation "Olympic Athletes from Russia".
01:25 Mais même sous bannier neutre, les avis divisent.
01:27 Je ne souhaite pas que l'on puisse avoir de délégation russe,
01:31 même sous bannière neutre.
01:32 Le sport est une affaire politique.
01:34 La maire de Paris s'est prononcée.
01:37 Le gouvernement ne s'est pas véritablement prononcé,
01:39 sauf maintenant à travers cette demande
01:43 qui a été signée par la ministre des Sports,
01:45 de clarification sur ce qu'est la neutralité.
01:47 Le moment venu, je pense que le gouvernement français
01:50 sera obligé de prendre une position officielle.
01:52 Et pour participer sous cette bannière neutre,
01:54 les athlètes russes ne devront pas avoir activement soutenu la guerre
01:57 en Ukraine.
01:58 Parce qu'un certain nombre d'athlètes se sont déclarés
02:00 en faveur de la guerre,
02:01 sont affichés dans différents meetings avec le président Poutine,
02:04 ont affiché sur leur t-shirt le "Z",
02:07 qui est un symbole de cette guerre.
02:09 Mais il y en a qui n'ont rien fait.
02:11 C'est aux fédérations internationales de chaque sport
02:14 d'identifier effectivement ceux qui se seraient prononcés
02:16 en faveur de la guerre.
02:18 Alors bien entendu, c'est très difficile.
02:19 L'autre piste envisagée serait de les faire participer
02:22 dans l'équipe des réfugiés,
02:24 mais ces conditions ne conviennent pas au comité olympique russe.
02:26 Je vous prédis déjà qu'aujourd'hui,
02:29 les athlètes russes ne participeront sans doute pas à Paris,
02:33 pour autant que la guerre continue
02:35 et que d'autre part, les conditions restent celles
02:38 qu'on a entendues jusqu'à présent.
02:39 Tout simplement parce que les Russes eux-mêmes ont dit
02:42 qu'ils ne voudraient pas participer sous ces conditions,
02:44 parce que ce n'étaient pas des conditions égales.
02:45 Et puis, d'autre part,
02:47 on n'a pas connaissance d'athlètes russes réfugiés pour l'instant.
02:50 Exclure les athlètes russes et biélorusses
02:53 ne semble pas être à l'ordre du jour.
02:54 Les rejeter en raison de leur nationalité
02:56 serait une violation du principe de non-discrimination
02:59 inscrit dans la charte olympique.
03:01 En France, plusieurs sportifs se sont prononcés en faveur
03:04 de la participation des athlètes russes sous bannière neutre.
03:07 C'est notamment le cas de Martin Fourcade,
03:09 ex-star du Biathlon,
03:10 membre du CIO et président de la commission des athlètes de Paris 2024.
03:14 C'est un dilemme parce que c'est le côté légal des choses
03:17 face au côté moral.
03:19 Il est difficile d'accepter des athlètes d'un pays
03:23 qui fait la guerre en Ukraine
03:25 et qui a provoqué la mort de nombreux athlètes ukrainiens,
03:28 d'installations sportives ukrainiennes, etc.
03:31 En principe, c'est le CIO qui devra prendre la décision finale
03:34 en s'appuyant sur les avis des fédérations internationales.
03:37 Mais concrètement, il faudra encore attendre quelques mois
03:39 pour savoir si, oui ou non,
03:41 les Russes pourront participer au GIO de Paris 2024.
03:45 Sous-titrage ST' 501
03:47 [Musique]