00:00 [Musique]
00:04 Et la grève reconductible, et bien ça y est, on y est.
00:07 Pas une goutte de carburant ne sortira de la raffinerie totale de Donge
00:10 avant au moins vendredi après-midi.
00:13 Les syndicats veulent désormais être reçus en urgence par Emmanuel Macron.
00:18 Silence de l'Elysée, mais au gouvernement on dit pourquoi pas.
00:22 La porte du gouvernement, elle reste ouverte
00:24 comme elle l'est restée ouverte tous ces derniers mois.
00:27 Le blocage, c'est l'inverse du dialogue.
00:30 En fait là c'est aussi au quotidien qu'il faut qu'on mène des actions
00:33 pour que le mouvement il s'amplifie, qu'on continue,
00:36 qu'on fasse flécher au gouvernement sur cette réforme qui est injuste.
00:39 C'est un dialogue de sourds qui aurait lieu
00:41 et qui vraisemblablement n'aura pas lieu.
00:43 J'ai refait les comptes au début de la présentation de cette réforme des retraites.
00:49 Vous nous promettiez un excédent de 4,2 milliards d'euros en 2030.
00:55 Mais depuis vous avez fait un certain nombre de concessions,
00:58 vous avez ajourné et finalement on se retrouve avec un déficit
01:02 de 300 millions d'euros en 2030.
01:04 Donc est-ce que ça vaut encore la peine de braquer le pays ?
01:06 L'objectif de pouvoir payer les pensions de retraite à bientôt 30 millions de retraités,
01:11 c'est un objectif dont on ne dérogera pas.
01:13 Pour l'instant le texte il n'est pas voté.
01:15 La prochaine mobilisation elle a lieu samedi.
01:16 C'est ça qu'ils recherchent, c'est de dire à la rue,
01:18 c'est de dire au syndicat, c'est de dire à l'opinion publique.
01:20 Majorité au direct.
01:22 Je me tais.
01:23 J'ai qu'est-ce qu'on veut voir.
01:24 En 11 mots, vous allez sacrifier 18 millions de français
01:28 sur le tel de la rentabilité financière.
01:30 Le mot 62 est remplacé par le mot 64.
01:34 Mobilisation record hier, quelles que soient les sources.
01:37 3,5 millions de manifestants selon les syndicats,
01:40 1,28 million d'après le ministère de l'Intérieur.
01:44 Hier, une journée de mobilisation s'est tenue,
01:47 avec sensiblement le même nombre de manifestants que fin janvier
01:52 et dans la plupart des cas, sans débordement.
01:55 Bonjour l'exemple, Éric Dupond-Moretti a présenté ses excuses
01:58 après le double bras d'honneur.
02:00 Un bras d'honneur quand Olivier Marlex,
02:02 le président du groupe LR à l'Assemblée,
02:04 a évoqué les procédures judiciaires
02:06 qui concernent les membres du camp présidentiel
02:08 et notamment Éric Dupond-Moretti.
02:09 Vous n'avez pas à faire des bras d'honneur
02:11 dans l'enceinte de l'Assemblée nationale monsieur le ministre.
02:13 Pas d'image malheureusement, on a simplement capturé ce doigt.
02:16 Pas question de démission pour le ministre
02:18 qui finit tout de même par concéder
02:20 que son geste n'était, je cite, "pas adéquat".
02:23 Je le crois, ça ne veut pas dire que je considère
02:25 que c'est bien ce qui a été fait.
02:26 Ça ne veut pas dire que je ne considère pas que c'est une erreur
02:28 et que ça a été excessif.
02:29 Mais enfin, je crois à Éric Dupond-Moretti
02:31 quand il dit que ce n'était pas adressé à un parlementaire en particulier.
02:34 8 mars, cette journée internationale des droits des femmes,
02:36 remboursement par la Sécurité sociale
02:38 des protections périodiques réutilisables
02:41 pour toutes les femmes de moins de 25 ans.
02:43 De nouvelles manifestations à Paris,
02:45 notamment à l'occasion de la journée internationale
02:46 pour les droits des femmes, les manifestantes et manifestants,
02:50 souhaitent notamment attirer l'attention
02:52 sur les inégalités femmes-hommes dans la réforme des retraites.
02:55 La réforme des retraites est une catastrophe pour les femmes,
02:57 est une catastrophe pour les femmes racisées,
02:58 est une catastrophe pour les femmes en situation de handicap.
03:00 La retraite, clairement, je ne compte pas dessus.
03:03 27 féminicides depuis le début de l'année.
03:06 Il faut les protéger le plus vite possible
03:08 et c'est dans ce sens-là que nous travaillons.
03:10 Ça va passer loin, c'est ce que vous nous dites ce soir.
03:12 Manifestement, c'était la grande cause du quinquennat,
03:15 sauf qu'il y a eu autant de mortes que le quinquennat précédent.
03:17 [Générique de fin]