00:00 Bonjour. Un mot peut-être de cet agenda et de ce prochain rendez-vous qui attend le chef de l'Etat, c'est donc ce déjeuner avec les présidents de parlement.
00:09 Oui, les deux présidents de parlement, Gérard Larcher, président du Sénat, et puis Madame Pivet, qui est, elle, présidente de l'Assemblée Nationale.
00:20 Cette séquence de déjeuner vient clore. Une première séquence ce matin où le chef de l'Etat a reçu son équipe rapprochée, les cadres de sa majorité,
00:28 pour d'abord leur annoncer qu'ils ne comptaient rien faire. Ils restent droits dans ces bocs. Il n'y aura pas de séisme politique, même si politiquement,
00:36 hier, il a pu constater que les deux motions de censure ont été rejetées, mais les conséquences politiques sont graves.
00:43 Eh bien, il a annoncé qu'il n'y aura pas de dissolution, pas de remaniement du gouvernement. Il n'y aura pas non plus de référendum,
00:50 car les partisans des deux motions de censure ont dit qu'ils allaient réclamer un RIC, un référendum d'initiative citoyenne.
00:58 Eh bien, Emmanuel Macron semble gérer la crise à moyen terme, pas à court terme ni à long terme, mais à bien moyen terme,
01:04 pour d'abord montrer sa détermination à ses propres cadres. Et puis ensuite, il veut montrer également à l'opinion publique qu'il tient,
01:12 qu'il tient et qu'il, surtout, qu'il maintient Elisabeth Borne dans ses fonctions, car hier, la question s'était posée sur l'avenir politique d'Elisabeth Borne.
01:22 Eh bien, le président, le chef de l'État, persiste et signe droit dans ses bottes. Il va aller jusqu'au bout de la réforme en ouvrant quelques pistes de réflexion pour plus tard.
01:30 Et sur la méthodologie, en d'autres termes, Emmanuel Macron confirme sa décision de vouloir aller jusqu'au bout, malgré l'opposition et la pression de la rue,
01:40 qui, elle, ne va pas redescendre, Elisabeth.
01:42 — Les options politiques qui s'offrent aujourd'hui à Emmanuel Macron pour sortir de la crise, quelles sont-elles ?
01:49 Lui, qui a prévu, donc, de sortir de son silence pour reprendre la main, demain, en s'exprimant à la télévision à 13h.
01:59 — Absolument. Il reprend le dossier en main. Il s'était très peu exprimé, Emmanuel Macron, tout au long des débats qui ont eu lieu d'abord à l'Assemblée nationale
02:08 et puis au Sénat. On l'avait très peu entendu. Il avait même refusé de rencontrer certains syndicats, en tout cas ceux qui étaient en première ligne.
02:16 Eh bien là, il reprend les dossiers en main. C'est lui, désormais, qui va gérer la situation.
02:21 L'après-crise politique, après le reflet hier des deux motions de censure à 9 voix près, eh bien, politiquement, Emmanuel Macron va communiquer,
02:29 parler au français directement demain. Il a donné rendez-vous dans les médias pour parler directement au français.
02:34 Il a renoncé d'abord qu'il maintient cette réforme, qu'il ira jusqu'au bout, et puis ensuite espérer gagner du temps politiquement en apaisant la crise,
02:41 car il a une vraie crise politique à gérer, au-delà de sa propre majorité qui est insuffisante. Eh bien, ses soutiens LR-IR ont fait défection.
02:49 Eh bien, Emmanuel Macron, pour pouvoir justement gouverner, a dit ce matin à ses cadres qu'il privilégiait de légiférer par réglementation, par ordonnance,
03:01 évitant de passer par l'Assemblée nationale, une Assemblée nationale qui, on l'a vu hier, était opposée au chef de l'État, en tout cas à son projet de réforme,
03:08 avec le rejet de ces deux motions de censure. Eh bien, Emmanuel Macron essaie de reprendre la main politiquement, et en s'investissant directement, lui,
03:16 en prenant à bras-le-corps le dossier politique de la réforme des retraites.
03:20 Merci beaucoup, Karim Akéki, depuis l'Elysée pour...
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