00:00 Oui, en attendant la grande mobilisation de jeudi à l'appel de tous les syndicats,
00:03 un rassemblement est organisé en ce moment Place de la République à Paris
00:07 où nous rejoignons Wilfried de Villers.
00:09 Quelle est l'ambiance pour l'instant Wilfried ?
00:12 L'ambiance est plutôt calme, voire festive ici pour l'instant.
00:15 Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées, dont de nombreux syndicalistes.
00:19 Des drapeaux de la CGT et de Sud flottent sur la place.
00:22 Ambiance qui tranche avec celle des derniers jours, il faut bien le dire.
00:24 Ces rassemblements sauvages émaillés de violence hier notamment dans Paris.
00:28 On sent beaucoup de détermination dans ce cortège ce soir
00:31 à ne rien lâcher malgré l'adoption de la réforme des retraites.
00:34 Et alors qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer en début d'après-midi à la télévision demain,
00:38 et bien ici c'est simple, on se fait peu d'illusions sur les propos du président.
00:42 J'ai demandé à Kéno ce qu'il attendait de cette prise de parole.
00:44 Il n'y a rien à attendre de cette allocution.
00:46 Depuis le début, Macron cherche à imposer la réforme des retraites par la force
00:50 alors qu'on est des millions dans la rue depuis plusieurs mois.
00:52 Et là on sait très bien, c'est par la grève générale
00:54 qu'on pourra obtenir le retraite réforme, c'est que par le rapport de force.
00:58 Un même sentiment pour Basile qui décrit même un Emmanuel Macron
01:01 complètement déconnecté des citoyens.
01:03 Il parle à 13h, qui est une heure où les gens sont soit au travail, soit en cours.
01:07 Il y a très peu de gens qui vont pouvoir écouter,
01:08 donc c'est encore un symbole de, il ne veut pas s'adresser au peuple en fait.
01:12 Moi je pense que la seule chose qu'il peut annoncer mais qu'il ne fera pas,
01:15 c'est la dissolution de l'Assemblée ou le retrait de la réforme en fait.
01:20 Et ici au-delà de la réforme des retraites,
01:21 beaucoup de manifestants demandent tout simplement la démission du gouvernement
01:25 mais aussi d'Emmanuel Macron.