00:00 pas une impro, c'est juste qu'en fait, en face, ils sont aussi très bien organisés.
00:03 C'est là où ça me montre que c'est pas que la foule sentimentale dont on veut nous
00:06 expliquer, que c'est aussi une foule très remontée, mais très politisée.
00:09 Notamment, vous regardez un petit peu Coordination antifasciste.
00:12 Vous allez juste sur Twitter, vous regardez.
00:14 En fait, c'est une technique.
00:15 C'est-à-dire, dès lors que la police, nous, on a sélectionné un groupe d'individus
00:19 qui nous balance tout ce qu'ils trouvent sous la main et qu'on veut les interpeller.
00:23 Il y a notre petit groupe qui se manifeste à côté, qui fait un contrefeu, c'est le
00:26 cas de dire, et qui remet la pagaille.
00:28 Et donc, du coup, on est obligé de se mobiliser tout le temps, de se déplacer et on n'arrive
00:31 pas à les fixer.
00:32 Et en fait, l'idée, c'est ça.
00:33 C'est toujours d'être en mouvement.
00:34 Ils sont en mouvement, ils nous traînent un peu dans les rues, etc.
00:36 Et après, l'idée, c'est aussi de se mélanger avec les badauds, avec des passants pour justement
00:41 mélanger les gens.
00:42 Et quand on intervient, de temps en temps, effectivement, on peut interpeller des personnes
00:45 qui n'ont rien à faire avec ces manifestations, mais qui sont prises quelque part dans le
00:51 groupe.
00:52 [Musique]
00:55 [SILENCE]