00:00 C'est dur. En plus, position actuelle, on savait très bien que Marseille avait besoin
00:08 de points. Nous, ça va être compliqué de se maintenir, mais il y a toujours de l'espoir
00:13 tant qu'il y a des points à prendre. Comme j'avais dit avant le match, il ne fallait
00:17 surtout pas prendre deux buts en première mi-temps et que je savais très bien qu'en
00:19 ne prenant pas de buts, 0-0, que ça allait un petit peu siffler, huer, du côté de
00:25 Marseille. Du coup, je crois qu'on a fait tout l'inverse. C'est comme ça, c'est
00:30 les aléas du football, on doit apprendre, grandir avec. On ne peut que accepter, on
00:34 ne peut rien faire d'autre.
00:35 Là, ça va être compliqué.
00:36 Ça va être très compliqué. Ce qui est frustrant, c'est que bien évidemment, quand
00:39 on est tombé sur une équipe de Marseille qui était surmotivée, avec un pressing très
00:43 haut, mais quand on regarde les deux premiers buts, je pense qu'on leur donne. En fait,
00:50 dans le football, parfois, il faut savoir souffrir 90 minutes, faire le dos rond même
00:52 90 minutes et parfois, tu as une minute pour pouvoir justement la faire mal. C'est comme
01:00 ça, c'est la vie.
01:01 J'ai vu qu'il y avait beaucoup de pression. En plus, il passe du championnat portugais
01:03 au championnat français, donc c'est quand même une grosse différence. En plus, c'est
01:06 Marseille, ce n'est pas un club, en fait. Marseille, on le sait très bien, c'est un
01:10 pays dans un pays. Mais ça va, franchement. Moi, j'aime beaucoup ce profil de joueur
01:17 qui joue le dos au jeu comme ça et il joue des bras. Ça me convient, mais après, je
01:20 le trouve intelligent, bon dans la surface de réparation. Maintenant, on le sait, un
01:26 joueur en confiance, ce ne sont pas les mêmes joueurs. Donc, je pense que là, ça va lui
01:28 faire du bien ce match-là. Il a mis doublé. C'est bien pour vous, les Marseillais, parce
01:32 que là, il va falloir, pourquoi pas, aller chercher le titre. Je ne sais pas, il y a
01:34 combien de points, David Descartes ?
01:35 Huit.
01:36 Ça fait quand même beaucoup, un peu comme nous.
01:38 Attends, je vais réfléchir. L'An, ce n'est pas mal quand même. Après, Marseille, ils
01:46 ont un système un peu spécial avec les deux numéros au six qui jouent très bas, les
01:50 centraux qui débordent sur les côtés. Ils arrivent à toujours trouver le décalage
01:53 sur les côtés. C'est au niveau de l'énergie, est-ce qu'ils vont tenir jusqu'à la fin
01:57 de saison comme ça ? Je ne sais pas. Je pense qu'ils ont beaucoup, beaucoup d'énergie
02:02 mentale et physique. Mais moi, je les vois aller jusqu'au bout comme ça. Franchement,
02:06 je les vois aller jusqu'au bout. Alors, je ne sais pas si j'ai un côté Marseillais
02:08 ou pas qui parle ou si je fais mon failleau, mais je les vois aller au bout. Les bons souvenirs
02:14 que j'ai à Marseille, c'est que j'ai pris du plaisir. J'ai marqué des buts au Vélodrome,
02:21 c'est un rêve d'enfant. Je suis enchaîné beaucoup, beaucoup de matchs. J'ai joué
02:26 aux côtés de grands joueurs. On a fait une très belle épopée européenne. J'ai eu
02:35 beaucoup de bons souvenirs, mais après, je ne peux pas parler des bons souvenirs sans
02:38 parler des mauvais souvenirs. Ça a été compliqué pour moi. Injustement, je le précise.
02:44 Après, je n'ai pas d'influence à donner à qui que ce soit. C'est compliqué parce
02:50 que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de regrets, remords parce que je me connais et
02:55 je sais très bien que j'attendais cette troisième année avec impatience pour pouvoir
02:59 reprendre ma revanche sur ma deuxième année. Moi, je suis comme ça. Je parle et j'assume,
03:05 mais le problème, c'est qu'on m'a coupé les rêves sur le pied, donc je ne pourrai
03:07 jamais l'oublier. Et ça, c'est une très, très grosse blessure. Donc au final, je n'ai
03:12 pas été hué, ni sifflé, ni insulté, donc ça me fait vraiment plaisir. Ça me fait
03:17 vraiment plaisir. Je suis content. Ça m'a fait plaisir de venir au Vélodrome. Je suis
03:22 rentré, j'avais beaucoup, beaucoup d'émotions. En fait, moi, j'ai fait une carrière et je
03:25 ne me rends pas compte de ce que j'ai pu faire. C'est bizarre, mais j'ai fait quelque chose
03:30 quand même. J'ai fait mon petit trou dans ce monde du football français.
03:33 Je ne sais pas parce que les crampes ne lâchent plus en ce moment.
03:36 Je ne sais pas. Franchement, je ne sais pas.
03:40 Mais vous avez envie d'arrêter ou pas ? Parce que vous connaissez par cœur, vous êtes
03:44 encore en force.
03:45 Je ne sais pas. Tu as trouvé que j'ai fait un bon match ?
03:46 À l'image de l'équipe, pas terrible.
03:48 Tu n'étais pas là quand tu étais là.
03:53 Tu es nouveau toi ?
03:54 Je rigole. En plus, tu as mis la veste bleue. Mais non, moi, sur mon match, en parlant de
04:02 moi maintenant, j'ai vu que j'avais Vitinha au marquage et ça va, j'ai su le prendre.
04:06 Après, il a mis le doublé. C'est la vie. C'est la vie du défenseur. Parfois, tu es
04:11 là, tu te bats 90 minutes et le mec te met des doublés à la Paoletta. Ça fait chier.
04:16 C'était quoi la question ?
04:17 Non, mais enfin.
04:19 Enfin, moi, j'ai envie de prendre du plaisir. Le problème, c'est qu'avec le mood actuel,
04:27 on se pose des questions. Bien évidemment, quand on a envie d'arrêter, on se dit que
04:31 le club va descendre. Je ne prends plus trop de plaisir parce que quand tu perds, tu ne
04:35 prends pas de plaisir, ce qui est normal. Mais en fait, je vais attendre. Je vais attendre
04:39 des vacances. Je vais attendre si le football me manque. Je vais attendre des propositions,
04:44 que ce soit foot ou hors foot. C'est tout. Je ne sais pas quoi. Je ne sais pas ce que
04:50 mon destin me réserve. En tout cas, j'ai confiance en mon bon étoile.
04:54 Merci.
04:55 [SILENCE]