00:00 Messieurs, bonjour. Alors aujourd'hui j'aimerais revenir sur un événement qui me semble symbolique
00:06 de l'époque trouble que nous traversons. Je veux parler de l'envahissement du siège
00:10 de gros VHMH par des manifestants. Cette réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron est
00:16 en train de se transformer en guerre entre le peuple et la richesse de certains.
00:20 Oui mais vous savez, ça c'est l'éternel refrain de la populace, on est pauvre à cause
00:25 des riches. Alors que tout commence à l'école, au lieu de fumer des pêtes sous le préau,
00:31 pendant que les autres font leurs devoirs de vat. Moi je prends ça comme exemple mais
00:34 enfin je pense que vous m'avez compris là. Oui mais vous prenez ça à la légère mais
00:38 franchement à votre place ça m'inquièterait. Comment ça à votre place ? Oui vous justement
00:45 Michael, si les villageois se mettent d'un seul coup à envahir votre manoir, à mettre
00:50 le feu à vos bâtiments. Attendez, ce n'est pas un manoir, déjà juste une ancienne ferme
00:57 rénovée et bon. Oui, c'est quand même 8 corps de ferme avec 2 piscines, 28 hectares
01:05 d'arbres fruitiers plus une parcelle truffière. Enfin passons, passons, en tout cas je n'ai
01:11 rien à voir avec M. Micron, je pense que je l'ai déjà montré par le passé. Enfin
01:16 Michael, vous êtes un proche du maire qui lui est, c'est vrai, un proche du maire.
01:21 Oh vous savez Francis, ça dépasse largement la politique. Il suffit de rouler dans une
01:25 grosse berline allemande avec un havane à la bouche et vous devenez vite une cible.
01:30 Non mais attendez, une grosse berline, une grosse berline allemande, ça veut dire quoi
01:34 ? C'est pas non plus une Lamborghini, une Formula. Oui, exactement, exactement, pour
01:41 des gens qui ne dépensent pas plus de 50 000 euros pour s'acheter une poubelle, alors
01:45 évidemment on prend vite une classe S pour une Rolls Royce. Oui, oui, par contre un complexe
01:51 hôtelier en bord de mer dans les îles Couffoué avec 4 piscines, casinos et suite à 4 000
01:56 balles la nuit, ça, ça ne trompe personne. Oui, oui, alors si c'est pour moi que vous
02:01 dites ça, permettez-moi de vous rappeler que c'est déjà un héritage familial et
02:05 d'ailleurs les employés de ce que vous appelez pompeusement un complexe hôtelier
02:09 sont ravis de travailler dans une entreprise que je qualifie moi de familiale. Ah non,
02:14 oui, mais je n'en doute pas, je n'en doute pas, non, non, je voulais juste vous demander
02:17 si vous, messieurs, du fait de votre statut social, vous ne craignez pas d'être pris
02:23 injustement pour cible par Écochet. Oui, oui, on a bien compris, Madame Doulis, et
02:28 on vous remercie d'amener le débat sur ce terrain-là. Ça fait plaisir. Ben oui, il
02:32 est certain que les black box trouvent sans doute plus d'affinité avec des ex-punkettes
02:38 qui s'affichent à la télévision avec des tatouages ridicules. C'est sûr, des délurés
02:45 qui firent les bouillons de drogués de squat n'ont rien à craindre de ces black box.
02:50 Mais allons, messieurs, allons, nous débattons, nous débattons, c'est tout. Oui, alors
02:55 à propos de vos éducumbrasses, tout de même, Madame Doulis, je voudrais préciser à nos
03:00 amis du FISC, je sais qu'ils sont nombreux à nous regarder, dans ma fermette, il s'agit
03:04 tout simplement de deux piscines gonflables et d'un abri jardin. Oui, oui, oui, oui,
03:10 je témoigne de la taille de deux pédiluves. Oui, deux pédiluves. C'est le mot. Oui,
03:16 c'est le mot. Pédiluves. Oui, oui, oui.
03:22 Bon, on va y aller. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
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