00:00 Voici pourquoi la réduction des vols intérieurs ne conduit pas à la baisse des émissions de CO2,
00:04 étant à l'augmenter.
00:05 On parle ici de vols court-courrier reliant deux villes situées dans un même pays,
00:09 sur lesquels il existe une alternative ferroviaire directe en moins de 2h30.
00:13 Trois liaisons sont concernées, Paris-Bordeaux, Paris-Nantes et Paris-Lyon.
00:17 Ces trois liaisons ont été officiellement supprimées le 23 mai,
00:20 après publication au journal officiel, et ne concernent pas les vols en correspondance.
00:24 Selon la DGAC, la Direction Générale de l'Aviation Civile,
00:28 cette suppression entraîne une diminution de 55 000 tonnes de CO2,
00:31 soit 0,02% des émissions totales de la France,
00:35 et 0,23% des émissions du transport aérien en France.
00:39 Mais ces chiffres sont à nuancer.
00:40 Ces slots, ou créneaux de décollage, jusqu'ici utilisés par Air France,
00:44 ont été réattribués à Transavia et à Vueling.
00:47 Vueling dessert surtout l'Europe et l'Afrique,
00:49 tandis que Transavia se concentre majoritairement sur les capitales européennes et le Maghreb.
00:54 Lorsque l'on calcule les émissions de gaz à effet de serre avec le calculateur en ligne de la DGAC,
00:59 on voit bien que les vols vers ces destinations sont plus émettris sur CO2.
01:02 Alors comment expliquer que ces slots aient été permutés sur des vols plus polluants ?
01:06 Tout simplement parce que la réglementation sur la compensation carbone obligatoire sur les vols intérieurs
01:11 est inexistante sur les vols vers l'étranger.
01:13 Ainsi, diminuer les vols intérieurs sans réduire le nombre de créneaux de décollage
01:17 n'aura finalement aucun impact sur la baisse des émissions.
01:20 Translation & sous-titrage par Quentin Dewaghe Traduction & sous-titrage par Quentin Dewaghe q.dewaghe@gmail.com