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  • il y a 3 ans
95 personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi, après une soirée sous haute tension marquée par des pillages, des affrontements et des incendies. Les Marseillais et les élus redoutent un scénario similaire ce samedi soir. Deux véhicules blindés et un deuxième hélicoptère sont en route pour la cité phocéenne pour assurer la sécurité. 

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Transcription
00:00 Voilà, et deux véhicules blindés sont en route pour Marseille.
00:02 Un deuxième hélicoptère aussi va être mis à disposition pour sécuriser ce soir cette ville de Marseille.
00:12 Est-ce que ce sera suffisant ?
00:13 En tout cas, Samia Ghali qui était avec nous tout à l'heure,
00:16 dénonçait un manque de moyens criant hier soir.
00:21 On savait où ils allaient aller, des 6 heures avant, 7 heures avant.
00:26 Voilà, donc tout était prédit.
00:28 Et malheureusement, on n'avait pas assez de policiers pour pouvoir faire face à la situation.
00:32 Au vu de ce qui est programmé, de la programmation,
00:35 de ce que l'on voit en termes de programmation de tous les centres commerciaux
00:39 qui vont être touchés cette nuit, je ne sais pas si ça suffira, je vous le dis honnêtement.
00:44 Donc il y a des réunions qui sont programmées cet après-midi
00:48 avec la préfecture de police et la mairie de Marseille.
00:51 En tout cas, je dirais tout ce que j'ai à dire, mais je le dis,
00:53 je pense qu'on est en deçà en termes de sécurité
00:57 pour faire que ça n'arrive pas, ou en tout cas limiter les dégâts.
01:00 Voilà, Gérald Darmanin va devoir annoncer un nouveau dispositif.
01:02 Néla Latrouze, pour ce soir, pour l'instant, on n'a pas le contenu du dispositif qui a été décidé.
01:07 Après cette réunion, peut-être un terme ministériel.
01:09 C'est certainement en discussion aujourd'hui,
01:11 mais on voit que dans ces grandes villes, Marseille ou Lyon,
01:14 la CRS 8 à Lyon, déblindée à Marseille,
01:19 on est en train de renforcer le dispositif pour faire en sorte que l'Ouagni soit moins difficile.
01:25 Dans leur cas, il est déployé différemment.
01:28 Ce que dit Gérald Darmanin, c'est qu'effectivement, avec 45 000 hommes sur le terrain la nuit dernière,
01:32 il y a déjà eu un renfort assez considérable,
01:34 qu'il a fallu rappeler notamment du personnel qui était en congé.
01:38 On rappelle que la nuit dernière, il y avait aussi le RAID, le GIGN, la BRI,
01:42 des hélicoptères qui étaient déployés.
01:43 Donc effectivement, monter encore en gradation,
01:46 ça veut dire peut-être mettre un hélicoptère de plus, un blindé de plus.
01:49 En tout cas, les relocaliser, puisqu'on a pu constater la nuit dernière
01:54 que les endroits de tension ou d'émeute avaient pu changer.
01:58 Beaucoup plus de grandes villes touchées et paradoxalement,
02:03 une nuit très calme par exemple à Nanterre,
02:05 d'où était partie la contestation après la mort du jeune Nahel.
02:08 Mais le fait est qu'il va tout le moins devoir annoncer une réaffectation
02:14 des effectifs au niveau du territoire avec, encore une fois,
02:18 une demande de plus en plus pressante qui se fait par des canaux plus organisés,
02:24 entre guillemets, que ce qu'on a pu entendre les heures dernières,
02:26 c'est-à-dire des maires, des associations d'élus, des associations de commerçants.
02:31 Ce matin, sur BFMTV, le président de l'association de commerçants de Marseille
02:35 disait "mais si on ne nous met pas de moyens à la disposition,
02:37 il va falloir qu'on s'organise par nous-mêmes".
02:39 Évidemment, l'objectif est d'éviter un embrasement supplémentaire
02:43 avec d'un côté des commerçants qui se feraient justice
02:46 et de l'autre des émeutiers qui redoubleraient également de violences.
02:50 La donne politique n'est pas simple pour un ministre de l'Intérieur
02:54 que le chef de l'État a chargé en premier lieu de s'occuper de l'ordre public.
03:00 On entendait Samia Ghali qui, dans un autre temps,
03:02 avait réclamé l'intervention des militaires dans les quartiers nord de Marseille.
03:07 Aujourd'hui, on nous fait bien savoir au niveau de l'exécutif
03:09 qu'il ne s'agit absolument pas de ça,
03:11 que le maintien de l'ordre est géré par le ministre de l'Intérieur.
03:13 C'est sur lui que pèse la responsabilité de ramener le calme
03:18 dans les nuits d'un certain nombre de villes de France.

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