- il y a 3 ans
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la victoire d’un mannequin transsexuel au concours de miss Pays-Bas, dans un concert médiatique qui applaudit ce symbole progressiste. Le prélude vraisemblablement d’une multiplication de miss trans pour dé-ringardiser ces concours de “beauté” que beaucoup jugent rétrograde…
Et le dossier du jour est consacré à l’extrême droite qui est ces derniers temps sur toutes les lèvres en passant par l’AFP et Pap Ndiaye qui s’inquiètent des dangers qui accompagne cette entité et Delphine Ernotte ainsi que Thierry Breton qui se sont donné pour mission remodeler le monde “tel -qu’ils- voudraient qu’il soit” l’une sur France Télévision l’autre, via l’instauration de la censure sur les réseaux sociaux à partir du 25 août !
Sans oublier les pastilles de l'information et le portrait piquant du jour consacré à Julien Assange, le lanceur d’alerte fondateur de Wikileaks.
-----------
Sommaire I-Média 452
La météo de l’info
L’image de la semaine : Miss progressiste pour le Pays-Bas
Le dossier : Et si l'extrême droite avait raison ?
Les pastilles de l’info :
L’autorité, les émeutes et Darmanin
L’affaire Nahel jusque dans la Creuse
Philippe, 72 ans, un martyr occulté par la république et… BFM
Le JDD 3ème week-end de grève, une affaire d’Etat ?
Shaka Ponk ou être anti-Macron c’est mainstream
Geoffroy Lagasnerie, le sociologue qui voulait censurer le peuple
Coup de Chapô -
Portrait piquant : Julian Assange
-----------
Liens utiles :
OJIM : www.ojim.fr
Et le dossier du jour est consacré à l’extrême droite qui est ces derniers temps sur toutes les lèvres en passant par l’AFP et Pap Ndiaye qui s’inquiètent des dangers qui accompagne cette entité et Delphine Ernotte ainsi que Thierry Breton qui se sont donné pour mission remodeler le monde “tel -qu’ils- voudraient qu’il soit” l’une sur France Télévision l’autre, via l’instauration de la censure sur les réseaux sociaux à partir du 25 août !
Sans oublier les pastilles de l'information et le portrait piquant du jour consacré à Julien Assange, le lanceur d’alerte fondateur de Wikileaks.
-----------
Sommaire I-Média 452
La météo de l’info
L’image de la semaine : Miss progressiste pour le Pays-Bas
Le dossier : Et si l'extrême droite avait raison ?
Les pastilles de l’info :
L’autorité, les émeutes et Darmanin
L’affaire Nahel jusque dans la Creuse
Philippe, 72 ans, un martyr occulté par la république et… BFM
Le JDD 3ème week-end de grève, une affaire d’Etat ?
Shaka Ponk ou être anti-Macron c’est mainstream
Geoffroy Lagasnerie, le sociologue qui voulait censurer le peuple
Coup de Chapô -
Portrait piquant : Julian Assange
-----------
Liens utiles :
OJIM : www.ojim.fr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Je n'avais pas prévu de m'adresser à nouveau à vous, mais la situation l'exige.
00:04 En effet, la situation financière de TVL reste totalement préoccupante
00:09 si nous ne bouclons pas notre budget avant la mi-juillet,
00:13 et ce n'est actuellement pas le cas.
00:16 Concrètement, malgré votre mobilisation, il nous manque quoi ?
00:19 300 personnes qui envoient un don de 100 euros.
00:23 300 personnes qui envoient un don de 100 euros.
00:25 Voilà l'enjeu. Il n'est pas mince, j'en suis conscient.
00:28 Et pourtant, cela représente 22 minutes de propagande de France Télévisions avec nos impôts.
00:36 Je compte sur vous pour répondre à cet appel à l'aide pour votre télévision, celle de vos idées.
00:41 Retirez-nous cette épine du pied pour nous permettre de repartir d'un bon pas
00:46 pour les prochains mois à l'avance. Merci.
00:49 (Générique)
01:11 Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro
01:15 du Nouvel Imédiat après le numéro spécial de la semaine dernière.
01:20 Aujourd'hui, on va parler dans la météo de l'info avec vous, Jean-Yves.
01:24 Je vous salue d'ailleurs, j'ai failli oublier. Bonjour Jean-Yves.
01:27 Bonjour Floriane.
01:28 Avec la météo de l'info que vous allez réaliser,
01:31 on va sentir un petit parfum d'extrême droite, un peu sulfureux.
01:35 Ça fait peur.
01:36 Ça fait peur. Ce serait une météo de l'info qui fait un peu peur, chers téléspectateurs.
01:40 Pour l'image de la semaine, on s'attardera sur un homme
01:43 qui s'est invité dans un concours de Miss et qui a réussi à le gagner.
01:48 Et puis pour le dossier, on va parler encore d'extrême droite.
01:52 Le portrait piquant quant à lui, réalisé par Claude Chollet pour l'OGIM,
01:56 sera consacré à Julian Assange.
01:58 Imédiat, c'est parti.
02:00 Cette semaine, la météo de l'info n'est pas politiquement correcte.
02:07 Car la question est la suivante.
02:09 Et si l'extrême droite avait raison ?
02:12 Des jours après la fin des violentes émeutes ethniques,
02:16 l'extrême droite revient en force dans les médias.
02:18 Elle est partout.
02:19 Bien sûr, elle fait peur sur ordonnance des médias de grand chemin, bien sûr.
02:24 Mais qu'est-ce qui fait peur en réalité ?
02:28 Ce qu'elle est ? Ce qu'elle dit ?
02:31 Ou encore le réel qu'elle montre ?
02:34 Le réel qu'elle montre sur l'immigration, sur l'éducation,
02:38 sur l'insécurité, sur le libre-échange.
02:42 Mais qui a vu juste au cours des 40 dernières années ?
02:47 Qui a vu juste ?
02:48 Sinon les maudits et les diabolisés.
02:51 Ah, horreur !
02:53 Et si l'extrême droite avait raison ?
02:56 Il s'est au moins trouvé une journaliste, Charlotte Dornelas,
03:00 pour oser poser la question tabou.
03:03 Et si l'extrême droite avait raison, honneur à elle.
03:06 Cette semaine, c'était Miss Pays-Bas.
03:12 Je vous propose de regarder qui a gagné ce concours.
03:15 Miss Néderlande 2023
03:21 est...
03:23 Rikki !
03:39 Eh bien, cette année, ce n'est pas une gagnante,
03:42 c'est un gagnant.
03:44 Il s'agit du travesti Rikki Kohl
03:47 qui a gagné en finale face à Nathalie Yasmine.
03:51 Je vous mets les images des deux personnalités,
03:54 l'une en face de l'autre.
03:56 Jean-Yves, peut-être un mot sur ce gagnant,
04:01 gagnante de concours de Miss Pays-Bas.
04:04 Alors, les concours de Miss sont attaqués régulièrement
04:08 parce que ce serait ringard, ce serait une vision passéiste de la femme, etc.
04:12 Donc, les organisateurs ou les organisatrices
04:16 ont décidé de ripolliner l'affaire
04:19 et de dire "mais non, pensez-vous, on est très tendance,
04:23 on est très en pointe".
04:25 Et donc, la tendance, c'est maintenant de faire figurer
04:28 des transgenres, des travestis,
04:32 et éventuellement de les faire gagner.
04:35 Alors, cette année, il y a effectivement ce travesti
04:39 qui était un mannequin avant,
04:41 donc on voit le business qu'il y a derrière,
04:43 qui a gagné aux Pays-Bas.
04:45 Mais je crois que l'année prochaine,
04:49 au coin 2024, il y aura aussi des hommes
04:53 au concours de Miss France.
04:55 Alors, c'est assez amusant, ce travesti qui a gagné,
04:58 parce que non seulement il est de sexe masculin
05:03 représentant comme une femme,
05:05 mais il est aussi métis, donc il cumule,
05:09 puisqu'il a un parent néerlandais
05:14 et un autre mollucois.
05:16 – Mollucois, c'est quoi Jean-Yves ?
05:18 – Alors, Mollucois, les îles, c'est un archipel d'Indonésie
05:21 qui, au moment de l'indépendance de l'Indonésie,
05:23 avait voulu son indépendance.
05:25 Ils ont été réprimés assez férocement par les Indonésiens
05:29 et une centaine de milliers se sont réfugiés aux Pays-Bas
05:34 et c'est devenu une ancienne communauté immigrée
05:37 aux Pays-Bas, indonésienne.
05:39 Donc, ce travesti, il a tous les avantages entre nous.
05:42 Franchement, vraiment remarquable choix.
05:46 – En tout cas, son sacre a été salué partout dans les médias,
05:50 sauf peut-être dans l'émission d'Estelle Midi,
05:54 présentée par Estelle Denis sur RMC.
05:57 Je vous propose d'écouter les propos de Yael Melul.
06:01 On écoute tout de suite.
06:02 – Mais ce n'est pas déclarer d'être une femme,
06:04 c'est un homme qui est devenu une femme.
06:06 – Il est devenu une femme.
06:07 – En fait, ce n'est pas de la déclaration à être en genre.
06:09 – Se faire opérer, être sur papier une femme…
06:12 – Fais-de toi une femme.
06:13 – Ben oui.
06:14 – Non, ne fais pas de toi une femme au sens, on va dire, biologique du terme.
06:19 – Ah oui, non, mais déjà, au sens génétique du terme.
06:22 – Absolument.
06:23 – C'est fabuleux cette scène, parce qu'il y a le déni total du réel.
06:28 Parce qu'effectivement, qu'est-ce qui fait qu'on est un homme, qu'on est une femme ?
06:32 C'est le patrimoine génétique.
06:34 La femme, elle a deux chromosomes X,
06:36 et l'homme, il a un chromosome X et un chromosome Y.
06:40 Et vous pouvez prendre toutes les hormones que vous voulez,
06:43 enfin, ça m'étonnerait que ce soit votre tendance.
06:45 – Moi, ça devrait être X, X.
06:46 – Vous resterez XX, et moi, je peux prendre aussi toutes les hormones
06:49 que je voudrais, mais je n'ai pas tellement l'intention.
06:52 Je resterai XY. Ce sont les faits.
06:54 Et vous avez vu ce qui est très typique du système médiatique,
06:57 c'est que la personne qui amène les faits, qui dit les faits,
07:00 est acculée par les autres, coupée par les autres,
07:04 qui veulent imposer l'interdit du réel.
07:06 – Oui, il y a eu un vrai débat sur le plateau, en effet.
07:09 – Le débat difficile, parce qu'elle est toute seule.
07:11 – Exactement.
07:12 – Celle qui dit les choses telles qu'elles sont, telles qu'elles sont réelles,
07:16 elle est en but à l'hostilité, à les couper, et le débat est difficile.
07:21 Et l'objectif, c'est d'interdire le débat.
07:23 [Générique]
07:26 – Je vous avais annoncé que pour le dossier du jour,
07:29 nous allions nous attarder sur l'extrême droite.
07:32 L'extrême droite qui fascine actuellement les médias,
07:35 mais aussi toutes les sphères politiques,
07:38 en passant par Papendiaïe, Delphine Ernotte, Thierry Breton.
07:42 On va commencer, si vous le voulez bien, avec cet article du Monde.
07:46 Le Monde qui titre donc "Djihadisme, ultra droite et ultra gauche,
07:52 l'appel à la vigilance du patron de la DGSI".
07:56 C'est un article qui parle de la menace terroriste en France,
08:00 qui commence par s'attarder sur le terrorisme djihadiste,
08:05 avec des individus qui viennent de l'extérieur,
08:08 mais aussi certains qui sont sur le sol national.
08:12 Comment est-ce que cette information a été reprise dans les médias ?
08:15 Eh bien, je vous le donne dans le mille.
08:17 On va commencer par Le Figaro.
08:19 "Le patron de la DGSI alerte sur la résurgence des actions violentes de l'ultra droite."
08:24 France Info.
08:25 "Le patron de la DGSI alerte sur la résurgence des actions violentes de l'ultra droite."
08:30 Ouest France.
08:31 "Le patron de la DGSI s'inquiète de la résurgence des actions violentes de l'ultra droite."
08:36 On a eu des médias qui se sont mis en mode perroquet médiatique.
08:40 Libération également dans un récent bilan.
08:42 Europol souligne que la moitié des projets d'attaque d'extrême droite déjoués dans l'UE en 2022
08:48 l'ont été en France.
08:49 Un risque réel, confirme le patron de la DGSI,
08:52 qui fait état d'une ultra droite forte d'environ 2000 individus.
08:57 Ça fait peur.
08:58 Rappelons quand même qu'il y avait eu une commission d'enquête sur les violences d'extrême droite
09:02 qui n'avait pas donné grand chose,
09:04 sinon la performance de voir le député M. G. Delgrabe,
09:08 qui est lui-même responsable de violences,
09:10 alors pas d'extrême droite, certes,
09:12 mais c'était des violences à l'aide d'un casque de scooter.
09:14 Il avait fracassé le crâne d'un de ses petits camarades.
09:17 Et puis on avait également eu un défilé avec Raphaël Arnaud
09:22 qui avait répondu à des questions toutes honteuses.
09:26 Alors l'article du Monde, il est vrai, et certes réservé aux abonnés,
09:30 peut-être que les journalistes n'ont pas les accès à l'article du Monde, qui sait ?
09:35 Mais toutefois, les premières questions qu'ils auraient pu lire avant d'être censurés
09:41 par le paiement imposé de cet article,
09:45 et bien les premières questions restent pourtant bien sur le terrorisme djihadiste.
09:49 Je vous propose de les lire.
09:51 Le terrorisme djihadiste reste-t-il la principale menace à la sécurité intérieure en France ?
09:55 Tout risque d'individus présentant des profils plus chevronnés est-il écarté ?
09:59 Quels sont les moyens techniques et humains pour assurer une prise en charge efficace des sortants de prison ?
10:03 Comment se passent les retours de Syrie et sont-ils destinés à se poursuivre ?
10:07 Quels sont les résultats ?
10:09 Et ensuite, ensuite seulement, viennent les questions, les fameuses questions sur l'ultra-droite,
10:14 les analyses qui m'étaient reprises absolument partout dans la presse.
10:20 Jean-Yves, j'ai une question pour vous.
10:22 Pourquoi est-ce que le djihadisme et l'ultra-gauche ont été vaporisés ?
10:26 – Alors, je crois qu'il y a un double biais dans l'opération.
10:30 Il y a le biais de la déclaration du directeur de la DGSI, dont on parlera peut-être plus tard,
10:38 qui parle de trois éléments, trois sujets.
10:46 Le djihadisme, l'extrême-gauche et l'ultra-droite.
10:53 Alors, il faut regarder le vocabulaire utilisé.
10:55 Pour l'extrême-gauche, il parle de tentation, ce qui est faux,
11:02 puisque les violences d'extrême-gauche, elles sont quotidiennes, elles sont visibles.
11:09 C'est plus qu'une tentation.
11:11 Pour l'ultra-droite ou l'extrême-droite, il parle de résurgence.
11:15 Alors, on ne sait pas très bien résurgence, depuis quand.
11:17 On ne sait pas d'ailleurs sur quels faits il s'appuie,
11:20 parce qu'il n'y a pas de violence ni de terrorisme à l'extrême-droite.
11:24 À part le démantèlement de propos de bistrots,
11:28 de types qui se réunissent dans des bistrots pour faire des projets qui n'aboutissent pas.
11:31 Avec des projets d'attaque d'extrême-droite.
11:33 Mais il fait, si vous voulez, il fait la fausse fenêtre quand même.
11:39 L'ultra-droite, l'extrême-droite est là pour venir compenser, compléter.
11:44 C'est la fausse fenêtre.
11:45 Et ça, c'est le premier biais.
11:47 Et le deuxième biais, c'est que l'AFP retient l'ultra-droite,
11:54 fait sa dépêche sur l'ultra-droite,
11:56 et tous les médias s'engouffrent, répètent, recopient la dépêche de l'AFP.
12:03 Je vais vous dire une chose.
12:04 À l'AFP, il faut des journalistes pour sélectionner ce qui est politiquement correct,
12:09 ce qu'on met en avant, ce qu'on minore, ce qu'on déforme.
12:13 Mais dans les principaux médias, et notamment sur les sites en ligne des principaux médias,
12:20 ils pourraient confier ça à une intelligence artificielle.
12:23 Il suffit de recopier l'AFP.
12:25 Pourquoi le Figaro paye-t-il des journalistes dans son service numérique pour recopier l'AFP ?
12:34 Franchement, moi, je leur propose des économies.
12:37 Les autres, pareil.
12:38 Donc vous voyez, double biais.
12:39 Le biais du DGSI et le biais de l'AFP reprise par les médias.
12:48 Alors justement, Jean-Yves, si on s'arrête quelques petites secondes
12:51 sur le profil de ce directeur de la DGSI, Nicolas Lerner,
12:56 est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
12:58 Comment est-ce qu'on arrive à ce poste ? Quand ?
13:01 Alors, il est arrivé à ce poste à 40 ans,
13:05 ce qui est tout à fait exceptionnel pour un grand poste policier,
13:09 ou plutôt politico-policier.
13:11 Donc quand on arrive, vous êtes dans une carrière,
13:13 quand on arrive très tôt, très jeune,
13:16 c'est qu'on a de puissantes minorités qui vous soutiennent.
13:20 Alors je ne sais pas, moi je n'ai pas étudié particulièrement le profil de M. Lerner,
13:24 mais il a certainement été soutenu par de puissantes minorités.
13:27 Il faut dire déjà, il a commencé dans la promo de l'ENA de Macron,
13:31 ça c'est pas mal, c'est utile.
13:32 Oui, ça c'est pas mal.
13:33 Et ensuite, il a tout de suite eu de bons états de service, voyez-vous.
13:37 Il a été directeur de cabinet adjoint du préfet de police,
13:41 de 2012 à 2014.
13:44 La date est importante.
13:45 Donc répression de la manif pour tous.
13:47 Parce que c'est, dans la réalité,
13:50 dans le poste de commandement de la salle de maintien de l'ordre
13:55 à la préfecture de police,
13:57 il y a le directeur de cabinet qui est un préfet,
13:59 ou le directeur adjoint de cabinet qui est un sous-préfet.
14:01 Il a commencé comme ça, répression de la manif pour tous.
14:04 Ensuite, il est envoyé à Béziers, sous-préfet de Béziers,
14:07 au moment où Ménard est élu.
14:08 Et il met des bâtons dans les roues de Ménard.
14:11 Il fait la guerre à Ménard à propos de la crèche municipale, voyez.
14:14 Belle carrière.
14:15 Ensuite, il est directeur général de la Sûreté en Corse.
14:18 Beau poste là encore.
14:19 Beau poste où on apprend quand même à réussir à passer entre les gouttes.
14:24 Et ensuite, il est directeur de cabinet adjoint de Castaner.
14:29 Vous voyez.
14:30 Et de là, paf, il devient directeur général de la Sécurité intérieure,
14:38 qui est en fait un service un peu particulier,
14:41 parce qu'il mêle l'interne et l'externe,
14:44 et il utilise des méthodes de service.
14:50 Pas seulement de la police ouverte, comme pouvaient le faire les renseignements généraux.
14:53 Donc c'est un peu la police politique à la française.
14:56 Et donc la police politique à la française,
14:58 évidemment, elle oriente, elle manipule,
15:01 elle ne se contente pas de réprimer ceux qui présentent de vrais dangers.
15:06 Elle peut aussi se lancer dans des opérations de manipulation.
15:11 Voilà.
15:12 Alors vous avez ciblé tout à l'heure le Figaro, Jean-Yves,
15:15 mais il faut quand même préciser que le Figaro avait publié il y a une grosse semaine
15:20 un entretien, eux, non pas avec le directeur de la DGSI,
15:24 mais avec le directeur de la DGSE.
15:26 L'ancien.
15:27 L'ancien directeur d'ailleurs.
15:28 C'était un entretien réalisé par Eugénie Bastier avec Pierre Brochant
15:32 qui lui met les pieds dans le plat en disant
15:35 "si nous en sommes là, c'est à cause d'une immigration de peuplement massive".
15:40 Donc quand il y a des vrais journalistes qui travaillent,
15:43 la donne change quand même au Figaro.
15:46 D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est pourquoi aussi,
15:49 et ça c'est une autre partie de l'explication, Jean-Yves,
15:52 pourquoi est-ce qu'on présente les choses de cette façon ?
15:54 Eh bien tout simplement, si on se met dans la tête de Delphine Ernotte,
15:57 par exemple, qui est la patronne de France Télévisions, la présidente même,
16:01 eh bien elle a déclaré lors d'une audition à l'Assemblée Nationale,
16:05 c'était le 5 juillet dernier,
16:07 "on représente la France telle qu'on voudrait qu'elle soit".
16:11 Et donc là, cette phrase est extraordinaire.
16:13 – Fabuleux, d'abord, qui est le "on" ?
16:15 – Oui, qui est le "on" ?
16:16 – Qui est le "on" ?
16:17 – "On" est un con à chaque fois.
16:19 – Oui, mais là il est puissant le "on".
16:21 – Il est très puissant, et je vous propose d'écouter les propos d'Arthur de Vatrigan,
16:28 qui commentait ce propos de Delphine Ernotte.
16:31 – Quand on voit qui sont ces équipes, notamment le directeur de programme,
16:35 M. Stéphane Sidbon-Gomez, fils d'un éditeur qui a pondu beaucoup le lit
16:39 sur pourquoi il fallait plus de migrants en France,
16:41 il a fait ses classes chez les écolos,
16:43 jusqu'à devenir même directeur de cabinet de Cécile Duflot à son ministère.
16:48 Donc avec de telles personnes aux manettes, il ne faut pas s'étonner
16:52 de retrouver des contenus perfusés, évidemment, d'idéologie,
16:55 ou même de censure, comme je le rappelle, "France 3",
16:58 qui avait censuré il y a quelques années, en 2021,
17:00 un documentaire sur Jeanne d'Arc, tout simplement,
17:03 parce que c'est notre brillante conseillère Charlotte Dornelas qui faisait la voix off.
17:07 – Pour être aussi tout à fait précise sur quelles sont les missions
17:10 qui sont attendues par France Télévisions,
17:13 moi je suis allée revisiter le site du CSA.
17:16 Le site du CSA nous indique que la responsabilité sociétale
17:19 de l'audiovisuel, c'est de représenter la diversité de la société française,
17:25 mais aussi de respecter la déontologie dans les programmes
17:29 et le pluralisme de l'expression des courants d'opinion
17:33 et de l'honnêteté de l'information.
17:35 Alors Jean-Yves, peut-être que vous avez un commentaire à faire sur le CSA.
17:39 – Alors je crois surtout que quand on appelle responsabilité sociétale
17:43 de l'entreprise, de l'audiovisuel, responsabilité sociétale,
17:47 en français c'est propagande, faire passer le bon message.
17:51 La France telle qu'on veut qu'elle soit et non pas telle qu'elle est,
17:55 telle qu'on la voit.
17:56 Et alors ça se fait de manière tout à fait méthodique,
17:59 pas seulement par le traitement de l'information,
18:01 mais aussi par les séries, par les feuilletons.
18:04 Vous avez en ce moment, tous les soirs, à 20h45, sur France 2,
18:09 donc grande écoute, grandeur d'écoute, un feuilleton qui s'appelle
18:14 "Un si beau soleil", qui est assez beau, avec des personnages
18:17 plutôt sympathiques, etc.
18:19 Mais où on fait passer en permanence la diversité,
18:25 la diversité ethnique, la diversité sexuelle,
18:31 le vivre ensemble, le métissage, et il y a quand même
18:35 quelques méchants, assez peu, mais généralement les méchants,
18:38 sont des hommes blancs, les autres sont plutôt sympathiques.
18:43 Donc il y a un biais, et ça passe, ça perfuse,
18:48 ça perfuse tous les soirs, et de manière plutôt sympathique
18:51 avec de belles images, donc c'est efficace.
18:53 La propagande, ça marche, il ne faut pas se faire d'illusions.
18:56 Nous en sommes tous victimes.
18:58 – Absolument, au quotidien.
19:00 Et on était justement sur Delphine Ernotte, mais un peu plus haut
19:05 dans les sphères médiatiques et politiques, on peut s'arrêter
19:09 sur les propos de Papendiaïe, qui a tenu des propos assez intéressants
19:14 sur "C News" et "Europe 1", si vous ne les avez pas déjà écoutés,
19:18 je vous propose de les entendre maintenant.
19:20 – Vincent Bolloré, une personnalité proche de l'extrême droite, vous dites,
19:24 son groupe est proche de l'extrême droite ?
19:26 – Écoutez, quand vous regardez "C News", quand vous regardez
19:28 ce qui est devenu "Europe 1", quand vous regardez cet ensemble-là,
19:34 la conclusion s'impose.
19:35 – Ils font du mal à la démocratie ?
19:36 – Moi, je pense qu'ils font du mal à la démocratie, aucun doute.
19:39 Moi, je suis, vous savez…
19:40 – Donc "Europe 1" et "C News".
19:42 – Je considère que lutter contre l'extrême droite, c'est une priorité.
19:45 Ça peut se faire de toutes les manières possibles.
19:47 – Beau condensé de pensée totalitaire, alors on voit,
19:51 c'est le ministre de l'Éducation nationale, dont les succès sont florissants,
19:56 ministre qui a vu 250 établissements scolaires dégradés ou brûlés,
20:02 et sa priorité, c'est la lutte contre l'extrême droite.
20:05 – Il dit cette phrase…
20:06 – …de son arrêt éducation nationale.
20:08 – Ministre de la rééducation nationale, vous avez raison Floriane.
20:11 Et qu'est-ce qu'il nous dit ?
20:14 Lutter contre l'extrême droite, cela peut se faire de toutes les manières possibles.
20:22 De toutes les manières possibles, y compris par les atteintes aux libertés,
20:27 mais aussi y compris par les manipulations, de toutes les manières possibles.
20:33 Et quand vous croisez cette déclaration avec l'opération du directeur général
20:38 de la police politique qui pointe les dangers de l'extrême ou de l'ultra-droite,
20:44 vous voyez bien quelle est l'opération, l'articulation des choses,
20:52 parce qu'au fond, quand on dit "tous les moyens possibles",
20:55 ça comprend les barbouseries.
20:57 – Bien sûr.
20:58 – Et donc il faudra être très vigilant la prochaine fois qu'on nous sortira une affaire,
21:03 parce qu'on va sortir forcément une affaire terrible sur l'extrême droite ou l'ultra-droite,
21:09 il faudra évidemment être très vigilant.
21:12 – Alors Pape Ndiaye qui avait d'ailleurs maintenu ses propos à l'Assemblée nationale,
21:16 mardi, face à une question de Philippe Gosselin,
21:19 il avait déclaré que c'était un commentaire comme un autre.
21:22 Toutefois, comme ils ont un peu du mal, ces médias, d'être attaqués tout le temps,
21:29 ce n'est pas la première fois, ils ont répondu sur CNews et sur Europe 1.
21:33 Je vous propose d'écouter les réponses des journalistes qui sont un tantinet agacés.
21:37 – Bon, c'est fatigant parce que ce n'est pas la première fois,
21:40 Sophie Binet de la CGT, Marine Tondelier d'Europe Écologie Les Verts,
21:43 Rima Abdoulmalak, la collègue de Pape Ndiaye, ministre de la Culture,
21:46 ont toutes fait le choix de nous cibler, c'est bien le mot, avant lui.
21:50 Fatigant et insultant, insultant pour les 120 journalistes qui travaillent ici,
21:54 insultant pour vous, téléspectateurs de CNews.
21:56 En fait, ce que dit cette sortie du ministre, c'est qu'il n'est déjà plus ministre.
22:00 Et au fond, il ne l'a jamais vraiment été.
22:02 Et avant même d'être remercié par Emmanuel Macron,
22:05 il a déjà retrouvé en fait son costume d'historien,
22:07 celui qui dénonçait les violences policières, tel un député de la France insoumise.
22:11 Pape Ndiaye est encore ministre, mais la seule chose qui lui reste, c'est le titre.
22:15 L'anathème sur deux rédactions indépendantes de 120 et 160 personnes,
22:19 à savoir CNews et Europe 1, qui l'accusent, toute honte but, d'être d'extrême droite.
22:25 Un ministre qui n'aime pas la contradiction,
22:28 qui entend donner des leçons de démocratie depuis son salon coçu des quartiers chics de Paris,
22:33 où les écoles publiques sont surtout bonnes pour les autres, mais pas pour ses enfants.
22:37 N'aurait-il pas quelques dossiers plus urgents à traiter ?
22:40 Alors, petite précision, Madame Ferrari, là, est déchaînée,
22:43 et elle cite ce qui est vrai, que ce ministre de l'éducation nationale,
22:47 qui veut de la diversité partout, a scolarisé ses enfants à l'école alsacienne,
22:52 qui est une école de l'entre-soi de la bourgeoisie de gauche parisienne.
22:56 Voilà.
22:57 Naturellement.
22:58 Alors, quand on a un peu des difficultés à contrôler les médias,
23:03 on s'intéresse aussi aux réseaux sociaux,
23:06 et vous allez voir que c'est toute une démarche qui est derrière cela.
23:09 Je vous propose d'écouter les propos de Thierry Breton,
23:12 qui va mettre en œuvre des réformes très bientôt sur nos réseaux sociaux.
23:16 On écoute.
23:17 À partir du 25 août, la loi européenne va s'appliquer à ces plateformes,
23:22 c'est-à-dire que lorsqu'il y aura des contenus haineux,
23:24 des contenus qui appellent par exemple à la révolte,
23:26 qui appellent également à tuer, si elles n'agissent pas immédiatement,
23:29 alors oui, on pourra à ce moment-là, non seulement donner une amende,
23:32 mais interdire l'exploitation sur notre territoire.
23:35 Ça veut dire qu'on aura les moyens ?
23:36 Couper les réseaux sociaux ?
23:37 Bien sûr, ça fait partie, encore une fois, mais c'est la loi qui va le faire.
23:41 Bon alors ça c'est simple, c'est le rétablissement de la censure préalable,
23:44 puisque on décide, ça ne va pas, on supprime.
23:46 Voilà.
23:47 Sans protection judiciaire, en disant, pour les appels à la violence, etc.
23:52 Et les discours de haine,
23:54 les discours de haine,
23:55 c'est les discours qui consistent en désaccord avec ce personnage,
24:00 très, très arrogant,
24:03 qui entend gouverner ce à quoi nous avons accès.
24:08 Et par parenthèse, c'est quand même par les réseaux sociaux
24:12 qu'on voit une partie de la réalité.
24:14 C'est cette réalité qui leur déplaît,
24:16 qu'ils veulent occulter avec le prétexte d'éviter l'appel à l'émeute.
24:22 C'est évidemment un prétexte.
24:23 Bien sûr, d'ailleurs c'est grâce aux réseaux sociaux…
24:25 Et là aussi, ce qui est visé, c'est l'expression des opinions dissidentes.
24:30 C'est grâce aux réseaux sociaux qu'on avait pu avoir accès
24:33 à la vidéo de l'interpellation pour refus d'obtempérer de Nael,
24:37 mais c'est également grâce aux réseaux sociaux
24:39 que nous avions pu voir la vidéo de cette grand-mère
24:41 avec sa petite-fille agressée à Bordeaux.
24:44 Et je rappelle que c'est également grâce aux réseaux sociaux
24:46 que nous avions pu voir la vidéo de Nancy
24:50 avec cet individu qui a poignardé des enfants dans des poussettes.
24:55 Et c'est évidemment ce qui gêne le système.
24:58 Et le fait que ce soit un peu le cas,
25:00 c'est que le système a été enlevé.
25:02 Et c'est aussi le fait que le système a été enlevé.
25:04 Et c'est aussi le fait que le système a été enlevé.
25:06 Et une affaire qui n'a pas forcément de rapport,
25:08 a priori, à première vue, c'est l'affaire du petit Émile.
25:12 Et pourtant, je vous propose d'écouter la question
25:14 proprement scandaleuse d'une journaliste.
25:17 Le passé militant d'extrême droite des parents a-t-il été étudié ?
25:20 Est-ce que vous travaillez…
25:21 Toutes les hypothèses, tous les cadres ont été étudiés.
25:24 Le passé militant d'extrême droite des parents du petit Émile.
25:28 On ne voit pas bien le rapport avec le sujet.
25:30 On comprend que le parquet s'intéresse à l'environnement familial,
25:35 oui, parce que ça fait partie malheureusement des hypothèses
25:38 qui peuvent expliquer la disparition du petit Émile.
25:41 Mais le fait que le père ait été un militant du bastion social
25:46 n'a rigoureusement rien à voir avec l'enlèvement.
25:51 Mais on voit bien la volonté de ficher…
25:55 Voilà.
25:56 Eh bien, je vous propose…
25:58 Je vous pose une question, Floriane.
25:59 Dites-moi tout.
26:00 Est-ce que vous savez, en dehors des attentats islamistes,
26:04 quel est l'auteur de l'attentat le plus important en France,
26:08 de la meurtre en Syrie le plus important en France depuis 20 ans ?
26:12 Eh bien, je vais vous poser une colle, Jean-Yves.
26:15 Il va falloir me donner la réponse.
26:17 15 morts au conseil municipal de Nanterre en 2002
26:22 par un militant écologiste de la Ligue des droits de l'homme.
26:25 Voilà.
26:26 Le danger du travail de gauche.
26:27 Mais ça ne veut pas dire que la Ligue des droits de l'homme
26:30 et les écologistes étaient coupables du fait,
26:32 mais simplement un petit rappel.
26:34 Un petit rappel très intéressant et utile.
26:36 Je vous propose, Jean-Yves, de conclure avec une journaliste
26:39 que vous appréciez beaucoup, et vous aussi, chers téléspectateurs,
26:42 qui résume parfaitement le propos.
26:45 C'est Charlotte d'Ornellas, bien sûr. On l'écoute tout de suite.
26:48 Qui, dans le paysage politique et médiatique,
26:51 a compris, voire même a prévu ce qui allait se passer ?
26:55 Tous les gens qui, depuis 30 ans, sont accusés de loi d'extrême droite.
26:59 La boucle est bouclée.
27:00 Vous voyez, la coupe, hein ?
27:02 Non, mais c'est incroyable.
27:04 Parlons des émeutes.
27:05 Pour les pastilles de l'information,
27:10 je vous propose de commencer avec un décryptage
27:13 qui va concerner l'autorité et la gestion des émeutes.
27:17 Justement, on est le 13 juillet.
27:20 Demain sera le 14 juillet,
27:22 une date toujours un peu clé dans l'année en France.
27:27 Et pour le 14 juillet,
27:29 il y a déjà une note du renseignement territorial
27:33 qui est tombée et qui indique qu'il faut s'attendre
27:35 à des violences dès ce soir,
27:37 qui vont durer d'ailleurs jusqu'au 15 août, nous nous indiquons.
27:42 Il y a des villes qui avaient déjà...
27:44 - 15 juillet.
27:45 - Jusqu'au 15 juillet, ça.
27:47 On s'attend déjà à trois jours d'émeutes
27:49 autour de la fête nationale française.
27:51 C'est un peu la défaite du gouvernement.
27:54 Il y a déjà des villes qui ont annulé leurs faits d'artifice.
27:57 Il y a Nice et Strasbourg
27:59 qui ont dit qu'il n'y aurait pas de faits d'artifice.
28:01 Mais il y a également, par exemple,
28:03 le préfet des Alpes-Maritimes
28:04 qui a interdit tout usage d'artifices de divertissement
28:08 et les articles pyrotechniques pour le 14 juillet
28:11 parce que même si on n'assiste pas nécessairement
28:13 à un feu d'artifice, il est assez fréquent
28:15 que les enfants sortent avec des pétards
28:17 dans la rue pour les envoyer en l'air.
28:19 Et on nous indique également dans la revue de presse
28:21 qui concerne le 14 juillet
28:23 qu'Emmanuel Macron ne s'exprimera pas pour le 14 juillet
28:26 mais qu'il parlera dans les prochains jours.
28:29 Marianne titre même "Silence de Macron,
28:31 les autorités craignent l'étincelle du 14 juillet".
28:35 Elisabeth Borne, nous dit-on,
28:37 promet même des moyens massifs pour protéger les Français
28:39 dans le sous-titre de cet article.
28:41 Le point, le traditionnel discours du Président n'aura pas lieu.
28:45 Il sera dans quelques jours et il fera le bilan
28:48 des 100 jours d'apaisement.
28:50 On est sur 100 jours.
28:51 – On est très apaisés.
28:52 – Là c'est la défaite des 100 jours.
28:54 Lui qui s'inspirait pourtant de Napoléon.
28:56 – Oui mais Napoléon ça ne lui a pas réussi non plus.
28:58 – Ça ne lui a pas réussi non plus.
28:59 À la fin, on se souvient de l'histoire.
29:01 – Et puis c'était les Anglais.
29:02 C'était les Anglais comme au Stade de France.
29:03 – Comme au Stade de France.
29:04 – Comme Kévin.
29:05 – Comme quoi on peut faire des miens toujours dans l'histoire.
29:07 – C'est ça qui est chouette.
29:09 Donc effectivement, si on s'attarde un petit peu sur l'article de Marianne
29:12 pour en savoir plus, Elisabeth Borne avait promis des moyens massifs
29:16 pour protéger les Français des potentiels émeutes nocturnes.
29:19 Donc s'il y a des moyens massifs, c'est sans doute
29:21 que ce n'est pas si potentiel que ça.
29:23 Et que donc entre méfiance, avertissement,
29:27 le climat n'est définitivement pas à la fête en France.
29:31 Pour continuer cette revue de presse, on a Nice Matin
29:35 qui indique que 130 000 policiers et gendarmes seront mobilisés,
29:39 qu'il n'y aura plus de bus ni tram des 22h en région parisienne,
29:43 qu'à Lyon, un dispositif exceptionnel de police avec le rail, la BRI
29:47 et les blindés et les CRS 8 seront déployés dans la métropole de Lyon,
29:54 des nuits sous haute sécurité pour Ouest-France,
29:58 et Le Figaro qui dit sur la quantité de gendarmes et de policiers
30:02 qui sera déployé, pardonnez-moi, 130 000 quand même.
30:06 Ça correspond à quoi ça ?
30:08 – Alors là, c'est formidable, tous ces journalistes,
30:10 ils reproduisent à dépêche de l'AFP,
30:12 qui a choisi, qui elle-même reproduit le chiffre du gouvernement
30:16 aux 130 000 policiers et gendarmes mobilisés.
30:20 C'est un chiffre sinon bidon, du moins bidonné.
30:24 D'abord, 130 000, c'est à peu près les deux tiers des effectifs
30:27 de policiers et de gendarmes.
30:29 Il y a des gens en repos et puis ils ne travaillent pas à 24 quand même.
30:34 Bon, quel que soit leur mérite, ils ne travaillent pas à 24.
30:36 Alors qu'est-ce que ça veut dire ?
30:38 En fait, ce n'est pas 130 000, c'est 40 000, 45 000 par jour déjà.
30:44 Donc il y a un bidonnage, il y a un bidonnage.
30:47 – C'est un effet d'annonce.
30:48 – Un effet d'annonce du gouvernement reproduit
30:52 par tous ces paresseux de salles de rédaction
30:55 incapables de faire une simple analyse de chiffres.
30:59 – Et c'est aussi pour éviter de dire que ça durera sans doute trois jours
31:02 selon les notes du renseignement.
31:03 – Peut-être pour éviter de dire que ça durera trois jours.
31:05 Enfin, on est dans la… là aussi, c'est à mi-chemin entre la paresse,
31:10 moins on en fait, mieux on se porte dans les salles de rédaction,
31:13 et puis la responsabilité sociétale.
31:16 – Attention, attention, il faut faire attention.
31:18 – Attention, là, on passe le bon message,
31:20 le gouvernement demande de passer un bon message,
31:23 on passe le bon message.
31:24 – Absolument, alors chers téléspectateurs,
31:26 je vous propose de regarder des propos de Gérald Darmanin
31:31 dans deux lieux différents, et vous allez voir,
31:34 il y a un comparatif que l'on va pouvoir faire, on écoute tout de suite.
31:37 – Ceux qui ont défilé au son de "tout le monde déteste la police",
31:40 sans s'écarter, sans faire un tweet, sans regretter,
31:46 ne déshonorent pas la police nationale,
31:48 mais déshonorent leur mandat et la vie de femmes et d'hommes politiques.
31:52 [Applaudissements]
31:54 – Alors madame la députée, plutôt que de donner publicité à des extrémistes
31:58 qui crachent sur la tombe des policiers morts,
32:00 je voudrais ici depuis trois ans vous lire,
32:04 et j'espère vous faire applaudir dans l'ensemble de cet hémicycle,
32:08 tous les policiers morts en service,
32:10 et qui laissent des veufs, des veufs, des orphelins.
32:13 – Je constate avec vous, si vous me le permettez,
32:15 que je suis à la tête d'un ministère,
32:17 où à part les commissaires de police,
32:19 ceux que nous recrutons, c'est souvent des enfants,
32:22 pour reprendre notre mot, de 18, de 19, de 20 ans,
32:25 qui n'ont pas fait de très grandes études,
32:27 et qui choisissent le service de la nation par la police gendarmerie.
32:30 Je ne suis pas à la tête du ministère de la Justice,
32:32 où les gens passent des concours à Bac +4, Bac +5,
32:34 ou à l'éducation nationale, où les gens sont très mal payés,
32:36 par ailleurs comme les policiers,
32:37 mais enfin, ils ont un capital social très important.
32:40 – La première vidéo de Gérald Darmanin est plus récente que la seconde.
32:45 Dans la première, il est à l'Assemblée nationale,
32:47 et il réagit à la présence de députés dans une manifestation
32:51 dans laquelle on a pu entendre le slogan "Tout le monde déteste la police".
32:56 Il y avait d'ailleurs eu un petit mot d'Aurore Berger,
33:01 qui rappelle quels étaient les députés qui étaient présents.
33:04 On va les citer pour vous, chers téléspectateurs.
33:06 Mathilde Pannot, Éric Coquerel, Louis Boyard, Sandrine Rousseau,
33:09 Rachel Keke, Carlos Martens, Bilango, Daniel Simonet, Thomas Porte,
33:13 Jérôme Lagrave et Antoine Laumant, qui ne se sont d'ailleurs pas levés
33:19 suite aux propos de Darmanin.
33:21 Ils sont restés bien sagement sur leur siège
33:23 pendant que Darmanin a énuméré les noms des policiers morts en service.
33:28 Et la deuxième vidéo est intéressante, mais un peu plus ancienne,
33:32 comme je le disais, elle se passe au Sénat.
33:34 Et là, Jean-Yves, je pense que vous avez un commentaire à faire
33:36 sur la différenciation de temps et de lieu.
33:38 – Alors, regardez bien ces deux vidéos.
33:40 À l'Assemblée nationale, on est dans l'hommage aux policiers,
33:44 le léchage, on va dire.
33:46 Parce que ce qui passe à l'Assemblée nationale, en séance publique,
33:50 ça va passer sur les grandes chaînes d'information,
33:54 ça va passer dans les grands journaux.
33:57 Donc là, ils s'adressent au grand public et au public policier.
34:01 Et puis au Sénat, là, on est dans la séquence lachage.
34:06 Pourquoi ? Parce que c'est une commission d'enquête
34:09 sur la mort de Naël et c'est filmé, mais c'est filmé sur public Sénat.
34:14 Donc c'est vu par un petit public, un petit Sénat éclairé.
34:19 Et là, devant le petit Sénat éclairé, on peut piétiner les policiers
34:23 et les gendarmes en les traitant d'un médecin.
34:25 – Oui, ils les traitent de crétins, probablement.
34:27 – Voilà, en les traitant de crétins.
34:29 Voyez la différence ? Le cynisme dans la communication,
34:34 suivant l'endroit où on parle, suivant à qui on s'adresse,
34:38 deux propos radicalement différents, mais toujours dans la darbarinade.
34:43 – Alors si on revient sur ce propos de "tout le monde déteste la police",
34:47 eh bien, je vous propose, chers téléspectateurs, comme souvent,
34:50 d'aller observer un peu ce qui se passe aux États-Unis.
34:53 Aux États-Unis, dans certaines villes, on a décidé de dissoudre la police
34:58 ou du moins de réduire ses moyens.
35:00 Il y a eu cette expérience qui a été menée à Minneapolis, par exemple,
35:03 ainsi qu'à Portland, mais également à Seattle.
35:07 Que s'est-il passé ?
35:08 Donc c'était dans le contexte de la mort de George Floyd.
35:11 On a décidé à Minneapolis de supprimer le budget des forces de l'ordre
35:16 pour le réaffecter à d'autres services municipaux.
35:19 Que s'est-il passé ?
35:20 250% d'augmentation des personnes blessées par balle.
35:24 Puis les viols en augmentation de 22%, les vols en augmentation de 59%.
35:31 À Seattle, par exemple, ils avaient créé, eux, une zone autonome sans police
35:35 dans un quartier qui a été contrôlé par des activistes du mouvement
35:39 Black Lives Matter.
35:40 L'expérience a duré 23 jours, pas plus.
35:43 Quatre fusillades, dont deux fusillades mortelles.
35:47 Et les commerçants qui ont été contraints de payer des services
35:51 de sécurité privée pour ne pas être pillés.
35:54 Donc payer pour ne pas être pillés.
35:56 En tout cas, c'est un bilan très intéressant sur ce qui peut se passer
36:00 s'il n'y a pas de policiers.
36:01 Absolument. Là, c'est le bon côté des États-Unis.
36:04 Il y a un mauvais côté des États-Unis, mais un bon côté, c'est des expériences
36:07 et des statistiques.
36:08 Et des statistiques, surtout.
36:10 Parce qu'aux États-Unis, au moins, on a des statistiques sur beaucoup de choses,
36:14 y compris des statistiques, d'ailleurs, ethniques,
36:16 qu'on n'a pas en France, par exemple.
36:17 On reste un petit peu sur la police, mais de l'autre côté, côté émeutier,
36:26 suite à l'affaire Nahel, figurez-vous qu'un monument aux morts
36:30 à Gentilhou dans la Creuse a été dégradé.
36:35 On a écrit "Nahel, Adama, Zayed, Ebouna" et des petits points
36:40 sur le côté où il y a les noms de nos morts tombés pour la France.
36:45 De l'autre côté a été inscrit "ACAB" qui se dit "ACAB"
36:50 et qui signifie "All Cops Are Bastards".
36:53 Cela, donc, pour vous traduire en français, signifie
36:57 "Tous les policiers sont des enfoirés", en gros.
37:00 Ça, pareil, que ça aille jusque dans la Creuse, c'est significatif.
37:05 Ce qui est très significatif, c'est que ça aille dans la Creuse,
37:08 un petit village qui est touché par ces phénomènes.
37:11 Ce qui prouve que les gens qui manifestent contre l'implantation
37:15 de foyers de migrants dans leurs bois et leurs villages ont bien raison.
37:19 Ça, c'est la première remarque.
37:22 La deuxième remarque, elle est statistique, si je puis dire.
37:28 Il cite… – 4 noms.
37:30 – 4 noms en 17 ans. 4 noms en 17 ans.
37:34 Sur un monument aux morts de 1914, pendant la guerre de 1914,
37:40 il y avait un mort toutes les 4 secondes.
37:44 C'est une horreur.
37:46 Le mort français, je ne parle pas des autres pays.
37:49 Ce sont des choses qui n'ont rien à voir.
37:52 Mais ça s'inscrit dans une opération de grand effacement
37:56 et de grand remplacement mémoriel.
38:00 On est en train d'héroïser ces 4 personnages
38:06 qui relèvent quand même de la racaillerie.
38:10 C'est l'héroïsation de la racaille.
38:13 Et le grand effacement mémoriel.
38:16 [Générique]
38:19 – Il y a eu un nouveau martyr de la République dont on a assez peu parlé.
38:24 Il s'agit de Philippe, 72 ans.
38:28 IBFM TV a choisi d'en parler d'une façon intéressante
38:33 puisqu'il montre une illustration de la maison de ce Philippe
38:38 qui était un fleuriste et qui a été tabassé à mort.
38:41 Il était sorti en bas de chez lui
38:43 parce que des jeunes faisaient trop de bruit.
38:46 Et il a, en réponse, été tabassé.
38:49 Son coma a duré quelques jours et il a fini par décéder.
38:53 Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a BFM qui a présenté cette maison
38:57 pendant que d'autres médias, eux, avaient accès à la photo de cet homme,
39:03 de ce Philippe.
39:04 – BFM et RMC, c'est intéressant.
39:07 – Et RMC également.
39:08 – Parce que du point de vue médiatique et émotionnel,
39:11 la photo de Philippe est plus forte que la photo de la maison.
39:15 Donc, si on met la photo, si on choisit de mettre la photo de la maison,
39:20 c'est parce qu'on veut diminuer l'émotion.
39:24 Et pourquoi on veut diminuer l'émotion ?
39:26 Parce que c'est ce qu'ils ont appris dans les écoles de journalisme.
39:30 Il faut être responsable, sociétalement responsable,
39:35 et penser aux conséquences de son article, de son illustration.
39:40 Si on met la photo de Philippe, on va voir que c'est une victime française,
39:44 que c'est la victime d'un francocide.
39:47 On va s'identifier à Philippe, et ça, c'est pas bon.
39:51 Donc, on met la maison.
39:52 La maison, c'est plus froid.
39:55 Et donc, c'est un choix d'illustration qui est un choix idéologique.
40:00 Mais c'est ce qu'ils apprennent dans les écoles de journalisme.
40:03 – Bien sûr.
40:04 – Être responsable.
40:05 – Alors, William Golnadel a quand même réagi sur le plateau de CNews.
40:10 Il nous explique que si on n'entend pas parler de Philippe Fleuriste de 72 ans battu à mort,
40:16 je cite, "eh bien, parce que l'un s'appelle Philippe,
40:19 et que celui qui l'a tué ne s'appelle pas Kevin".
40:22 Et donc là, il revient bien sûr sur les propos de Darmanin
40:25 qui disait qu'il y avait des Mathéo et des Kevin qui ont cassé lors des nuits d'émeute.
40:30 Finalement, en fait, Jean-Yves, on a le choix, comme d'habitude,
40:33 de mettre le silence sur les faits ou alors, dès lors qu'ils ressortent,
40:37 qu'ils sont mis en avant, eh bien, l'accusation de récupération systématique.
40:43 Les personnes qui ont été interpellées par la police
40:46 suite à ces faits de tabassage en règle jusqu'à la mort,
40:51 sont âgées de 18, 17 et 14 ans.
40:54 Ils avaient été placés en garde à vue, l'un d'eux, en détention provisoire.
40:57 – Si on n'a pas leur nom et leur prénom, c'est sans doute qu'ils viennent du Jeunistan.
41:01 [Générique]
41:05 – Revenons cette semaine encore sur le JDD,
41:08 car figurez-vous que l'on apprend que pour la troisième fois de suite,
41:11 ce dimanche, le JDD ne paraîtra pas.
41:14 Ça, c'est la Charente Libre qui nous l'indique.
41:17 C'est une véritable guerre d'usure au JDD,
41:20 toujours pour empêcher la parution du journal,
41:23 mais aussi, surtout, la nomination à sa tête du journaliste Geoffroy Lejeune.
41:28 On rappelle que la précédente grève en 2016 n'avait duré qu'une semaine,
41:33 donc ça n'avait concerné qu'un seul dimanche,
41:35 où le JDD avait manqué à tous les Français, on n'en doute pas.
41:39 Ni ce matin, également, dit toujours en grève, titre cela,
41:43 toujours en grève, la rédaction du JDD en appelle à Emmanuel Macron, carrément.
41:47 C'est une affaire d'État, le JDD.
41:49 – Ça prouve leur grande neutralité. – Absolument.
41:52 – Voilà. – D'ailleurs, avec une photo de la rédaction…
41:54 – Au secours de l'extrême-centre, au secours de l'extrême-centre.
41:57 – Et la photo de la rédaction est assez intéressante,
41:59 parce que globalement, on ne voit que des personnes blanches, si je ne m'abuse.
42:05 – Oui, elles ne sont pas issues de la diversité.
42:07 – Donc il n'y a pas tellement de diversité non plus dans le JDD.
42:09 – Il n'y a pas non plus de diversité idéologique.
42:11 – Voilà, les deux vont ensemble.
42:13 Je vous propose une petite vidéo qui décoiffe,
42:19 c'était lors d'un concert des Chaka Ponk, on regarde les images tout de suite.
42:23 [Musique]
42:34 Alors dans cette vidéo, vous avez pu voir Macron en grande marionnette,
42:38 avec des personnes qui tombent dans le vide bien malgré eux,
42:42 et qui, on l'a compris, ont été guidées par la marionnette Macron.
42:45 Les Chaka Ponk, Jean-Yves, pour situer à tous les téléspectateurs,
42:49 c'est un groupe de rock, c'est assez mainstream en fait.
42:53 C'est intéressant quand même.
42:55 – Alors si même le mainstream devient anti-Macron, où va-t-on ?
42:58 – Où va-t-on ? – Où va-t-on ?
43:00 – Dans le vide sans doute. – Dans le vide.
43:02 – Il y a des paroles qui sont parfois inquiétantes,
43:09 et je vous propose d'écouter les propos de Geoffroy de Laguernerie,
43:13 qui appelle en somme à la censure.
43:16 – Moi je suis contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion.
43:19 Je pense que nous perdons notre temps lorsque nous allons dans des chaînes d'infos
43:22 à débattre avec des gens qui sont de toute façon inconvaincables,
43:25 et que nous ratifions la possibilité qu'ils fassent partie de l'espace du débat.
43:28 – Pour compléter cet extrait, il faut que je vous lise la suite des propos.
43:32 Vous savez, je ne peux pas mettre des vidéos trop longues,
43:35 surtout quand il s'agit de France Inter,
43:37 mais il disait que la censure dans l'espace public
43:40 pour que les idées justes prennent le pouvoir sur les idées injustes.
43:46 Donc ce type a tout dit, c'est un sociologue ce Geoffroy de Laguernerie.
43:51 – Alors, c'est un narciss totalitaire, c'est un condensé de pensée totalitaire,
43:58 et c'est la négation de la pensée européenne.
44:01 Parce que la pensée européenne, elle dit que ce qui est vrai peut être dit vrai
44:06 si c'est confronté à un autre point de vue.
44:10 C'est-à-dire qu'il ne peut y avoir d'accès à la réalité, à la vérité,
44:14 que par le débat.
44:15 Et lui refuse le débat en disant non, il n'y a pas de débat,
44:18 il y a des idées justes, les miennes, moi, narciss, j'ai des idées justes,
44:22 et des idées injustes, celles des autres, que j'interdis.
44:25 Et il exprime ça tranquillement, cette volonté de censure
44:29 sur le service public, sur France Inter.
44:33 Et lui, il se fait sa notoriété de petit narciss,
44:38 en poussant toujours plus loin la dérive totalitaire des idées dominantes.
44:45 C'est la pointe avancée de l'extrême centre.
44:48 – Il avait déjà tenu des propos particulièrement violents, anti-famille.
44:52 C'est un personnage à suivre et qu'on ne manquera pas de suivre sur Immedia.
45:01 – Chers téléspectateurs, si vous connaissez des gens
45:04 qui ont trop retourné leur veste, tellement qu'elle est toute trouée
45:09 et qu'elle craque de tous côtés, comme dirait l'autre,
45:11 eh bien, on a une information top ou flop, vous nous direz dans les commentaires
45:16 ce que vous en avez pensé, je vous propose d'écouter ça tout de suite.
45:19 – On ne va plus le jeter, le pantalon décousu, on va le réparer.
45:23 – Oui, on va le…
45:24 – Avec une aide gouvernementale, ça c'est la nouveauté du jour.
45:27 – C'est exact, c'est très sérieux, l'enveloppe a même été évaluée
45:29 sur 2023-2028 à 154 millions d'euros.
45:32 C'est la ministre de l'Écologie qui l'a annoncé,
45:36 la ministre d'État chargée de l'Écologie, Bérengère Couillard.
45:39 Dès le mois d'octobre, nous serons incités, nous tous,
45:42 à aller voir des couturiers, des couturières, des cordonniers.
45:45 Les aides, c'est quand même pas mal, c'est de 6 à 25 euros.
45:49 – Et voilà, chers téléspectateurs, c'est déjà la fin de cette émission.
45:55 Toujours pas de coup de chapeau,
45:57 mais on finissait sur quelque chose d'intéressant quand même.
46:00 Si vous avez des problèmes vestimentaires,
46:03 ils n'ont pas de budget comme c'est le cas en ce moment pour les Français.
46:06 On se retrouve la semaine prochaine bien sûr,
46:08 mais Jean-Yves, avant de dire au revoir à nos téléspectateurs,
46:10 on leur appelle le portrait piquant.
46:11 – Restez pour le portrait piquant.
46:13 Exceptionnellement, le portrait piquant aujourd'hui,
46:16 c'est celui d'un héros, c'est celui d'Assange, de Julien Assange.
46:21 C'est un vrai réfugié politique.
46:24 Et vous savez pourquoi c'est un vrai réfugié politique ?
46:26 Parce qu'il n'a pas le statut de réfugié politique.
46:29 Il est en prison en Angleterre,
46:32 en attendant de finir sa vie dans les geôles américaines.
46:35 C'est un vrai réfugié politique.
46:36 Ce devrait être un vrai réfugié politique, mais lui, il n'a pas le statut.
46:40 – Alors regardez bien ce portrait piquant
46:43 pour vous aussi pouvoir le partager éventuellement,
46:46 ainsi que cette vidéo.
46:47 N'oubliez pas également, pour nous soutenir, c'est très important,
46:50 ça n'a l'air de rien comme ça,
46:51 mais cliquez sur le pouce en l'air s'il vous plaît,
46:53 et laissez-nous un commentaire.
46:55 On les lit, on vous dit à la semaine prochaine.
46:58 Bon portrait piquant.
46:59 – Nous dressons le portrait d'un combattant de la liberté,
47:07 celui de Julien Assange.
47:09 Ancien informaticien et hacker, fondateur de la plateforme Wikileaks,
47:14 Julien Assange a mis en lumière les dessous de la guerre d'Irak.
47:17 Ses documents ont permis de chiffrer à plus de 100 000
47:20 le nombre de morts irakien causées directement par le conflit de 2004 à 2009,
47:25 dont 60% de civils.
47:28 Julien Paul Hawkins, son vrai nom, alias Julien Assange,
47:32 naît en Australie en 1971.
47:34 Ses parents sont séparés et il est élevé par son beau-père.
47:37 Il étudie la proclamation, il est mathématique,
47:40 mais ne complète aucun de ses deux cursus.
47:43 Avec deux amis, il pirate par jeu le Pentagone et le département de la défense américain.
47:49 Jugé en 1996, il est condamné à une simple amende
47:52 car il n'a pas démontré d'intention malveillante.
47:56 C'est en 2006 qu'il fonde la plateforme Wikileaks,
48:00 qui s'illustre en 2010 en faisant fuiter des câbles diplomatiques confidentiels américains,
48:05 puis publier en 2011 plus de 250 000 documents sur le conflit en Irak.
48:12 À l'été 2015, la plateforme démontre que la NSA a directement espionné
48:17 les présidents Chirac, Sarkozy et Hollande.
48:21 Au même moment, il demande l'asile à la France,
48:24 demande rejetée par François Hollande.
48:26 En août 2010, soit un mois seulement après la fuite des documents,
48:31 il est accusé de viol par deux femmes suédoises.
48:34 Il est blanchi en 2017.
48:36 Mais trop tard, car en liberté conditionnelle entre temps,
48:40 il s'est réfugié le 19 février 2012 dans l'ambassade londonienne de l'Équateur.
48:45 Après un accord entre les États-Unis et le nouveau président équatorien,
48:49 il est expulsé et arrêté le 11 avril 2019
48:54 et condamné à 50 semaines de prison par la justice anglaise
48:58 pour avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle.
49:01 Il est ensuite accusé de conspiration, placé en prison de haute sécurité
49:06 où il risque l'extradition aux États-Unis,
49:09 qu'il en réclame avec 18 chefs d'accusation.
49:12 La haute cour de justice de Londres autorise son extradition fin 2021.
49:18 La cour suprême britannique la confirme en mars 2022,
49:22 lui faisant courir le risque de pas moins de 175 années de détention.
49:27 Son sort dépend maintenant du Home Office,
49:30 le ministre de l'intérieur britannique,
49:32 qui peut à tout moment prononcer l'extradition ou la reculer s'y nédier.
49:37 Au total, Julian Assange aura passé 2600 jours
49:41 dans une chambre de 9 m² à l'ambassade équatorienne.
49:45 Malade, il est depuis plus de 1100 jours
49:48 incarcéré au secret dans une prison de haute sécurité.
49:53 La France s'honorerait à demander sa libération
49:57 en lui accordant un droit d'asile,
49:59 un droit donné très facilement à des délinquants,
50:03 des meurtriers et des violeurs.
50:06 En un mot, libérez Assange !