00:00 M. le maire, il était pour vous impossible de programmer un feu d'artifice des festivités comme à chaque fois ?
00:08 Bonsoir. Si, c'était possible, tout à fait possible, mais c'était impensable.
00:13 C'était impensable parce qu'il faut quand même penser aux équipes qui travaillent encore à déblayer des immeubles en ruines,
00:18 qu'il faut absolument qu'on dégage de la ville d'ici la semaine prochaine pour réouvrir toute la ville à la population et au tourisme.
00:25 Et puis, deuxième point, il y a un peu une pudeur et une retenue à avoir vis-à-vis des gens qui souffrent, qui ont souffert.
00:31 Il y a des gens qui ont perdu leur appartement, leur commerce, qui n'ont plus rien, dont l'avenir est vraiment très, très sombre
00:37 et qui ne savent pas trop vers quel côté se tourner. Heureusement, nous sommes là avec nos partenaires de la ville,
00:43 du département, de la région et des agglomérations pour faire le nécessaire. L'État est là timidement, certes, mais timidement,
00:51 on attend de voir un petit peu ce qu'il va se passer.
00:52 – Timidement, ça veut dire quoi ? C'est que vous estimez qu'on ne vous donne pas assez de moyens policiers pour sécuriser votre ville ?
00:58 – Pour l'État, ce qui est clair, c'est que M. Darmanin pourrait lui poser la question.
01:02 Pourquoi nous n'avons plus que 90 policiers, enfin membres du commissariat de police national à Montargis ?
01:08 Alors qu'il y a deux ans, on était 122. On aurait eu ces 32 personnes la nuit des meutes, il n'y aurait pas eu des meutes,
01:13 ça aurait été réglé. Ce soir, on a des effectifs suffisamment complets, il y en aura aussi demain soir et tout le week-end,
01:19 heureusement, pour garantir la sécurité de la ville. Entre la caméra de vidéosurveillance, les 87 caméras,
01:26 notre police municipale et la police nationale, il y a une très bonne coordination et on arrive à anticiper
01:30 et voir les moments de foule pour voir s'il y a quelque chose d'anormal qui se poursuit et être en quelques minutes
01:35 sur le lieu du sinistre éventuel ou de la bagarre.
01:39 – Quel est l'état d'esprit, notamment des commerçants qui ont été touchés par ces violences ?
01:44 – Les commerçants sont en train de changer toute leur vitrine, on a plus de 80 commerçants qui sont touchés
01:50 et c'est vrai que c'est un peu compliqué mais les vitriers sont là avec beaucoup de rapidité, de célérité
01:56 pour redonner ces vitrines à la ville au lieu des panneaux en bois qu'il y a et c'est vrai que la physiognomie de la ville
02:04 change à vue d'œil ces jours-ci au fur et à mesure qu'on retrouve ce qu'il y avait la semaine dernière.