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  • il y a 3 ans

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Transcription
00:00 Karim, est-ce qu'elles sont à prendre au sérieux ces menaces de Ouagadougou et d'Obamaco ?
00:03 Alors elles sont à prendre au sérieux tout simplement parce que ces hommes qui sont au pouvoir du côté du Burkina ou du Mali
00:10 peuvent trembler à l'idée qu'on puisse finalement mettre fin à un putsch,
00:16 une opération militaire du côté du Niger laisserait planer le spectre d'une opération militaire ailleurs
00:23 et finalement ces pouvoirs pris par la force qui pourraient finalement trembler.
00:29 Alors on sait que du côté de la CDAO on a en quelque sorte fait une promesse qu'il faudra tenir puisqu'il y a un ultimatum jusqu'à dimanche
00:37 et que la CDAO n'a pas intérêt à se dégonfler entre guillemets si on veut utiliser des termes familiers.
00:43 On s'aperçoit aussi que justement du côté de la CDAO avec le Nigeria qui est à sa tête,
00:49 on était en train de réfléchir à une force anti-putsch qui n'est pas encore véritablement prête.
00:55 Alors le spectre d'une intervention militaire n'est pas du tout à écarter mais quelle forme prendrait-elle ?
01:00 Et on a vu qu'avant d'évoquer cette intervention militaire il y a eu des sanctions qui ont été mises en place très rapidement,
01:07 des sanctions extrêmement fortes, plus importantes encore que celles qui avaient eu lieu du côté du Mali
01:13 et puis il y a eu une tentative aussi de trouver une solution négociée puisque le général Idris Déby a été envoyé, le Tchadien.
01:22 Alors c'est intéressant que ce soit lui qui ait été envoyé puisque lui-même est arrivé au pouvoir de façon pas franchement démocratique.
01:29 Il a pris la suite de son père qui est mort et certains s'interrogent quel signal envoie-t-on en faisant de cet homme un émissaire
01:38 alors que la réalité de son pouvoir dans son propre pays est contestée puisque ce n'est pas un homme arrivé démocratiquement à la tête de son pays.
01:47 Et donc tout ça, évidemment, alimente un peu plus le fait qu'il y a deux poids deux mesures en Afrique
01:53 selon qu'on soit un partenaire privilégié ou non de la France et tout ça peut être finalement assez contre-productif.

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