00:00 C'est simple, il faut quand même se rappeler qui sont les policiers du Raid.
00:02 Ce sont, en 1990, Anne Hustersen qui ont libéré ses enfants d'un forcené, d'un retranché armé
00:08 qui voulait faire un bas de sang.
00:10 Ce sont aussi eux, en 2012, à Mouhammed Merah, à Toulouse,
00:13 qui ont interpellé et neutralisé ce terroriste qui avait fait des morts,
00:16 notamment des enfants au collège de Baratour à Toulouse.
00:19 C'est aussi eux, en 2015, qui ont fait l'assaut avec la BRI de la préfecture de police de Paris,
00:23 à l'Hypercacher, là aussi, au Bataclan.
00:25 Donc c'est une unité qui protège les gens,
00:26 qui sauve les gens dans les situations les plus dégradées, les plus périlleuses, les plus compliquées.
00:31 Et pendant les émeutes, ils ont été employés parce que les scènes insurrectionnelles,
00:34 les scènes de guérilla urbaine dans lesquelles ils étaient confrontés, notre collègue,
00:37 nécessitaient d'ailleurs, comme on voit sur les images, des fourgons blindés
00:40 pour progresser à travers les barricades, à travers les cocktails Molotov,
00:42 à travers les jets de projectiles qui émaillaient la progression de nos collègues des commissariats locaux.
00:48 Et ensuite, parce qu'ils étaient aussi là pour éviter les pillages,
00:52 mais pour éviter aussi les attaques de commissarats.
00:53 Ça a été le cas à Goussainville, à côté de Côte d'Azur, dans le Vadouaz,
00:56 où ils ont évité que des policiers dans un commissariat se fassent littéralement lyncher
01:00 et soient définitivement non-sauvables parce qu'ils étaient pris d'assaut par des assaillants.
01:05 Donc aujourd'hui, il y a une enquête à Marseille, elle se déroule, c'est l'État de droit,
01:09 mais les policiers sont présumés innocents et encore une fois, sans l'appui de ces unités d'élite
01:12 que sont la BRI, la Brigade de Recherche et Intervention, le GIGN et le REN,
01:17 on n'aurait pas réussi à amener à bout de ces émeutes et de ces émeutiers.
01:19 [Musique]
01:23 [SILENCE]