00:00 L'équipe de France s'est nettement imposée ce mardi en huitième de finale de la Coupe du Monde face au Maroc.
00:04 4-0, Vincent, quel contraste par rapport au premier match des Bleus dans cette Coupe du Monde ?
00:11 Un 0-0 face à l'Ajamaïque qui n'inaugurait pas grand chose de très spectaculaire sur le plan offensif.
00:16 C'est clair qu'il y a une différence radicale avec l'entrée en matière qui était pour le moins insipide.
00:21 Il faut évidemment parler aussi de l'adversaire.
00:26 Je pense que le Maroc, on a senti en effet que c'était sa première présence à ce stade de compétition.
00:31 Les Marocaines disputent leur première Coupe du Monde, sont arrivés en huitième de finale.
00:34 C'était déjà un exploit.
00:36 Il y a eu quelques erreurs qui ont été parfaitement exploitées par l'équipe de France
00:40 qui traduisent aussi ce manque d'expérience des Marocaines.
00:43 Mais ça n'enlève strictement rien à la montée en puissance de l'équipe de France
00:47 qui s'est confirmée surtout d'un point de vue offensif.
00:51 Il manquait des réglages, des renards tâtonnés un petit peu au tout début.
00:56 Avec les blessures de Catoto, Scarlino,
00:58 celle de Bachat qui lui avait aussi imposé de changer son schéma tactique
01:02 qui était un 4-3-3 au départ pour passer en 4-4-2.
01:05 C'est vrai qu'il a choisi de conserver son 4-4-2.
01:08 Il s'est accroché à son idée.
01:09 Il a trouvé les bonnes joueuses pour l'animer.
01:11 C'est exactement ce qui s'est passé aujourd'hui.
01:15 C'est-à-dire que dans l'entrejeu, déjà l'apport de Kenza Dali dans la créativité,
01:20 dans la capacité à donner la dernière passe,
01:22 dans la finition puisqu'elle a inscrit le deuxième but des Bleus,
01:26 de Selma Bachat qui n'a pas forcément réussi son meilleur match
01:31 mais dont la percussion côté gauche l'entend avec Sakina Karchaoui
01:34 donne beaucoup de percussions sur les ailes.
01:36 Évidemment, avec le temps, avec le retour en forme de Diani qui est arrivé convalescent aussi,
01:42 le duo Diani-Le Sommer de plus en plus complémentaire se trouve très bien.
01:49 Il arrive parfaitement à décrocher, à prendre la profondeur, à s'accorder un petit peu là-dessus.
01:55 Donc oui, Hervé Renard a quand même trouvé les bons réglages
01:59 pour permettre à cette équipe de France de briller, ce qui n'était pas simple pour lui.
02:04 Ce qui était d'autant plus remarquable, c'est qu'il a eu peu de temps pour le faire.
02:07 Il est arrivé avec la stature d'un sélectionneur de haut niveau,
02:11 avec la pression inhérente à ce statut-là,
02:14 mais très peu de temps d'un autre côté pour préparer une équipe à une telle compétition.
02:18 Qui plus est, dans le football féminin, qui présente certaines nuances par rapport au football masculin.
02:24 Donc les minimas sont réussis, avec brio qui plus est.
02:31 On attendait l'équipe de France à ce stade de la compétition, elle y était déjà il y a 4 ans.
02:35 Et d'ailleurs, dans sa réponse, quand on lui a tendu un micro dès la fin de la rencontre,
02:39 il a considéré que le minimum syndical était rempli.
02:43 Je pense qu'on peut s'accorder là-dessus. L'équipe de France est là où elle doit être.
02:48 Les Bleus ont assumé leur statut dans un match qu'elles abordaient en grande favorite.
02:53 Et donc 3-0 au bout de 25 minutes.
02:55 Pas grand-chose à demander de plus, mais le gros morceau en la personne de l'Australie à domicile est arrivé.
03:02 [Générique]