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  • il y a 3 ans
Retrouvez Thierry Steiner dans les débats de l'été tous les jours de la semaine de 12h00 à 13h30. Avec Vincent Chaudel, économiste du sport et président de l’Observatoire Français du Sport Business et Jules Boscherini, journaliste chez Sud Radio.

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##MIDI_ACTU_1_2023-08-21##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00 Les débats de l'été Sud Radio, midi 13h30, Thierry Stenner.
00:04 En Australie et en Nouvelle-Zélande, la Coupe du Monde féminine de football a battu son plein
00:09 jusqu'à la victoire de l'Espagne 1-0 hier.
00:11 Le football joué par les femmes gagne toujours plus en popularité
00:15 et c'est toute une économie qui émerge petit à petit.
00:18 La compétition aurait été la plus rentable de tous les temps selon Gianni Infantino, le boss de la FIFA.
00:24 Pour en parler dans les débats de l'été, j'accueille Vincent Chaudel, bonjour.
00:27 Bonjour.
00:29 Président de l'Observatoire du Sport Business et Jules Bodeschini, notre journaliste sportif.
00:35 Alors Jules, bilan positif pour cette 9e édition ?
00:38 Absolument Thierry.
00:39 Une Coupe du Monde terminée d'ailleurs en apothéose pour la Rora
00:41 qui s'est imposée sur la plus petite démarche face à l'Angleterre championne d'Europe en titre.
00:45 Une victoire 1-0 et un premier sacre mondial pour les Espagnols
00:48 qui ne disputaient que leur 3e Coupe du Monde.
00:50 Numéro 19 et capitaine de sa sélection, Olga Carmona s'est payée le luxe d'inscrire l'unique but de la rencontre.
00:56 Une journée de joie et de tristesse pour la joueuse du Real Madrid
00:58 qui a appris après la rencontre le décès de son papa.
01:01 Alors, quelle grande première pour cette 9e édition ?
01:04 Cette Coupe du Monde était également celle d'autres premières
01:06 avec en premier lieu l'élargissement de la compétition à 32 équipes
01:09 qui n'en comptaient que 24 auparavant.
01:11 Une volonté défendue par le président de la FIFA Gianni Infantino
01:14 et donc un choix qui s'est avéré payant pour le patron de l'instance mondiale
01:18 qui a indiqué vendredi dernier que le mondial de football
01:20 avait dépassé les 570 millions de dollars de chiffre d'affaires.
01:24 Infantino a également insisté sur le fait que la FIFA n'avait pas perdu d'argent
01:27 et qu'il s'agissait du deuxième événement sportif qui a généré le plus d'argent
01:31 à l'exception bien sûr de la Coupe du Monde masculine sur la scène mondiale.
01:34 Et qu'en est-il des primes des joueuses ?
01:36 Parmi les autres nouveautés, celle des primes versées directement par la FIFA
01:40 finit les dotations propres à chaque fédération
01:42 et les participants du mondial étaient assurés au minimum
01:44 de recevoir un peu moins de 30 000 dollars de primes, 26 700 euros chacune.
01:49 A la suite de leur couronnement, ce sont les Espagnols qui ont décroché le jackpot
01:52 avec 240 618 euros de primes par joueuse.
01:55 Car de finalistes, les Bleus ont empoché 80 000 euros chacune à l'issue de la compétition.
02:00 C'est donc un bond en avant pour le football féminin
02:02 où la rémunération annuelle moyenne était de 14 000 dollars,
02:05 soit 13 000 euros selon une étude de la FIFA en 2022.
02:08 Et les spectateurs dans les stades, ils étaient bien présents ?
02:10 Absolument, c'est aussi sur le terrain que la compétition s'est démarquée
02:13 avec 1 978 275 spectateurs dans les tribunes.
02:17 Rendez-vous compte, près de 2 millions de spectateurs,
02:19 un nouveau record d'affluence pour la compétition mondiale féminine
02:22 qui explose le précédent de 2019
02:24 et les 1 053 096 spectateurs de la Coupe du Monde en France.
02:28 Vincent Chaudel est avec nous.
02:31 Vincent, est-ce que le président de la FIFA, Gianni Infantino,
02:35 a bien raison de se féliciter de cette 9e Coupe du Monde ?
02:40 Il a bien raison de se féliciter du développement du football féminin
02:43 parce qu'il en a grand besoin.
02:46 La FIFA veut continuer à développer son business,
02:49 il faut dire les choses telles qu'elles sont.
02:51 Sur le dernier cycle,
02:54 la FIFA a un chiffre d'affaires cumulé de 7,5 milliards de dollars
02:59 et elle vise la barre des 11 milliards pour le nouveau cycle.
03:02 Et dans le nouveau cycle, pour passer de 7 à 11 milliards,
03:05 évidemment qu'elle aura besoin que cette Coupe du Monde féminine se développe.
03:10 C'est vraiment une bonne nouvelle pour la FIFA.
03:12 En revanche, il faut que la FIFA la commercialise mieux
03:15 parce qu'envoyer cette Coupe du Monde en Australie
03:20 en Nouvelle-Valence, c'était une bonne idée.
03:23 Seulement si elle avait été commercialisée avec la Coupe du Monde en France, par exemple.
03:27 Parce que pour les diffuseurs européens, ça a été vraiment compliqué de travailler.
03:31 Mais justement, Vincent Chaudel,
03:33 les diffuseurs français ont déboursé 6 millions d'euros pour acquérir les droits,
03:36 mais comment est-ce qu'on explique ce revirement de situation
03:37 alors qu'à quelques semaines du début de la compétition,
03:39 on n'avait pas encore de diffuseurs ?
03:42 Pour plusieurs raisons.
03:44 Déjà, le contexte sportif n'était pas favorable.
03:49 On avait une équipe de France qui était empêtrée
03:52 dans des conflits avec Corinne Viacq, la sélectionneuse précédente.
03:56 On avait des champions qui étaient blessés, des absentes.
04:02 On peut parler de Catoto qui était à priori notre meilleur joueur.
04:06 Et puis surtout, les horaires qui étaient compliqués.
04:09 C'est-à-dire que cette Coupe du Monde,
04:11 les matchs se sont joués entre 4h du matin et 12h.
04:14 Tout cela faisait que les diffuseurs français, les allemands, les anglais également,
04:22 avaient quand même du mal à parier sur cette Coupe du Monde.
04:25 Et puis finalement, les audiences ont été au rendez-vous
04:29 parce que l'équipe de France a généré un produit de bons matchs.
04:36 Elle aurait pu aller en demi-finale, ça ne s'est pas joué à grand-chose.
04:39 Et donc, c'est positif à ce niveau-là.
04:41 - Et le quart de finale contre l'Australie a rassemblé 5 700 000 téléspectateurs,
04:47 ce qui est plutôt un bon score en termes d'audience.
04:50 - C'est un bon score pour l'encontre à midi.
04:53 Notons que la rencontre contre les Marocaines, le match précédent, avait fait le même score.
04:58 Et donc, c'est effectivement intéressant.
05:00 C'est-à-dire que les diffuseurs français pouvaient craindre de faire des audiences
05:05 en dessous de 4 millions, voire 3 millions.
05:07 Et donc là, ça a été plutôt une bonne société.
05:09 Ce qui est une confirmation de la dynamique au niveau de l'équipe nationale.
05:14 Puisque, sous la Coupe du Monde 2019, on a eu jusqu'à 14 millions pour le France-Brasil,
05:19 qui avait lieu en France, bien évidemment.
05:21 Et donc, ça explique cela en partie.
05:24 Le vrai problème pour le football féminin, ce n'est plus les images de l'équipe nationale.
05:27 Parce qu'on sait maintenant que les Français peuvent se rassembler
05:31 et soutenir leur équipe nationale.
05:33 Pour le championnat, on est aujourd'hui avec des affluences de moins de spectateurs par match
05:39 et des audiences qui tournent autour des 50 000 téléspectateurs.
05:42 Donc, c'est ça le problème aujourd'hui.
05:43 - Gilles, sur la Coupe du Monde, économiquement, ça a été un succès.
05:46 Est-ce qu'on peut le dire aussi qu'en termes d'audience, ça a été un succès ?
05:51 - Oui, c'est une bonne surprise.
05:56 Un succès, non, on ne peut pas le dire totalement.
05:58 Au niveau des audiences, à la fin de l'année 2023,
06:01 on va regarder le top 10 des audiences ou le top 100 des audiences de l'ARCOM.
06:06 Et on n'aura pas de match de l'équipe de France féminine
06:09 parce qu'il va falloir aller chercher les 10, 15, 20 millions de téléspectateurs à ce niveau-là.
06:13 Mais par rapport à ce qu'on pouvait craindre, c'est clairement une bonne surprise.
06:18 Et c'est plutôt bon signe parce que derrière, la prochaine étape,
06:22 c'est les Jeux olympiques, bien évidemment, 2024.
06:26 Et on sait désormais qu'on a une équipe, un entraîneur et des joueuses
06:29 qui seront compétitives pour cette échéance-là
06:33 et qu'on fera forcément de belles audiences.
06:35 Alors la FIFA a aussi triplé les dotations par rapport à l'édition 2019 en France
06:40 en portant ce qu'on appelle le "prize money" à un total de 152 millions de dollars,
06:45 dix fois plus que pour le Mondial 2015 au Canada.
06:49 Pour autant, la rémunération et les primes des joueuses
06:52 sont encore bien loin de celles des hommes.
06:56 Alors oui, on est sur un rapport désormais de 1 à 3 ou 1 à 4
07:00 entre l'enveloppe dédiée aux hommes et l'enveloppe dédiée aux femmes
07:04 pour plusieurs raisons parce que déjà l'économie n'est pas la même.
07:09 Jules précisait qu'il y avait à peu près 2 millions de billets vendus
07:13 pour cette Coupe du Monde qui était à 32 nations.
07:15 Au Qatar, il y a eu 3 millions de billets vendus pour également 32 nations
07:21 avec un prix moyen qui était supérieur à celui de l'Australie.
07:25 Mais on est quand même sur le…
07:27 C'est le sens de l'histoire, on est sur cette progression-là.
07:29 Le vrai sujet va se situer au niveau des audiences pour les diffuseurs
07:35 et des droits de télé pour l'organisateur.
07:37 Donc les audiences, elles se développent,
07:39 les droits de télé vont se développer et vont suivre.
07:42 Jules le disait, chacune des qualifiées en quart de finale,
07:46 donc les bleus, a reçu 90.000 dollars.
07:50 La fédération touche quand même de l'argent
07:53 parallèlement aux primes versées directement aux joueuses ?
07:56 Oui, tout à fait. Si on prend le cas des Américaines,
08:00 parce que sur le sujet de la parité,
08:02 c'est les Américaines qui étaient terre de l'an sur ce débat-là.
08:05 Elles ont obtenu de la fédération américaine
08:08 de mettre dans le même enveloppe les primes couchées
08:12 pour le parcours des hommes et des femmes.
08:15 Et donc le parcours des hommes et des femmes, pour le coup, a été équivalent.
08:19 Les deux équipes ont été éliminées en huitième de finale.
08:23 Les hommes ont ramené 13 millions de dollars
08:25 et les filles 3 millions de dollars.
08:27 C'est donc dans une enveloppe commune,
08:29 ça fait 16 millions de dollars dividés par deux.
08:31 Les filles vont toucher huit pour les Américaines.
08:33 Donc oui, la FIFA reverse aux fédérations.
08:40 La France, elle, a décidé d'appliquer la même clé de répartition
08:44 chez les hommes que chez les femmes.
08:47 En gros, 30% de l'enveloppe FIFA reversée à la fédération
08:51 va aux joueuses et aux staffs,
08:53 ou aux joueurs et aux staffs pour les garçons.
08:55 Ce qui est quand même énorme,
08:56 et je le disais un petit peu avant,
08:59 un bond en avant pour le football féminin,
09:00 parce que les Espagnoles qui sont championnes du monde,
09:02 elles ont gagné 240 000 euros et des brouettes.
09:05 L'équipe de France, au rugby, ce n'est pas forcément comparable,
09:08 mais si elle est championne du monde, elle va toucher 200 000 euros.
09:11 Donc c'est quand même énorme pour des joueuses féminines
09:13 d'avoir un montant comme ça.
09:16 Bien sûr, et c'est pour ça que je disais
09:17 que c'est une sorte de l'histoire de cette progression.
09:20 Mais d'une façon générale, on reste encore assez loin
09:23 du football masculin, mais pour plusieurs raisons.
09:27 Si vous prenez les réseaux sociaux,
09:29 qui sont à mon avis un très bon indicateur,
09:31 vous prenez les réseaux sociaux d'Mbappé,
09:34 vous regardez les réseaux sociaux d'Amandine Henry
09:37 ou d'Eugénie Le Sommer ou de Catoto,
09:40 et vous allez les diviser par 100.
09:42 Et c'est à peu près le rapport de 1 à 100
09:46 que l'on peut trouver sur le marché des transferts.
09:49 Les meilleures joueuses aujourd'hui se vendent à 500 000 euros,
09:52 là où les meilleurs joueurs se vendent à 50, 100 ou 150 millions d'euros.
09:56 On voit bien qu'il y a encore un écart très important,
10:00 mais c'est le sens de l'histoire, ça se développe,
10:02 et ces audiences sont vraiment l'illustration
10:06 qu'on est sur la bonne pente.
10:07 Du côté des clubs, justement, en France,
10:10 il y a quand même de grandes disparités
10:12 entre les différents clubs concernant la rémunération.
10:17 Oui, la joueuse qui gagne le plus d'argent aujourd'hui,
10:20 c'est Catoto au PSG pour 50 000 euros par mois.
10:24 Là aussi, si on regarde son homologue masculin,
10:28 Mbappé, c'est 6 millions d'euros,
10:29 donc il y a un écart conséquent.
10:31 Mais 50 000 euros, c'est plus que le salaire moyen
10:34 de beaucoup de joueurs dans beaucoup de clubs.
10:37 Donc là aussi, c'est le sens de l'histoire.
10:39 Mais ce que j'évoquais tout à l'heure par rapport à la dernière Arkema,
10:43 le championnat de France,
10:44 il y a moins de 1000 spectateurs de moyenne,
10:46 là où la Ligue 1 fait 21 000 spectateurs de moyenne.
10:48 Donc la parité, c'est le sens de l'histoire,
10:50 mais c'est à nous aussi, citoyens et vous, médias,
10:54 de soutenir les sportifs, le football féminin, mais pas que.
10:58 Il faut qu'on les regarde, il faut qu'on en parle,
11:00 il faut qu'on aille les voir dans les stades.
11:02 Et si on enlève le PSG dont vous parliez,
11:05 la moyenne des rémunérations tombe très vite.
11:09 Oui, très vite, on doit être en dessous des 10 000 euros.
11:13 Donc ça, c'est nettement inférieur d'ailleurs, mais c'est un sujet.
11:18 Mais si on regarde, ce qui est intéressant,
11:20 c'est que l'Arkance a longtemps été à la pointe du football féminin en Europe,
11:24 avec les Allemandes, et on voit des nations comme l'Espagne,
11:28 l'Angleterre nous passer devant à une vitesse assez impressionnante.
11:31 Aujourd'hui, les principaux clubs anglais du championnat féminin
11:37 ont des budgets de plus de 6 millions d'euros,
11:39 d'ailleurs des budgets de Ligue 2 pour nous.
11:41 La plupart de nos budgets de football de D1 à Arkema
11:44 sont plutôt des budgets qui ressemblent à des budgets de National.
11:49 Donc on a un vrai sujet d'investissement par rapport à ça.
11:51 Vous le disiez, c'est le sens de l'histoire.
11:54 En France, le foot féminin est également en train de se transformer.
11:57 Il y a un nouveau format de compétition pour la D1 à Arkema qui va venir.
12:01 Est-ce qu'à terme, ce modèle semble viable pour le foot professionnel ?
12:04 Est-ce que ça va permettre aussi d'augmenter la rémunération des joueuses ?
12:07 C'est tout l'enjeu.
12:09 Évidemment que le format est important,
12:10 mais ce qui va être surtout important, c'est est-ce que les médias vont y croire ?
12:15 Est-ce que les téléspectateurs seront au rendez-vous ?
12:17 Est-ce que les audiences vont augmenter ?
12:18 On peut reprocher par exemple au PSG ou à l'OL
12:21 de ne pas jouer ou de jouer très peu au Parc des Princes ou au Groupe Armaï Stadium,
12:26 mais jouer au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs,
12:30 ce n'est pas rendre service au football féminin par exemple.
12:32 Et donc ça, la clé est aussi chez nous,
12:37 chez chacun d'entre nous.
12:39 Donc ça, c'est un vrai sujet.
12:41 Le format va aider, mais pas que.
12:43 Mais le format va aider.
12:44 Le président de la FED, Philippe Diallo, a également annoncé
12:47 une augmentation de 20 à 25 % des dotations pour le foot féminin,
12:50 ce qui représenterait 4 à 5 millions d'euros supplémentaires.
12:54 Oui, c'est un élément important,
12:58 mais je trouve aussi intéressant qu'il n'y a pas que la Fédération qui peut aider.
13:02 Dans le tronc du mouvement de cette Coupe du Monde
13:04 qui vient de terminer en Australie et en Nouvelle-Zélande,
13:06 le gouvernement australien a décidé d'investir 200 millions de dollars
13:10 dans les infrastructures pour le sport féminin.
13:13 Voilà, ça doit être le sujet.
13:15 C'est un des sujets.
13:16 Il me semble que le président Macron avait fait de la cause des femmes
13:21 une des principales causes de son quinquennat.
13:25 On a encore les Jeux olympiques qui arrivent,
13:29 qui peuvent être un élément déclencheur.
13:31 Mais oui, il va falloir accompagner ce sport féminin
13:34 et c'est la responsabilité de la sphère publique,
13:37 quand je dis la sphère publique, c'est du gouvernement et de la Fédération.
13:40 Parce qu'une fois que le business se développe,
13:43 après les acteurs privés savent très bien le développer.
13:45 Donc ça, ce n'est pas le sujet.
13:46 Le sujet de départ, c'est d'amorcer la pompe.
13:49 L'argent dans le sport en général et dans le foot en particulier,
13:52 c'est aussi évidemment le sponsoring.
13:54 Est Forcé de constater que pour l'instant,
13:56 les filles sont beaucoup moins attractives que les hommes ?
14:01 Oui, mais c'est là où je parlais des réseaux sociaux
14:05 comme très bon indicateur.
14:06 Moi, je crois que les sponsors comme les diffuseurs
14:08 ne sont ni racistes ni sexistes.
14:10 Il suffit de regarder Tiger Woods ou Serena Williams
14:14 ou Naomi Osaka pour le tennis.
14:17 Quand les fans sont au rendez-vous,
14:20 l'intérêt des annonceurs et l'intérêt des diffuseurs
14:23 se fait très vite apparaître.
14:24 Donc il n'y a pas beaucoup de...
14:27 C'est pour ça que j'investis toujours sur notre responsabilité,
14:30 nous, citoyens, vous, médias aussi.
14:33 Croyons, soutenons nos sportives.
14:37 J'ai trouvé intéressante la publicité
14:40 ou la campagne de communication de Burger King
14:44 pendant cette Coupe du Monde,
14:46 qui a fait des annonces Burger Queen,
14:48 qui étaient assez sympas.
14:51 Voilà, il y a des choses à faire, bien évidemment.
14:54 Il y a des paris à prendre,
14:56 mais il faut que nous, on soit au rendez-vous aussi,
14:58 nous, citoyens.
14:59 Merci beaucoup à Vincent Chaudel,
15:01 président de l'Observatoire du Sport Business,
15:03 d'avoir été dans les débats de l'été.

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