- il y a 3 ans
Retrouvez Thierry Steiner dans les débats de l'été tous les jours de la semaine de 12h00 à 13h30. Avec Franck Lanoux, auteur du "Dictionnaire amoureux de la radio".
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00:00 "On parle en couleurs et ça fait des shows radio", c'est ce que chantait Michel Polnareff en 1981.
00:06 Et puisque vous nous écoutez, puisque nous vous parlons, nous partageons forcément le même amour de la radio.
00:11 Et je vous invite à feuilleter ensemble le dictionnaire amoureux de la radio de Franck Lanou.
00:15 Bonjour Franck ! - Bonjour Thierry !
00:17 Vous avez réuni plus de 100 professionnels de la radio, 114 exactement je crois,
00:22 qui ont écrit sur leur métier, sur leur passion.
00:25 Et vous, à quel âge avez-vous chopé le virus de la radio Franck ?
00:29 Moi je pense enfant, enfin je sais, enfant, l'âge exactement je ne sais pas.
00:33 Mais moi à 9 ans, 8-9 ans, ma mère m'emmenait à Europe 1 assister aux émissions en public.
00:39 Donc j'allais voir Pierre Belmar, les Frères Roulant, André Arnaud, Jacques Paoli.
00:45 Voilà, puis après tout seul, j'allais voir Mosique avec Jean-Lou Lafon, Jean-Michel Desjeunes, Pierre Lescure, Anne Sinclair,
00:52 dans une émission que tout peut arriver.
00:54 C'était une émission qui était faite en public, en studio, et donc les accès étaient assez faciles.
01:00 Et donc moi ça m'a piqué enfant, assez jeune.
01:02 Puis après j'ai construit un studio de radio dans ma chambre, dans mon placard,
01:05 j'ai viré toutes mes affaires et puis j'ai fait un studio de radio.
01:07 - Avec une cassette ? - Absolument, sur cassette, confilé au lycée, aux copains.
01:12 Et puis après j'ai surtout la chance d'avoir 20 ans quand les radios libres explosent,
01:17 et donc je me fais embarquer dans la vague des FM.
01:21 Et puis 40 ans après, ben voilà.
01:23 - Vous n'êtes quelques-uns à avoir vécu cette époque et avoir eu la chance d'avoir l'âge que vous dites à cette époque-là.
01:28 Alors vous avez travaillé à RFM, à NRJ, vous avez dirigé RMC, vous avez d'ailleurs écrit un livre sur cette aventure d'RMC,
01:36 mais votre carrière derrière le micro a été de courte durée.
01:40 - Oui, ça paraissait assez naturel.
01:42 En fait je commençais par RFM, je suis stagiaire à RFM,
01:46 et naturellement le patron lui pense que j'ai envie de faire de l'antenne,
01:49 donc à un moment, à la rédaction, il commence à me dire "bon maintenant que tu sais rédiger, tu vas prendre l'antenne".
01:55 Et donc ils m'ont mis à l'antenne pour faire les titres des journaux, choses comme ça.
01:59 Et ça ne m'intéressait pas du tout.
02:01 C'est-à-dire que j'écrivais 7-8 titres de l'actualité pour le 7h30, je me rappelle très bien,
02:07 et j'en lisais 4 ou 5 et je rendais l'antenne parce que j'avais plus le souffle,
02:11 j'avais plus la dynamique, j'avais pas la conviction pour le faire,
02:15 et ça me glaçait plus qu'autre chose.
02:17 Alors que j'avais déjà trouvé que la production de la radio,
02:21 qui fait des réunions, des points, des éléments parfois un peu furtifs aussi,
02:28 à la machine à café, etc.
02:29 Et bien vous avez des techniciens, des journalistes, des animateurs, des gens de régie, de marketing,
02:35 et tous ces gens-là se parlent, se connectent,
02:37 et en claquant des doigts quasiment, on fait des miracles, on fait des bonnes émissions de radio,
02:41 on monte des coûts, on invente des petites choses, parfois des grandes.
02:44 Et donc ça, j'avais repéré ça moi déjà dans la radio,
02:47 et c'est plus ça qui m'intéressait, de me retrouver un peu au carrefour de tous ces métiers,
02:51 sachant que j'étais moi-même a priori incapable d'en pratiquer un seul.
02:55 - Alors il n'y a pas que des professionnels de la radio,
02:57 dans ce livre il y a des passionnés de radio, des auditeurs passionnés,
03:01 et c'est Éric Lemer, président d'AXA Prévention,
03:05 qui cite dans votre dictionnaire le chansonnier Pierre-Jean Vaillard,
03:09 qui disait, et j'aime beaucoup cette citation,
03:11 "J'adore la télé, en fermant les yeux c'est presque aussi bien que la radio."
03:16 Le son évoque une image plus forte encore que l'image ?
03:21 - Oui, l'absence d'image en crée des multiples,
03:25 mais surtout vous en faites vous une, telle que vous avez envie de.
03:29 C'est comme un livre en fin de compte,
03:31 c'est là où le rapport entre le livre et la radio est assez drôle,
03:34 parce que vous n'avez pas d'image, je ne parle pas de bande dessinée bien évidemment,
03:37 un livre, un roman, vous allez vous créer vous, des images, des voix,
03:42 vous allez vous créer des physiques, et la radio agit un petit peu de la même manière,
03:46 c'est-à-dire que par la seule présence de la voix,
03:49 vous êtes forcés de vous faire un décor, vous faire des images,
03:52 et puis ça tape sur votre inconscient,
03:55 et donc ça devient en cela passionnant,
03:57 parce que c'est de l'intimité, c'est votre relation,
04:01 vous êtes tout seul dans votre cuisine, dans votre salle de bain, dans votre voiture,
04:04 vous écoutez la radio, et il y a une relation intime, extraordinaire,
04:09 qui va naître de votre seule écoute de la radio,
04:13 et c'est ça qui est magique, réellement magique,
04:17 le mot est dans le dictionnaire,
04:19 et c'est ça qui va procurer en fin de compte cette audience captive formidable.
04:24 C'est là où les gens, en étant quelque part un peu passifs,
04:27 en étant qu'auditeurs en fin de compte,
04:29 se retrouvent au cœur des histoires, au cœur des débats,
04:33 et vont se passionner même pour un jeu,
04:36 et c'est là où on voit en effet qu'il y a une dimension très particulière
04:39 à la radio et par le seul son.
04:41 - Et vous n'êtes pas très fan, évidemment, de la radio filmée,
04:45 alors même si ici, des caméras vous regardent et nous regardent...
04:49 - Oui, mais là-dessus, on n'a pas été les premiers à le faire,
04:53 mais disons que c'est vrai qu'avec Jean-Jacques Bourdin en particulier,
04:56 on avait mis l'interview de politique le matin sur BFM TV,
05:00 et donc de ça, il y a eu un peu un modèle,
05:03 et progressivement, et c'est vrai aussi que c'est arrivé avec la simplification
05:06 de la production, des caméras, les smartphones, les réseaux sociaux,
05:09 bref, on a eu besoin de produire des images.
05:12 Donc progressivement, on a l'impression que la radio
05:15 pouvait devenir le son de la télévision,
05:18 et c'était ça l'erreur.
05:20 Et donc c'est là où on apprend en conduisant ou en pédalant,
05:23 c'est toujours un peu pareil,
05:25 et donc là, il y a des erreurs possibles.
05:27 C'est-à-dire que, bien sûr qu'on peut filmer une interview politique,
05:30 la radio et la télévision, ça peut avoir un peu la même façon de se produire,
05:33 et puis, quand vous le faites avec Jean-Jacques,
05:35 qui n'aime pas trop les caméras,
05:37 pour qui c'est pas un élément majeur,
05:39 il continue à faire de la radio,
05:41 et il faisait son travail de façon excellente, bien évidemment.
05:44 Mais dès que vous allez focusser davantage sur l'image,
05:47 à ce moment-là, vous prenez un risque pour la radio.
05:50 Et donc, il faut savoir s'arrêter.
05:52 Donc des caméras de surveillance qui nous prennent avec des gros micros,
05:55 c'est pas très joli, c'est pas de la télévision que l'image existe,
05:58 admettons, et nous, ça ne nous empêche pas, à l'instant,
06:01 d'être libre, de nous exprimer librement, facilement, etc.
06:05 C'est pas un sujet.
06:06 Quand on commence à vouloir produire de la télévision,
06:09 il faut savoir que c'est valable pour certains programmes,
06:12 mais que, par contre, la radio, elle va y laisser des plumes.
06:14 Donc il faut que la radio garde, à un moment ou un autre,
06:17 son territoire exclusif de la radio,
06:19 d'avoir des voix sans visage,
06:21 et d'avoir aussi cette facilité de production,
06:24 parce que la radio, c'est tellement simple,
06:26 et la télévision, tellement compliquée,
06:28 qu'en effet, il faut que la radio garde son territoire.
06:31 Donc tout ne peut pas passer en télévision, ça je suis affirmatif.
06:34 - Vous parliez de Jean-Jacques Bourdin,
06:36 à l'entrée, auditeur dans ce dictionnaire,
06:39 c'est lui, Jean-Jacques Bourdin, qui raconte
06:41 ce petit matin où arrive au standard le témoignage d'un SDF de Nantes,
06:45 qui décrit son abri de carton,
06:47 et qui raconte le travail qu'il a perdu,
06:49 sa compagne qui est partie,
06:51 ses années d'alcoolisme, sa volonté de se relever.
06:54 Il écoute la radio sur son petit transistor,
06:56 posé à côté de lui,
06:58 et c'est son lien avec la vie, avec l'espoir,
07:01 le lien, la proximité avec l'auditeur,
07:04 c'est l'incomparable force de la radio,
07:07 comparée aux autres médias.
07:09 - Oui, parce que c'est sûrement le média
07:11 qui a cette dimension la plus humaine.
07:13 On est en direct, donc déjà on est sans filtre,
07:15 quelque part je pourrais dire une énorme bêtise,
07:17 vous ne pourriez pas m'arrêter, donc...
07:19 - Non mais ça montre...
07:21 Dans la presse c'est pas possible,
07:23 en télévision ça n'est pas possible,
07:25 à la radio c'est possible, donc on est totalement libre, débridé,
07:27 le fait qu'il n'y ait pas d'image,
07:29 vous voyez aujourd'hui je suis arrivé moi-même
07:31 dans une tenue très estivale,
07:33 donc je ne suis pas du tout en dimanché,
07:35 ou j'ai une tenue particulière pour affronter l'image,
07:38 ça n'a aucune importance,
07:40 donc je suis venu vraiment dans des conditions très libres,
07:42 et donc je suis totalement dans une dimension humaine,
07:45 simple, directe,
07:47 et c'est ça qui libère beaucoup de choses,
07:49 c'est ça qui libère...
07:50 Moi combien de fois j'ai accueilli des invités
07:53 qui sortaient d'un studio,
07:55 et qui me disaient "oh là là, mais j'en ai dit beaucoup trop,
07:57 je me suis jamais..."
07:59 Parce que les gens sont très bien, sont très libres,
08:01 très disponibles, et c'est là qu'on obtient des choses,
08:04 mais quand je dis "on obtient", c'est les auditeurs
08:06 entendre des choses à la radio
08:08 qu'ils ne verront jamais à la télévision.
08:10 - Il y a dans ce dictionnaire "Amoureux de la radio"
08:13 des récits de parcours professionnels,
08:15 notamment Philippe Labreau, qui raconte
08:17 comment il a pris la direction de RTL,
08:19 beaucoup d'anecdotes,
08:21 des histoires plus intimes aussi,
08:23 Marise qui évoque ses duos sur Europe 1
08:25 avec Coluche, bien sûr,
08:27 et bien sûr aussi avec Philippe Gildas.
08:29 Toujours on sent une trace des amitiés
08:32 qui se nouent derrière le micro,
08:34 c'est un milieu d'amitié, pas toujours ?
08:36 - C'est cette dimension humaine,
08:38 et puis cette liberté d'action,
08:40 comme vous êtes très libres pour faire plein de choses,
08:43 ça pousse dans les retranchements,
08:45 quand vous êtes créatifs, quand vous avez envie aussi,
08:47 après on pourrait très bien faire ça
08:49 de façon très impersonnelle,
08:51 mais dès que vous avez envie de mouiller le maillot,
08:53 de faire un truc un peu original,
08:55 un peu différent, vous allez y mettre beaucoup d'humain.
08:57 Et donc bien évidemment, on remonte tous les manches,
09:00 le technicien est avec vous,
09:02 il y a un producteur qui court dans tous les sens,
09:04 un animateur qui a une idée,
09:06 tout ça, ça crée en effet
09:08 une proximité humaine.
09:10 À la télévision, tout le monde sait
09:12 qu'il y a X dizaines d'intervenants
09:15 qui font que vous, vous êtes un peu
09:17 obsédé par votre texte qui déroule devant la caméra,
09:20 dans le meilleur des cas, votre cravate et votre brushing,
09:22 mais tout le reste ne vous appartient pas.
09:24 En radio, tout nous appartient.
09:26 On est dans cette liberté,
09:28 et dans cette dimension humaine qui rend en effet
09:30 la proximité, et manifestement,
09:32 ça crée des belles histoires entre les gens.
09:34 - Alors je citais Maryse,
09:36 elle se souvient d'avoir toujours été
09:38 la numéro 2 du duo,
09:40 conduit par un homme, je parlais de Coluche,
09:42 je parlais de Philippe Gildas,
09:44 ça a bien changé dans les grilles de programme,
09:46 les femmes ont désormais la première place au micro ?
09:48 - C'est un métier,
09:50 et puis il y a différentes façons de le faire.
09:52 En effet, il y a des duos,
09:54 historiquement, c'est sûr que dans les années 70,
09:56 peut-être encore un peu 80,
09:58 l'homme avait une position un peu dominante dans les médias.
10:00 - Notamment sur les interviews politiques, ça a changé.
10:02 - Là-dessus, c'est sûr qu'il y a
10:04 des époques qui ont changé,
10:06 moi je me souviens quand même enfant,
10:08 j'ai écouté le journal de 8h,
10:10 qui était présenté aussi par des femmes,
10:12 Christine Ockrent a été très importante
10:14 sur l'antenne d'Ayrtel à une époque,
10:16 donc si vous voulez, il y a Michel Cotta également,
10:18 pour Catherine Ney,
10:20 bien évidemment, donc là-dessus,
10:22 je pense qu'en effet, statistiquement,
10:24 c'est sûr que les hommes avaient le dessus,
10:26 et c'est sûr qu'on se rend compte
10:28 avec les années, qu'il y a de plus en plus de femmes
10:30 qui prennent des positions,
10:32 ça paraît assez naturel.
10:34 - A la lettre F, comme futur,
10:36 c'est Pierre Bélanger,
10:38 le patron de Skyrock qui s'y colle,
10:40 et vous, quelle est votre vision
10:42 du futur de la radio ?
10:44 - Je pense que ça va dépendre
10:46 beaucoup des dirigeants
10:48 des radios,
10:50 parce que moi je pense que les gens qui connaissent
10:52 ce métier, qui le découvrent,
10:54 ils voient un petit peu la facilité,
10:56 tout l'intérêt qu'il y a à produire de la radio.
10:58 Les patrons, c'est un peu différent,
11:00 les patrons, ils sont souvent noyés
11:02 dans un grand groupe, avec des difficultés
11:04 parfois financières, parce que tout ça,
11:06 la radio c'est gratuit, c'est la publicité
11:08 qui permet le financement,
11:10 en effet c'est une période qui est compliquée,
11:12 et donc en effet on rentre
11:14 dans parfois des circonvolutions
11:16 qui sont liées à la gestion
11:18 de grands groupes, et la radio peut
11:20 apparaître en effet comme un élément
11:22 un peu mineur,
11:24 la télé a plus d'importance, le digital écrase tout,
11:26 et donc les gens peuvent concilier en effet
11:28 que la radio est un élément qui permet de produire
11:30 des sons, puis terminé.
11:32 - Et le salaire de la radio continue à diminuer petit à petit,
11:34 c'est inexorable ?
11:36 - Inexorable,
11:38 non je pense pas, enfin je pense qu'il y a plein d'insorts,
11:40 - Les plus jeunes se tournent vers les plateformes,
11:42 - Oui mais il y a des phénomènes de balancier,
11:44 vous allez voir que ça va revenir,
11:46 tous les français ont la radio dans la poche,
11:48 grâce au smartphone, c'était quand même pas le cas avant,
11:50 avant la radio c'était
11:52 salle de bain, cuisine et voiture,
11:54 aujourd'hui c'est partout tout le temps, donc c'est quand même formidable,
11:56 vous avez le replay qui vous permet de réécouter
11:58 toutes les émissions que vous voulez, vous ne l'aviez pas avant,
12:00 c'est encore une nouvelle chance de pouvoir
12:02 écouter la radio,
12:04 donc là-dessus il y a plutôt un territoire,
12:06 et un avenir, presque spectaculaire
12:08 pour la radio qu'elle n'avait pas avant,
12:10 par contre, elle doit partager
12:12 son territoire d'accompagner les gens,
12:14 avec en effet le digital,
12:16 où on produit des images, il y a des réseaux sociaux,
12:18 etc, et donc tout ça c'est
12:20 d'autres éléments qui font qu'elle partage
12:22 le territoire qui était exclusif
12:24 à la radio, qui était le seul média qui se produisait
12:26 en direct, qui était en effet de vous
12:28 accompagner toute la journée,
12:30 elle a perdu ce statut exclusif,
12:32 maintenant il faut qu'elle se batte avec d'autres,
12:34 c'est la compétition, et qui dit compétition
12:36 dit créativité, donc je reviens à mon
12:38 petit permet de cheval de bataille, mais c'est vrai que
12:40 les patrons de radio
12:42 doivent faire en sorte de réinventer
12:44 des choses, d'ouvrir
12:46 à la création, et pas uniquement de replier
12:48 un tuyau en espérant générer des images
12:50 pour les réseaux sociaux. - Vous-même,
12:52 je le disais, vous avez dirigé
12:54 RMC, avec Alain Veil vous avez relancé
12:56 l'audience de cette radio
12:58 dans les années 2000,
13:00 quel était justement le secret de cette
13:02 remontada qu'avez-vous inventée ?
13:04 - Il y en a plusieurs, disons qu'on a
13:06 été sages, on n'a pas voulu
13:08 relancer une radio généraliste, comme
13:10 historiquement, Radio Monte-Carlo
13:12 était, et on a
13:14 resserré un petit peu, donc on est
13:16 devenu une radio d'information, de talk-show
13:18 et de sport, et en se concentrant
13:20 sur ces trois thématiques-là,
13:22 on a fini par être pas trop mauvais,
13:24 le spécialiste est toujours meilleur que le généraliste,
13:26 et donc ça a été, je pense,
13:28 l'élément moteur
13:30 majeur de la relance de RMC,
13:32 c'était être capable de thématiser
13:34 et quelque part d'avoir une ligne
13:36 en fin, et ne pas d'aller chercher
13:38 les gens dans tous les sens à vouloir tout faire.
13:40 Et donc on a simplifié la formule, radio
13:42 d'information, de talk-show, de sport,
13:44 et c'est ça qui a permis de renaître.
13:46 Et puis après, je peux vous citer
13:48 150 autres
13:50 raisons, en particulier liées aux équipes,
13:52 il y a la passion, il y a la dynamique
13:54 aussi, parce que quand vous prenez une radio
13:56 à 1,9%, puis que vous la montez
13:58 à 8,2%, et bien vous créez une belle énergie,
14:00 et les gens se sont aussi passionnés,
14:02 se sont investis,
14:04 et donc là, il y a eu
14:06 150 000 petites idées,
14:08 qui ont fait qu'à la fin, cette radio a pu
14:10 reconnaître une nouvelle
14:12 existence, avoir vraiment une deuxième vie
14:14 nouvelle, et à priori
14:16 généreuse. - Il y a encore des concepts
14:18 à inventer ou à importer
14:20 pour les radios qui sont
14:22 en grande difficulté, je n'en nommerai personne.
14:24 - Forcément, je crois que ça
14:26 relève des gens, là encore,
14:28 on voit bien cette dimension humaine. - Au brainstormer,
14:30 comme on dit. - Il faut y aller, il faut être créatif,
14:32 il faut avoir envie, il ne faut pas considérer
14:34 là encore qu'on va générer uniquement des images
14:36 pour la télévision et les réseaux sociaux.
14:38 Il faut inventer, il faut savoir des gens
14:40 très forts, des gens qui ont envie de se passionner
14:42 pour ça, parce que je vois bien aussi que
14:44 parfois dans le métier, les gens sont tellement
14:46 contents de passer à la télévision, tellement contents
14:48 même parfois d'être dans une économie
14:50 qui rapporte plus,
14:52 il faut être clair.
14:54 Il faut retrouver des passionnés,
14:56 des gens qui vont comprendre l'intérêt
14:58 de faire de la radio,
15:00 et qui vont trouver de nouvelles idées, mais il n'y a pas de raisons
15:02 qu'on ait déjà
15:04 depuis maintenant
15:06 70 ou 80 ans
15:08 utilisé et réalisé
15:10 toutes les idées, ce n'est pas possible ça, il y en a d'autres,
15:12 c'est sûr. - Franck Lanou, vous restez avec
15:14 nous, on va continuer à feuilleter ce dictionnaire amoureux
15:16 de la radio, juste après la pub
15:18 parce que comme vous le disiez... - Il faut. - On vide ça.
15:20 Allez, c'est parfait. - A tout de suite.
15:22 - Sud Radio. - Parlons vrai.
15:24 - Parlons vrai.
15:26 - Parlons vrai.
15:28 - Parlez-moi, je ne sais pas,
15:30 je ne sais pas, je ne sais pas.
15:32 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:34 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:36 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:38 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:40 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:42 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:44 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:46 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:48 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:50 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:52 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:54 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:56 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
15:58 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
16:00 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
16:02 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
16:04 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
16:06 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
16:08 - Parlez-moi, je ne sais pas, je ne sais pas.
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17:22 - A tout instant, écoutez Sud Radio
17:24 en voiture, au travail,
17:26 depuis votre smartphone.
17:28 Installez l'application Sud Radio
17:30 depuis le Google Play ou l'App Store.
17:32 - Sur votre route des vacances,
17:34 ne commettez pas d'imprudence.
17:36 Et pour voir arriver
17:38 le danger de loin,
17:40 ne vous en faites pas.
17:42 Et pour voir arriver
17:44 le danger de loin,
17:46 pensez à garder vos distances.
17:48 Et vos vacances d'été
17:50 commenceront bien.
17:52 - Pour que vos vacances
17:54 restent une belle histoire,
17:56 gardez les imprévus à distance.
17:58 Respectez les distances de sécurité.
18:00 Sécurité routière, vivre ensemble.
18:02 - Les débats de l'été, Sud Radio.
18:04 Midi, 13h30, Thierry Stanner.
18:06 - Et dans les débats de l'été,
18:08 nous sommes ce midi avec Franck Lanou,
18:10 qui a réuni plus d'une centaine
18:12 de personnalités pour déclarer
18:14 leur amour à la radio.
18:16 Il y a un très beau texte
18:18 de Rebecca Manzoni, Franck Lanou,
18:20 un texte sur l'écriture,
18:22 l'écriture radio.
18:24 L'auditeur ne doit pas sentir
18:26 qu'on a écrit, ça doit paraître
18:28 complètement naturel, et pourtant,
18:30 la radio, ça s'écrit.
18:32 Et c'est un genre bien particulier.
18:34 - Alors, là-dessus, la radio est un terrain de jeu.
18:36 On peut tout faire à la radio.
18:38 Donc, en effet, on peut faire ce qu'on fait
18:40 en ce moment, c'est-à-dire que moi,
18:42 je n'ai rien préparé, je viens avec mes
18:44 petites histoires et je réponds
18:46 à vos questions. Et puis, il y a en effet
18:48 des exercices où
18:50 on demande un travail, mais on demande
18:52 de l'écriture. Et d'ailleurs,
18:54 ça vient un petit peu en complément avec un autre
18:56 papier qui a été écrit par Julie,
18:58 la fameuse "Grande Voix d'Europe",
19:00 qui est officielle Grosse Tête maintenant,
19:02 qui est lire, où en effet,
19:04 elle raconte comment son métier,
19:06 bien sûr que c'est de lire, essentiellement,
19:08 c'est de lire, donc de l'écrit, mais en même temps,
19:10 elle doit faire passer beaucoup plus de choses.
19:12 Et moi, je pourrais lire
19:14 quelque chose que je n'ai pas écrit,
19:16 et ça n'aurait strictement
19:18 aucun intérêt, alors que quelqu'un
19:20 qui va lire, qui va interpréter
19:22 quelque chose qu'il a écrit,
19:24 va faire passer sa culture,
19:26 son enthousiasme, son énergie,
19:28 et c'est ça qui est important.
19:30 Et donc, bien sûr qu'il y a une écriture
19:32 particulière, bien sûr, parfois, on doit lire,
19:34 mais c'est tout le reste qui fait
19:36 que vous ferez de la bonne radio, en fin de compte.
19:38 - Mais c'est une écriture, effectivement, très particulière,
19:40 et quand on fait de la radio depuis quelques années,
19:42 comme c'est mon cas, on a l'habitude
19:44 d'écrire à haute voix
19:46 dans sa tête. - Ah ben, vous faites des phrases
19:48 sans verbes, par exemple, ce qui est un truc
19:50 qui est impropre, quand on écrit
19:52 normalement, la ponctuation
19:54 est très différente quand on écrit pour la radio,
19:56 par exemple, et donc tous ces éléments-là,
19:58 c'est un peu technique, mais c'est vrai
20:00 qu'à la fin, vous allez écrire
20:02 pour qu'on n'ait pas l'impression que vous lisiez.
20:04 C'est une autre forme d'écriture.
20:06 - À l'intime, lettre I, c'est
20:08 Brigitte Lahaie qui se livre,
20:10 Brigitte qu'on retrouve à 14h tous les jours
20:12 sur Sud Radio, je le rappelle, elle souligne
20:14 que la voix à la radio ne peut pas
20:16 tricher, elle est révélatrice de la personnalité
20:18 de l'animateur ou de l'animatrice.
20:20 Et plus loin dans le dictionnaire,
20:22 à la lettre V,
20:24 c'est Patrick Cohen qui nous livre
20:26 un texte sur la voix,
20:28 un très joli texte d'ailleurs, et Patrick
20:30 vous le connaissez en termes de voix.
20:32 - Une des plus belles.
20:34 - C'est quoi une bonne voix de radio ?
20:36 - Il n'y en a pas.
20:38 Je pense que
20:40 la voix,
20:42 bien sûr qu'une belle voix
20:44 ajoute beaucoup de choses, on parle de Patrick
20:46 Cohen ou de Brigitte, à l'évidence,
20:48 la voix est un véhicule
20:50 technique, et c'est comme pour
20:52 la chanson d'ailleurs, on parle d'une très bonne voix,
20:54 et bien évidemment, ça a du sens d'avoir une belle voix,
20:56 et à la radio en particulier.
20:58 Il y a des très vilaines voix qui ont été
21:00 des grandes voix de radio, tout le monde se souvient
21:02 certainement d'Albert Simon qui faisait
21:04 la météo sur Europe 1, c'est une voix absolument impossible,
21:06 une voix de
21:08 un peu de coasse,
21:10 c'est très particulier.
21:12 Bon, cette voix est interdite, il a fait une carrière
21:14 à la radio formidable, Albert Simon.
21:16 Donc la technique,
21:18 la qualité de la voix, quelque part, n'est pas
21:20 un critère. On n'aurait jamais mis, par contre,
21:22 Albert Simon, à présenter l'8h,
21:24 le matin, le Grand Journal, c'est pas possible.
21:26 Donc en effet, la voix est un élément.
21:28 Mais le plus important, c'est ce que vous faites passer dans la voix.
21:30 C'est en effet cette énergie,
21:32 cette passion, cette culture, c'est là où
21:34 en effet, la voix, elle a du sens,
21:36 parce qu'elle va montrer
21:38 l'âme humaine, elle va montrer cette dimension
21:40 humaine, et pour ça, la radio,
21:42 c'est très fort.
21:44 Pareil, tout à l'heure, vous parliez d'écriture,
21:46 avec une belle voix, vous pouvez lire
21:48 n'importe quoi, et bien non,
21:50 parce qu'à la radio, il faut qu'en effet,
21:52 il y ait cette force, cette conviction, cette passion,
21:54 cette énergie, tout ce qui va avec
21:56 la personnalité, et qui ne doit
21:58 passer que par la voix.
22:00 - Alors justement, la personnalité,
22:02 à la lettre C, c'est notre ami Gérard
22:04 Klein qui donne la définition
22:06 de "connerie".
22:08 Gérard qu'on retrouve chaque matin, de 10h à
22:10 12h sur Sud Radio pendant l'été,
22:12 je cite Gérard, "Pendant une douzaine d'années
22:14 à la radio, je n'ai raconté que des conneries,
22:16 des conneries qui faisaient rigoler
22:18 les auditeurs, prêts à raconter des
22:20 conneries. Si j'avais été un mec sérieux
22:22 avec un vrai job, je m'emmerderais
22:24 à 80 ans. Au lieu de ça, mes idées à la
22:26 con, mes conneries, me maintiennent en
22:28 pression et rassemblent autour des projets
22:30 des jeunes, un peu surpris par la
22:32 légèreté de mes inventions."
22:34 Il ne faut parfois pas trop se prendre au sérieux pour
22:36 faire de la bonne radio. - Non, non, là encore,
22:38 c'est un terrain de jeu, tout est possible. Quand vous lisez
22:40 le journal à 8h du matin,
22:42 avec des informations qui ne sont pas drôles, il faut être sérieux.
22:44 Et donc, vous êtes sérieux.
22:46 Mais il y a des moments, heureusement,
22:48 à la radio, il y a des radios musicales,
22:50 où l'information n'est pas un élément majeur,
22:52 et heureusement qu'on s'y amuse,
22:54 qu'on y rigole.
22:56 Il y a toutes les dimensions possibles à la radio.
23:00 Il y a celle-là aussi, bien sûr.
23:02 Pour moi, Gérard, c'était
23:04 une des voix qui m'a
23:06 donné envie de rentrer dans le
23:08 transistor. Et Gérard,
23:10 il m'a dit "oui" tout de suite, et c'est lui qui a eu cette
23:12 idée de ce mot, que moi je ne savais pas,
23:14 spontanément, dans mes tablettes. Et c'est lui qui m'a
23:16 dit "voilà, j'ai fait que ça à la radio".
23:18 C'est vrai que j'ai appris depuis que
23:20 parfois, il arrivait le matin à la radio, il n'avait absolument
23:22 aucun travail en amont.
23:24 C'était toute sa personnalité qui passait uniquement
23:26 sa chaleur, sa sympathie.
23:28 C'était ça qui comptait pour lui, et c'est ça
23:30 qui passait superbement bien.
23:32 Et même un truc qu'il m'a révélé,
23:34 c'est pour attirer un petit peu l'attention
23:36 des auditeurs, parfois il commençait par un blanc.
23:38 C'est-à-dire qu'il avait l'antenne, mais il ne parlait pas.
23:40 Ce qui attirait, bien évidemment,
23:42 encore l'attention davantage.
23:44 Et là, il pouvait démarrer. Et là, il pouvait
23:46 commencer qu'une anecdote qui lui était arrivée
23:48 une heure avant avec son épouse la veille.
23:50 Et c'est ça qui donnait le fil de son émission.
23:52 Et qui est donc totalement
23:54 hors-sol, qui était une émission qui ne pouvait
23:56 faire que par lui.
23:58 Et en effet, il n'a pas été remplacé.
24:00 C'était une espèce d'avion
24:02 dans notre univers.
24:04 Il a été extra-ordinaire.
24:06 - On le retrouve tous les matins à 10h sur Sud Radio,
24:08 pendant l'été, les routes de l'été au Pays Basque.
24:10 - Excellente idée.
24:12 - Il y a 50 ans, avec de tout petits moyens,
24:14 on n'avait pas de smartphone à l'époque, on n'avait pas la 4G.
24:16 Les radios ont inventé
24:18 le direct depuis l'événement.
24:20 On se souvient en particulier d'Europe 1
24:22 sur les barricades en mai 68.
24:24 Je me souviens aussi
24:26 dans les années 90, des missions en extérieur
24:28 un peu dingues qu'on faisait
24:30 dans ma part sur l'antenne d'Europe 2
24:32 à l'époque. Aujourd'hui,
24:34 j'ai le sentiment que les radios sont
24:36 beaucoup plus frileuses et enfermées dans leurs studios.
24:38 - C'est une erreur.
24:40 C'est une erreur parce qu'il faut
24:42 profiter de cette facilité.
24:44 Là aussi, les moyens techniques ont considérablement
24:46 amélioré. Maintenant,
24:48 vous ne déplacez vraiment avec rien comme matériel.
24:50 N'importe quelle ligne se transforme
24:52 en ligne numérique et la qualité de la voix
24:54 sera absolument impeccable.
24:56 Donc, on a des facilités et on les utilise
24:58 moins. C'est une erreur.
25:00 La radio, c'est un média de proximité.
25:02 C'est très galvaudé comme expression.
25:04 Il n'empêche que c'est tellement facile
25:06 d'être proche de tout que la radio
25:08 doit sortir précisément du studio.
25:10 Je ne sais plus à qui je raconte ça
25:12 l'autre jour, mais la première chose que je ferais
25:14 si je devais rediriger une radio,
25:16 je casserais les studios pour faire
25:18 en sorte que cet univers
25:20 un peu fermé, qui est très
25:22 important pour certains types de productions
25:24 radio, je pense qu'il y a une radio
25:26 qui aurait intérêt totalement
25:28 à les ouvrir et en faire autre chose,
25:30 à repartir sur le terrain, à les rencontrer,
25:32 à rencontrer des gens.
25:34 Mieux aussi, se rendre
25:36 compte des situations. Il y a aussi
25:38 beaucoup de radios, alors ces radios n'est pas dans cette catégorie-là,
25:40 mais qui sont fabriquées
25:42 à Paris, par des Parisiens,
25:44 et c'est un sujet, parce qu'on ne voit vraiment
25:46 pas tout, et on s'enferme
25:48 parfois dans un microcosme qui a,
25:50 à mon avis, de moins en moins de sens à notre époque.
25:52 - Je vous propose, Franck, pour
25:54 terminer, un tout petit blind test
25:56 construit à partir
25:58 de mon panthéon personnel.
26:00 On y va.
26:02 (musique)
26:04 (musique)
26:06 (musique)
26:08 (musique)
26:10 (musique)
26:12 (musique)
26:14 (musique)
26:16 - Alors ? - Qui c'était ?
26:18 - Oui ? - Parce qu'il parle de
26:20 grandes ondes, donc ça réduit considérablement
26:22 le champ d'action. - RTL,
26:24 Bernard Chuh, un magicien
26:26 de la radio,
26:28 énorme, qu'on a retrouvé ensuite sur l'antenne.
26:30 - Moi j'ai Georges Le Langue dans mon dictionnaire, j'ai pas Bernard Chuh.
26:32 - C'est très bien aussi. Il y a un deuxième extrait.
26:34 - Éboulement près de Paris,
26:36 un grand trou s'est formé au Mont Valérien,
26:38 tout près du mémorial de la France combattante.
26:40 Ce mémorial à l'intérieur duquel le général
26:42 de Gaulle va se recueillir tous les ans, le jour
26:44 du 18 juin. Ce matin, à 8h,
26:46 le gardien a vu un grand trou. Ce trou avait
26:48 6 mètres de profondeur. Des pompiers
26:50 sont descendus avec une corde pour vérifier si
26:52 personne n'était tombé au fond du trou. Il n'y avait
26:54 personne. Les coulements... Merde.
26:56 - Très grand choix, André Arnaud.
26:58 - André Arnaud,
27:00 une voix mais méridionale extraordinaire.
27:02 Il rentrait toujours en studio avec une bouteille
27:04 de scotch. Il était aussi
27:06 connu pour ça et qui a très joli. C'est raconté d'ailleurs
27:08 par Catherine Ney. Je vous laisse le lien
27:10 à prendre dans le dictionnaire.
27:12 Et il était en particulier
27:14 très longtemps à 13h.
27:16 - Le journal de la mi-journée sur Europe 1.
27:18 Et très vite, un dernier extrait.
27:20 - Mais oui,
27:22 vous êtes bien sur 514 mètres
27:24 onde moyenne.
27:26 Ne vous étonnez pas si vous ne recevez
27:28 pas votre programme habituel.
27:30 C'est aujourd'hui la générale
27:32 de France Inter Paris
27:34 514 mètres.
27:36 - Une des plus belles voix de France,
27:38 Chris. - C'est le lancement de FIP.
27:40 - Le lancement de FIP. - Le France Inter Paris.
27:42 On a oublié que FIP veut dire France Inter Paris.
27:44 Et qui utilisait et la FM
27:46 et la stéréo. C'était vraiment un truc
27:48 tout à fait nouveau, révolutionnaire.
27:50 Là encore, c'est une radio très particulière.
27:52 C'est une radio à elle. C'est ça qui est le plus important.
27:54 C'est quand les radios sont uniques et pas quand elles se ressemblent.
27:56 Et donc FIP est une radio unique.
27:58 - Merci Franck Laissez-nous. Merci d'être venu nous voir
28:00 dans les débats de l'été. - Merci à vous Thierry.
28:02 - Le dictionnaire amoureux de la radio, vraiment je le recommande.
28:04 A bientôt Franck.