00:00 par exemple, est-ce qu'on a pu identifier des auteurs, des suspects ?
00:03 Alors en l'état, ce que je souhaite dire tout d'abord,
00:06 c'est que ces faits particulièrement tragiques
00:09 m'ont conduit à me rendre cette nuit à l'hôpital,
00:13 au contact de la famille des victimes,
00:18 dont j'ai par ailleurs respecté profondément la douleur
00:21 en les laissant un peu à distance,
00:25 mais à qui je veux là affirmer que tous les éléments
00:28 et tous les moyens dont j'ai besoin pour faire avancer cette enquête
00:32 sont d'ores et déjà mis en œuvre.
00:36 À ce jour, à cette heure où je vous parle,
00:39 je confirme le décès de cet enfant de 10 ans
00:43 et les blessures par arme à feu d'un adulte qui est son oncle,
00:48 dont les jours ne sont plus en danger.
00:51 Les services médicaux sont intervenus d'autant plus en urgence
00:56 que ce monsieur a eu la force, la ténacité et le réflexe
01:00 de se diriger immédiatement lui-même vers les services
01:04 des urgences du centre hospitalier de Nîmes,
01:08 ce qui a permis sa prise en charge rapide.
01:11 La prise en charge du mineur âgé de 10 ans
01:14 qui était à l'arrière dans son véhicule
01:15 n'a hélas pas pu permettre de le réanimer.
01:20 Et d'ores et déjà, alors même qu'une autopsie
01:23 sera diligentée très prochainement,
01:26 il est établi que ce mineur a reçu un projectile,
01:30 une balle probablement, et ce sera confirmé
01:34 par les investigations scientifiques
01:37 dans une zone visiblement laitée.
01:41 Sur les auteurs, il y a les investigations qui ont conclut.
01:44 J'ai ouvert une enquête du chef de l'assassinat
01:48 en banque d'organisées et autres infractions
01:51 en lien avec la criminalité organisée.
01:54 La police judiciaire de Nîmes, de Montpellier,
01:57 y est saisie. Je suis en lien avec la juridiction
02:00 interrégionale spécialisée de Marseille.
02:03 Et cette enquête est menée, possiblement en lien
02:06 avec d'autres enquêtes, puisque ce n'est pas un secret
02:09 de dire que nous sommes sur des territoires
02:11 où il y a des luttes qui sont réalisées
02:14 en vue de prendre possession de points de deal
02:17 et qu'on est donc sur fond de trafic de stupéfiants.
02:21 À mon sens, ça ne fait à ce jour pas de difficulté
02:24 de pouvoir affirmer cela.
02:25 La police interdira-t-elle les enquêtes de la police ?
02:27 Les victimes collatérales, c'est cet homme qui était avec ses enfants.
02:31 Sur la question des victimes collatérales, indéniablement,
02:33 la famille victime n'est absolument associée
02:36 d'aucune façon, ni avant, ni actuellement,
02:40 dans des faits de nature pénale.
02:42 C'est une famille sans aucune difficulté à ce niveau-là
02:47 et qui a eu pour seul malheur de passer au mauvais endroit
02:51 au mauvais moment.
02:52 Elle n'a jamais fait parler d'elle.
02:54 Ce serait partie de ces habitants du quartier
02:56 à qui il faut absolument assurer la sécurité de vie du quotidien
03:02 et qui véritablement vit aujourd'hui une tragédie
03:05 des plus absolues.
03:06 Combien d'auteurs présumés ?
03:07 Est-ce que vous avez déjà retrouvé des éléments matériels
03:09 permettant de retracer un peu leur parcours ?
03:12 Des exploitations sont en cours, évidemment,
03:14 sur les scènes notamment de tir.
03:17 Combien d'auteurs ?
03:17 Je serais bien en difficulté de vous dire autre chose
03:19 aujourd'hui que plusieurs.
03:22 Des éléments matériels ont été retrouvés ?
03:24 Des boîtes de véhicules, par exemple ?
03:27 Certains éléments matériels ont été retrouvés.
03:28 Vous comprendrez bien que pour préserver l'enquête,
03:31 je ne vais pas m'apesantir sur ces éléments-là.
03:34 Vous avez parlé de la Gire de Marseille.
03:36 Vous envisagez déjà que ce dossier fasse partie
03:38 d'un dossier beaucoup plus global
03:41 du trafic de stupéfiants entre Nîmes et Marseille ?
03:43 Depuis que je suis là, j'ai déjà eu l'occasion d'expliquer
03:46 que j'ai d'abord procédé à la création d'un cabinet
03:49 spécialisé en criminalité organisée au sein du parquet de Nîmes.
03:53 Et nous sommes très régulièrement en contact
03:55 avec la Gire de Marseille,
03:57 qui a besoin d'avoir des remontées d'informations
03:59 sur tous les faits de nature de criminalité organisée
04:03 pour pouvoir, le cas échéant, envisager de se saisir
04:06 ou envisager de récupérer quelques éléments
04:08 pour les inclure dans leur dossier.
04:10 C'est une coopération qui est permanente.
04:14 C'est le deuxième mineur touché en quelques jours.
04:17 Il y a un contexte particulier à Nîmes ?
04:19 Alors le contexte, c'est celui que vous connaissez.
04:22 C'est celui de territoire qui actuellement se mène une guerre.
04:26 À la suite de démantèlement de points de deal
04:28 par les actions répétitives menées par les services de police,
04:32 notamment puisque nous sommes en zone police,
04:34 mais aussi parfois de gendarmerie,
04:36 des zones de vide sont créées.
04:38 La nature horreur du vide et les délinquants
04:40 et les trafiquants de stupéfiants aussi.
04:42 Et tout l'enjeu est de reprendre ces points
04:44 qui ont été déstabilisés par l'intervention des services de police.
04:47 Très clairement, on est de toute façon dans ce contexte.
04:50 Selon nos informations, l'aphidiade a eu lieu de dimanche à lundi.
04:54 Pourquoi il y a eu une tente d'attente pour diffuser ça ?
05:00 Je n'ai pas pour vocation d'être la source des journalistes.
05:02 En revanche, je n'ai jamais, monsieur, refusé de répondre
05:04 à aucune des questions qui me sont posées.
05:06 Mon travail, à moi, c'est de rechercher les auteurs,
05:08 de mener des enquêtes.
05:10 Et si véritablement il y a besoin que je communique,
05:12 je le fais.
05:13 Généralement, je travaille au quotidien, malheureusement,
05:15 sur l'ensemble des trafics de stupéfiants,
05:17 de l'ensemble du ressort du tribunal judiciaire,
05:19 qui s'étend d'ailleurs au-delà de la ville de Nîmes.
05:21 Et parce qu'il y a parfois des interconnexions
05:24 entre d'autres villes du ressort et celles de Nîmes.
05:26 Donc à ce titre-là, je continue de faire le travail
05:29 qui m'est imparti en lien avec les services de police et gendarmerie.
05:32 C'était bien de dimanche à lundi ?
05:35 Je ne sais pas de quelle fusillade vous parlez.
05:40 Est-ce que vous entendez par fusillade ?
05:41 Parce que moi j'appelle ça des violences à l'écart,
05:42 mais du coup je ne vois pas précisément
05:44 à quel élément vous souhaitez faire référence.
05:46 Mais il y a régulièrement des échanges de tir
05:50 dans divers quartiers, notamment au ouest de Nîmes.