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Transcription
00:00 L'Union africaine prend note de la décision de la CDAO de déployer une force au Niger.
00:04 L'organisation régionale ouest africaine répète toujours sa préférence pour une solution diplomatique,
00:09 mais continue d'évoquer un impossible recours à la force, une option qui divise le reste du continent.
00:15 On fait le point avec Stéphane Ballong de la rédaction de France 24, chef du service Afrique.
00:20 Je crois que ça correspond à la mesure classique qui est prise dans ce genre de situation.
00:27 Mais il faut noter quand même qu'en prenant cette décision, l'Union africaine s'aligne en fait sur les décisions de la CDAO,
00:38 à ceci près tout de même que la CDAO, lors de son dernier sommet, a invité le ministre des Affaires étrangères de Basoum Massoudou,
00:48 qui était présent à ce sommet des chefs d'État comme représentant de Mohamed Basoum, le président sécrétaire depuis le 26 juillet.
00:57 Donc, condamnation, suspension du Niger des instances et des organes et des institutions de l'Union africaine.
01:07 La CDAO va un peu plus loin en reconnaissant d'une certaine manière ou en continuant de reconnaître les autorités de Basoum
01:17 comme autorités légitimes du Niger.
01:19 Elle évoque aussi les possibilités d'intervention qui s'agit d'ailleurs de la CDAO ou d'autres puissances internationales.
01:25 Absolument, disons que c'est un peu le point saillant de ce communiqué, communiqué qui, comme vous le savez,
01:31 qu'on attendait depuis quelques jours, cette réunion du Conseil Pays et Sécurité de l'Union africaine s'est tenue le 14 août.
01:39 On sait que les débats ont été houleux. Le Burundi qui préside ce conseil aujourd'hui avait clairement signifié son opposition à une intervention militaire.
01:54 On en a entendu ici et là le fait que l'Union africaine se serait positionnée contre une intervention militaire.
02:02 En fait, selon le communiqué qui est tombé finalement, il n'en est rien.
02:06 L'Union africaine prend note de cette décision de la CDAO.
02:13 Elle demande tout de même à la commission de l'Union africaine de faire une évaluation,
02:20 une évaluation précise de ce que seraient les conséquences économiques, sociales et sécuritaires d'une telle option, d'une telle hypothèse.
02:31 - Oui, et puis elle invite aussi les autres puissances, celles qui ne sont pas membres de la CDAO et pas non plus présentes sur le continent africain, à rester en dehors.
02:40 - Absolument, et là aussi, d'une certaine manière, on peut dire qu'elle s'aligne sur ce que dit la CDAO.
02:45 Parce que si vous vous souvenez bien, lors du sommet du 10 août à Abuja, que dit la CDAO ?
02:51 La CDAO et ses chefs d'État disent "c'est une décision purement africaine,
02:56 c'est une décision que nous avons prise en tant que 15 États membres de la CDAO.
03:02 Si intervention militaire devait y avoir, elle sera une opération financée par les Africains,
03:09 les Africains qui vont fournir les hommes, y compris sur le plan logistique.
03:14 Donc l'opération sera totalement africaine.
03:17 Pourquoi c'est important de le dire ?
03:18 C'est important de le dire parce que, dès le début de cette crise, la CDAO est accusée par les opinions publiques,
03:24 notamment d'être un peu l'instrument de la France, des puissances étrangères, dans la gestion de cette crise.
03:30 Et s'agissant de ces puissances étrangères, justement, hier la radio algérienne indiquait le refus d'Alger
03:35 d'accorder le chevaule de son territoire à la France pour intervenir militairement au Niger.
03:39 Aujourd'hui, l'état-major des armées françaises dément avoir fait une telle demande.
03:42 Absolument, juste avant de rentrer en plateau, j'ai contacté les autorités françaises sur cette question précisément.
03:49 Elles ne confirment pas cette information, elles la démentent.
03:52 L'état-major des armées françaises affirme cette information.
03:58 Ce qu'on peut dire en revanche, et ce qu'on sait et qui est officiel,
04:02 l'Algérie, dès le début de cette crise, a condamné le coup d'État,
04:05 mais s'est positionnée contre une opposition, une intervention militaire.
04:11 Donc, information affirmée par les autorités françaises.

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