00:00 -Est-ce que cette année passée au ministère vous a fait changer vos priorités ?
00:02 Est-ce que vous avez un sentiment qu'il faut aller plus vite ?
00:05 Est-ce que vous avez, dans la transition écologique,
00:06 est-ce que vous avez changé votre perception de cette transition ?
00:11 -Bien sûr. Vous ne pouvez pas rester insensible quand vous passez un an
00:14 avec l'ensemble des acteurs, quand vous participez à des séances
00:17 de diplomatie environnementale sur un certain nombre de sujets.
00:19 C'est sans doute moins sur les émissions de gaz à effet de serre
00:22 que sur tout ce qui concerne la biodiversité,
00:24 qui est encore trop un angle mort de l'écologie au sens large,
00:28 que mon regard a le plus changé.
00:29 Alors, il y a eu le grand rendez-vous de Montréal
00:32 avec ses premiers accords mondiaux sur la biodiversité,
00:36 le fait qu'on se soit mis d'accord, y compris sur les eaux internationales,
00:40 sur un certain nombre de mesures de façon historique au mois de mars
00:43 qui ont participé à cette prise de conscience.
00:45 Mais plus largement, bien sûr qu'on doit accélérer.
00:47 Notre pays fait partie de la vingtaine de pays qui, depuis dix ans,
00:50 baissent ses émissions.
00:51 Mais on doit doubler notre rythme.
00:53 C'est dire à quel point, à l'échelle planétaire,
00:56 la marche est haute pour l'ensemble des pays.
00:58 Mais on n'a pas le choix. Tout ce que nous vivons en ce moment,
01:00 ces épisodes de vagues de chaleur qui se multiplient,
01:03 la sécheresse dont on n'a pas parlé,
01:04 mais qui a été au cœur de mon déplacement hier,
01:07 notamment dans l'Ain sur la sobriété auprès de l'industrie,
01:10 avec René sur tous ces sujets,
01:12 ils ne s'intensifient pas par hasard.
01:14 Ils s'intensifient parce qu'ils sont la conséquence de ce dérèglement climatique.