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  • il y a 3 ans

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00:00 [Musique]
00:27 Mesdames, Messieurs, bonjour, Messieurs les professionnels des médias,
00:31 Monsieur le représentant de l'OMS au Cameroun, Monsieur le ministre de la santé publique, bonjour.
00:37 La journée mondiale de la sécurité des patients s'est célébrée le 17 septembre sur une thématique centrale,
00:43 faire des patients les acteurs de leur propre sécurité.
00:47 Le prétexte est tout trouvé, Monsieur le ministre de la santé publique, pour sensibiliser le public,
00:53 mettre en lumière les actions entreprises et à mettre en œuvre pour la sécurité et la sûreté des soins dans les formations sanitaires au Cameroun.
01:03 C'est l'objet du point de presse de ce lundi 18 septembre.
01:07 Comment faire des patients les acteurs de leur propre sécurité ?
01:12 Les interrogations fusent de partout, les préoccupations aussi.
01:17 Lorsque l'OMS, les indicateurs prouvent que lorsque les patients sont associés en tant que partenaires aux soins de santé,
01:24 qu'ils reçoivent la sécurité, la satisfaction et les résultats sanitaires s'améliorent.
01:32 Monka, Ambe, bonjour.
01:34 Bonsoir, le ministre de la santé publique, représentant de l'Organisation de la santé mondiale au Cameroun,
01:40 officiels du ministre de la santé publique, tous les autres protocoles observés, mesdames et messieurs,
01:47 bonjour et bienvenue à ce présentation de presse.
01:50 Le Cameroun, comme vous le savez, se réunit aujourd'hui avec le groupe pour observer le Journée de la sécurité des patients mondiaux,
01:56 un jour dédié à la propagation de l'awareness de la sécurité des patients,
02:00 avec les principaux acteurs étant les patients eux-mêmes, les médecins et les soins de santé.
02:06 Cette année, la commémoration du Journée de la sécurité des patients mondiaux est dédiée au thème
02:11 "Engagez les patients pour la sécurité des patients",
02:14 ce thème est en lien avec votre propos, monsieur le ministre,
02:18 chaque fois que vous avez eu l'occasion de rappeler aux personnels de la santé
02:22 la nécessité de prendre soin et de protéger les patients afin d'assurer la santé des patients.
02:29 En ce sens, monsieur le ministre de la santé publique, nous sommes tous heureux de votre première remarque sur l'occasion du Journée de la sécurité des patients mondiaux.
02:38 Merci, mesdames et messieurs, chers professionnels des médias, il me plaît de vous dire tout le plaisir,
02:48 d'ailleurs qui est le mien, de vous voir toujours nombreux à l'occasion de nos moments privilégiés,
02:55 à l'instar des rencontres avec les professionnels des médias, principaux relais des informations que nous souhaitons partager avec toute la population.
03:05 D'ailleurs, c'est les populations cameroonaises dont l'état de santé est la préoccupation première de monsieur le président de la République,
03:14 son excellence Paul Obia.
03:16 C'est donc fort de cela que nous avons jugé plutôt logique aujourd'hui de mettre un accent sur la sécurité des patients
03:25 dont la journée internationale a été commémorée le dimanche 17 septembre 2023.
03:33 Il fallait bien marquer un temps d'arrêt et dire toute l'importance que ce volet comporte dans la mise en œuvre de la politique
03:43 d'humanisation des soins de justice sociale, de qualité des soins et services que nous avons mis en place depuis 2019.
03:54 Le patient qui est au centre de cette politique mérite donc un traitement qui garantira sa sécurité physique, émotionnelle et mentale
04:05 tout au long de l'offre de soins et services de santé.
04:10 En effet, la journée mondiale de la sécurité des patients, comme telle qu'il a été décidée lors de la 72e Assemblée mondiale de la santé en 2019,
04:24 se célèbre cette année sous le thème "Faire des patients les acteurs de leur propre sécurité".
04:33 Ce qui consacre fort opportunement le rôle primordial que jouent les patients, les familles et les soignants dans la sécurité des soins de santé.
04:46 Il s'agit donc au cours de cette journée et en conformité avec les objectifs qui lui sont fixés, d'informer et de sensibiliser le public
04:58 pour l'amener à collaborer, à comprendre et à agir pour la sécurité des patients.
05:05 Bien entendu, il faudra encourager toutes les parties prenantes à œuvrer en faveur de la solidarité et les inciter à prendre des mesures visant à promouvoir la sécurité des patients
05:18 et à réduire les préjudices qu'ils subissent.
05:23 Ces objectifs se déclinent notamment en actions à mettre en œuvre, sans délai et avec détermination.
05:31 Pour ce faire, nous devrons, et ceci ensemble d'ailleurs, nous engager entre autres à faire prendre conscience à tous les acteurs de la santé et même de la société en général
05:45 de la nécessité d'une collaboration active des patients, de leurs familles et des soignants dans tous les contextes et à tous les niveaux des soins de santé pour améliorer la sécurité des patients.
06:01 Nous devons également faire participer les décideurs, les responsables du secteur de la santé, les personnels de santé, les organisations des patients, la société civile
06:12 et d'autres acteurs aux efforts déployés pour associer les patients et leurs familles aux politiques et aux pratiques garantissant la sécurité des soins dans notre pays.
06:24 Donner aussi aux patients et aux familles les moyens de participer activement aux soins qu'ils reçoivent et de contribuer à en améliorer la sécurité.
06:35 Et enfin, nous devons engager de manière urgente tous les partenaires et acteurs de la santé pour promouvoir la participation des patients et des familles à la sécurité des soins dans notre pays.
06:50 En effet, les études empiriques menées en la matière montrent clairement que lorsque les patients sont associés en tant que partenaires aux soins qu'ils reçoivent,
07:01 leur sécurité, leur satisfaction et même leurs résultats sanitaires sont meilleurs.
07:09 En devenant des partenaires des équipes soyantes, les patients peuvent contribuer à la sécurité des soins qui leur sont prodigués et à celle du système de santé dans son ensemble.
07:23 Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs.
07:26 La sécurité des patients, à notre point de vue, et beaucoup plus, dans son plus optimal compréhension, va plus loin que la relation entre le soignant et le soignant dans la provision de soins.
07:40 Dans ce sens, l'Organisation mondiale de la santé, à travers le slogan "Faisons-les entendre les voix des patients",
07:49 appelle à tous les partenaires de la sécurité de prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que les patients participent au développement des politiques,
08:01 qu'ils soient représentés dans les structures de gouvernement, qu'ils puissent participer au design conjoint des stratégies de sécurité et qu'ils jouent un rôle actif dans la soins que les patients ont reçus.
08:17 Cette approche n'est possible que si la place et le rôle des patients est redéfinie, non pas comme des consommateurs de soins ou des demandeurs compulsifs tout simplement,
08:32 mais plutôt comme des partenaires, surtout en matière de construction commune de leur sécurité sur les plans physiques, émotionnels et mentaux.
08:44 Il faudra donc leur donner à eux et à leurs familles plus de considération pour qu'ils puissent exprimer leurs préoccupations,
08:54 leurs attentes et leurs préférences pour une plus grande sécurité, pour un système plus fiable et plus centré sur le patient et pour l'équité.
09:05 La campagne mondiale organisée à l'occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, dans son édition de 2023, propose autour du 17 septembre une vaste gamme d'activités pour toutes les parties apprenantes.
09:22 Mesdames, Messieurs, chers professionnels des médias, pour revenir de manière spécifique à notre pays, la création des premiers districts de santé et des structures de gestion et de participation communautaire
09:38 apparaissent pour ma part déjà comme des prémices de cette démarche inclusive visant à centrer le patient au cœur des problématiques sur l'offre de soins dans notre pays.
09:50 Cette participation communautaire apparaît dès lors comme un pilier important pour l'atteinte des objectifs sanitaires à travers, entre autres, la participation conjointe de la communauté et des professionnels de santé
10:06 depuis l'initiative de Bamako à l'amélioration de l'implication des bénéficiaires dans les services de soins de santé qui leur sont offerts.
10:16 Plus proche de nous, l'agenda de transformation du système de santé camerounais, le temps d'agir, mis en œuvre suivant les très hautes directives de M. le Président de l'ARCLIC,
10:28 Son Excellence Paul Bia, a fait de la participation communautaire le septième pilier.
10:34 Celui-ci, dont l'importance singulière n'est plus à démontrer, vise à amener les populations à s'intéresser aux services de soins de santé qui leur sont offerts pour leur sécurité
10:48 et le renforcement de leur confiance en notre système de santé qui s'améliore de plus en plus.
10:56 Les politiques mises en place dans ces référentiels du secteur de la santé invitent les soignants, en plus de la participation des patients à la définition de leur sécurité,
11:09 à y contribuer pour une écoute attentive, des conseils et prescriptions adaptés et l'expression d'une compassion émue à leurs égards.
11:20 Pour ce faire, les soignants doivent être capables d'exprimer leur humanité au-delà des contraintes liées au recouvrement des cours de soins.
11:32 Le personnel de santé dévoué aux soins doit se concentrer sur le bien-être du patient.
11:40 C'est donc l'occasion pour moi d'appeler fortement au sens du professionnalisme de nos ressources humaines, même si je sais par ailleurs qu'ils s'efforcent déjà à le faire,
11:50 à honorer à chaque instant ces valeurs cardinales des métiers de la santé.
11:57 Pour une meilleure provision des soignants, et en basant sur les provisions du Charter des soignants mondial, des consultations seront ouvertes par les services techniques compétents du ministère de la Santé,
12:13 avec une vision pour produire le Charter des soignants. Ils seront portés en particulier par les sociétés civiles, les acteurs, les professionnels de santé, les experts en sécurité humaine,
12:28 les managements de relations humaines, en particulier dans le domaine de la médiation de soins, pour nommer quelques-uns. Bien sûr, la liste n'est pas exhaustive.
12:40 Il s'agit en effet de mettre en contribution toutes les intelligences nécessaires afin de disposer d'une charte adaptée à nos différents contextes et acceptée de tous, avec une application optimale attendue.
12:58 Il ne vous échappe certainement pas que les différentes incompréhensions incitantes dont ont été témoins nos formations sanitaires il n'y a pas longtemps sont dues en grande partie à l'absence d'un dispositif rappelant les droits et obligations des patients et de leurs proches en milieu de soins.
13:20 Les violences envers les patients ou perpétrées par ces derniers sur le personnel de santé sont des pratiques intolérables, inadmissibles, inacceptables de nos jours.
13:33 Le dire peut-être ne suffit certainement pas. Il faut passer à l'action. C'est l'objectif de cette charte en construction, notamment pour prévenir les situations de violence en milieu hospitalier.
13:46 En attendant des consultations formelles, j'invite instantanément tous les acteurs et les personnes intéressées par cette problématique de premier ordre à apporter leur contribution.
14:00 Elles peuvent le faire soit par courrier à déposer au secrétariat du directeur de l'Organisation de soins et de la technologie sanitaire, soit alors par voie électronique à l'adresse patientsafety.dost@minesanté.cm.
14:17 Je répète patientsafety.dost@minesanté.cm.
14:25 Mesdames, Messieurs, chers professionnels des médias, je m'en vais donc clore mes propos en indiquant tout simplement la nécessité pour nous d'intégrer désormais l'approche participative des patients à la sécurité et à leur sécurité.
14:44 Elle est primordiale et elle est essentielle et nécessaire. Pour cette raison, je vous invite tous à être de relais actifs de la sécurité des patients dans notre pays.
14:57 Nous sommes tous des patients quelque part, ne l'oubliez pas, car comme le dit bien Nicolas Bouvier dans son ouvrage intitulé "L'usage du monde" paru en 1963, la santé est comme la richesse.
15:12 Il ne suffit pas de la voir, il faut savoir encore la conserver. Nous devons donc tous contribuer aux efforts déjà fournis par les professionnels de la santé et le ministère de la santé.
15:25 Que Dieu bénisse le Cameroun, je vous remercie.
15:28 Merci, Monsieur le ministre de la Santé publique, on l'a retenu. Nous sommes appelés à oeuvrer tous ensemble pour la sûreté et la sécurité des soins des patients dans nos formations sanitaires.
15:40 Et vous l'avez redit, l'humanisation des soins, la justice sociale sont autant de mots à mettre en oeuvre, à mettre en musique pour oeuvrer ensemble pour la sécurité des soins des patients dans nos formations sanitaires.
15:58 Et vous l'avez dit également, faire des patients des acteurs de leur propre sécurité, le thème de la journée mondiale de la sécurité des patients fait l'objet d'une vaste campagne mondiale, une campagne déjà activée au ministère de la santé publique depuis hier, jour de célébration de cette journée.
16:19 À présent, la phase des questions, Franck a la première préoccupation et les autres médias se signalent.
16:27 Merci beaucoup, Nathalie, Vugo, merci beaucoup, Monsieur le ministre. Monsieur le ministre, je suis intéressé par la santé des gens fous, ceux qui ne savent même pas ce que c'est que la santé.
16:41 Comment est-ce que vous et vos collaborateurs pouvez-vous faire en sorte que ces gens fous soient engagés dans leur propre voie de santé?
16:57 Bonjour, moi c'est Alton Dutcha, journaliste à Balafon Media. Alors ma question, Monsieur le ministre de la santé publique, on a suivi votre discours qui est assez éloquent, mais vous conviendrez avec moi, Monsieur le ministre de la santé publique du Cameroun, docteur Manohar Damalachi,
17:13 que la sécurité des patients passe en principe par la bonne santé physique, la bonne santé morale, la bonne santé financière du personnel de santé et la bonne santé des infrastructures sanitaires à travers le pays.
17:35 Alors, il y a quelque temps, on a eu ce débrayage des personnels de la santé, et comme on dit, ventre affamé, n'a point d'oreille. Qu'est-ce qui est fait au niveau du ministère de la santé publique pour s'assurer que ces personnels de la santé,
17:50 qui sont garants de notre sécurité, soient en santé pour que nous soyons en sécurité? Et la deuxième question que je voudrais poser, Monsieur le ministre de la santé, c'est, vous avez parlé de la prise en compte des familles dans la sécurité des malades, donner plus de considération à leur famille.
18:12 Mais on se rend compte, je prends le cas de la Kentinny, que je maîtrise mieux. Des fois, on voit des gardes malades qui sont éparpillées dans la cour. Est-ce qu'il y a des dispositions qui sont prises par le ministère de la santé pour avoir des lieux nettement meilleurs pour ces gardes malades dans nos hôpitaux à travers le pays? Merci bien.
18:36 Merci, Monsieur le ministre de la santé publique de m'avoir permis de poser cette question qui a trait justement aux mesures de sécurité. Vous évoquiez tantôt, et lorsque vous avez écouté, vous avez beaucoup insisté sur la sécurité des soins de ces patients, que les cadres qui les accueillent.
19:01 Et on le sait, dans l'intro de Nathalie Vogo tout à l'heure, elle parlait de sûreté et de sécurité. Pour ceux qui comprennent mieux ces choses, ils comprennent donc que ce sont deux choses différentes, même si ça va dans le même sens.
19:16 Alors, Monsieur le ministre, la préoccupation latente de plusieurs patients, et même de leurs familles, que vous avez invitées à participer à leur sécurité en termes de soins, dans son orientation vers la sécurité des cadres qui accueillent les patients, on l'a souvent vu même dans certains films,
19:43 quelqu'un s'introduit dans une formation hospitalière, usupe l'identité du soignant, et puis le patient se retrouve à la merci de cet usupateur qui pose forcément un acte indélicat.
20:00 Quelles sont les dispositions qui ont été prises par les pouvoirs publics que vous représentez, ainsi que vos partenaires, dans ce domaine, pour que la sécurité des cadres qui accueillent les patients permette que les soins qui sont administrés à ces patients-là soient des soins qui sauvent leur vie, et non qu'ils soient exposés à d'autres dangers que les soins qu'ils sont venus chercher.
20:28 J'en ai terminé, je vous remercie.
20:31 Merci pour l'intéressement des uns et des autres pour le thème qui est la sécurité des patients. Il ne peut d'ailleurs en être autrement. Comme je l'ai dit, nous sommes nous-mêmes tous des patients en latence.
20:47 Donc, il est important que nous nous impliquions davantage, d'abord dans le relais de messages que nous voulons envoyer à toute la population, ensuite, maintenant, nous-mêmes dans l'organisation de cette sécurité des patients à notre niveau.
21:03 Revenant à la première question, je voudrais simplement revenir sur un mot parce que "mad people" pourrait renvoyer de manière péjorative, n'est-ce pas, un problème de santé mentale ou quelque chose comme ça.
21:25 J'aurais souhaité que si nous parlons de ceux qui ont des problèmes mentaux, qu'on puisse parler de "mental health" problèmes, ou alors qu'on parle de patients lorsque nous parlons des malades parce que ça pourrait être quelque chose qui les stigmatise.
21:44 Comme je l'ai dit dans mon propos à la minute d'hier, nous sommes en train de structurer, de construire une charte des patients. Dans cette charte, il y aura les droits et les obligations du patient.
21:57 Et qui dit "droits" interpelle ceux qui donnent les soins, c'est-à-dire les soignants, qu'est-ce qu'ils doivent faire, le patient a le droit d'attendre quoi, la famille du patient a le droit d'attendre quoi, le soignant.
22:11 Et maintenant, il y a les obligations de ceux-là qui sont en détresse, qui sont malades. Parce qu'il ne suffit pas simplement d'avoir des droits, mais il faut également littéralement suivre ces obligations.
22:25 Entre autres choses, vous le savez très bien, l'obligation de l'État est d'offrir un cadre, d'offrir un plateau technique, des ressources humaines bien formées et tout le reste.
22:36 Mais dès que vous arrivez à l'intérieur, en milieu hospitalier, il faudrait que le patient s'abandonne.
22:43 Nous avons vu des cas où quelqu'un arrive et dit au médecin "j'ai telle chose". Le médecin a le droit de dire "mais si vous savez de quoi vous souffrez, pourquoi vous êtes venu à l'hôpital?"
22:55 Donc c'est important que nous puissions dire ici que le patient a des droits, mais il a aussi des obligations.
23:04 Mais pour une bonne entente entre les parties de la santé, les acteurs de la santé, il faut une bonne communication.
23:14 Si vous n'expliquez pas au patient, si vous n'expliquez pas à sa famille ce qui se passe et ce que vous allez faire, ils ne comprendront pas.
23:22 Et s'il y a un résultat qui n'est pas favorable ou qui n'est pas ce qu'ils attendaient, voilà le divorce qu'il y a déjà entre les deux.
23:31 Si par chance ou c'est pas moi, votre patient se rétablit rapidement et comme il voulait, dans les délais, ça va, il n'y a pas de problème.
23:42 Mais lorsqu'ils se disent "on aurait pu, on aurait dû", il y a un problème.
23:46 Donc il faut communiquer dès l'entrée du patient. Quand vous parlez avec le patient, il faut lui dire ce que vous allez faire, comment vous allez procéder.
23:59 Je le dis toujours, je fais ce témoignage. Lorsque je suis allé chez un dentiste, j'avais des appréhensions, comme tout le monde d'ailleurs.
24:10 Mais mon dentiste, le docteur Omar, à qui je dis merci, il me disait ce qu'il allait faire.
24:19 Et il me dit "là, monsieur, ça va vous faire un peu mal". Et dès qu'il me dit ça va me faire un peu mal, psychologiquement, je suis au maximum du mal.
24:27 Et donc le mal que je ressens, je ne ressens plus grand chose. Parce que je me suis dit "comme il me dit ça va faire mal, c'est sûr que ça va être vraiment très mal".
24:34 Et je me prépare à avoir plus mal que ce que j'ai eu. Et donc c'est comme ça qu'il faudrait peut-être que nos soignants puissent se comporter désormais.
24:43 Voilà ce que je vais faire, vous aurez telle chose, vous pourrez avoir telle réaction. Et donc c'est important que nous puissions...
24:50 Et tout cela nous allons consigner dans notre charte qui va faire sortir les droits et les obligations du patient.
24:58 Je m'excuse de me faire présenter sur la question parce que c'est important en fait ce challenge. Il faut intéresser tout le monde dans cette charte.
25:06 Et c'est pour ça que nous avons dit, si vous avez des contributions dans le cadre de la construction de cette charte-là,
25:12 qui est un document qui devrait pouvoir sceller la confiance entre les populations et les systèmes de santé,
25:19 il est important que chacun puisse réagir aux adresses qui s'affichent.
25:24 Maintenant, la question sur ce qui a été fait en termes de personnel de santé.
25:32 Je voudrais dire que l'État est garant de l'environnement du travail. Et l'État a mis en place depuis un certain temps des moyens pour pouvoir renforcer les plateaux techniques.
25:48 Et donc nous voulons d'abord, la première chose que nous faisons, c'est que nous offrons à nos personnes, à nos ressources humaines, un cadre de service, j'allais dire décent, tout au moins.
25:58 Et en ce moment, nous sommes toujours en train, puisqu'on n'atteint jamais en un laps de temps le niveau de la perfection,
26:06 mais nous sillonnons l'ensemble du territoire national pour pouvoir regarder ce cadre de travail, pour voir dans quelles conditions nos ressources humaines travaillent
26:15 et dans quelles conditions nous recevons nos compatriotes pour la demande de soins. Et ça, ça nous permet d'intervenir et de faire ça.
26:23 Maintenant, pour leur traitement, je voulais dire que nous avons deux catégories, parce qu'en réalité, aujourd'hui, nous avons ceux qui travaillent et ceux qui sont enrôlés dans notre système de santé de manière formelle.
26:38 Et ceux qui ont observé des mouvements d'humeur la dernière fois, ce sont ceux qui sont à statut précaire, donc qui sont entrés dans notre système,
26:46 mais par la porte des formations sanitaires et pas par la porte de la fonction publique. Donc, c'est les formations sanitaires, et de fois, c'est des négociations entre le directeur et la personne,
26:57 qui dit "je veux simplement me mettre à disposition de vos formations sanitaires", et le directeur lui garantit un minimum.
27:06 Or, nous savons très bien, et ce nombre de personnes, ce genre de ressources humaines, ils sont assez nombreux, ces personnels-là, ils sont très nombreux.
27:18 Et nous avons travaillé avec les autres administrations compétentes, que ce soit le ministère du Travail, le ministère de la Fonction publique et tout le reste,
27:26 nous avons travaillé sur les possibilités qu'on pourrait avoir. Et toutes ces possibilités sont en cours d'examen par le gouvernement en ce moment.
27:36 En termes certainement de contractualisation, nous avons émis beaucoup de propositions dans ce sens-là, et le gouvernement est en train de se pencher dessus.
27:48 Mais ce que je voudrais dire simplement, parce qu'il y a une pratique aussi dans nos formations sanitaires, c'est les "côtes-parts".
27:55 C'est-à-dire, autant vous travaillez ardemment, autant vous aurez des côtes-parts qui ont un niveau assez élevé.
28:03 Il y a ceux qui perçoivent, dans certaines formations sanitaires, des côtes-parts qui dépassent leur salaire. Et c'est ce qu'on ne dit pas assez.
28:11 Ils perçoivent des côtes-parts qui dépassent souvent leur salaire. Et donc, tout est entre les mains également de ces personnels-là.
28:20 S'ils s'y mettent, s'ils respectent cette humanisation de soins et services, s'ils accueillent le patient avec beaucoup de sourire,
28:31 ils expliquent au patient ce qui se passe et mettent le patient en sécurité, ils recevront beaucoup de patients et ils auront un niveau de côtes-parts assez élevé.
28:40 Mais si on se comporte comme si ce qui arrive en détresse nous dérange, à ce moment-là, on va nous fuir. On va nous fuir.
28:50 L'hôpital public aujourd'hui, je peux vous dire que ce soit en termes de plateau technique, que ce soit en termes de compétence des ressources humaines,
28:59 n'a rien à comparer aux formations sanitaires privées, ce que vous appelez les cliniques.
29:04 Mais la différence certainement est dans l'accueil, dans le service qui est offert.
29:10 Et donc, c'est pour ça que j'en appelle à mes collaborateurs sur le terrain pour qu'ils essayent d'adopter, de continuer,
29:17 parce que je sais qu'il y a beaucoup qui a déjà été fait.
29:20 Depuis 2, 3, 4 ans, je crois que les choses sont en train de changer et je voudrais que nous accélérions simplement ce changement-là
29:28 et qu'on fasse de l'hôpital un milieu vivable. Donc c'est un peu ce que nous souhaitons pour que nos patients se sentent en sécurité chez nous.
29:39 Maintenant, pour les gardes malades, vous avez cité la Quintinie, j'allais dire que c'est le mauvais exemple parce qu'il y a des endroits aménagés pour les gardes malades.
29:49 Seulement, ce qu'il faudrait prendre en compte, c'est que nous sommes, j'allais dire, en Afrique.
29:55 Lorsqu'on a un malade, c'est toute la famille, la belle famille et tout le monde qui arrive à l'hôpital.
30:00 Et donc, vous vous retrouvez avec une dizaine de personnes pour un seul malade.
30:04 Et du coup, l'espace aménagé pour le garde malade ne peut difficilement contenir tout ce monde.
30:15 Donc, il faudrait aussi que nous apprenions à faire confiance simplement à notre système de santé,
30:21 nous apprenions à faire confiance à nos soignants en nous disant qu'ils vont prendre soin de notre malade comme eux-mêmes.
30:27 Et comme ça, vous savez très bien que dans cette information sanitaire, dès que vous apportez votre malade, vous le déposez, vous repartez et vous attendez qu'il ressorte en bonne santé, simplement.
30:40 Même le garde malade, il n'y en a pas. Dans cette information sanitaire, vous le savez très bien. Peut-être pas encore chez nous, mais vous le savez très bien.
30:47 Et donc, je pense qu'il est important aussi que nous aidions l'hôpital à mieux prendre soin de nous-mêmes et de nos familles lorsque nous venons à l'hôpital, simplement.
30:58 On peut désigner une personne qui va garder le malade, mais si toute la famille vient pour attendre, ça ne sert pas à grand-chose.
31:04 De toutes les manières. Peut-être la chaleur, je veux dire, mais ça ne sert pas à grand-chose parce que vous êtes dehors en plus.
31:09 Le malade, il est dedans. Donc, il vaut mieux que nous puissions... Et ça également aussi, ça va rentrer toujours dans cette charte du patient qui va essayer d'indiquer, de donner, n'est-ce pas, les éléments à chacun pour pouvoir mieux bénéficier de soin.
31:30 Maintenant, sur la dernière question, pour le cas de l'environnement, comment est-ce que nous assurons la sécurité du patient?
31:46 Je voudrais dire la sécurité déjà de la structure. Généralement, en ce qui concerne les grands hôpitaux, nous avons des postes de police, qui assurent une certaine sécurité de l'enceinte de l'hôpital et qui filtre un peu, disons-le comme ça, de manière sommaire ce qui entre.
32:09 Maintenant, nous faisons de l'assainissement. L'assainissement de nos formations sanitaires. Et vous le savez très bien, il y a des formations sanitaires qui ne répondent pas aux normes.
32:21 Parce que lorsque vous entrez normalement dans une formation sanitaire, vous trouvez un personnel soignant, il doit avoir sa blouse, mais il doit avoir son nom inscrit sur la blouse.
32:33 Vous devez pouvoir l'identifier. Et nous sommes allés même plus loin, c'est-à-dire qu'on a demandé à l'hôpital de produire des badges pour pouvoir identifier celui qui vous reçoit et qu'en cas de problème qu'on puisse établir les responsabilités.
32:49 Donc nous tenons à ce que cela soit reçu et que nous continuerons à exiger de nos formations sanitaires la mise aux normes pour que nous puissions assurer qu'il y ait moins d'imposteurs qui puissent s'immiscer dans nos formations sanitaires et pouvoir causer des dégâts.
33:08 Globalement, nous voulons dire que notre volonté d'assainir le secteur est davantage encore plus grande. Parce que nous avons quelques incidents majeurs qui ont coûté de la vie à nos compatriotes qui viennent à peine de nous être signalés.
33:31 Et cela nous amène encore à dire que nous allons sévir davantage. Donc ne soyez pas surpris que dans les jours qui suivent nous fermions un certain nombre de formations sanitaires.
33:42 Quelle que soit l'envergure de la formation ou quelle que soit la personne qui est derrière, nous fermerons d'abord. Parce que la seule chose qui nous importe aujourd'hui, c'est la santé et la sécurité des patients.
33:54 Il est important que lorsqu'un patient rentre dans une formation de sanité, il trouve un cadre sécurisé déjà pour sa propre sécurité. Donc nous continuerons à assainir le secteur.
34:08 Merci Monsieur le Ministre. Une deuxième série de questions. D'abord Monsieur le Ministre, la couverture santé universelle est mise en œuvre au Cameroun depuis un certain temps. Les Camerounais s'enrôlent pour pouvoir bénéficier de cette couverture santé universelle.
34:25 Quel est le retour qui vous vient du terrain s'agissant de l'accueil et de la prise en charge dans les hôpitaux, en lien aussi avec la sécurité des soins dans nos formations sanitaires?
34:37 Est-ce que la couverture santé universelle a contribué à améliorer la sûreté des patients dans nos formations sanitaires? Nous allons prendre une deuxième question.
34:50 Simon Mahop, je suis promoteur du magazine Elan d'Afrique. Excellences, vous avez parlé tout à l'heure de la sécurité, mais en même temps vous avez parlé de la norme.
35:03 Ma première préoccupation est relative à la population villageoise. Est-ce que la population villageoise est également concernée par cette sécurité dont nous sommes en train de parler aujourd'hui, ainsi que la norme dont il est question?
35:16 Du moment où vous l'avez reconnu vous-même, certains centres de santé, certaines formations sanitaires ne répondent pas aux normes.
35:25 La norme ici n'étant pas seulement au niveau des patients, je veux dire au niveau des encadreurs du corps médical, à savoir aboré, peut-être la blouse avec le nom,
35:38 mais également dans ces centres de santé généralement parfois on trouve un lit ou deux et parfois il n'y a même pas de produits qui peuvent intervenir pour les besoins de première nécessité.
35:50 Je ne voudrais pas aborder l'aspect relatif à l'inaccessibilité parce que certes ces zones sont enclavées, mais quelles sont les mesures prises donc pour que les Camerounais qui vivent dans ces zones-là puissent également bénéficier,
36:04 non seulement de la couverture sanitaire dont on a évoqué tout à l'heure, mais également de cette sécurité sanitaire de manière à ce que quand ils entrent qu'ils aient au moins ces produits.
36:13 D'autre part, il arrive de fois que les patients soient embrigadés dans ces centres de santé, faute de moyens, pour n'avoir pas pu payer, ils ne peuvent pas rentrer chez eux,
36:22 parce que vous avez évoqué également l'aspect selon lequel il y a des violences parfois exercées envers le corps médical, mais également envers les patients.
36:30 Alors c'est généralement parce qu'il n'y a pas une grille, il n'y a pas une norme qui puisse régir le tarifaire dans les centres de santé,
36:42 et comme c'est une négociation d'homme à homme, il arrive de fois qu'il y ait une sorte de surenchère, et par conséquent que les patients ne soient pas capables à la fin de payer les soins.
36:54 Qu'est-ce qui peut être fait? Je vais chuter par cet autre aspect, donc dans plusieurs centres de santé, on ne trouve pas les professionnels pour cette pathologie,
37:02 ce qui justement pourrait garantir la sécurité envers ces patients qui peuvent arriver là avec cette pathologie dont la prise en charge n'est pas évidente. Merci.
37:13 Alors je pense que les deux peuvent s'impliquer un peu, parce que nous parlons de la couverture santé universelle, et la question est-ce que cela contribuera à améliorer la sécurité des patients.
37:32 Je voudrais dire qu'en ce moment, en termes de retour sur le terrain, il y a un engouement quand même à pouvoir s'enrôler pour pouvoir bénéficier de cette couverture santé universelle.
37:45 Nous avons dans certains cas une petite timidité due à l'information, à la communication, parce qu'en réalité, certaines personnes ne savent pas qu'elles peuvent s'enrôler,
38:02 d'autres se disent, bon, est-ce que nous sommes concernés, est-ce que ce sont nos enfants seulement qui sont concernés, qui est concerné par la couverture santé universelle.
38:10 Et de ce point, j'ai instruit le coordonnateur national de pouvoir intensifier la communication autour des cibles de la couverture santé universelle.
38:22 Mais si nous prenons un simple élément, qui est le chèque santé qui est rentré dans cette phase 1 de la couverture santé universelle.
38:31 Nous l'implémentons sur 5 régions, comme vous le savez, dans cette phase 1, mais nous avons des demandes qui viennent d'ailleurs.
38:39 Et je voulais même dire que si dans ces zones où le monsieur Deland d'Afrique parlait tout à l'heure des prisonniers entre guillemets dans nos formations sanitaires,
38:53 avec la couverture santé universelle, avec le chèque santé, il ne peut plus y avoir de prisonniers entre guillemets.
39:00 Parce que simplement, le chèque santé qui rentre dans cette affaire, veut faire quoi? Vous payez 6.000 francs à l'entrée, comme un ticket d'entrée c'est 6.000 francs.
39:10 Dès que vous avez 6.000 francs, vous allez faire toutes vos consultations prénatales en montrant simplement votre chèque de 6.000 que vous avez à main.
39:22 Vous allez à l'hôpital pour accoucher, vous montrez simplement votre chèque de 6.000 que vous avez acheté.
39:28 Et s'il y a des complications, l'hôpital prend en charge votre césarienne, vous ne payez rien parce que vous avez le chèque de 6.000 à main.
39:37 Vous rentrez chez vous et on surveille votre enfant jusqu'à 42 jours. Quand il tombe malade, vous revenez avec votre chèque de 6.000 francs et on le prend en charge gratuitement.
39:48 Et donc, on ne devrait plus avoir des femmes qui soient emprisonnées ou, c'est pas moi, qui soient retenues contre le gré dans les formations de santé avec le chèque santé.
39:57 Nous devons simplement payer pour avoir assez de moyens pour pouvoir l'étendre sur l'ensemble du territoire national, puisqu'aujourd'hui dans cette phase 1, nous ne sommes qu'à 5 régions.
40:07 Donc, dans ce sens-là, dans ce cadre-là, la Courbette de santé universelle devrait assurer davantage la sécurité du patient.
40:17 Mais je voudrais dire aussi que je profite de l'occasion pour sensibiliser nos personnels, nos ressources humaines.
40:26 Parce qu'il y a ceux qui ne comprennent pas aussi jusqu'à peu sur le terrain. Et qui pensent qu'une personne qui vient avec sa carte CSU, qui le présente,
40:36 lui le reçoit en consultation et la personne repasse sans rien payer. Parce que nous avons rendu, par exemple, la consultation des enfants de 0 à 5 ans gratuite.
40:51 Il est un peu retentissant parce qu'il se dit "Mes frais de consultation ne vont pas être payés".
40:57 Or, il oublie qu'on va rembourser ses frais de consultation. Donc, c'est comme si on allait payer.
41:02 Simplement, c'est qu'il n'a pas immédiatement un contact direct avec les frais et la personne qui vient en consultation.
41:12 Donc, je voudrais simplement dire aussi à nos personnels sur le terrain de pouvoir travailler, d'arracher les pieds et s'informer aussi sur la CSU.
41:23 On remboursera ce qu'ils vont poser comme actes, ce qu'ils vont faire sur le terrain. Qu'il soit un enfant pour un palu, ça sera remboursé.
41:32 Nous avons mis en place ce mécanisme pour pouvoir rembourser. Donc, il ne faut pas qu'il ait l'impression qu'ils vont travailler désormais gratuitement.
41:40 J'ai l'impression aussi que dans certaines formations de santé, ils traînent un peu le pied.
41:46 Et là, ça ne peut pas être source de sécurité pour nos patients.
41:50 Donc, nous sommes en train de travailler sur la communication autour de la CSU pour que cela soit effectivement source de sécurité pour nos patients.
42:03 Venons donc aux préoccupations kilométriques de monsieur de l'Inde-Afrique, qui a posé un certain nombre de préoccupations, j'allais dire pertinentes,
42:20 parce qu'il parle des zones réculées et se demande comment on pourrait garantir la sécurité du patient, ou alors comment ils ont accès à la CSU,
42:35 quand bien même dans une formation sanitaire, il n'y aurait pas toutes les spécialités.
42:42 Et justement, je voulais lui dire sur la question que le dispositif sanitaire camerounais ne prévaut pas qu'il y ait toutes les spécialités dès la base.
42:53 Et justement, c'est ça. Nous avons une pyramide dont vous partez d'une formation sanitaire de niveau 0 ou 1 jusqu'à la formation sanitaire de niveau X.
43:09 Pourquoi? Parce que nous avons le système de référence et de contre-référence.
43:14 Donc, lorsque vous arrivez dans un centre de santé et que vous posez un problème, vous avez mal au coeur ou quelque chose comme ça, il n'y a pas certainement un cardiologue de suite.
43:24 Mais ce que le centre de santé fait, c'est qu'il va prendre vos paramètres.
43:30 Il prend vos paramètres, il prend vos déclarations en termes de ce que vous ressentez, et il juste donne l'opportunité de vous référer à un autre centre qui pourrait mieux vous prendre en charge.
43:47 Et ce que je vous indique, et ce que nous voulons indiquer ici, c'est qu'il faudrait que cela se fasse de centre de formation sanitaire à formation sanitaire.
43:59 Il ne va pas vous dire que vous ne pouvez pas rentrer chez vous et aller à tel endroit. Non.
44:05 Il doit lui-même prendre la tâche d'une formation sanitaire qu'il juge apte à pouvoir vous prendre en charge, vous prendre rendez-vous certainement et vous envoyer, vous transférer, n'est-ce pas?
44:17 Par le moyen qui s'y est le mieux dans cette formation sanitaire.
44:23 Et lorsque vous trouvez la guérison là-bas, on vous ramène dans votre centre de santé d'entrée et vous repartez chez vous.
44:31 Donc en réalité, vous ne trouvez nulle part où vous vous arrêtez dans une formation sanitaire X et que vous trouvez toutes les spécialités adéquates. Non, on ne pourrait pas.
44:47 C'est pour cela que nous avons ce système de référence et de contre-référence.
44:50 Par contre, vous avez dit une ou deux choses qui ne pourraient pas être exactes.
44:56 Nous sommes en train de faire le tour de ce pays. Nous avons signé pratiquement jusqu'au centre de santé intégré.
45:08 Mais vous ne pouvez pas me dire qu'il y a peut-être un seul lit dans un centre de santé intégré. Non, ça n'existe pas chez nous.
45:15 Nous avons des normes à ce niveau-là. Je voudrais juste rappeler ici que nous avons des normes.
45:23 Et dans ces normes-là, on peut me dire qu'on trouvera peut-être deux ou trois personnels de santé simplement pour prendre en charge ces malades.
45:30 Mais on ne va pas trouver moins d'un lit ou moins de dix lits ou quelque chose comme ça, parce que nous avons des normes dans ce sens.
45:38 Maintenant, la chose que vous devrez également comprendre à ce niveau, puisque vous posez la problématique de nos compatriotes qui sont dans des zones reculées,
45:51 comment est-ce qu'ils vont pouvoir avoir accès aux normes et tout cela? C'est ça, l'objet de la santé communautaire.
46:01 Parce que quand à un moment donné, la santé cesse d'accueillir les populations à un endroit fixe. La santé va vers les populations.
46:13 La santé va dans les domiciles. La santé leur parlera en leur langue maternelle, leur langue nationale.
46:21 Donc c'est ça, ce que nous voulons faire. Et c'est ce que nous avons commencé à faire d'ailleurs à travers les agents de santé communautaire.
46:29 Ce sont des personnes qui vivent dans les communautés, qui connaissent nommément chaque chef de famille ou dans chaque maison connaissent des gens,
46:40 et qui essayent de comprendre leurs problèmes au quotidien, qui essayent de comprendre de quoi ils souffrent, quelles sont leurs préoccupations,
46:48 et nous les rapportons pour mieux adresser ces préoccupations. Donc il n'y aura pas de gaffe entre ceux qui sont allaités et non allaités,
46:59 ceux qui sont loin et ceux qui sont proches. Nous avons fait de manière à ce que notre dispositif puisse prendre en charge l'ensemble des populations camerounaises
47:08 et adresser au mieux leurs préoccupations. Donc je crois que c'est important que vous le sachiez. Peut-être n'avons pas encore pleinement atteint le niveau que vous aurez souhaité,
47:22 mais nous sommes en train de nous cheminer vers ce niveau-là. Et nous sommes aidés par l'ensemble de nos partenaires techniques financiers aussi,
47:29 qui déploient des moyens, qui déploient des agents, et qu'on essaye de comprendre, n'est-ce pas, les préoccupations de toutes les communautés à travers cette santé,
47:39 communauté qui est, comme je l'ai dit, le septième pilier de notre agenda de transformation du système de santé. Le temps d'agir.
47:47 Merci beaucoup, Monsieur le ministre. Il est temps pour nous de prendre une autre série de trois questions. Je ne sais pas si nous avons encore des préoccupations.
47:57 Bonjour à tous. Judith Ndongo, en service à DBS Télévisions. Alors, erreurs de diagnostic, erreurs de prescription, erreurs chirurgicales,
48:09 ce sont des sources courantes de préjudices subis par les patients à travers le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé, bien entendu.
48:17 Alors, Monsieur le ministre, est-ce que le Cameroun se sent concerné par ces sources-là? Si oui, qu'est-ce qui est fait pour y remédier?
48:26 Sinon, qu'est-ce qui est fait pour prévenir de cela? Merci.
48:30 Je suis Gervais Mbana, je travaille pour le média en ligne Impact Eco. Alors, ensemble, nous avons évoqué les questions de sécurité, les questions de sûreté et même de la norme.
48:43 Cependant, on n'a pas beaucoup évoqué la question de la formation. Ce qui m'inquiète un peu, parce que je voulais bien savoir,
48:52 est-ce que vous ne pensez pas que la plénitude des problèmes que rencontrent les systèmes de santé camerounais est due à la qualité de la formation de ceux qui nous accueillent,
49:03 qui nous écoutent et qui sont censés nous traiter? La question de la formation. Merci.
49:09 Alors, je crois que je vais répondre à ces deux questions. D'abord, la question de Mme Ndongo sur les erreurs de diagnostic, de prescription chirurgicale et autres.
49:26 Est-ce que le Cameroun se sent concerné? Si le Cameroun ne produit pas de soins à ses populations, ils ne se sentiraient jamais concernés.
49:35 Mais si nous produisons des soins, alors nous nous sentons concernés. Aucune œuvre humaine n'est pas parfaite.
49:44 On va toujours avoir des erreurs, mais notre objectif est de minimiser le niveau d'erreur, c'est-à-dire de faire en sorte que nous ayons le moins d'erreurs possibles.
49:58 Mais lorsque vous agissez, lorsque vous faites des choses, vous aurez toujours à faire des erreurs.
50:06 Mais maintenant, comment vous faites pour que vous ayez moins d'erreurs?
50:11 Cela veut dire que dans nos formations de santé aujourd'hui, il y a un dispositif.
50:19 D'abord, chaque matin, je pense que dans les formations de santé, vous avez ce que vous appelez les staffs.
50:26 Ils se réunissent pour pouvoir mieux voir la journée et se dire ce qu'il y a à faire et pour repartir les équipes en fonction de leurs compétences et des besoins de chaque structure.
50:40 La deuxième chose, c'est que nous avons institué des audits. Lorsque vous avez un décès, je demandais que chaque formation de santé audite chaque décès.
50:54 Qu'on audite l'entrée jusqu'au décès du patient et qu'on sache ce qui n'a pas marché. Quel est le niveau d'erreur? Est-ce qu'il y a eu erreur? Est-ce qu'il n'y a pas eu erreur?
51:07 Parce que parfois on a l'impression qu'il y a eu erreur, mais parfois ce n'est pas une erreur.
51:12 On audite chaque décès et s'il y a des responsabilités à établir, on établit les responsabilités.
51:22 Évidemment, lorsque les responsabilités sont établies, on tire les conséquences. Mais je le dis encore une fois de plus, nous auditons tous ces cas-là pour pouvoir minimiser le niveau d'erreur dans nos formations sanitaires.
51:42 Maintenant, nous avons aussi des formations sanitaires clandestines, vous le savez très bien.
51:52 Je l'ai dit tout à l'heure, nous allons poursuivre l'assainissement, mais nous ne voulons marquer aucune tolérance pour cela.
52:04 Parce que ce qui joue avec la vie de nos compatriotes, ils savent très bien qu'ils ont un plateau technique qui ne peut pas prendre en charge un patient, mais ils le font quand même.
52:16 C'est pour cela que nous parlions tout à l'heure de normes. Parce qu'il y a des formations sanitaires où on ne peut pas poser un acte chirurgical par exemple, mais ils le posent quand même.
52:31 Ou l'environnement simple, qui est déjà un problème. Donc nous allons continuer à agir et à saigner ce secteur.
52:43 Maintenant, la question sur la formation. Vous savez très bien qu'on distingue deux formations. La formation initiale et cette formation continue que nous voulons produire.
52:59 Sur la formation initiale, vous le savez très bien, nous avons des facultés de médecine ici qui fonctionnent très bien et nous avons des curricula qui sont révisés à chaque fois.
53:11 Je crois que sur ce point nous n'avons pas de problème majeur. Mais nous avons maintenant des problèmes sur la formation continue.
53:21 Une fois sorti, dans le cadre de votre exercice, de vos activités, il faut que vous soyez recyclé assez régulièrement.
53:31 Et là nous sommes en train de monter, et je l'avais dit, quatre grands centres de formation continue.
53:37 Où nous aurons Yaoundé, Douala, Garoua et Boya. Mais ici il s'agit de quoi? Il s'agit pour nous de ne plus envoyer simplement nos ressources humaines à l'extérieur,
53:58 mais de les recycler sur place. Nous pourrons les faire venir si on a besoin d'un certain nombre de compétences de l'extérieur, mais nous devons avoir ces compétences sur le plan national.
54:10 Et donc on prendra certainement deux ou trois, ou c'est pas moi, une quinzaine ou vingtaine, ils viendront faire deux ou trois mois, n'est-ce pas?
54:18 Dans un centre de simulation, dans un centre de formation continue, et ils repartent sur le terrain. L'autre équipe reviendra encore, parce que l'État garantit d'ailleurs le droit à la formation continue, vous le savez très bien.
54:30 Et donc c'est ce que nous sommes en train de faire en ce moment. Le premier centre, celui de Yaoundé, pourrait être disponibilisé dans les mois qui suivent,
54:42 parce que nous allons commencer par Yaoundé. Nous avons préparé toute la documentation juridique pour le statut du centre que nous avons soumis au gouvernement.
54:54 Je pense qu'à l'issue de ce processus, le centre va sortir et nous pourrons accueillir les personnels de santé dans le cas d'une formation continue.
55:06 Mais je suis d'accord avec vous que la formation continue est très très importante. Vous savez, dans certains pays que je ne voudrais pas citer, on ne sort pas de l'école médecin et on les demeure à vie.
55:21 Vous devrez chaque année remettre en question votre diplôme de docteur en médecine, pas la pratique. Et donc je crois que c'est important que nous puissions mettre un point d'honneur sur la formation continue
55:37 pour pouvoir mettre cette compétence à la disposition de la sécurité du patient. Donc voilà ce que je voulais dire sur la question de la formation.
55:51 En concluant, nous pouvons dire que nous sommes en train de tout mettre en œuvre en termes d'environnement, de soins, de personnel soignant, de plateau technique, de traitement dans ces formations sanitaires.
56:08 Nous sommes en train de monter en gamme pour pouvoir assurer au patient une sécurité optimale. Parce qu'un décès est un décès de plus dans nos formations sanitaires.
56:19 Et donc nous voulons faire en sorte que, comme l'a d'ailleurs dit le M. le Président de la République, il y ait moins de décès dans nos formations sanitaires. Je vous remercie.
56:29 Merci beaucoup, M. le Président de la République, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé, tous les autres protocoles observés, hommes et femmes de la presse.
56:41 Notre message est que nous devons rejoindre la WHO pour faire entendre les voix des patients en faisant partie active de la soins qu'ils reçoivent.
56:52 Que les patients supervisés de manière plus efficace, les services techniques compétents de la Ministère de la Santé publique produisent un charter caméran pour les patients basés sur les provisions du charter de santé mondiale.
57:06 Et que tous les acteurs soient appelés à prendre les mesures nécessaires pour assurer que les patients participent au développement des politiques, qu'ils soient représentants des structures de gouvernement et partagent la stratégie de sécurité en lien avec le design conjoint.
57:26 Mais que le plus important soit la collaboration et la communication entre les patients, leurs familles et les personnels de santé publique.
57:37 Merci beaucoup, M. le ministre, et à tous ceux qui ont fait part à cette présentation de la presse, nous allons répondre à votre appel quand la responsabilité appellera encore.
57:47 Bonsoir, Nathalie Mokou.
57:49 Merci, M. Mbengka. Il s'agit effectivement de faire entendre les voix des patients dans nos formations sanitaires.
57:56 C'était le point de presse du ministre de la Santé publique. Le Dr. Manaouda Mandachi insiste sur l'humanisation des soins pour coller au thème "Faire des patients les acteurs de leur propre sécurité".
58:09 C'est dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la sécurité des patients, édition 2023.
58:16 Mesdames, Messieurs, merci de votre aimable attention.
58:19 [Musique]
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