00:00 Nous sommes les enseignants de l'école publique de Kingélé et nous faisons ce point de presse
00:06 pour exprimer notre mécontentement par rapport à l'arrestation de notre directeur.
00:13 Il a été arrêté je pense jeudi, jeudi, de 9h à 10h comme ça.
00:23 Il a été conduit au commissariat du PK9 pour une arrêtation
00:28 dont il ne connaît pas parce que c'est un nouveau directeur de l'école publique de Kingélé.
00:35 Avant notre chef, il y avait un autre chef et avant ce chef, il y avait un autre chef.
00:39 Et à cause de cette arrestation, nous avons décidé de gêner les cours
00:47 parce que nous ne pouvons pas fonctionner sans chef d'école, parce qu'il est notre sécurité.
00:57 Et avec cette situation, nous avons un sentiment de tristesse vis-à-vis de nos autorités
01:07 en ce qui concerne la sécurité.
01:09 Parce qu'ils sont censés nous protéger, mais regarde ce qui s'est passé,
01:14 nous nous sentons méprisés, nous nous sentons incompris et exposés.
01:19 Surtout dans un quartier où il y a l'insécurité.
01:23 Notre chef a été arrêté à cause des banques qui sont construites
01:29 juste au mur de la barrière de l'école.
01:34 Il y a deux ans, je quittais l'école de Kingélé.
01:38 Je suis parmi ceux qui étaient à l'origine de ce projet-là.
01:44 Donc, ce que je peux dire, c'est que, à l'initiation du projet,
01:50 le chef de l'État avait demandé à ce que les frais d'école soient remboursés aux parents.
01:56 C'est comme ça, en concertation avec l'association des parents d'élèves,
02:00 ce projet est né pour éviter une poubelle qui était là, qui empêchait l'entrée de l'établissement.
02:06 Alors, avec l'accord des parents d'élèves, ce projet est né.
02:10 Mais sauf que les moyens n'étaient pas assez conséquents pour finaliser le projet.
02:14 Alors, à l'époque de Mme Apoula, qui était directrice à cette période,
02:22 donc, un certain M. Emmanuel se présentera pour finaliser le projet.
02:30 Alors, ce qui va être fait,
02:34 une fois le projet terminé, il y a un contrat qui va naître entre M. Emmanuel et l'institution qui est l'école.
02:41 Alors, il va s'agir pour M. Emmanuel de prendre en charge,
02:47 sinon les BOCs seront à sa responsabilité durant une période de 5 ans.
02:52 Alors, au terme des 5 ans, les BOCs reviennent automatiquement à l'école.
02:58 Bien, il faut rappeler que ces BOCs-là sont au nombre de 8.
03:02 Il y a un BOC qui avait été réservé pour les parents d'élèves.
03:05 Et dans le contrat, que je n'ai pas là, il avait été mentionné le montant de chaque BOC.
03:12 Bien, donc, au terme des 5 ans, ce monsieur va rebondir pour dire que le contrat,
03:18 il n'a pas perçu la totalité de ce qui devait lui revenir au terme des 5 ans, ce qui n'était pas normal.
03:25 Donc, au bout des 5 ans, les BOCs sont revenus à l'école qui a pris la gestion de ces BOCs-là.
03:31 Donc, nous sommes plus ou moins surpris de toute cette procédure aujourd'hui
03:37 qui a fait passer devant les autorités presque tous les directeurs qui ont suivi.
03:42 Tous, il n'y a pas un seul qui ne s'est pas présenté auprès des autorités
03:48 pour répondre ou être interpellé pour cette question des BOCs.
03:53 Oui, en tant que parent d'élèves, moi, je dis, il n'est pas normal qu'on vienne prendre ce directeur-là.
03:58 Il ne connaît rien de ce problème.
04:03 Ce sont les premiers qui étaient là qui ont connu le problème.
04:07 Lui, il vient d'être affecté. Il ne connaît rien de ce problème.
04:11 Et lorsqu'on l'a appelé, il a appelé sa hiérarchie.
04:15 La hiérarchie lui dit "Reste tranquille, nous allons intervenir".
04:20 Bon, à la grande surprise, c'est maintenant les agents qui viennent ici pour le chercher.
04:25 Mais qu'est-ce qu'il a fait ? Il n'a rien fait.
04:31 À la longue ?
04:32 S'il y a quelqu'un qu'il faut appeler, il faut appeler le DAP.
04:36 C'est le DAP qu'il faut appeler.
04:39 Le DAP du ministère de l'Éducation nationale.
04:43 Notre directeur a été arrêté dans l'établissement.
04:48 Et de plus, ils sont entrés dans son bureau, en tenue de gendarmes.
04:56 Et quand on a posé la question de savoir ce qui se passe, ils ont dit "lui-même il connaît".
05:00 "Lui-même il connaît", ce n'est pas une réponse.
05:03 Devant les élèves.
05:05 Et le chef a dormi hier au commissariat.
05:10 Nous ne savons pas s'il va dormir aujourd'hui ou s'il va faire toute la semaine.
05:15 Pour une affaire qu'il ne connaît ni les entrées ni les sorties.
05:19 [Générique]