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  • il y a 3 ans

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Amusant
Transcription
00:00 *Bruit de clavier*
00:03 *Bruit de clavier*
00:04 *Bruit de clavier*
00:08 *Bruit de clavier*
00:15 *Musique*
00:19 Salam à toutes et à tous, vous écoutez à la belle, tout de suite l'émission "Génération TikTok"
00:22 avec comme invité des jeunes de Caméra Quartier, Mr. Saline, et la psychologue spécialiste en addiction à ce mabacache du bonbon.
00:26 Ma-ap-bru-sel
00:27 *Musique*
00:33 Salam à toutes et à tous, ce soir, émission spéciale "Génération TikTok".
00:37 Quand je dis "Génération TikTok", bien sûr, vous l'aurez compris, je ne parle pas spécialement de TikTok,
00:41 mais de toutes ces applications qui ont des algorithmes et génèrent des millions de vidéos et de vues
00:46 et qui nous font passer un temps fou dessus si on ne contrôle pas son utilisation.
00:51 Alors, je tiens à préciser, ce soir, il y aura des jeunes ici dans le studio,
00:54 et vous, chers auditeurs et auditrices, en intro, je vous ai annoncé une psychologue.
00:58 L'émission n'aura en aucun cas pour but de juger, de vous juger,
01:02 mais de comprendre et de savoir qu'est-ce qu'une addiction, comment la reconnaître,
01:06 comment s'en débarrasser et surtout, comment la prévenir.
01:08 Ce n'est pas une émission scientifique, donc non stress, il n'y aura pas de "Jamy, c'est quoi un algorithme ?"
01:13 *Bruit de clavier*
01:14 Pas du tout, même si on devrait l'expliquer. Cette émission s'adresse également aux parents.
01:18 En réalité, elle s'adresse à tout le monde, tout le monde a un smartphone et une connexion Internet.
01:23 Alors, mes invités ce soir, il y a le collectif Caméra Quartier, des jeunes du collectif Caméra Quartier.
01:28 Comment ça va les frères ?
01:29 - Ça va super. - Ça va super.
01:31 Alors, il y a Badi, Mohamed et Ayoub, ça va ? Ça me fait plaisir de vous recevoir.
01:34 - Merci beaucoup. - Ça se passe ?
01:35 - Ça va, ça va. - Votre premier radio ?
01:37 - Ouais, un peu stressé quand même.
01:39 Votre premier radio, mais beaucoup de temps passé sur TikTok.
01:41 Alors, première question, première question directement pour entrer dans le vif du sujet.
01:45 Combien avez-vous passé de temps sur TikTok ou sur une autre application, comme Instagram par exemple, cette semaine ?
01:52 Alors, je vous ai demandé, bien sûr, avant de commencer l'émission, screenez un peu votre temps.
01:56 Alors, on va commencer par toi, Mohamed.
01:58 - Moi, j'ai 6h47 sur YouTube.
02:02 - 6h47 sur YouTube, d'accord.
02:04 - Ouais. - Ok, c'est très peu, c'est très peu ça, Mohamed.
02:06 - Bah, c'est la scole. - Tu regardes quoi sur YouTube ? On veut savoir, on est curieux.
02:09 - En vrai, je regarde Mister Beast en général.
02:13 C'est plus quand je vais manger ou quoi, parce que, voilà, quand je mange, je préfère avoir mon téléphone.
02:18 Et je mange et je regarde ma petite vidéo et tranquillement, j'écoute de la musique aussi.
02:23 - C'est très bien. 6h, plus de 6h. Et tu n'as pas TikTok, toi ?
02:26 - Si, j'ai TikTok, mais je ne passe que 25 minutes.
02:29 - 25 minutes, ça va, ça va, c'est un bon ratio.
02:31 On a aussi Asma Bakkash Langerie qui nous dira un peu si 25 minutes, c'est assez ou si on frôle un peu la, on va dire, la diction.
02:40 Ayoub, combien de temps tu passes sur TikTok, toi ? Combien de temps tu as passé cette semaine sur TikTok ?
02:44 - Moi, cette semaine, j'ai passé 4 heures. - 4 heures, OK. 4 heures, c'est pas mal.
02:50 Et toi, Badji, combien ?
02:52 - Alors moi, je ne suis pas spécialement sur TikTok. Moi, je suis plus sur Instagram, YouTube, tout ça.
02:56 Et si je fais le cumul de tout ça, je suis facile à 12 heures par semaine.
03:00 - 12 heures par semaine. Alors on va développer tout ça. On va nous poser la question, je vous pose la question,
03:04 qu'est-ce que vous regardez spécialement sur TikTok ?
03:06 Mais avant ça, je vais vous présenter notre psychologue du soir, psychologue, clinicienne, spécialiste en addiction.
03:13 Ça fait un peu scientifique, Asma, mais ça va être une émission cool.
03:16 Donc n'ayez pas peur de ces mots de psychologue, de clinicienne, Asma qui va nous dire un peu ce que c'est une addiction, etc.
03:22 Asma, est-ce que tu es sur TikTok, toi ?
03:25 - Alors déjà, merci de m'avoir invitée. C'est un sujet vraiment d'actualité qui est vraiment super important.
03:31 Et moi, je ne dirais pas combien de temps je passe sur les réseaux.
03:35 - Pourquoi ? OK. - Parce que je fais beaucoup de prévention sur les réseaux.
03:39 Il y a une partie récréative comme tout le monde, mais aussi une partie travail.
03:42 Donc c'est plus difficile de contrôler le nombre d'heures quand on travaille aussi avec les réseaux.
03:46 Et aujourd'hui, c'est quelque chose de très courant. - Bien sûr.
03:48 Après, on ne parle pas spécialement que des réseaux, mais plus des applications qui ont des algorithmes
03:54 et qui génèrent pas mal de vidéos et qui nous font passer beaucoup de temps dans ces applications.
04:00 TikTok, Instagram et d'autres, j'imagine qu'il y en a d'autres.
04:02 Les jeunes de Caméra Quartier, qu'est-ce que vous regardez principalement sur TikTok ?
04:06 Vous rentrez de l'école et vous dites "je vais sur TikTok parce que je regarde ce genre de vidéos".
04:13 - En fait, TikTok, c'est plus les "pour toi".
04:16 Ça veut dire que ça dépend de ce que tu regardes d'habitude.
04:19 Je ne vais pas chercher quelque chose en particulier, mais je descends, je scrolle.
04:23 Et puis, je tombe sur des choses spéciales ou pas, ou drôles.
04:27 - C'est vrai que TikTok, c'est en fonction de l'algorithme.
04:29 Je vous ai dit qu'on ne va pas expliquer scientifiquement ce que c'est un algorithme,
04:32 mais on va vous donner un peu une explication vulgaire.
04:35 Le TikTok est un système de recommandation qui détermine quelles vidéos apparaîtront sur la page.
04:40 J'imagine que chacun aura des vidéos différentes.
04:43 Mohamed, toi, par exemple, tu regardes quoi ? Qu'est-ce qu'il y a sur ta page TikTok ?
04:46 - Moi, c'est plus des rappels, on va dire.
04:48 - Là, on est bien là !
04:50 - Des rappels et...
04:52 - Allahoumébarik, Sheikh Mohamed, bismillah.
04:54 - Des rappels et tout ce qui est glamour, un peu copain, copine, tout ce qui est religieux.
05:03 - D'accord, c'est super, c'est très bien.
05:06 Ayoub, toi, qu'est-ce que tu regardes principalement sur TikTok ?
05:08 En tout cas, qu'est-ce qu'il y a sur ta page ?
05:10 - Moi, il y a de tout.
05:12 Il y a de l'actualité, des vidéos drôles, il y a de tout.
05:18 - De tout ?
05:19 Asma, quand tu regardes sur TikTok, parce que TikTok est aussi téléchargée dans d'autres applications,
05:28 donc on voit les vidéos, par exemple, sur Internet, des vidéos qui proviennent de TikTok,
05:31 mais qu'est-ce que tu regardes principalement sur TikTok ?
05:32 - Alors, moi, je pense que mon algorithme, il tourne en ce moment beaucoup autour de...
05:35 - Dans la santé, dans la médecine, dans la psychologie ?
05:37 - Non, pas du tout.
05:38 - Pas du tout ? C'est très bien.
05:39 - Ça tourne autour beaucoup de BookTok, en fait, donc beaucoup de TikTok sur les livres qui sortent.
05:45 Après, il peut y avoir beaucoup de divertissement, des vidéos drôles, des choses comme ça.
05:50 Donc, comme c'est principalement, on va dire, le fonds de commerce de TikTok, c'est le divertissement,
05:54 l'algorithme est beaucoup plus puissant quand il s'agit de divertissement.
05:57 Et quand il s'agit de... Il y a très peu de comptes, entre guillemets, on va dire santé mentale et santé,
06:02 qui arrivent à percer réellement.
06:04 - C'est vrai que c'est moins viral ?
06:06 - Oui, un peu moins viral, oui.
06:08 - Ça marche bien, tout ce qui est cuisine, tout ce qui est trucs...
06:10 - Exactement.
06:11 - Les gens, ils aiment bien manger, ils n'aiment pas tout ce qui est psychologique.
06:12 - C'est ça.
06:13 - Je ne dis pas ça parce que t'es là.
06:14 - Les gens ont besoin de décompresser.
06:16 - Exactement, exactement.
06:17 Alors, moi, je vous dirais qu'est-ce que je regarde sur TikTok, juste après,
06:20 on va se marquer une petite pause et on revient juste après.
06:22 N'hésitez pas à réagir, n'hésitez pas si vous avez des questions. 0488 106 800.
06:27 0488 106 800. Vous pouvez poser des questions à Asma, qui vous répondra avec plaisir.
06:33 On est avec vous jusqu'à 20h dans cette émission spéciale génération TikTok.
06:36 Vous êtes sur Arabelle, dans l'émission Second Degré.
06:38 - Vous écoutez Arabelle, il est 19h15 dans cette émission secondegrée spéciale génération TikTok.
07:01 On a des invités exceptionnels. J'ai des jeunes avec moi, du collectif Caméra Quartier.
07:06 Asma aussi, notre psychologue du soir. En deuxième partie, restez avec nous jusqu'à 20h.
07:11 En deuxième partie, on aura bien sûr Sana, Danine et Mister Salim qui nous parleront un peu de leur expérience
07:15 sur ces réseaux, sur ces applications, puisque eux, ce sont des créateurs de contenu.
07:19 En tout cas, si vous avez la moindre question, n'hésitez pas. Un seul numéro 0488 106 800.
07:24 0488 106 800. Asma, comment savoir si on est addict ou pas ?
07:30 Parce qu'en première partie d'émission, j'ai entendu des 40 minutes, j'ai entendu des 4 heures.
07:34 Comment moi, j'utilise TikTok, je rentre du boulot ou de l'école, et comment je peux savoir si je suis addict ?
07:39 Parce que c'est comme le fou, le fou, il ne reconnaît pas qu'il est fou.
07:43 C'est un spécialiste qui doit dire "Vous êtes atteint d'une certaine démence, etc."
07:48 Là, ce n'est pas le même cas. Mais comment savoir si on est décelé, on va dire addict à ces applications ?
07:55 - Ce qui peut paraître assez étonnant, c'est que pour les addictions au réseau, c'est une addiction déjà très récente.
08:00 Donc en fait, on n'a pas vraiment de critères diagnostiques précis.
08:04 Et ça ne va pas se compter en nombre d'heures, parce qu'on va faire la différence déjà entre une addiction à une substance psychoactive,
08:09 donc drogue, alcool, etc. et une addiction à des réseaux.
08:13 Ça ne va pas être pareil. Donc addiction à des réseaux, ça peut être similaire à addiction à du travail, addiction aux jeux vidéo.
08:18 Donc ce n'est pas une substance. - D'accord, il n'y a pas vraiment un terme spécifique, genre addiction au TikTok ?
08:23 - Alors on a un terme qui ressort souvent dans la littérature, qui est cyberdépendance, un truc comme ça.
08:28 Mais c'est encore en train de... On tâtonne un petit peu dans la recherche à ce niveau-là.
08:32 Mais on a des petits traits, bien sûr, au niveau de l'addiction à donner, par exemple, ne serait-ce que...
08:37 - Alors les jeunes écoutés, on va voir si vous aussi, les jeunes, quand je dis les jeunes, moi aussi, ceux qui nous écoutent.
08:41 - Moi aussi. - Tout le monde. On va voir si on se reconnaît dans les traits que Rathkezma,
08:45 notre psychologue clinicienne, je rappelle, spécialiste en addiction, va nous donner. On t'écoute.
08:49 - Alors le premier trait qui vraiment ressort, c'est le trait de la dépendance, dans le sens où il peut, avec la dépendance,
08:54 va suivre un autre terme qui s'appelle le sevrage. Ça veut dire avoir des effets quand on est en l'absence d'une substance
08:59 ou en l'absence ici des réseaux. - Ah bah voilà. Bah ça, ça c'est, je pense, le trait numéro un, je pense.
09:04 - Oui. - Parce que c'est vrai qu'on voit beaucoup de personnes qui sont en manque.
09:08 La première chose qu'on demande, les jeunes, la première chose qu'on demande quand on voit qu'il nous reste
09:14 quelques pourcents de batterie, qu'est-ce qu'on demande ? On demande un chargeur, s'il vous plaît.
09:18 Il a oublié de m'en demander avant de l'émission. Est-ce que t'as pas un chargeur ? Mais t'inquiète, je le fais aussi.
09:23 Il me faut un chargeur. Donc là, c'est un trait pour déceler qu'on est un peu, on va dire, addict.
09:28 - Alors, pas juste ce trait. Il faut un ensemble de traits pour pouvoir dire qu'effectivement, on est vraiment addict
09:32 à son téléphone et addict, plus précisément, au réseau. Donc le sevrage, le fait de se sentir vraiment pas bien,
09:39 d'avoir aussi, bah du coup, ça a un lien directement avec le plaisir. Ça veut dire, si c'est la seule source de plaisir,
09:45 c'est assez problématique aussi. Ça veut dire que les gens qui se retrouvent à n'être "heureux" que quand ils sont
09:51 sur des applications, sur les réseaux, c'est aussi problématique. Donc la seule source de plaisir, le sevrage à côté.
09:57 Après, comme je l'ai dit, ça se mesure pas en nombre d'heures. Pourquoi ? Parce qu'on oublie très souvent un facteur
10:02 qui est très important, qui va être aussi les sensibilités de chacun. En fait, il y a des personnes qui vont avoir
10:07 beaucoup plus de chances d'être addictes à des substances et d'autres pas du tout. Et pourtant, elles ont été toutes les deux
10:12 exposées à la même substance. - Alors, sur ce premier trait, est-ce que, je vais demander à Badi, Ayoub et Mohamed,
10:18 si c'est le cas pour vous, est-ce que ça vous arrive de vous sentir pas bien quand, par exemple, votre téléphone n'est pas chargé ?
10:25 C'est pas un jugement. Beaucoup de personnes ont ce sentiment. On veut absolument être sur le réseau. Est-ce que c'est votre cas ?
10:32 - Ouais. En fait, même quand j'ai pas mon téléphone dans ma poche, je suis là, je cherche. Il est où ? Et j'ai un choc émotionnel
10:39 en moi. Il est où mon téléphone ? Et je pense qu'on l'a tous. - Tu stresses alors qu'il est dans ta poche.
10:44 - J'aime beaucoup le terme "j'ai un choc émotionnel". C'est vrai, c'est exactement ça. - On se demande qu'est-ce qu'on va faire après on le retrouve
10:49 et puis ça va beaucoup mieux. C'est un vrai soulagement. Et je pense que tout le monde a ça en vérité.
10:54 - Ayoub, c'est le cas aussi pour toi, non ? - Oui, un peu quand même. Je crois que c'est pour tout le monde.
10:59 - Exactement. On est dedans. Je suis désolé. On est tous dedans. - Alors, c'est ce que j'allais dire au début. On est tous foutus.
11:05 - C'est ça, il faut juste contrôler. Badi, toi ? Mohamed, pardon. - Pas de souci. Je dirais pas que je suis addict au réseau,
11:13 mais plus à mon téléphone. Comme Badi l'a dit, on check chaque 5 minutes, on regarde l'heure. On a regardé l'heure il y a une minute,
11:19 on regarde pour voir si on a bien vu. Il faut tout le temps avoir son téléphone dans la poche. C'est vrai que c'est stressant
11:25 quand je ne le retrouve pas dans ma poche. - C'est vrai. Tu sais comment on sait qu'on est vraiment addict ?
11:29 Parce que moi, ça m'intrigue. Il y a un truc qui m'arrive chaque été. C'est quand tu vas visiter la famille au bled,
11:37 c'est-à-dire dans ton pays d'origine, Maroc, Algérie, Tunisie ou ailleurs, et tu vas dans un patelin où il n'y a pas de connexion Internet.
11:44 Et là, tu te dis, je vais passer deux semaines à traire des vaches. Mais c'est très bien parce que tu te ressources.
11:53 C'est là où tu te dis en vérité, on est quand même vachement addict et on est né avec cette problématique.
11:59 Et on est habitué. Je ne pense pas qu'on peut faire machine arrière. Je pense qu'on est habitué. Il faut juste contrôler un peu la consommation.
12:05 - Oui, surtout que l'idée, c'est aussi de déculpabiliser les gens par rapport aux addictions et de déconstruire les préjugés autour.
12:12 Sachant que les réseaux sociaux, comme Mohamed Lassib l'a bien expliqué, le téléphone va tout le temps être dans notre poche.
12:17 Je ne sais plus qui l'avait dit, tout le temps être dans nos poches et on l'utilise pour absolument tout.
12:21 Donc, bien sûr, il y a une exposition qui est très forte à la substance qui est ici le téléphone.
12:26 Donc, il y a beaucoup plus de chances d'être addict. C'est pour ça que je dis qu'on est un peu tous foutus.
12:29 Parce qu'effectivement, on est très exposé au téléphone tout le temps.
12:32 Maintenant, ce n'est pas pour culpabiliser les gens, c'est pour, au contraire, les déculpabiliser et leur expliquer qu'en fait,
12:36 il y a très peu de chances aujourd'hui de tomber sur quelqu'un dans la rue qui n'a pas de téléphone et qui n'est pas "addict" à ses réseaux sociaux
12:43 ou qui est tout le temps dessus. Donc, l'idée, c'est de pouvoir déculpabiliser pour mieux soigner justement.
12:48 Parce que le fait d'aller mieux, ça passe par déculpabiliser. Ça ne passe pas par le fait de dire aux gens "on arrête, stop".
12:53 Ce n'est pas possible. Si je dis ici à vous trois, si je vous dis "stop, demain, on enlève votre téléphone, c'est fini".
12:59 Ça crée un sentiment de frustration qui est tellement grand que ça apporte justement le sentiment que l'addiction vient combattre,
13:05 qui est la pression, le stress. En fait, l'addiction, le terrain favorable vraiment pour qu'une addiction se crée,
13:11 ça va être la pression et le stress. Et donc, les gens vont chercher un soulagement.
13:15 Et TikTok... - Comme le chocolat, il cherche un soulagement à travers TikTok.
13:19 - TikTok a bien compris ça avec son algorithme incroyable.
13:22 - On va vous donner, on va vous donner, restez avec nous jusqu'à la matin, on va vous donner des conseils
13:26 sur comment se détacher, en tout cas réduire sa consommation de TikTok et toutes ses applications qui nous font passer un temps énorme.
13:32 Il est 19h22, vous écoutez Arabelle 106.8 FM dans votre émission du vendredi second degré.
13:37 On est avec vous jusqu'à 20h.
13:40 Bruxelles.
13:42 Il est 19h23, toujours dans votre émission du vendredi second degré, émission spéciale génération TikTok.
13:52 On est avec vous jusqu'à 20h avec moi, Badi Mohamed Ayoub et Asma, qui nous parlent un peu de ces applications
14:00 qui génèrent des algorithmes et qui nous font passer un temps fou.
14:02 Alors, on a évoqué bien sûr les addictions, comment reconnaît-on qu'on est addict.
14:07 En deuxième partie d'émission, vous aurez l'honneur d'avoir ici en studio, j'aurai l'honneur bien sûr avec vous,
14:13 d'avoir ici en studio Mr. Salim et Sana Adeline, qui nous parleront, que nous parlerons eux en tant que créateurs de contenu sur TikTok.
14:19 Alors, je vous pose la question, est-ce que vous connaissez le TikTok chinois ?
14:24 Parce que TikTok, c'est déjà une application chinoise.
14:27 Mais est-ce que vous savez que sur, enfin en Chine, leur TikTok à eux est très contrôlé ?
14:31 Est-ce que vous êtes au courant de ça ?
14:33 Ouais, un peu quand même. Très restreint, je pense que c'est 40 minutes la journée, non ?
14:37 Exactement. Alors, le TikTok chinois, il s'appelle Douyin, il est fait pour éduquer.
14:41 Il est différent de celui de chez nous ici en Europe.
14:44 Alors, ils disent qu'il est utilisé à des fins d'espionnage, parce qu'en Chine, c'est le régime communiste.
14:52 Donc, notre TikTok à nous, il est là, il nous espionne. C'est une théorie bien sûr, comme tant d'autres.
14:59 Et leur TikTok à eux, il est fait pour éduquer. Donc, on ne voit pas les mêmes vidéos, ce n'est pas les mêmes algorithmes.
15:04 C'est plus, on va dire, éduquer des vidéos de science, par exemple, culturelles, des danses, etc.
15:09 Est-ce que tu savais ça, Asma ?
15:11 Oui, oui, je m'étais renseignée par rapport à TikTok. Et effectivement, ce n'est pas le même algorithme.
15:16 Et moi, j'ai un petit point à aborder là-dessus.
15:20 C'est qu'en Chine, en fait, ils se sont basés, et bien c'est eux qui l'ont créé, mais ils se sont basés aussi sur les neurosciences.
15:24 Ils ont compris que chez les enfants et les ados, il n'y avait pas d'inhibition, ou moins d'inhibition en tout cas, que chez les adultes.
15:29 Donc, en gros, il faut contrôler, en tout cas, ils ont compris qu'il fallait contrôler le temps d'exposition,
15:34 parce que eux, par eux-mêmes, ne peuvent pas contrôler ça.
15:38 C'est comme s'ils avaient moins de frein, parce que leur cerveau n'est pas complètement fini,
15:42 par rapport à des adultes à partir de 21 ans, où notre cerveau, il est fini.
15:44 Et qu'à ce moment-là, on peut mieux freiner, contrôler notre utilisation.
15:48 En plus, il y a un temps limite, c'est 40 minutes pour les moins de 14 ans.
15:51 Contrairement à ce qui est appliqué ici en Europe, cette limite ne peut pas être supprimée par l'utilisateur,
15:55 donc c'est vraiment strict. Elle est par ailleurs complétée d'une désactivation automatique de l'application après 22 heures.
16:01 Est-ce que, par exemple, vous, Badi, Mohamed et Ayoub, le TikTok chinois, c'est un truc qui serait impossible pour vous ?
16:08 Regarder des vidéos de sens du matin jusqu'au soir, et pas avoir cette liberté qu'on a sur TikTok ?
16:16 Répondez franchement, bien sûr.
16:17 Ça peut être une bonne chose, en vérité, parce qu'on est là, on scrolle, on descend, on cherche des vidéos.
16:22 Et si, entre ces vidéos, comme Mohamed a dit, il a des rappels, c'est comme pour la science, tout ça, ça peut nous aider à l'école.
16:28 C'est une bonne chose. Après 40 minutes, je trouve ça quand même peu, si tu veux vraiment utiliser TikTok toute ta journée.
16:36 Mais moi, ça ne me dérangerait pas, je pense.
16:38 Ayoub ?
16:39 Non, ce ne sera pas le même TikTok. TikTok, moi, j'y vais surtout pour les vidéos drôles, pour l'actualité et tout.
16:50 Mais si c'est que pour la science, c'est autre chose.
16:53 Oui, toi, tu veux voir des chats monter sur des arbres, s'exploser en plein air.
17:00 Et toi, Mohamed, dis-moi.
17:03 Ah non, impossible. Non, pas du tout.
17:05 Là, déjà, je vais sur Shorts, juste pour pouvoir regarder un peu de vidéos drôles.
17:10 Parce qu'il n'y a que des rappels, des rappels, des rappels. Du coup, je vais sur Shorts pour regarder un peu de vidéos drôles.
17:15 Si je vais après l'école, je viens, je vais regarder sur mon TikTok et je vois Science, alors que j'ai appris ça il y a 5 minutes.
17:21 Ma tête, elle va exploser d'un moment à l'autre.
17:23 Alors, il n'y a pas que la science. La plateforme rémunère, par exemple, les internautes qui diffusent des vidéos de danse traditionnelle chinoise.
17:30 Est-ce que, par exemple, vous, ici, TikTok Bruxelles, si on vous dit, voilà, fais une petite danse à la marrakech, est-ce que tu le ferais pour de l'argent, par exemple ?
17:40 Non, pas du tout. Impossible. Je ne danse pas pour de l'argent. Je danse pour mon plaisir, mais je ne danse pas pour de l'argent.
17:46 Il y a d'autres applications pour ça. Il y a d'autres applications.
17:48 Alors, bien sûr, on parle bien sûr de l'application chinoise TikTok, mais là, ça peut paraître joli, joli, mais elle est très contrôlée.
17:54 On savait très bien le régime chinois. Par exemple, l'application masque les contenus critiques vis-à-vis du gouvernement chinois,
18:00 mais aussi les vidéos concernant le sort des Ouïghours.
18:03 Donc, on parle en bien, mais aussi à beaucoup de choses qui sont critiquables.
18:09 Les jeunes, on va bien tous quitter. Est-ce que vous continuez, vous ? Je sais que moi, je connais très bien votre équipe.
18:16 Il y a Sanaïs qui est, on va dire, l'une de votre éducatrices, animatrices, une personne qui vous encadre, avec Waldo, bien sûr, qu'on salue, le caméra quartier.
18:23 Alors, la première partie d'émission, on a parlé des consommateurs, mais vous aussi, vous êtes des créateurs, puisque vous créez des vidéos avec le crew caméra quartier.
18:31 Comment ça se passe ?
18:32 C'est très amusant, en vrai, d'être devant la caméra et de ne pas être, on va dire, sur le téléphone en train de regarder.
18:39 C'est très cool. C'est gênant aussi quand tu dois regarder la vidéo, mais c'est très, très amusant aussi.
18:44 Bien sûr. Comment ça vient, les idées ? Comment ça vient ? En termes d'écriture, est-ce que vous vous inspirez, par exemple, des applications comme TikTok
18:52 pour faire des vidéos ?
18:53 En vrai, parfois, on a écrit un petit script, moi, Sabri, le frère de Badji et Badji, lui-même.
19:01 On a écrit un petit truc qui était une parodie de "La Casa de Papel" qu'on va peut-être tourner bientôt.
19:06 Mais à part ça, ça vient plus de Waldo qui nous dit "les gars, est-ce que vous avez un truc à faire ? On se met autour d'une table, on prend un sujet."
19:14 Par exemple, la dernière fois, c'était sur le réchauffement climatique. Du coup, on a essayé de faire un petit truc comme ça.
19:20 C'était amusant pour nous.
19:22 Badji ?
19:23 En fait, nous, on a la chance d'avoir Camara Cartier, d'avoir une maison de jeunes dans laquelle aller.
19:27 Ça veut dire qu'on passe moins de temps sur TikTok, sur les réseaux sociaux. On passe plus de temps à écrire des sketchs, à passer du temps avec nos amis qui sont là-bas.
19:36 Bien sûr.
19:37 Et c'est beaucoup mieux.
19:39 Bien sûr.
19:40 Pas comme d'autres personnes qui n'ont pas d'endroit où aller, donc qui restent à la maison sur leur téléphone. L'autre est à leur lit ou je ne sais pas.
19:45 Ayoub ?
19:46 Oui, c'est vraiment amusant, comme ils ont dit.
19:50 Et ça se passe très bien. Moi, je connais très bien Camera Cartier. Je sais que vous faites de l'excellent travail avec Waldo et son équipe et Sana aussi.
20:02 Et je sais qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont dans cette maison de jeunes à Scarbae, et vous faites pas mal de vidéos.
20:09 Je tiens à les remercier. Je vous remercie aussi. Merci d'avoir été mes invités. Malheureusement, on a déjà se quitté parce qu'on a qu'une heure.
20:16 Mais la prochaine fois, incha'Allah, vous reviendrez à parler d'un autre sujet, peut-être.
20:20 Des chats, bien sûr, dans les arbres, peut-être, Ayoub. Et de toi, des rappels, bien sûr.
20:25 Merci beaucoup. Merci Ayoub, merci Badi et merci Mohamed d'avoir été mes invités.
20:30 On va embarquer en deuxième partie d'émission, bien sûr, Sana Danin et Mister Salem, qui eux sont des créateurs de contenu.
20:36 Ils nous diront comment ils ont commencé sur cette plateforme. On est avec vous jusqu'à 20h.
20:40 Vous écoutez à Rabel 106.8 FM dans l'émission du vendredi second auré. A tout de suite.
20:54 TikTok, TikTok, cette application qui nous fait passer d'une vidéo d'un rappel sur la prière à celle d'une influenceuse qui gonfle ses lèvres à l'aide d'une bougie,
21:04 du bicarbonate de soude et d'une clé de douze. Oui, c'est les MacGyver de ce siècle.
21:08 TikTok, cette application chronophage qui nous fait perdre la notion de temps.
21:12 On ne voit pas le temps passé. Idéal, donc, pendant une pub, entre deux films ou alors dans la salle d'attente du consulat marocain.
21:19 TikTok, cette application qui te propose des vidéos de coaching sous fond de musique douce et qui te rappelle que tu as une vie misérable.
21:25 Vous savez, la vie, la vie ne vous donne pas toujours ce que vous voulez.
21:28 Regardez moi, j'ai bossé dur et je suis là où je suis actuellement. En vrai, en vrai, je suis au chômage.
21:33 Mais tu n'as pas compris. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Je suis coach de vie.
21:36 Je n'ai pas précisé laquelle. La vôtre, pas la mienne.
21:38 TikTok, cette application qui est enfin arrivée dans les smartphones de nos parents et de nos grands-parents.
21:43 Alors toi, si tu vois ta mère allongée dans le salon et qui regarde des vidéos TikTok, c'est qu'elle a fini son ménage.
21:48 Et elle a fini TikTok au passage. Nos mamans sont les seules à avoir fini tout TikTok.
21:52 Elles ont vu le générique. Elles ont tout vu. D'ailleurs, je passe un message pour m'attendre.
21:56 Maman, maman, arrête de m'envoyer des vidéos où apparemment il y a des signes partout.
22:00 Genre regarde, on dit sur la pizza, il y a marqué Allah avec des olives.
22:03 Regarde ce lion, il a dit Salam alaikoum. Regarde Christiano Ronaldo, il est devenu musulman.
22:07 TikTok, TikTok, une priorité. Est-ce que TikTok, à ce moment-là, ça doit être une priorité pour les écoles, par exemple ?
22:13 Alors TikTok doit pas être une priorité, oui, dans le sens où il faut comprendre que TikTok répond à un besoin réel.
22:23 Ça veut dire, je m'explique avant que je me fasse incendier, le cerveau humain a besoin de pause.
22:28 Il en a cruellement besoin. Donc je vais insister vraiment là-dessus.
22:31 Le cerveau humain a besoin de beaucoup de pause dans la journée.
22:34 On en est très loin. Ça veut dire qu'aujourd'hui, on travaille énormément, mine de rien, et on a très peu de pause de qualité en tout cas.
22:40 Ça veut dire qu'à l'école, par exemple, on va beaucoup susciter le cerveau des jeunes, des ados, etc.,
22:46 qui n'est pas fait pour autant se concentrer quelque part.
22:48 Et donc l'idée, c'est que TikTok, et TikTok l'a très bien compris, l'idée, c'est qu'effectivement,
22:53 TikTok amène des petits rushs de dopamine très rapides dans le cerveau,
22:57 parce qu'effectivement, il n'y a pas plus simple que de scroller sur TikTok.
23:00 Et le besoin qui se cache derrière ça, c'est un besoin qui n'est pas dans la rapidité, mais dans la durée, en fait.
23:06 Donc en fait, il faut comprendre que les personnes ont besoin de repos, mais ils en ont besoin souvent dans la journée.
23:11 Ils ont besoin d'une dopamine qui est à longue durée.
23:14 TikTok, c'est courte durée. Ça ne dure pas longtemps.
23:16 Ça, c'est propre à toutes les addictions, la libération de la dopamine, etc.
23:21 Oui, le propre d'une addiction, c'est effectivement d'aller titiller les centres de la récompense dans le cerveau.
23:27 Sauf que ces centres-là, ils existent depuis toujours, et que la base de la base de la base de l'humanité même,
23:31 c'est rechercher la récompense et fuir la punition.
23:34 TikTok l'a bien compris. Donc, ils ne nous donnent que des récompenses.
23:37 Il n'y a pas de punition sur TikTok.
23:39 C'est pour ça qu'on va aller rechercher du plaisir et ça répond très bien à ce besoin-là.
23:44 Allez, on va voir si nos deux autres invités ont beaucoup de récompenses.
23:49 Moi, j'ai déjà la réponse, bien sûr. Alors, on a bien sûr Sana Danil. Comment tu vas?
23:53 Alhamdoulilah.
23:54 Ça fait plaisir de te recevoir.
23:56 Toujours le sourire, Mashallah.
23:57 Comment on peut te qualifier, Sana? Moi, je sais que tu crées des vidéos comme ça sur les réseaux.
24:05 Tu fais ça très, très bien. On dirait que c'est réalisé par une réalisatrice.
24:11 Tu es autodidacte. Comment on peut te définir? Est-ce qu'on peut définir comme une créatrice de contenu, TikTokeuse? Comment on peut te définir?
24:17 En fait, j'ai énormément de mal à mettre un titre sur ce que je fais.
24:21 Je suis passée par filmmaker, puis j'ai appris que c'était réalisateur de vrais films.
24:25 Donc, je me suis dit non, non, non, je n'en suis pas encore là.
24:28 Puis là, maintenant, franchement, je dis vidéaste, vidéaste, créatrice de contenu.
24:34 Et je mets ça au service de personnes.
24:36 Maintenant, les gens m'appellent quand ils ont besoin de mettre en avant un produit ou leur commerce ou peu importe.
24:41 Et je leur fais des vidéos parce que, en fait, maintenant, ils ont compris que ça fonctionne via les réseaux sociaux.
24:47 Tout le monde est connecté. Donc, c'est là-dessus.
24:49 Bien sûr. Par exemple, moi, j'ai un restaurant. Je n'ai pas de restaurant. C'est un exemple.
24:53 Moi, si j'avais un restaurant, par exemple, je ne vais pas aller passer par le canal traditionnel, les journaux, etc.
25:01 Même si ça marche très bien.
25:03 Et maintenant, les anciennes proposent, en tout cas, sollicitent des personnes comme toi, Sana,
25:09 pour pouvoir mettre en avant leurs marques, leurs anciennes. C'est ça?
25:12 Exactement.
25:13 C'est plus facile? C'est plus impactant?
25:16 Je pense bien, oui.
25:18 C'est plus important. Et comment tu as commencé? Comment ça a été le déclic?
25:21 Parce qu'avant, je te connaissais depuis bien longtemps. Tu ne faisais pas ça avant. Comment ça a commencé?
25:26 C'est parti d'un décrochage scolaire.
25:28 D'un décrochage scolaire. Mais c'est très bien.
25:30 Franchement, je me suis lancée dans l'enseignement pré-scolaire, donc prof de maternelle.
25:34 Je n'ai pas du tout tenu parce que le Covid est arrivé, etc.
25:38 C'est le PMS, c'est ça?
25:39 Non, avec le Covid.
25:40 Ce n'est pas le PMS qui t'a dit, ouais, tu ne vas rien faire avec ta vie.
25:42 Non, non, non.
25:43 Ce n'est pas genre un truc Sangouane, super transformation, où tu as dit, oh là là, je vais venir avec un projet, tu vas voir.
25:46 Non, ils n'ont aucune influence sur moi. Et ma mère, elle est tellement derrière moi à me soutenir que ça n'aurait eu aucun impact sur moi.
25:51 Si quelqu'un avait tenté.
25:53 Mais du coup, non, voilà, j'ai décroché et j'ai pris beaucoup de temps pour moi.
25:57 Et puis, j'ai découvert ça, la vidéo. Je me baladais à Bruxelles.
26:00 Tu n'as pas fait d'école? Tu n'as pas fait des cours?
26:04 Non, pas du tout.
26:05 C'est autodidacte, vraiment?
26:06 Oui, oui.
26:07 Tu as pris comme ça, soin sur le terrain.
26:08 Et je filme avec mon iPhone.
26:09 Ah, toutes les vidéos que tu fais, c'est avec ton iPhone?
26:11 Toutes les vidéos que tu vois, c'est avec mon téléphone, quasiment.
26:12 D'accord.
26:13 Allez voir, auditeurs, auditrices, les vidéos que nous propose Sana Danin sur Instagram.
26:19 Tu es principalement sur Instagram.
26:20 Elle fait des vidéos avec son iPhone.
26:21 La prochaine étape, tu vas nous expliquer en fin d'émission, si tu projettes de faire un film parce que tu fais ça très bien.
26:26 Mister Salim, salam alaykoum Mister Salim.
26:28 Alaykoum salam, Oussama. Ça va et toi?
26:29 Ça fait plaisir de te recevoir.
26:30 Alors, ce n'est pas la première fois ici sur Arabelle. Je crois que c'est ta troisième fois.
26:34 Mais avec moi, c'est ta première fois et ça me fait plaisir. C'est un honneur pour moi.
26:37 Mister Salim, alors, vous connaissez certainement ce nom.
26:40 Vous êtes très, très familier. Mister Salim, qui a presque un demi million de followers sur sur sur Tik Tok.
26:47 Incroyable.
26:48 Toi, tu es Tik Tok, Tik Tok.
26:50 Moi, j'ai commencé sur Facebook déjà à l'époque des Vine.
26:53 Toi aussi, d'ailleurs, tu te rends.
26:55 Effectivement, les Vine.
26:56 L'époque des Vine.
26:57 Tu aurais dû poser la question à ces jeunes.
26:58 Parce que, c'est quand même vieux.
27:01 Je ne sais pas s'ils connaissent les jeunes.
27:02 Non, je ne pense pas.
27:03 C'est minul.
27:04 C'est resté un petit temps, Vine.
27:05 J'ai commencé sur Facebook en 2014 et après un moment donné, Facebook a commencé à être démodé, on va dire.
27:12 Du coup, il fallait passer sur Instagram.
27:13 Donc, j'ai balancé mes vidéos sur Insta.
27:15 Ça a bien pris.
27:17 Maintenant, c'est Tik Tok.
27:19 Je suis sur Tik Tok depuis 2020 et tout se passe bien.
27:22 C'était quoi ta première vidéo ? Moi, ça m'intéresse.
27:26 Ta première vidéo qui a explosé.
27:27 Parce que je pense que tous ceux qui sont sur Tik Tok, etc.
27:30 C'est une vidéo qui a fait qu'ils ont une autorité, etc.
27:35 C'est quoi la vidéo qui t'a fait exploser ?
27:40 Moi, c'est les canulars.
27:42 C'est la série de canulars que j'ai balancé.
27:43 Toi, tu es un spécialiste des canulars.
27:45 Sur Instagram, j'avais balancé fin 2018 ou début 2019.
27:51 Je suis passé de 30 000 followers à 300 000, des millions de vues du jour au lendemain.
27:58 J'ai continué dans ça et ça a plu.
28:01 Ça m'a fait découvrir un public plus large.
28:04 Mr. Salim Essam, Anthony Narvik, Asma aussi restent avec nous.
28:07 Il est 19h40.
28:08 On est avec vous jusqu'à 20h dans cette émission spéciale génération Tik Tok sur Arabelle 106.8 FM.
28:14 On se marque une petite pause et on revient juste après.
28:19 En général, je suis rapide.
28:22 C'est très dynamique.
28:24 N'hésitez pas à aller voir sur le compte Instagram de Sana.
28:27 Sana Danin, bien sûr.
28:29 Vous verrez son travail extraordinaire.
28:31 Mr. Salim, toi, tu fais des canulars.
28:33 Alors si, bien sûr, si.
28:35 Je vous dis à vous, chère auditeur et éditeuse, si vous avez un appel téléphonique avec une voix un peu féminine
28:41 qui vous appelle en milieu de la journée ou après le boulot ou avant le boulot.
28:47 Ça dépend d'heures.
28:49 Ne décrochez pas.
28:50 Ne décrochez pas.
28:51 C'est Mr. Salim qui fait des canulars.
28:53 Il fait des canulars extraordinaires.
28:55 Alors Mr. Salim, toi, tu ne fais pas que des canulars.
28:57 Tu fais d'autres...
28:58 Franchement, j'ai touché un peu à tout sur les réseaux sociaux.
29:01 J'ai commencé, j'ai fait les canulars.
29:03 Ensuite, je fais aussi beaucoup de pranks dans la rue, des micro-trottoirs.
29:08 Je ne suis pas qu'une seule lignée.
29:11 Je suis vite lassé.
29:13 Donc, j'essaie de toucher à tout.
29:15 Les thèmes d'actualité, par exemple, est-ce que vous abordez les thèmes d'actualité ?
29:18 Là, maintenant, je ne suis plus sur des trends.
29:22 C'est quoi un trend, par exemple ?
29:24 C'est les tendances du moment ?
29:26 Oui, c'est ça, c'est la tendance du moment.
29:28 Je sais qu'il y a plusieurs tendances sur TikTok.
29:30 C'est des cycles, en fait, je crois qu'ils reviennent.
29:32 Les vidéos, par exemple, d'il y a deux ans, ne sont plus tendances.
29:35 C'est ça.
29:36 J'ai l'impression de parler à mes petits-fils.
29:39 Pour exister sur TikTok, j'imagine qu'il faut être dans la trend.
29:46 Il faut exister à travers les tendances.
29:48 Si on ne poste pas de vidéos, par exemple, sur TikTok.
29:50 Par exemple, moi, je suis Mr. Salim, j'ai 1/2 million d'abonnés.
29:53 Si je ne poste plus pendant un mois, est-ce qu'il y aura un impact ?
29:57 Franchement, c'est chaud de ne pas poster pendant un mois.
30:00 Ça va être compliqué.
30:02 Je ne dis pas que tu vas tout perdre, mais c'est difficile.
30:05 Il ne faut pas faire ça.
30:06 C'est contraignant.
30:07 Ce n'est pas juste ouvrir un compte TikTok et c'est contraignant.
30:12 Parce que vous êtes un peu pris dans ce...
30:14 En tout cas, si tu as envie de réussir sur TikTok,
30:16 il faut poster tous les jours.
30:18 Il faut même poster deux fois par jour.
30:20 Je dirais, moi, je n'arrive pas à poster deux fois par jour.
30:22 Mais si tu veux vraiment réussir, c'est deux fois par jour, tous les jours.
30:25 Et c'est comme ça.
30:26 Là, tu vas prendre un follower.
30:27 Qu'est-ce que vous pouvez dire, par exemple,
30:29 parce que c'est une émission où il y a des mamans, des papas,
30:32 qui nous regardent.
30:34 Et puis, ASMR qui va nous donner un peu de questionnés pour les parents,
30:36 en termes de prévention.
30:38 Senna et Mr. Salim, qu'est-ce que vous pouvez dire, vous, à des jeunes,
30:41 qui certainement, vous avez des messages comme ça sur Instagram ou sur TikTok,
30:44 qui vous disent, voilà, moi, j'ai envie de faire comme vous.
30:46 J'ai envie d'être TikToker ou TikTokeuse.
30:48 Qu'est-ce que je dois faire ?
30:50 Est-ce que vous mettez un peu un frein parce que vous dites,
30:52 attention, c'est un monde quand même assez dangereux.
30:54 Ne quittez pas l'école.
30:56 Faites attention.
30:57 Tout le monde n'a pas la même mentalité, la même carrière que Senna.
31:00 Des fois, ça marche, mais des fois, ça ne marche pas.
31:03 Ça, ce sont les alliés de la vie.
31:05 Mais est-ce que vous conseillez les jeunes à ce niveau ?
31:08 Moi, je connais des vidéastes qui ont voulu commencer,
31:11 mais on va dire, entre guillemets, ils n'assument pas le fait d'être connus.
31:15 La notoriété, c'est quelque chose qu'ils n'arrivent pas à gérer,
31:17 donc ils ont vite arrêté.
31:19 Au début, ils ont commencé, ils ont fait peut-être quatre mois,
31:22 et ils ont arrêté parce que ça les reconnaît dans la rue,
31:24 et eux, ils n'arrivent pas à…
31:26 C'est difficile pour eux.
31:28 Le simple but, c'est d'être connu, ça.
31:29 Tu parles des jeunes qui veulent être absolument connus, c'est ça ?
31:31 Qui veulent se lancer sur les réseaux, mais qui ne veulent pas le côté connu.
31:34 Quand tu te lances sur les réseaux sociaux, il y a tout.
31:36 Il y a le côté positif et le côté négatif.
31:38 Ça, c'est un frein.
31:39 C'est un paquet. Tu es obligé de prendre les deux.
31:42 OK, Sana ?
31:43 Moi, je trouve qu'il y a surtout ça à Bruxelles.
31:46 À Bruxelles, les gens ont du mal à se dire,
31:48 "OK, cette personne-là, elle sait bien se lancer,
31:50 on va lui donner de la force, etc."
31:52 Il y a énormément de critiques autour des gens qui se lancent sur les réseaux sociaux.
31:55 J'y suis convaincue.
31:56 Alors qu'en France, la mentalité est très différente.
31:59 Après, il y a du tout.
32:01 À Bruxelles aussi, "ouais, t'as vu, celle-là,
32:03 celui-là, il a un million, il fait sa star."
32:05 "Oui, c'est ça ?"
32:06 "Et celui-là, celui-là, il ne veut même plus au Snack,
32:08 il fait commander maintenant, mais pas au Snack."
32:10 C'est exactement ça.
32:12 Donc, il y a tout.
32:13 C'est vrai qu'il y a du tout.
32:14 Est-ce que tu as un conseil à donner à ces jeunes
32:17 qui veulent absolument être sur TikTok ?
32:19 Parce que maintenant, on voit sur les réseaux,
32:21 l'autre, il fait TikTok, l'autre, il a des partenariats.
32:23 On va parler des partenariats après.
32:25 L'autre, il a des partenariats, l'autre, il veut...
32:27 Je ne sais pas combien il y a de partenariats.
32:29 Comment je vais arrêter l'école, etc. ?
32:31 Comment on gère ça ?
32:32 Déjà, il faut comprendre qu'il y a toujours eu des gens ambitieux.
32:34 Il y a des personnes qui ont toujours eu des idées,
32:36 qui sont créatives, et ça depuis le plus jeune âge.
32:38 Il y a beaucoup de jeunes qui sont, par exemple,
32:40 "addicts" aux réseaux sociaux, mais qui ont une créativité monstrueuse,
32:43 qui sont vraiment très, très malins.
32:45 Aujourd'hui, ce qui est génial aussi à Bruxelles,
32:47 c'est qu'il y a plein de petites écoles et d'endroits de formation
32:50 où on forme aux réseaux, on forme aux techniques.
32:52 Donc, pourquoi pas réorienter les jeunes
32:54 vers, encore plus, développer si c'est vraiment ce qu'ils veulent faire,
32:57 plutôt que de les freiner.
32:58 Et encore une fois, censurer, freiner, n'a jamais été vraiment...
33:01 n'a jamais donné de résultat.
33:03 Ça veut dire qu'au final, ils vont quand même essayer de se lancer sur les réseaux.
33:06 Et comme l'a expliqué Mr. Salim,
33:08 il faut aussi travailler sur cette image,
33:10 sur les conséquences, en fait, après de se lancer, etc.
33:14 Donc, oui, plutôt les aiguiller, plutôt les écouter,
33:16 plutôt que... Et c'est le problème qu'il y a à chaque génération.
33:18 Moi, ma génération, c'était...
33:20 "Ah non, tu vas te lancer sur Facebook, c'est déjà problématique."
33:22 "Il faut un métier, etc."
33:24 Donc, plutôt les aiguiller, les épauler,
33:26 les aider au niveau de leur estime
33:28 pour pouvoir vraiment préciser un projet, pourquoi pas.
33:30 En an 2023, je me dis, aujourd'hui,
33:33 tout passe beaucoup par les réseaux.
33:35 Ce serait un petit peu être hypocrite
33:37 que d'expliquer que non, c'est pas viable,
33:40 que c'est pas faisable.
33:41 Mais voilà, plutôt travailler là-dessus.
33:43 Et puis, oui, les épauler, quoi.
33:45 - Les épauler, les aider.
33:47 Moi, j'imagine, avec...
33:49 Comment on est parti, j'imagine qu'en 2030,
33:51 je sais pas, c'est une supposition,
33:53 en 2030, en 2040, en 2050,
33:55 qu'il y ait des écoles,
33:57 pour devenir un peu TikTokers,
33:59 influenceurs, influenceuses.
34:01 Comment on est parti ?
34:02 Après, bien sûr, ça dépend de l'objectif
34:04 que le jeune veut avoir, en tout cas.
34:08 Il est 19h49, on est avec vous jusqu'à 20h.
34:12 Donc, dans cette émission spéciale
34:14 "Génération TikTok" avec Mr. Salim,
34:16 Salah Danin et avec Asma,
34:18 notre psychologue clinicienne.
34:19 Juste après, elle va nous donner
34:21 un peu de petits conseils, des conseils pour...
34:23 Ça, c'est plutôt pour les parents.
34:24 Pour les parents, comment prévenir,
34:25 comment déceler et comment encadrer,
34:27 on va dire, ces jeunes qui sont addicts
34:29 à ces applications.
34:31 Allez, on est avec vous jusqu'à 20h
34:33 dans cette émission spéciale "Génération TikTok".
34:35 ♪ ♪ ♪
34:38 - Arabelle.
34:40 ♪ ♪ ♪
34:44 - 19h52, ici, sur Arabelle,
34:47 dans votre émission spéciale "Génération TikTok".
34:50 On est avec vous jusqu'à 20h, ici,
34:52 pour cette dernière partie d'émission
34:54 avec mes invités exceptionnels.
34:56 Ils sont là, franchement, on en a beaucoup.
34:58 En tout cas, moi, personnellement,
34:59 j'ai beaucoup appris.
35:00 Je savais pas ce que c'était...
35:01 Enfin, si, je savais ce que c'était une addiction,
35:03 mais je savais pas comment déceler
35:04 les addictions par rapport...
35:05 Pas par rapport au temps,
35:06 mais par rapport surtout à la manière, etc.
35:08 Alors, Mr. Salim, tu m'as dit en off
35:10 que... Enfin, j'ai terminé, on va dire,
35:13 mon speech en disant que,
35:15 en 2030 ou en 2050,
35:17 on est prêt, on serait prêt
35:19 à avoir des écoles spéciales, spécialisées
35:21 dans, on va dire, dans la pédagogie,
35:23 au niveau TikTok, etc.
35:25 Les influenceurs, les influenceuses.
35:26 Tu m'as dit que ça existe déjà.
35:27 - Ouais, ça existe déjà.
35:28 En fait, hier, je suis tombé sur un TikTok
35:30 où il y a déjà une école en France
35:32 qui, cette année, a lancé le projet gaming
35:35 pour devenir gamer professionnel.
35:36 C'est une option, maintenant, dans cette école.
35:38 - Ça aussi, c'est un thème extraordinaire.
35:40 - C'est dingue, là.
35:41 - Les gaming, ça, c'est...
35:42 Je crois que c'est les gamers,
35:44 c'est les jeunes,
35:45 c'est les plus jeunes millionnaires.
35:46 - Ouais, c'est ça.
35:47 - Ça, ça se génère beaucoup.
35:49 Ça se génère beaucoup.
35:50 - Franchement, j'étais choqué.
35:51 Ils rentrent en classe,
35:52 ils ont tous leur chaise de gaming,
35:53 avec tous leurs PC, leurs casques.
35:55 Ils ont des cours de gaming.
35:57 - Et tu penses qu'avec ça,
35:58 donc s'ils ont lancé ça,
35:59 j'imagine qu'il y aura ça aussi
36:00 pour les...
36:01 Ça me fait rire parce que j'imagine
36:02 des scènes pour les influenceurs
36:03 et les influenceuses,
36:04 donc comment se présenter face à la caméra,
36:05 comment bien vendre un produit défectueux.
36:08 (Rires)
36:10 J'imagine, on en rigole,
36:12 mais honnêtement,
36:13 puisque c'est très tendance,
36:14 tout le monde,
36:15 enfin tout le monde,
36:16 beaucoup veulent faire ça.
36:17 On en rigole,
36:18 mais il y a une partie
36:19 où c'est beaucoup moins drôle
36:20 parce que ça commence dès le plus jeune âge
36:21 et ça, c'est malheureux.
36:22 En tout cas, pour vous,
36:23 vous, en tout cas,
36:24 vous prenez du plaisir,
36:25 vous partagez du plaisir
36:26 sur vos plateformes.
36:27 Mister Salim,
36:28 les prochaines vidéos,
36:29 ça va être sur quoi ?
36:30 Est-ce que tu as déjà un thème
36:31 pour ta prochaine vidéo
36:32 ou tu te dis
36:33 "ça vient comme ça"?
36:34 - Là, je suis sur une série,
36:35 je ne sais pas si tu as vu sur TikTok.
36:36 En fait, je prends des noms
36:37 de joueurs de foot connus
36:38 et je leur donne des noms de…
36:39 - Ah, ça gère ça.
36:40 - Tu sais, je leur donne des noms
36:41 genre par exemple,
36:42 on va dire Zidane, tu vois.
36:43 - El Zidane, je pense à le dire.
36:44 - El Zidane, Zidane, Igno.
36:45 En fait, tu vois,
36:46 je les mets dans chaque pays
36:47 et c'est un concept,
36:48 j'ai juste testé comme ça
36:49 et ça a fonctionné
36:50 dans le monde entier.
36:51 Pendant ma vidéo sur El Benzema,
36:52 elle a fait 15 millions de vues.
36:53 - Magnifique, c'est extraordinaire.
36:54 Il est dans la tendance.
36:55 Il est dans la tendance.
36:56 Ben oui, Mister Salim,
36:57 pour aller voir.
36:58 C'est quoi Mister Salim
36:59 sur TikTok ?
37:00 De toute façon,
37:01 il n'y a qu'à Mister Salim.
37:02 - Oui, non, il n'y en a qu'un.
37:03 - Il n'y a pas des comptes fakes.
37:04 - Non, je pense qu'il y a des comptes fakes.
37:05 - On t'a refait ça, toi aussi.
37:06 Toi aussi ?
37:07 - Oui.
37:08 - Ben écoute,
37:09 on en reparlera,
37:10 on fera une mission spéciale
37:11 compte fake.
37:12 Asma, il y a des parents
37:13 qui nous écoutent bien sûr,
37:14 qu'on salue d'ailleurs.
37:15 Alors, quels conseils
37:16 tu as à leur donner
37:17 aux parents qui ont des enfants
37:18 et qui ne savent peut-être pas
37:19 comment déceler
37:20 ou peut-être prévenir,
37:21 on va dire,
37:22 cette forte consommation
37:24 de TikTok
37:25 et d'autres plateformes ?
37:26 - Alors,
37:27 si les parents écoutent,
37:28 un premier message
37:29 très important,
37:30 bravo,
37:31 ils sont vivants,
37:32 vous les avez maintenus vivants
37:33 jusqu'à cet âge.
37:34 Ils respirent
37:35 et il a fallu mettre
37:36 déjà beaucoup,
37:37 beaucoup d'énergie à ça.
37:38 Donc bravo,
37:39 déjà,
37:40 ils sont vivants.
37:41 Deuxièmement,
37:42 encore une fois,
37:43 la censure ne sert à rien.
37:44 Donc le cerveau humain
37:45 ne fonctionne pas
37:46 avec de la peur
37:47 comme motivation
37:48 première et à long terme.
37:49 - Donc si,
37:50 par exemple,
37:51 il ne faut pas le retirer
37:52 et il ne faut pas le retirer,
37:53 il ne faut pas le retirer,
37:54 il ne faut pas le retirer,
37:55 il ne faut pas le retirer,
37:56 il ne faut pas le retirer,
37:57 il ne faut pas le retirer,
37:58 il ne faut pas le retirer,
37:59 il ne faut pas le retirer,
38:00 il ne faut pas le retirer,
38:01 il ne faut pas le retirer,
38:02 il ne faut pas le retirer,
38:03 il ne faut pas le retirer,
38:04 il ne faut pas le retirer,
38:05 il ne faut pas le retirer,
38:06 il ne faut pas le retirer,
38:07 il ne faut pas le retirer,
38:08 il ne faut pas le retirer,
38:09 il ne faut pas le retirer,
38:10 il ne faut pas le retirer,
38:11 il ne faut pas le retirer,
38:12 il ne faut pas le retirer,
38:13 il ne faut pas le retirer,
38:35 l'enfant ou le jeune à ce moment-là,
38:36 il est autonomisé
38:37 et il n'a même plus besoin lui
38:38 d'y aller tout le temps.
38:39 Donc vraiment du moment de qualité,
38:40 substituer, ça c'est le mot d'ordre.
38:41 Substituer, alors substituer,
38:43 c'est vrai que ça on apprend.
38:44 Merci beaucoup Asma,
38:45 merci beaucoup pour ces conseils,
38:46 malheureusement on n'a plus beaucoup de temps.
38:48 Senna, toi tu es sur les réseaux,
38:52 tu fais des vlogs etc.
38:54 avec le crew Caméra Quartier
38:56 et d'autres vlogs aussi impersonnels
38:57 que tu fais lors de tes expéditions.
39:00 Est-ce que les partenariats,
39:01 tu fais aussi des partenariats
39:02 ou pas du tout ?
39:03 En fait, moi je ne suis pas considérée
39:04 comme influenceuse
39:05 et je n'ai pas une énorme communauté
39:06 donc il n'y aurait pas vraiment d'intérêt
39:08 à part avoir une jolie vidéo,
39:10 ça je sais faire.
39:11 Tu fais de très belles vidéos.
39:12 Oui, il n'y a pas vraiment d'intérêt
39:13 à me contacter pour faire un partenariat,
39:15 je pense.
39:16 Ce n'est pas vraiment ce que je recherche.
39:17 Ce n'est pas ce que tu recherches,
39:18 toi tu fais des vidéos comme ça par plaisir,
39:19 c'est une passion en fait.
39:20 C'est une passion,
39:21 et puis s'il y a des gens
39:22 qui aiment mon travail
39:23 et qui ont besoin de mettre en avant
39:24 comme je l'ai dit au début,
39:25 leur société, leurs produits etc.
39:27 ben là je suis là.
39:28 Voilà, n'hésitez pas.
39:29 C'est Sana, Dany, merci.
39:30 Sana d'avoir été avec nous.
39:31 Malheureusement,
39:32 on n'a pas eu beaucoup de temps de parole
39:33 mais en tout cas,
39:34 on a essayé de donner du temps de parole
39:35 à tout le monde.
39:36 En tout cas, merci.
39:37 Merci beaucoup Sana d'avoir été avec nous.
39:38 Mister Salim, merci d'avoir été avec nous.
39:40 Avec plaisir.
39:41 Toi, ta prochaine vidéo,
39:42 on l'attend avec impatience
39:43 et je sais que toi,
39:44 tu aimerais te lancer dans le cinéma.
39:46 Donc, mes amis réalisateurs,
39:48 mes amis qui font des petites vidéos
39:49 et même avec Caméra Quartier bien sûr,
39:51 cette émission est ici,
39:52 elle est aussi là pour créer des connexions,
39:54 des liens.
39:55 Vous avez Mister Salim qui est disponible tout le temps,
39:58 même en pleine nuit.
40:00 N'hésitez pas à le solliciter
40:01 pour pouvoir tourner dans l'une de vos vidéos,
40:04 dans vos films.
40:05 Merci Mister Salim d'avoir été avec nous.
40:06 De rien, avec plaisir.
40:07 Merci pour l'invitation.
40:08 Merci Esma d'avoir été avec nous.
40:09 Merci pour tes conseils précieux.
40:10 Avec plaisir.
40:11 Et on se dit à très bientôt.
40:12 Oui, et justement,
40:13 moi aussi, je suis de deux côtés de la barrière.
40:16 C'est-à-dire que je fais aussi de la prévention
40:17 sur les réseaux avec mon amie qui est psy aussi.
40:19 Ça s'appelle Noterapy.
40:21 Noterapy, ça c'est votre équipe.
40:22 Noterapy, exactement.
40:23 Vous êtes deux, c'est ça ?
40:24 On est deux, exactement.
40:25 Et une psy à BXL aussi,
40:26 ça c'est mon compte à moi.
40:27 Et je fais beaucoup de prévention aussi dessus.
40:29 Et puis aussi, je parlais du sport qui est extrêmement important.
40:32 Et justement, ça devient de plus en plus accessible.
40:33 Donc il y a aussi un centre qui est chouette
40:34 qui s'appelle Medihien
40:36 et qui vraiment propose un accompagnement très très chouette
40:39 au niveau de la santé mentale et du sport.
40:40 Merci.
40:41 Merci Esma.
40:42 Merci pour tes conseils.
40:43 Merci à vous, chers auditeurs et auditrices.
40:44 En espérant avoir été utile pour vous,
40:45 on se donne rendez-vous la semaine prochaine
40:46 pour une nouvelle édition de Second Arrêt.
40:48 Rendez-vous la semaine prochaine.
40:50 A la semaine prochaine et bon week-end !
40:52 Salam aleykoum

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