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00:02 RTL midi. Agnès Bonfillon, Éric Brunet.
00:06 Il va falloir du temps, mesdames, messieurs, pour estimer le montant véritable des inondations
00:12 dans le département du Pas-de-Calais et les sinistrés dont de nombreuses entreprises sont en train de parer au plus pressé.
00:19 Oui, on va tenter de voir un petit peu quel est le bilan, le premier bilan de ces entreprises qui
00:25 souvent doivent mettre leurs salariés au chômage
00:28 partiels. Nous sommes avec le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie des Hautes-France, Philippe Ourdin. Bonjour, monsieur.
00:35 Bonjour. Merci d'être avec nous. Avant de vous donner la parole,
00:38 je souhaitais que nous revenions sur un cas très précis, très concret.
00:43 Le cas de Christophe Ivar et de son épouse qui sont pharmaciens à Saint-Etienne-aux-Monts. Et nous sommes avec Christophe. Bonjour.
00:49 Bonjour. Vous accueillez à nouveau les clients depuis ce matin ? Vous pouvez le faire ? Oui, tout à fait.
00:56 On a subi trois crues successives et à la première crue, on a
01:03 eu beaucoup de chance parce qu'on a prévu une alimentation électrique par les plafonds.
01:08 Donc on a pu isoler nos systèmes informatiques et nos frigos.
01:13 Et en les surélevant simplement, nous n'avons pu sauver notre matériel essentiel pour notre travail.
01:20 Donc
01:22 après tout le reste, les petites boîtes et tout ça, on monte, on descend, on monte les océans.
01:26 C'est beaucoup de temps, beaucoup de travail, beaucoup de... Mais les outils primordiaux...
01:32 C'est-à-dire le système informatique ? Tout à fait. C'est des fichiers avec des historiques qui sont constitués sur des mois et des années.
01:41 Et donc si on perd ça, on perd...
01:44 On ne peut plus redémarrer. C'est tout.
01:46 C'est fini. Donc
01:50 à chaque crue, on lave. C'est des heures et des heures et des heures et des heures de travail.
01:54 Et on nettoie pour avoir quelque chose de propre, de décent, et qui est à l'image d'une officine classique en France.
02:02 Arrivez-vous à estimer le montant des dégâts que vous avez subi ? Ou peut-être est-ce trop tôt ?
02:10 C'est un peu trop tôt. Je pense que je vais devoir me faire accompagner.
02:15 Je vois qu'il y a plein de solidarité, et notamment des gens que je ne connais pas, qui m'appellent.
02:20 Ce matin, j'étais en train de servir, et une dame, une pharmacienne, une collègue, une confrère,
02:26 qui est loin d'ici, qui m'a dit "J'ai subi deux inondations successives, je vous donne des conseils".
02:32 Je lui ai dit "Bon ben, elle m'a expliqué un petit peu quelques conseils, et puis je vais la rappeler pour avoir de plus amples
02:38 renseignements". Mais je vois qu'il y a des élans de solidarité,
02:43 des petits gestes qui
02:45 sont perçus comme des grâces, et puis qui nous permettent de rester debout.
02:49 Et des équipes mises en place également ?
02:51 J'ai des équipes de bénévoles, de services techniques, mais aussi une équipe au sein de mon officine extraordinaire.
02:58 J'ai une dame, à 3 heures du matin, elle s'est levée, quand on a eu l'alerte,
03:04 elle l'a su par les services techniques, son mari travaillant, et elle est venue m'aider toute la nuit,
03:11 comme mon épouse, mais nous c'est notre famille, c'est notre
03:14 bébé, notre pharmacie, en quelque sorte, ça fait 30 ans que je suis là.
03:19 J'ai des équipes qui se sont vraiment bien investies.
03:24 On est avec Philippe Bourdin, également le président de la Chambre de commerce et d'industrie des Hauts-de-France.
03:29 Philippe Bourdin, ce que vient de nous dire ce pharmacien,
03:34 c'est un cas parmi des centaines, que dis-je, des milliers dans la région des Hauts-de-France.
03:41 Et maintenant, tout le monde se gratte la tête et se dit "comment on va faire ?" parce qu'il va y en avoir des déclarations de sinistre.
03:47 Tout à fait, pas seulement des déclarations de sinistre, aussi il va falloir des méthodes, une méthodologie pour tout.
03:55 Et si vous voulez, nous avons l'habitude, dans cette région, puis avec
03:59 tous les éléments de crise qu'il y a depuis quelques années, dont la crise sanitaire,
04:02 de monter ce qu'on appelle une "task force" à chaque fois qu'il y a une crise.
04:07 Cette task force est tout de suite montée par le président du conseil régional,
04:11 le préfet de région et moi-même, enfin le monde économique, le représentant du monde économique.
04:16 Et cette task force, d'abord, c'est tout de suite un numéro de téléphone, 030 63 79 00,
04:24 de manière à pouvoir répondre,
04:26 essayer de trouver un kit de ressources utiles
04:29 pour proposer aux entreprises, quelle que soit leur taille,
04:32 de pouvoir leur donner un coup de main.
04:35 - Un coup de main, vous parlez de quoi ? Un coup de main, aujourd'hui, face aux matériels détruits, etc.
04:41 Ou vous parlez déjà du volet administratif et assurantiel ?
04:47 - Tout à fait.
04:49 - Je vous ai dit A ou B ? Alors vous me dites tout à fait A ?
04:52 - B.
04:54 - C'est-à-dire les aider, les accompagner pour faire les déclarations de sinistre ?
04:56 - Tout à fait.
04:58 Et une méthodologie, parce que quand vous avez un tel sinistre,
05:01 vous avez un, votre matériel, vous avez les locaux,
05:04 vous avez vos stocks, et vous avez surtout les collaborateurs
05:08 qui sont dans la peine, parce que que vont-ils devenir ?
05:11 C'est la première question qui nous se pose.
05:13 - Alors vous savez ce qu'on va faire ? On va déjà le saturer,
05:16 je dis ça avec une certaine ironie,
05:18 on va déjà le saturer, le numéro, parce qu'on va le répéter,
05:21 franchement, il doit y avoir des tas de commerçants,
05:24 de chefs d'entreprise qui nous écoutent, qui ont été sinistrés,
05:27 qui n'ont pas eu le temps de saisir un stylo pour noter le numéro
05:30 de cette task force que vous évoquez,
05:32 qui réunit tous les acteurs économiques de la région.
05:35 Et donc, mesdames, messieurs, prenez un stylo, voilà,
05:38 et le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie
05:40 va répéter ce numéro, au bout duquel vous aurez quelqu'un
05:43 qui vous accompagnera pour les premiers pas,
05:46 pour déclarer un sinistre, par exemple.
05:48 On vous écoute, monsieur le président de la Chambre de Commerce.
05:50 - 0-3-20-63-79-0-0, n'hésitez pas à nous appeler,
05:57 on veut connaître l'ensemble des entreprises qui ont un souci,
06:01 puisque nous préparons une équipe pour aller vous aider sur place.
06:03 - Allez, on le répète une troisième fois, si vous voulez bien.
06:06 - 0-3-20-63-79-0-0.
06:10 - Merci beaucoup.
06:11 - Je vous en prie.
06:13 - Dans un instant, tout autre sujet, parce que c'est aussi ça, RTL midi.
06:19 Nous allons parler du traitement de l'obésité,
06:22 avec de nouveaux traitements qui arrivent, effectivement,
06:25 sur le marché et qui sont porteurs d'espoir.
06:28 Restez avec nous.
06:29 - À tout à l'heure.
06:31 pour vous prendre de l'actualité.
06:33 [SILENCE]