00:00 Et l'écho d'ici ce matin nous prouve que tous les paris peuvent être réussis.
00:07 On est à Grasse ce matin avec Franck, Franck Vidal qui a ouvert il y a quelques mois un
00:11 restaurant vegan, ça s'appelle Poulpi Place.
00:14 Bonjour Franck.
00:15 Bonjour Quentin.
00:16 Alors je vais associer votre compagne, Kezia, à cette histoire.
00:21 Oui, tout à fait.
00:22 Vous avez ouvert un restaurant vegan.
00:24 Oui, mais je ne l'ai pas ouvert tout seul.
00:25 Pardon ? Je disais, je ne l'ai pas ouvert tout seul.
00:29 Effectivement, vous étiez à Grasse pour ce restaurant vegan, sachant qu'avant, il
00:33 y avait à cette même place, et c'est là que c'est drôle, je vous laisse nous dire
00:36 ce qu'il y avait avant votre restaurant.
00:37 Tout à fait, il y avait une boucherie.
00:40 Voilà, donc rien à voir, justement c'est pile l'inverse.
00:43 Le moins qu'on puisse dire en plus, c'est que l'installation de votre restaurant ne
00:48 s'est pas faite comme ça, Franck.
00:50 Ah bah non, mais après ça, ce n'est pas le problème uniquement de notre restaurant,
00:55 c'est en général pour monter un établissement en France.
00:58 C'est un véritable parcours du combattant.
01:00 Mais vous, il y a une histoire particulière, parce que ça a été compliqué déjà pour
01:06 monter la boîte, je sais, sur le plan financier, puis même installer un environnement vegan
01:12 là où avant c'était justement de la viande, ça ne doit pas être évident ?
01:14 Ça dépend, oui ou non.
01:19 On a été très bien accueillis par M.
01:21 le maire qui avait vu notre projet.
01:24 On a eu forcément, comme vous disiez, des détracteurs qui ont été assez virulents
01:30 d'ailleurs sur Facebook, enfin les réseaux sociaux.
01:33 Par contre, l'histoire qui est vraiment très intéressante, c'est que les personnes qui
01:40 ont vendu la boucherie ont vraiment adoré notre projet et nous ont choisi en quelque
01:46 sorte.
01:47 C'est ça, ce sont les anciens propriétaires de la boucherie qui ont choisi votre dossier,
01:51 votre projet.
01:52 Et maintenant, c'est comme si vous étiez à Doubaie finalement.
01:55 En quelque sorte, oui, tout à fait.
01:58 D'ailleurs, ils sont venus nous visiter et ils ont vraiment adoré ce qu'on a fait de
02:02 leur lieu.
02:03 C'est-à-dire que pour eux, quand ils ont vu notre projet, ils se sont dit qu'on pouvait
02:09 continuer à donner âme et à donner une suite à leur bébé, en quelque sorte.
02:17 Et d'ailleurs, on a gardé à l'intérieur des objets, l'historique de la boucherie.
02:24 Et même en redécouvrant des murs des années 70, des carreaux des années 70, on a gardé
02:30 des crochets, on a gardé des frigos, des portes de frigo des années 60.
02:36 Il paraît que ça a même ému les anciens propriétaires de la boucherie de revoir ça.
02:41 Tout à fait.
02:43 Tout à fait.
02:44 Quand il a revu les carreaux au mur des années 70, quand il est rentré à l'intérieur,
02:49 puisque c'était la première fois où il était rentré quand il était jeune dans
02:52 cet endroit.
02:53 Il y a une question que je voulais quand même vous poser aussi au début.
02:55 Le resto s'appelle Poulpey Place.
02:58 Pourquoi ça s'appelle comme ça, Franck ?
03:00 Alors, avec ma femme, vous avez les poules.
03:05 Et comme elle est anglaise, la première fois qu'elle a vu "poulpe" en français, puisqu'en
03:10 anglais c'est "octopus", quand elle a vu "poulpe" en français, elle a prononcé
03:15 "poulpey", le "e" à la fin.
03:17 Donc, en fait, c'est resté notre petit mot, notre nickname entre nous.
03:22 Et on s'est dit, le jour où on rentrait à un établissement, on l'appellerait la
03:26 place du "poulpey".
03:27 C'est pour ça qu'il y a un mélange entre français et anglais, et puis ce petit mot
03:30 amusant.
03:31 D'ailleurs, ce qui est génial, c'est qu'au niveau marketing, c'est vrai que tout le monde
03:38 se rappelle du "poulpey".
03:39 Oui, au final, ça reste marquant.
03:43 Franck, un mot aussi sur ce restaurant.
03:48 Et au niveau de la clientèle, je voulais savoir si vous croisiez de temps en temps,
03:52 ou si vous serviez des clients de l'ancienne boucherie ?
03:54 Oui, il y a des clients de l'ancienne boucherie qui sont venus.
03:59 Déjà, premièrement, il y a les propriétaires qui sont venus à plusieurs reprises, les
04:03 anciens propriétaires de la boucherie qui sont venus à plusieurs reprises.
04:05 Et après, il y a des clients, et d'ailleurs, il y a des clients qui sont très honnêtes
04:11 avec nous, qui s'étaient un peu moqués de nous au départ, puisqu'ils nous l'ont
04:15 dit.
04:16 On s'était moqué de vous au départ.
04:17 Et puis finalement, on a entendu parler de vous, on a entendu que vous faisiez de la
04:22 bonne nourriture, que c'était sympa, que vous étiez des gens sympas, que l'ambiance
04:26 était cool.
04:27 Et puis du coup, ils sont venus boire un verre, ils sont venus déguster des plats, puis ils
04:31 ont dit, finalement, c'est bien, c'est cool.
04:33 C'est vrai qu'après, au niveau de la clientèle, finalement, on a 40% de vegans.
04:39 Et ensuite, on a tout le monde.
04:43 - Et qu'est-ce qu'on a à la carte ? Dites-moi justement, Franck, donnez-nous le mot à la
04:47 bouche, qu'est-ce qu'on a ? - Alors, on essaie de faire au maximum un plat
04:52 du jour, un plat du jour avec des légumes qu'on récupère chez notre copain dans le
04:57 Var, une roquebrousse à l'argent, on se la fait en Ducan-Tareau.
05:00 Donc, on essaie de sortir des plats du jour avec des légumes de saison qui viennent de
05:05 chez lui.
05:06 Et ensuite, on a le plat le plus vendu, le burger, avec Beyond Meat, on fait du toasted
05:17 sandwich, on fait du guacamole à la minute, du houmous fait maison, et on fait découvrir
05:23 aussi des fromages, enfin des faux-mages, on va dire fromage en français, vegan.
05:28 - C'est une belle histoire qu'on avait envie de partager avec vous, Franck, ce resto vegan
05:33 qui s'appelle Poulpiplas, on est sur l'avenue Isnar à Grasse, si vous connaissez, et qui
05:38 a remplacé cette fameuse boucherie, une histoire atypique, et avec une issue positive, c'est
05:44 ça qu'on avait envie d'évoquer avec vous.
05:46 Merci Franck, et bon courage et bonne continuation pour ce resto.
05:49 - Merci beaucoup, merci, merci beaucoup, au revoir.
05:54 L'Eco, avec La Place Business, le service de mise en relation de la Chambre de Commerce
05:57 et d'industries NISCO de l'Azur qui interconnectent les entreprises azuréennes.
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