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  • il y a 3 ans
Le porte-parole SICP Police, Matthieu Valet, est revenu sur l’ensauvagement de la France : «On est là, face à Thomas, victime de la décivilisation. Aujourd’hui, pour un regard mal croisé pour un différend X ou Y, on peut prendre des coups de couteau».

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Transcription
00:00 D'abord j'ai une pensée pour la famille de Thomas Cézan qui a été tué au couteau
00:04 dans la nuit samedi à dimanche à Crépole dans ce village de 500 bonnes âmes.
00:08 Et d'une certaine manière cette fratrie faisait partie de trois frères,
00:11 une famille de restaurateurs, cette France qui se lève tôt,
00:14 cette France sans histoire, cette France finalement qui ne brûle pas de voiture,
00:17 qui ne deal pas, qui ne se fait pas connaître pour ses règlements de compte,
00:20 cette France finalement qui paye ses impôts et qui a la sueur de son front,
00:23 fait vivre le pays.
00:24 C'est la France qu'on aime et c'est pour ça aujourd'hui que tous les Français
00:26 sont bouleversés par le décès de ce garçon qui aimait passionnément le rugby.
00:30 Et quand on voit qu'il y a 17 décès, 4 blessés encore ce matin à l'hôpital
00:33 qui ne sont plus en urgence absolue, avec des enquêteurs-gendarmes
00:36 de la section de recherche de Grenoble qui mettent tout en œuvre
00:38 pour retrouver ces dizaines de barbares qui sont venus commettre l'irréparable
00:43 dans la nuit samedi à dimanche, on est là face à Thomas, victime de la décivilisation.
00:47 C'est-à-dire aujourd'hui, pour un regard mal croisé, pour un différent x ou y,
00:52 on peut prendre des coups de couteau et malheureusement vous le disiez,
00:55 120 attaques au couteau par jour aujourd'hui.
00:58 Il y a une explosion de la violence liée à ces faits en France
01:02 et nous les policiers et les gendarmes, nous sommes en première ligne
01:04 pour protéger ces victimes.
01:05 Effectivement, je salue ce vigile qui était à l'entrée avec trois autres de ses collègues
01:10 pour protéger cette soirée.
01:11 Vous imaginez bien que toute la nuit, ça s'est bien passé.
01:13 Il n'y a pas eu d'heure, il n'y a pas eu de violence et qu'on ait une bande
01:17 d'une dizaine de criminels qui sont venus pour commettre cet acte criminel
01:20 et j'espère qu'ils en répondront sévèrement devant la justice.
01:23 J'en terminerai là.
01:24 On entend beaucoup justice pour Nahel, justice pour Adama, justice pour Théo,
01:28 mais moi c'est justice pour Thomas aujourd'hui.
01:30 C'est un garçon qui n'était pas connu des services de police,
01:32 qui ne s'était jamais fait connaître par la voyoucratie,
01:34 qui n'avait jamais posé de problème, qui allait au lycée à Roland-sur-Isère
01:38 et c'est cette France-là aussi, c'est cette France pour laquelle les policiers
01:40 et les gendarmes se battent parce qu'elle a besoin de la police
01:42 et de la gendarmerie pour se protéger face à la loi du plus fort,
01:45 face à la loi qui tue, face à celles et ceux qui pourrissent notre quotidien
01:48 et qui aujourd'hui font des morts dans nos rues, dans nos villages,
01:50 dans nos soirées, dans nos festivités.
01:52 [Musique]
01:56 [SILENCE]
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