00:00 - On va se rendre du côté d'Israël.
00:02 Retrouvez notre correspondante Claire Duhamel.
00:05 Bonjour, Claire.
00:06 Pas de commentaires pour le moment côté israélien.
00:10 En savez-vous plus, vous, sur ce potentiel accord
00:13 dont il est question aujourd'hui ?
00:15 - Bonjour.
00:18 A l'heure actuelle, ça n'a pas été confirmé
00:20 par les autorités israéliennes,
00:22 mais de nombreuses sources ont parlé à la presse internationale,
00:26 à l'agence France Presse, notamment.
00:28 On parlerait de la libération
00:30 de 50 à 100 otages civils israéliens
00:34 contre vraisemblablement 300 femmes et enfants
00:38 détenues par Israël dans les prisons en Israël,
00:42 puisqu'on sait qu'il y a de nombreux prisonniers palestiniens,
00:45 notamment sous le régime de la détention administrative.
00:48 Selon ces sources proches de l'accord
00:50 qui parlent à la presse internationale,
00:53 on parlerait de 10 otages libérés par jour
00:55 contre 30 prisonniers qui sont dans les prisons israéliennes.
00:59 En échange, il y aurait une trêve qui pourrait durer 5 jours.
01:03 Ce serait un cessez-le-feu complet, selon ces mêmes informations,
01:07 un arrêt du survol par les avions israéliens du sud
01:10 de la bande de Gaza.
01:12 Mais dans le nord, les avions israéliens
01:14 continueraient à pouvoir opérer environ 18 heures par jour.
01:17 Ils pourraient survoler l'enclave palestinienne,
01:20 toujours selon des sources proches du dossier.
01:23 Et puis, d'un point de vue humanitaire,
01:25 on parle de l'entrée de 100 à 300 camions d'aide humanitaire
01:30 avec des médicaments, de la nourriture et du fioul.
01:33 Ils passeraient tous les jours par le poste frontière de Rafah.
01:37 L'aide humanitaire a été augmentée ces derniers jours,
01:40 mais ça reste insuffisant selon les instances internationales.
01:43 Mais on le dit pour l'instant, il n'y a pas de confirmation
01:46 côté israélien, à cause notamment d'un litige,
01:49 puisque l'Israël voudrait qu'il y ait un regroupement familial,
01:53 c'est-à-dire que si un otage est pris en otage civil,
01:56 marié à un soldat, par exemple,
01:58 s'ils sont otages ensemble,
02:00 le soldat devrait être libéré également.
02:03 Pour l'instant, le Hamas le dit, il est hors de question
02:06 pour le mouvement islamiste de libérer des soldats israéliens.
02:09 -Voilà pour l'état de ces négociations
02:12 et ce qu'ils s'en disent côté israélien.
02:14 On sait que Benyamin Netanyahou,
02:16 chef du gouvernement israélien, se retrouve sous pression.
02:19 Il recevait hier soir les familles des otages.
02:22 Qu'en pensez-vous ?
02:23 -Le Premier ministre israélien n'a tout simplement jamais été
02:28 aussi impopulaire dans son pays.
02:30 Hier, il a reçu avec le cabinet de guerre
02:33 environ 107 personnes, qui sont des représentants
02:36 de ces familles des 240 otages.
02:38 Ces familles se sont dites déçues à la sortie de cette réunion,
02:41 puisque rien ne leur a été annoncé de façon claire.
02:44 L'un des cousins d'un otage, Udi Goren,
02:46 qui est l'un des porte-paroles de ce mouvement,
02:49 a notamment dit à la chaîne 12
02:51 qu'environ 100 députés du Parlement leur avaient dit
02:54 que la priorité pour le pays, c'était de libérer les otages.
02:58 Mais eux, ce qu'ils ont ressenti avec cette rencontre
03:01 avec Benyamin Netanyahou, c'est qu'il y a deux priorités,
03:04 libérer les otages et détruire le Hamas.
03:07 Ce que craignent les familles des otages,
03:09 c'est que la priorité de détruire le Hamas
03:12 prenne le dessus sur le sort de leurs proches.
03:14 Benyamin Netanyahou a mis très longtemps
03:17 pour rencontrer ces familles d'otages,
03:19 plusieurs semaines, au moins à deux reprises,
03:21 mais c'est la première fois qu'il les rencontre
03:24 de façon aussi nombreuse.
03:26 Dans un même temps, les manifestations
03:28 des familles des otages et de leur soutien se poursuivent.
03:31 Elles sont quasi quotidiennes à Jérusalem,
03:34 mais aussi à Tel Aviv.
03:35 Les familles disent qu'elles continuent
03:37 à maintenir la pression sur le gouvernement.