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  • il y a 3 ans
Victor Adelman, un célèbre écrivain, vient de mourir. Un journaliste rend visite à sa veuve, Sarah Adelman. Commence alors le récit d'une histoire d'amour mouvementée, soit quarante-cinq ans de vie commune. Sarah rencontre Victor en 1971 et devient rapidemment sa muse. Elle se passionne pour son travail et l'épouse malgré les relations glaciales qu'elle entretient avec ses futurs beaux-parents. La passion laisse place peu à peu à la routine. Victor, à la fois égocentrique et tourmenté, commence à avoir du succès et reproche à Sarah de s'embourgeoiser, elle qui était si libre et rebelle au début de leur relation. Il la trompe sans vergogne et la fait souffrir...
Transcription
00:00 ...
00:02 N'en déplaise à certains,
00:03 on rencontre parfois l'amour irréversible.
00:06 ...
00:08 -Victor et moi,
00:11 c'est toute une histoire.
00:12 ...
00:14 Je savais déjà que c'était autour de lui
00:15 que toute ma vie s'articulerait.
00:17 -Comment tu t'appelles ? -Sara.
00:18 J'étais comme un moustique attiré par une ampoule
00:20 sur le point de griller.
00:22 -Je sais pas si c'est l'alcool ou si elle est devenue moche
00:23 pendant que je dormais, mais au réveil, putain,
00:25 c'était plus la même.
00:26 -Vous avez annoté tout mon texte, là ?
00:27 -Ah oui ?
00:28 -Le problème, c'est qu'elle va me castrer.
00:30 Et vous savez très bien que j'ai plus beaucoup de couilles.
00:32 -Ah, c'est peut-être ça, le problème.
00:33 ...
00:34 -Ce serait possible d'avoir une charme, s'il vous plaît ?
00:36 -C'est vrai qu'elle adore faire l'amour avec moi.
00:37 -Oui, vas-y, lâche.
00:38 -Un fiasco.
00:39 Je sais pas pourquoi il m'écrasait le visage comme ça.
00:42 -Ah !
00:42 -T'appelles ça une copine, John ?
00:45 Moi, j'appelle ça une pute.
00:46 -Oh, oh, Claude.
00:47 -Je t'en supplie, souris-moi.
00:49 -Elle picole, en plus ?
00:50 -Moins que votre épouse.
00:51 -Ah !
00:52 -J'ai même plus besoin de boire.
00:53 C'est de la vodka, cette fille.
00:54 -Victor Adelman.
00:55 -Bonsoir.
00:56 -Bonsoir.
00:56 -Victor Adelman ?
00:57 -Oui.
00:58 -C'est qui ?
00:59 -Tu vois, quand j'ai commencé,
01:00 je me disais que j'avais la tête d'un acteur qui écrivait des livres.
01:02 -Mais maintenant, j'ai vraiment la tête d'un type qui écrit des livres.
01:05 -Souris-moi.
01:06 -T'es la femme la plus dingue que j'ai jamais croisée.
01:09 Alors pourquoi tu veux ressembler à Anne-Emmanuel Giscard d'Estaing ?
01:11 -Oh, merde !
01:12 -J'ai choisi la seule femme
01:14 qui ne peut pas être impressionnée par ce que je fais,
01:16 par ce que j'écris,
01:17 par ce que je pense.
01:19 -Pas trop vite, mon amour.
01:20 -Il est où ?
01:21 -Il arrive, là, madame.
01:22 -Non, mon mari !
01:23 -Tout s'enflamme !
01:24 -Pourrais-tu pleurer ?
01:28 -Parce que c'est bien.
01:29 -Si j'étais une femme, c'est exactement comme ça que je m'habillerais
01:35 pour aller retrouver quelqu'un.
01:36 -Moi, si j'étais un homme, c'est exactement comme ça que j'agirais
01:39 pour que ma femme se tire.
01:40 -J'aime bien tout ce qu'elle dit,
01:44 et j'aime bien qu'elle pose sur tous les gens, les filles.
01:46 -Giscard !
01:49 -J'ai tout ce dont je rêvais.
01:58 [Rire]
01:59 Sous-titrage Société Radio-Canada
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