00:00 Jean, il y aura un délai de deux ans avant éventuellement, avant l'application de cette méthode dite équilibrée.
00:06 Deux ans, qu'est-ce que vous en pensez de ce délai ?
00:09 Deux ans, étant donné que nous sommes en France, on va partir du principe que ça va faire au moins quatre ans
00:13 compte tenu de la rapidité de l'administration française.
00:17 Et donc ?
00:18 Et donc, je pense qu'on va essayer de s'acheminer vers l'horizon 2030 avec le renouvellement de la flotte
00:25 et qu'on est en train de nous préparer une petite séance de cinéma pour faire croire qu'on s'occupe de quelque chose.
00:31 Vous voulez dire qu'on essaie de gagner du temps, là ?
00:34 Tout à fait. D'ailleurs, ça fait beaucoup de temps qu'on gagne du temps.
00:38 On a vu ça à plusieurs reprises.
00:40 Maintenant, on propose d'autres trajectoires, d'autres méthodes dont nous étions demandeurs d'ailleurs
00:46 et nous n'avons jamais eu de réponse l'année dernière.
00:49 On avait eu ces questions suite déjà à des modifications qui s'étaient prises compte tenu de la GNSS,
00:57 c'est-à-dire la centralisation des départs à 15 mètres près.
01:01 C'est Thomas Makhindoulou qui l'a dit. Ce n'est pas nous qui l'avons inventé.
01:04 Parait-il, sur ordre de Bruxelles, comme d'habitude.
01:07 Donc, toutes les déclarations, on en prend et on en laisse.
01:12 Aujourd'hui, c'est quoi ? C'est de la lassitude ou vous êtes encore déterminé à faire bouger les choses ?
01:17 Est-ce que ça s'améliore un petit peu, que la vie des riverains aux alentours de l'aéroport s'améliore ?
01:23 De la lassitude, on ne peut pas dire de lassitude, autrement on s'arrêterait.
01:26 Par contre, ce qu'on aimerait, c'est des décisions un peu concrètes, pas uniquement des effets d'information.
01:34 Est-ce que vous avez espoir qu'un jour, les riverains de l'aéroport vivent une situation un peu plus apaisée par rapport à ces avions ?
01:42 Oui, s'il y a une volonté politique, on peut le faire.
01:45 Tout le monde le sait, il y a une volonté politique et une volonté technique.
01:48 Technique, on peut arriver à le faire, ça on le sait.
01:51 Et politique, évidemment, personne ne bouge.
01:53 Alors, en plus de ça, on vient de nous annoncer qu'on va modifier les navettes sur Paris
02:00 en supprimant l'Air France sur ces navettes et en faisant venir une autre compagnie low-cost.
02:05 Transavia.
02:06 Transavia.
02:07 Et par conséquent, quand une compagnie low-cost arrive, il est évident que c'est pour gagner de l'argent.
02:13 Donc les problèmes des riverains, ils n'en ont rien à faire.
02:15 Ça veut dire que c'est une mauvaise nouvelle pour les habitants des riverains de l'aéroport ?
02:18 Tout à fait, pour les riverains dans l'aéroport, pour le personnel à l'aéroport,
02:21 pour le personnel navigant, pour la tour de contrôle, pour tout le monde.
02:24 Puisque maintenant, les compagnies aériennes font la loi,
02:27 comme un laboratoire pharmaceutique fait la loi avec le ministère de la Santé.
02:33 Pourquoi les compagnies low-cost sont moins bien ou moins disantes par rapport à une compagnie normale ?
02:42 Tout simplement parce qu'ils n'ont pas la même législation sur le travail.
02:46 Donc on a vu avec Ryanair notamment, ils dépendent du ministère du Travail d'Irlande.
02:52 Donc par conséquent, ici, ils se moquent complètement de ce qui se passe sur Marseille.
02:56 Le principal pour eux, c'est de faire de l'argent pour tous les moyens.
02:58 Qu'est-ce que vous attendrez très concrètement pour terminer sur ce qui va se passer pour ces deux zones ?
03:03 Est-ce que vous avez espoir qu'il y ait quelque chose qui aboutisse ?
03:07 Et je pense notamment, vous faites partie de ceux qui réclament le retour aux trajectoires dispersées.
03:15 Vous les demandez, vous le réclamez. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui fait toujours partie des options ?
03:20 Oui, c'est toujours d'actualité.
03:22 Alors on demande le retour des trajectoires dispersées précisément parce qu'ils les ont annulées.
03:26 On demande à revenir à cette situation.
03:29 Ce n'est pas la tasse de thé, cette situation.
03:32 De toute manière, on a quand même les avions au-dessus de la tête.
03:34 Mais la différence, c'est qu'à ce moment-là, on va passer une fois sur une commune, une fois sur l'autre.
03:39 Et nous sommes d'ailleurs maintenant en accord avec beaucoup de communes avoisinantes avec lesquelles nous avons des réunions.
03:45 Comme qui par exemple ?
03:46 Père Namirabo entre autres.
03:49 Surtout Père Namirabo.
03:50 Après d'autres s'y sont joints, que ce soit l'Europe, que ce soit Gignac.
03:55 Au fur et à mesure, la fédération monte.
03:59 Répartir les problématiques, c'est tout ça ?
04:01 Répartir les problématiques, tout à fait.
04:03 On n'a jamais dit qu'on était contre l'aéroport.
04:05 On l'a même écrit.
04:06 Nous ne sommes pas contre l'aéroport.
04:07 On ne veut pas le faire fermer.
04:08 C'est un bassin d'emploi.
04:10 On veut le garder.
04:11 Mais il y a des décisions à prendre pour que ces départs, ces arrivées aussi pour certains,
04:18 parce que ce n'est pas uniquement les départs pour nous, mais aussi les arrivées pour d'autres, soient respectées,
04:23 soient moins bruyantes et respectent un petit peu les riverains du secteur.