- il y a 3 ans
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NewsTranscription
00:00 Ici Sud Radio.
00:03 Les Français parlent au français.
00:08 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:11 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:14 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:17 Ah, vous étiez, effectivement, vous avez assisté à la joute, au rage des uns, aux pleurs des autres,
00:25 le rejet du projet de loi sur l'immigration.
00:30 C'était lundi, c'était avant-hier.
00:33 On en a parlé hier avec Jérôme Fourquet,
00:36 et ça a fait beaucoup, beaucoup de bruit, ça continue à en faire.
00:40 D'ailleurs, c'est pas fini, commission mixte paritaire, etc.
00:43 Mais il y a eu quelque chose de formidable, et c'est là que la politique,
00:47 la politique, la poloche, comme disait Eric Dupond-Moretti,
00:51 prend tout son sens parce que c'est les coulisses, et de temps en temps,
00:55 on a un bruit des coulisses, on a l'image des coulisses.
00:58 Écoutez.
00:59 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
01:02 Les perles du jour.
01:04 Pierre Chen, très très jolie chanson, c'est pas moi.
01:07 Eh ben c'est pas moi, non non, c'est pas lui.
01:09 C'est pas lui, qui lui ? Oui, vous savez qui on accuse ?
01:11 Eh bien, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est accusé
01:14 par la présidente des députés du groupe LFI à l'Assemblée Nationale,
01:19 Mathilde Panot, sur des faits pouvant s'apparenter à de la corruption d'élus.
01:24 Corruption, corruption, ça va vite, c'est pas plutôt confusion.
01:27 Alors qu'est-ce qui s'est passé ?
01:28 Eh bien, au moment de, vous savez, le vote sur le projet de loi Immigration,
01:34 que défendait évidemment le gouvernement et toute la Macronie,
01:38 eh bien Gérald Darmanin aurait, aurait je dis bien parce que conditionnel,
01:44 aurait cherché à contacter le député Brun pour avoir un vote à favour du texte.
01:49 Le problème, c'est qu'il voulait appeler le directeur de cabinet,
01:53 c'est pas Darmanin lui-même, le dire-cap de Darmanin,
01:57 voulait appeler au fond Philippe Brun.
02:01 Philippe Brun du Parti Socialiste pour lui dire quand même, quand même,
02:05 écoutez c'est un projet, voilà, sur l'immigration, vous allez quand même voter, voilà, on l'a appelé.
02:11 Malheureusement, il a appelé le faux Brun, enfin le mauvais Brun, non pas,
02:17 ou le, je dirais, un Brun qui s'appelle Philippe Brun,
02:21 et qui est, pardon, Fabrice Brun, Fabrice Brun des Républicains,
02:24 il n'a rien à faire avec Philippe Brun du Parti Socialiste,
02:28 donc il a appelé effectivement Philippe Brun du Parti Socialiste.
02:33 Il voulait appeler Fabrice Brun parce que les Républicains, c'est à l'air, c'est la majorité.
02:37 Alors qu'est-ce qu'il a fait le député Béatrice ?
02:39 Il a cafeté, ben, si vous voulez, il a cafeté à la FP, et voilà.
02:44 Et qu'est-ce qu'il aurait dit le dire-cap de Darmanin ?
02:47 Et là ça devient intéressant,
02:49 "Vous avez demandé, je crois, une brigade de gendarmerie autorisée."
02:55 Alors il dit, voilà, "Vous allez la voir, vous allez la voir, cher Fabrice Brun,
03:01 mais vous savez ce que le ministre a fond de vous,
03:04 un vote dans le bon sens, que vous ayez de la bonne volonté."
03:08 Évidemment, encore une fois, c'est Philippe Brun qui a reçu l'appel,
03:12 et évidemment, il en a parlé, voilà.
03:14 Alors Darmanin dit "C'est dégueulasse, c'est diffamation, dénonciation colombieuse,
03:18 je me suis simplement, mon dire-cap s'est trompé de nom, et voilà,
03:23 et il n'a jamais promis une brigade de gendarmerie, etc, etc."
03:27 C'est intéressant, alors effectivement,
03:31 Philippe Brun, il a dit ça à Philippe Brun, le PS,
03:36 il dit, quand il a reçu le coup de fil,
03:38 "Monsieur le député, une bonne nouvelle, vous aurez une nouvelle brigade à Rosières."
03:42 Il ajoute, silence, "Aucune des communes de ma circonscription ne s'appelle Rosières."
03:46 Il dit, "Ah, monsieur le directeur du cabinet, vous me confondez avec Fabrice Brun, le député à l'air."
03:52 Ah là là, que c'est embêtant, ce genre de choses, vraiment, c'est très très très embêtant, hein.
03:57 Quand on confond, eh oui, il y a beaucoup de Brun, qu'est-ce que vous voulez, rappelez-vous M. Brun,
04:02 de Marcel Pagnol, bien sûr, le Lyonnais.
04:05 Voilà, voilà, alors on ne saura jamais si c'est du lard ou du cochon,
04:10 il n'empêche que c'est intéressant quand même de voir,
04:13 et ça doit se passer quand même, il dit, "Mais écoute, vote, vote pour moi,
04:17 tu vas avoir ton tronçon de route, vote pour moi,
04:20 tu vas avoir ta piscine, vote pour moi,
04:23 parce que là, je ferai ce qu'il faut,
04:26 mais vote dans le bon sens."
04:28 Ça s'appelle aussi la politique.
04:30 - Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
04:33 - Au soleil, la merveilleuse Brigitte Bardot, eh oui.
04:37 Eh bien, qu'est-ce qui se passe en ce moment ? Eh bien, je vais vous dire,
04:40 il se passe quand même quelque chose, et on va en parler à propos de Serge Gainsbourg,
04:44 qui peut vraiment, vraiment, vraiment montrer que
04:49 il y a quelque chose de pourri au royaume de l'Hexagone.
04:54 Eh bien, vous savez, on ne va pas comparer avec l'assassinat de Samuel Paty,
04:58 l'égorgement de Dominique Bernard.
05:01 Eh bien, une professeure de collège, Jacques Cartier, dans les Yvelines,
05:05 est diffamée dans sa classe par des élèves.
05:08 Qu'est-ce qu'elle avait fait, simplement ? La professeure de français de l'histoire
05:11 avait montré un tableau de cinq femmes nues à ses élèves de sixième.
05:15 Plusieurs d'entre eux ont accusé l'enseignant de les avoir mis mal à l'aise,
05:18 et oui, mal à l'aise, alors que depuis trois mille ans,
05:23 depuis les statuaires grecs, romaines, etc., on montre des hommes nus, des femmes nues.
05:28 Ah non, non, ça se fait plus, là, voilà.
05:30 Alors, les collégiens se sont plaints, voilà, le recteur de Canine-Mersailles,
05:36 et ce dernier, le rectorat de la Canine-Mersailles, a réuni les professeurs de collège
05:41 pour leur rappeler le principe de laïcité.
05:43 Attendez, de quoi on parle ? De quoi on parle ?
05:46 Alors, on va... la victoire menant le monde, eh bien, on va lui enlever son sein, peut-être ?
05:53 Vous savez, c'est extraordinaire, hein ?
05:55 Pendant que les fanatiques coupent les seins au sens vrai du terme, au sens atroce du terme,
06:02 là, quand on montre les seins d'une statuaire, etc., il faut couper.
06:07 Vous imaginez ce que ça veut dire ? Vous imaginez où on en est ?
06:10 Vous imaginez où on en est ? Et heureusement, et heureusement, le ministre de l'Éducation,
06:14 Gabriel Attal, est allé à Issou, et il a dit ceci, et vraiment, il faudrait que
06:19 tous les professeurs, tous les recteurs, tous les principaux, tous ceux qui se couchent
06:26 sous le paillasson, tous ceux qui circulent et n'ont rien à voir, tous ceux qui pasent de vagues,
06:32 tous ceux qui ont peur de leur ombre, et qui ne prennent aucune décision
06:36 dans le manque de courage le plus élémentaire, écoute ce qu'a dit Gabriel Attal. Écoutez.
06:42 Je me suis rendu ce matin au collège Jacques Cartier à Issou, d'abord pour affirmer mon soutien
06:49 aux équipes pédagogiques face aux événements qu'a traversé ce collège.
06:54 Ça a été aussi l'occasion pour moi de réaffirmer quelque chose d'extrêmement clair.
07:00 À l'école française, on ne conteste pas l'autorité, on la respecte.
07:06 À l'école française, on ne conteste pas la laïcité, on la respecte.
07:11 À l'école française, on ne détourne pas le regard devant un tableau,
07:15 on ne se bouge pas les oreilles en cours de musique, on ne porte pas de tenue religieuse.
07:20 Bref, à l'école française, on ne négocie pas ni l'autorité de l'enseignant,
07:26 ni l'autorité de nos règles et de nos valeurs.
07:29 Bravo Gabriel Attal, bravo, bravo.
07:32 Il a prononcé les mots qu'il faut et à un moment donné, vous savez,
07:36 si vous ne dites pas, si les princes qui nous gouvernent,
07:40 si tous les responsables à n'importe quel niveau abandonnent le fait de leur frieur,
07:47 de leur lâcheté, parce qu'il y a de la lâcheté là-dedans,
07:51 et disent tout simplement, voilà, au-delà de cette limite, vos tickets n'est plus valables,
07:55 vos tickets d'extrémisme, vos tickets d'intégrisme, vos tickets de terrorisme n'est plus valable.
08:01 Eh bien Gabriel Attal l'a fait, j'espère qu'il sera largement suivi.
08:05 On va se retrouver dans un instant sur Sud Radio, après les infos de 13h,
08:09 on a encore un bravo à vous faire écouter, et puis on a Thibaut Giblin qui viendra nous voir,
08:13 on va parler d'Europe centrale et de Hongrie avec Victor Orban, à tout de suite sur Sud Radio.
08:17 Sud Radio, parlons vrai.
08:24 Ici Sud Radio.
08:27 Les Français parlent au français.
08:31 Les carottes sont cuites.
08:34 Les carottes sont cuites.
08:36 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
08:39 Il était question, c'est parisien mais c'est beaucoup plus que parisien,
08:46 de nommer une nouvelle station de métro du nom de Serge Gainsbourg.
08:50 Pétition, 4000 signatures jusqu'à présent d'un noyau de féministes
08:56 qui hurle à la mort en disant que Gainsbourg était le dernier des pervers,
09:02 incestueux, pédocriminel, le mot a été écrit.
09:08 Alors, qui de tous cela ?
09:11 Eh bien, on va en parler dans cette cancelle culture
09:15 qui devient de plus en plus une cancer culture.
09:19 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
09:23 Une chanson date d'il y a 40 ans, pratiquement, c'est en 84
09:28 que Serge Gainsbourg a enregistré avec sa fille Charlotte.
09:32 Cette chanson, très très jolie chanson,
09:38 qui s'appelle, il avait fait un jeu de mots, "inceste de citron", évidemment,
09:42 pensant à un zeste de citron.
09:45 Et alors voilà, un texte, on a la pétition là devant nous,
09:51 et qu'est-ce qu'ils disent ? Ils disent voilà, que c'est inadmissible
09:55 effectivement que nous ayons un texte comme ça,
10:00 qui dit voilà, les violences envers les femmes notamment,
10:04 et les tendances pédocriminelles, voire incestueuses de Serge Gainsbourg,
10:09 pour ne citer qu'elles, sont pourtant de notoriété publique
10:13 et nous sommes révoltés, attention, attention, écriture inclusive, bien sûr,
10:17 et nous sommes révoltés, e-.e.s, que sa personne,
10:22 ce salaud, ce pelé, ce galeu, d'où vient tout le mal, ça c'est moi qui l'ajoute,
10:27 soit mise en honneur dans le métro de Paris. Voilà.
10:30 Alors on est parti évidemment d'"Inceste de citron", de cette chanson,
10:35 et j'ai demandé à Esteban, qui fait l'émission avec moi et à Thibaut,
10:42 de regarder de quoi il s'agissait.
10:45 Alors je vais vous lire une partie.
10:48 Voilà ce que dit cette chanson.
10:50 "Tes baisers sont si doux, inceste de citron, je t'aime, je t'aime plus que tout, papa, papa."
10:57 Et il dit ceci, écoutez bien,
11:00 "L'amour que nous ne ferons jamais ensemble, jamais ensemble,
11:05 est le plus beau, le plus violent, le plus pur, le plus enivrant,
11:08 exquis, exquisque, délicieux enfant, ma chère et mon sang, oh mon bébé, mon âme."
11:15 Vous appelez ça un texte incestueux ?
11:18 Vous parlez d'un pédocriminel en disant l'un des plus beaux messages d'amour à sa fille,
11:25 l'amour que nous ne ferons jamais ensemble.
11:28 Et il insiste, et c'est un refrain qui revient dans toute la chanson.
11:32 Alors qu'est-ce que vous voulez en fait ?
11:34 C'est-à-dire que personne ne vous a vu ce qui est passé avec le déboulonnage des statues.
11:39 Vous savez, on en a parlé ici, quand on change les textes des classiques,
11:44 on change les fins de pièces de théâtre ou les fins de films.
11:49 Alors vous voulez quoi ?
11:51 Vous voulez en fait que toute personne qui va déroger à votre idéologie,
11:56 j'allais dire votre idéologie absolument inquisitoriale,
12:00 doit être absolument suspendue, ne doit plus exister.
12:04 C'est ça, Gainsbourg est mort aujourd'hui il y a 30 ans, un peu plus de 30 ans.
12:09 Ah ben non, c'est un pédocriminal incestueux, pratiquement il ne faut plus en parler.
12:15 D'ailleurs il ne faut plus vendre effectivement ses disques.
12:19 Vous d'ailleurs, il faudrait pousser un peu votre logique jusqu'au bout.
12:22 Il faut interdire les disques de Gainsbourg, il faut interdire les chansons de Gainsbourg.
12:26 Il faut d'ailleurs, et France 2 a commencé, ne plus diffuser les films de Gérard Depardieu,
12:31 qui peut avoir fait des conneries, sûrement, mais ça veut dire qu'il faut supprimer l'œuvre.
12:37 Alors il faut supprimer combien d'artistes ?
12:39 Il faut supprimer la moitié des bibliothèques de France et de Navarre.
12:43 Ça s'appelle de l'auto-da-fé et on sait quel régime pratique l'incendie des livres.
12:49 Alors vraiment réfléchissez un tout petit peu avant de dire
12:52 "non, non, on ne veut pas une station de métro, Serge Gainsbourg".
12:55 Réfléchissez à ce qu'il fait, réécoutez ses chansons et ça va vous calmer,
13:00 je vous assure, et vous faire beaucoup de bien.
13:02 de bien.