00:00 Aujourd'hui, nous sommes convoqués pour entendre l'opinion d'une trentaine de constitutions
00:11 de parties civiles, des éleveurs et lobbyistes de l'élevage qui viennent se poser en victime.
00:18 Mais les seules victimes sont celles des éleveurs.
00:23 Elles ne sont pas au tribunal aujourd'hui.
00:26 Elles sont massacrées chaque jour qui passe dans une violence indescriptible.
00:32 Une toute autre violence que celle dont on nous accuse, dont les victimes du jour sont
00:38 en réalité les coupables.
00:39 Les animaux sont si méprisés dans nos sociétés que les gens en viennent naturellement à
00:48 avoir plus d'empathie encore pour les égorgeurs que pour les égorgés.
00:51 Les sociétés qui n'offrent aux animaux d'élevage que deux alternatives, être une
00:58 pièce de toucher ou une pièce à conviction.
01:01 Elles ne supportent pas de pouvoir vivre.
01:03 C'est la banalité du mal de l'élevage, une violence quotidienne, admise, invisible,
01:12 minimisée, tolérée et silenciée.
01:15 Tout n'est qu'inversion.
01:21 Ils refusent de voir les mêmes victimes là où elles sont car cela remettra en question
01:28 toutes nos lois, le somme de nos civilisations et ce somme d'addicts sur un torrent de sang.
01:33 Tout n'est qu'inversion.
01:35 La violence n'est pas dans notre camp.
01:38 La violence, c'est le quotidien des plaignants aujourd'hui.
01:41 Cette violence, celle subie par les animaux, nous la combattons.
01:46 C'est bien pour ça que nous sommes là, face à ceux qui l'imposent et qui osent se
01:51 placer en victime pendant ces procès.
01:54 Les véritables victimes restent complètement invisibles, comme elles le sont déjà au
02:00 sens propre, derrière les murs de béton qui les barrent grâce des hangars concentrationnaires
02:06 de l'élevage.
02:11 Certains élevages veulent nous faire payer les systèmes de vidéosurveillance et les
02:15 dizaines de milliers d'euros utilisés pour se barricader.
02:21 Ont-ils vraiment peur de simples messages laissés sur leurs murs ? Dans quels autres
02:27 endroits retrouveront-ils un tel niveau de sécurité ? Les prisons.
02:31 Ces prisons-là sont remplies d'innocents, condamnés à mort sans procès.
02:36 Ils pènent des fortunes pour filmer l'extérieur des lieux, mais se couvrent d'indignation
02:41 quand on ose filmer l'intérieur.
02:45 Ce qu'ils appellent "agribashing", c'est la vérité nue.
02:48 C'est un voile levé sur des atrocités qu'on perpétue sur les uns, en les condamnant
02:55 sur d'autres.
02:59 C'est la véritable justice, pas une justice partiale qui donne des dérogations pour savoir
03:04 quel meurtre est justifiable.
03:07 Tout n'est qu'inversion.
03:10 On condamne et punit des personnes qui sauvent des vies, mais on considère comme des victimes
03:14 ceux qui en prennent.
03:17 Nous risquons la prison pour combattre des criminels, pendant que les plus grands criminels
03:21 de l'élevage nous forment la légion d'honneur.
03:28 Cette image vient d'un élevage de la Sarthe, qui nous réclame aujourd'hui près de 50
03:33 000 euros, devant une porte qui en appelle au fameux bien-être des animaux de cet élevage,
03:38 des sacs rentiles de bébés cochons dégîtés.
03:41 Et pourtant, pendant l'enquête, pas une seule mention de ceci, pas une seule question
03:45 au compte de l'éleveur.
03:47 Aujourd'hui, ces éleveurs nous demandent chacun 2500 euros de préjudice moral, et
03:53 même de leur rembourser un caisson de décaricage renforcé pour qu'on ne puisse plus voir
03:58 les cadavres de leurs victimes.
04:01 On se souvient très bien à quelle époque les condamnés posaient leur propre charnier.
04:06 Alors aujourd'hui, nous avons une...
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