- il y a 3 ans
AMBOISE / Le nouveau centre aquatique déjà fermé à cause d'une bactérie
MAISON DES FEMMES / Un don de 500 000 euros pour de nouveaux locaux
CMJ / Les enfants aussi portent des projets dans leur commune
JUMELAGE / Deux jeunes tourangeaux ambassadeurs de Tours au Japon
MAISON DES FEMMES / Un don de 500 000 euros pour de nouveaux locaux
CMJ / Les enfants aussi portent des projets dans leur commune
JUMELAGE / Deux jeunes tourangeaux ambassadeurs de Tours au Japon
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00:00 [Générique]
00:10 Val de Loire en direct, ce poursuit, c'est l'heure de votre JT présenté ce soir par Faustine Luneau. Bonsoir Faustine.
00:15 Bonsoir Aurélien, bonsoir à tous.
00:17 Avant de vous dévoiler les titres du journal, un point sur votre météo, encore de la grisaille prévue pour la journée de jeudi dans nos deux départements.
00:23 Quelques rares passages ensoleillés sont attendus dans l'après-midi.
00:26 Les températures légèrement en baisse par rapport à aujourd'hui, la minimale sera de 5 degrés et la maximale de 8 degrés.
00:33 A la une, ce soir à peine ouvert, le centre aquatique d'Amboise est déjà fermé depuis lundi.
00:38 La raison, une bactérie présente dans le bassin de la piscine.
00:42 Même si cette bactérie n'est pas très dangereuse, les seuils de tolérance ont été dépassés.
00:46 Pour l'instant, pas de date certaine pour la réouverture.
00:49 De nouveaux tests vont être effectués.
00:51 Et puis un projet de nouveaux locaux pour la maison des femmes du CHRU de Tours.
00:55 Le fonds de dotation de l'hôpital vient de lui faire don de 500 000 euros pour la construction du futur bâtiment.
01:01 Nous en parlerons avec le docteur Justine Canalès, responsable de la maison des femmes.
01:05 Les enfants aussi ont leur mot à dire en politique.
01:09 Ils peuvent mener des projets via les conseils municipaux des jeunes.
01:12 Nous avons suivi quatre jeunes élus de Charentier qui y ont oeuvré pour valoriser le patrimoine du village.
01:18 Et puis deux jeunes Tourangeau, Lucas et Razanne, sont partis au Japon pour promouvoir la ville de Tours.
01:24 Pendant dix jours, ils étaient à Takamatsu, une commune jumelée avec Tours.
01:29 En échange, deux élèves japonais avaient aussi passé dix jours à Tours en septembre.
01:33 Et puis dans notre séquence, on vous répond.
01:35 Notre invité ce soir, c'est Christophe Géniez, président du conseil de l'Ordre des médecins,
01:39 pour répondre à cette question à quelques jours des fêtes de fin d'année.
01:41 Faut-il s'inquiéter de la hausse des cas de Covid ? On verra ça à la fin de ce journal.
01:46 Mais à la une, Faustine, les amboisiens n'ont pu profiter qu'un mois et demi du nouveau centre aquatique avant qu'il ne soit fermé.
01:53 Il avait ouvert en octobre, mais déjà l'ARS a pris la décision de fermer la piscine à cause de la présence d'une bactérie dans le bassin.
02:01 Elle n'est pas très dangereuse, mais le seuil de tolérance a été dépassé de 10%.
02:05 Pour l'instant, pas de date certaine pour la réouverture.
02:08 Il faut attendre les résultats de nouveaux tests.
02:10 Alors comment cette bactérie a-t-elle pu proliférer ? Explication de Léa Turquier.
02:17 16h, un mercredi après-midi, et des bassins bien vides.
02:21 A peine deux mois après son ouverture, le centre aquatique du Val d'Amboise ferme momentanément ses portes.
02:27 La cause, un taux de bactéries supérieur à la norme détecté dans les bassins.
02:31 Des analyses ont été faites vendredi dernier, comme on en fait très régulièrement.
02:35 Et ces analyses ont montré qu'on avait un taux de bactéries sur une bactérie particulière un peu trop élevé par rapport à la norme.
02:42 On s'est beaucoup renseignés, on a appelé des services médicaux, on a discuté avec l'agence régionale de santé.
02:48 Et il s'avère que c'est très classique dans un centre aquatique que ce type de bactéries monte sensiblement.
02:56 Le centre, presque victime de son succès, attire les foules.
02:59 Une fréquentation triple et lée week-end par rapport à l'ancienne piscine de la commune,
03:03 ce qui multiplie fatalement les chances de propagation de bactéries.
03:07 D'autant plus qu'ici, il n'y a pas de chlore.
03:09 A la place, l'eau est filtrée à plusieurs reprises, puis désinfectée pour éliminer les impuretés.
03:14 Une méthode innovante qui oblige à une plus grande vigilance quant à la qualité de l'eau.
03:19 Il faut savoir que sur notre ancienne piscine en boisce qui était traitée au chlore,
03:22 l'ARS venait une fois par trimestre.
03:24 Et là, sur notre traitement biominéral, il vient une fois tous les 15 jours.
03:28 C'est des filtres qui bossent.
03:30 Ils tournent à fond, on les met en marche forcée plusieurs fois par jour,
03:34 de manière à ce qu'on filtre bien, très fortement l'eau, très régulièrement.
03:39 Et puis elle va partir toute seule.
03:41 L'agence régionale de santé Centre Val-de-Loire devrait procéder à de nouvelles analyses ce vendredi.
03:46 Si les taux sont de retour à la normale, le centre rouvrira donc ses portes au public
03:51 dès le début de la semaine prochaine.
03:53 Et une autre piscine va fermer durant les 4 prochains hivers, c'est celle de L'Uyne,
03:59 car la métropole de Tours veut faire des économies.
04:01 La fermeture sera effective de décembre à février.
04:04 3 mois qui représentent 41% de la consommation d'énergie annuelle pour 14% de la fréquentation.
04:10 Problème des clubs de plongée ou de natation, comme celui des corsaires du port de L'Uyne-Fondette,
04:15 s'entraînent dans cette piscine.
04:17 La fermeture pourrait être dramatique pour lui, car le coût pour se délocaliser vers un autre centre aquatique
04:23 risque d'être trop important.
04:25 Réaction du président du club au micro de Romain Delville.
04:30 Les conséquences pour l'association vont être financières dans un premier temps,
04:35 puisqu'une délocalisation va nous coûter environ 20 000 euros,
04:40 avec toutes les charges des transports, trouver des entraîneurs,
04:45 une surcharge aussi au niveau des lignes d'eau.
04:48 Tout ça, il va falloir qu'on trouve l'argent.
04:52 Pour l'instant, on n'a pas encore de nouvelles de la métropole.
04:55 On espère pouvoir travailler avec les services métropolitains sur ce sujet-là.
05:00 La maison des femmes va bénéficier d'une grosse partie du fonds de dotation du CHRU de Tours.
05:07 Ce fonds finance des projets afin d'améliorer le quotidien des soignants et des patients.
05:12 Il est régulièrement gonflé par des mécènes.
05:14 Début 2023, un des fins lui alléguait 1,5 million d'euros,
05:18 avec comme volonté que son héritage soit utilisé au profit des enfants et leurs familles.
05:22 Fin novembre, le conseil d'administration des fonds de dotation a donc décidé de consacrer 500 000 euros
05:28 à la construction de nouveaux locaux pour la maison des femmes du CHRU de Tours.
05:32 On en parle avec notre invitée responsable de cette structure, Justine Canales.
05:37 Bonsoir.
05:38 Vous êtes médecin légiste au CHRU de Tours et chargée de la maison des femmes,
05:42 qui se trouve actuellement sur le site de Bretonneau.
05:45 Aujourd'hui, ces locaux sont insuffisants, trop étroits.
05:49 Oui, alors effectivement, quand on a débuté l'activité en juin 2021,
05:53 on nous a prêté ces locaux qui nous ont permis vraiment de commencer quelque chose.
05:57 On savait qu'ils seraient rapidement limités, limitants pour l'activité,
06:01 et là, effectivement, on y est.
06:03 Et donc, il faut rapidement qu'on trouve une autre solution
06:06 pour héberger toute notre équipe et puis recevoir les patientes et leurs enfants.
06:09 Alors, la maison des femmes est pourtant de plus en plus sollicitée.
06:13 On parle de plus de 450 consultations par mois.
06:16 Oui, avec l'ensemble des professionnels, nous réalisons environ 450 consultations par mois,
06:20 dont 60, en gros, consultations de première fois,
06:23 donc premières patientes qui viennent pousser la porte de notre structure.
06:27 Et qui peuvent potentiellement revenir pour d'autres consultations par la suite.
06:30 Pour un suivi, effectivement.
06:32 Alors, ce sont des femmes qui, en général, viennent...
06:34 Pourquoi ? On rappelle un peu ce que fait la maison des femmes ?
06:36 Alors, c'est tout type de violence qu'elles ont subie anciennement
06:39 ou alors dans leur vie en cours, donc parfois des violences toujours en cours.
06:45 Donc, il y a 30%, en gros, des situations où les violences sont toujours en cours.
06:48 Donc, il y a un enjeu de sécurisation.
06:50 Et puis, l'idée, c'est de proposer une prise en charge un peu globale
06:53 qui passe d'abord par un parcours de soins, parce qu'on a un service de l'hôpital,
06:57 mais également en proposant aussi des permanences,
06:59 notamment juridiques, dans notre structure.
07:02 Et puis, aussi des ateliers de revalorisation,
07:04 parce que souvent, ça atteint l'estime des patientes.
07:07 Et donc, il faut retravailler sur ça pour qu'elles puissent gagner en autonomie
07:10 et puis récupérer une vie à peu près normale.
07:12 – Alors, avec un nouveau bâtiment, l'idée, c'est d'avoir de plus grands locaux.
07:17 Vous passeriez de 150 m² à 420 m².
07:21 Est-ce que le but, c'est aussi, grâce à ces nouveaux locaux,
07:24 de proposer de nouveaux services, d'agrandir l'équipe ?
07:27 – Oui, évidemment, on a besoin d'agrandir l'équipe,
07:29 parce que là, on a des délais d'attente qui ne sont pas satisfaisants.
07:32 On a en gros 45 jours d'attente pour une première consultation
07:35 en dehors des situations d'urgence.
07:37 Et pour autant, on n'est plus en mesure de recruter
07:39 parce que nos locaux ne nous le permettent pas.
07:41 Donc, évidemment, c'est d'augmenter nos capacités d'accueil des victimes,
07:46 mais c'est aussi proposer de nouvelles choses, notamment des permanences nouvelles.
07:50 Mais effectivement, pour l'instant, tout est un peu bloqué par nos locaux actuels.
07:53 – Parce que 45 jours d'attente, c'est trop dans ces conditions, quand on est une femme ?
07:57 – Quand on est prête à faire quelque chose, oui, c'est trop, c'est long.
08:00 C'est long aussi pour les professionnels qui nous adressent,
08:02 ces femmes qui gèrent ces situations en première ligne.
08:06 Et puis, effectivement, il faut prioriser.
08:08 Nous, on doit prioriser.
08:09 Donc, pour les situations d'urgence, on trouve toujours des solutions.
08:12 Mais c'est vrai que des fois, ce n'est pas simple de prioriser
08:15 quand c'est un premier appel, de savoir vraiment quels sont les éléments de danger,
08:19 notamment qu'il peut y avoir dans la situation de violence
08:21 que les femmes peuvent subir.
08:22 – Alors aujourd'hui, vous êtes 7 soignants,
08:25 ou on va dire, personnes recrutées par la CHR,
08:29 pour travailler à la maison des femmes de façon permanente.
08:33 Et vous travaillez aussi avec des associations, c'est ça ?
08:35 – C'est ça. Donc, dans l'équipe, on a une infirmière, une sage-femme,
08:39 une psychologue, une assistante sociale, une éducatrice de jeunes enfants,
08:43 du temps médical aussi, de médecins.
08:45 Et puis, effectivement, on n'est pas tous à temps plein.
08:47 Et on a aussi, effectivement, des associations,
08:49 donc des juristes qui viennent de l'extérieur, France Victime par exemple.
08:53 Et puis aussi, des permanences, par exemple, de la socio-esthétique,
08:56 pour aussi proposer de la revalorisation autour du soin
09:00 et puis de l'image que les femmes, elles peuvent avoir.
09:03 – Alors, ce don de 500 000 euros, il est bienvenu,
09:05 car le projet de nouveau bâtiment coûte cher, 1,3 million d'euros.
09:09 Vous n'avez pas encore réuni tout le financement ?
09:11 – Oui, effectivement, donc on n'a pas encore tout réuni,
09:14 mais on ne doute pas d'y arriver.
09:16 Et effectivement, ces 500 000 euros nous font du bien, au moral,
09:20 parce qu'on sait qu'on va aller plus vite.
09:22 Et puis, effectivement, la prochaine étape, ça va être de poser cette pierre.
09:25 Donc, on a besoin de réunir l'ensemble de ces fonds rapidement,
09:28 pour pouvoir rapidement déménager.
09:30 – Alors, la marraine de la Maison des Femmes, Camille Cotin,
09:33 va revenir dans vos locaux le 18 décembre prochain, c'est bien ça ?
09:36 – Alors, la date n'est pas encore confirmée, je ne suis pas encore sûre de ça.
09:39 – Pas encore sûre ?
09:40 – Mais on espère, effectivement, la voir prochainement,
09:42 pour travailler sur de nouveaux projets avec elle, oui.
09:44 – Et ça pourrait vous permettre, justement, d'avoir plus de visibilité
09:50 et de participer à une plus grande campagne de financement
09:53 pour permettre de financer ce bâtiment ?
09:56 – C'est ça, exactement.
09:57 Camille Cotin a pour vocation aussi de nous mettre en lumière,
09:59 parce que nous, on est des soignants, on est faits pour être dans l'ombre,
10:02 et ça nous va bien.
10:03 Et donc, effectivement, Camille a cette image qui nous aide
10:07 pour la Maison des Femmes, et c'est important d'être soutenue
10:09 par Camille pour ce projet.
10:11 – Alors, un bâtiment qui devrait voir le jour sur le site de Bretonneau ?
10:14 – Oui, sur le site de Bretonneau.
10:16 – Et à quel horizon, a priori ?
10:18 – Alors, si on arrive à réunir tous les fonds, ce qu'on va réussir à faire,
10:22 après, on ne sait pas dans quel délai.
10:24 L'idée, c'est de commencer, on espère, poser une pierre à l'automne 2024,
10:28 et pour une construction en 2025.
10:30 Donc, très vite.
10:31 – Merci Justine Canales d'être venue sur notre plateau.
10:34 – Merci à vous.
10:35 – On va le voir, eux aussi ont leur mot à dire et leur projet à mener.
10:37 On va s'intéresser à ces conseils municipaux des jeunes.
10:41 – L'Indre-et-Loire compte actuellement de nombreux CMJ,
10:44 comme on les appelle, à Charentilly.
10:46 Par exemple, 8 jeunes de CM1, CM2 ou 6e
10:49 composent le Conseil municipal des jeunes.
10:52 Aurélie Renaud a rencontré 4 d'entre eux, juste avant la fin de leur mandat,
10:57 pour se faire le bilan.
10:58 Cette année, ils se sont attachés à valoriser le patrimoine de leur village.
11:01 Reportage.
11:02 – Moi c'est Noé.
11:05 – Moi c'est Alicia.
11:06 – Moi c'est Camille.
11:07 – Et moi c'est Lily.
11:08 – Et vous êtes ?
11:09 – Le Conseil municipal des enfants.
11:11 – Ils vivent à Charentilly, ont entre 10 et 11 ans, et des idées plein la tête.
11:16 Il y a eu, par exemple, cette journée de ramassage des détritus.
11:21 Pour découvrir une autre initiative d'envergure,
11:23 les enfants nous emmènent près du Lavoir de l'Arche.
11:26 Sur un panneau, on découvre qu'il est alimenté par la petite choisie.
11:30 On apprend aussi que le besoin d'hygiène était croissant,
11:33 notamment à la fin du 19e siècle.
11:36 – Oui c'est important, parce qu'au moins comme ça,
11:38 tu peux raconter les choses aux gens que tu rencontres, à la famille.
11:42 – Au début, moi je pensais que c'était juste pour les gens
11:44 qui ne connaissaient pas Charentilly, qui venaient à Charentilly.
11:47 Mais nous, même les gens de Charentilly connaissent peu de choses
11:51 sur le Lavoir, l'église, le 2e Lavoir.
11:54 – L'église Saint-Laurent de Charentilly bénéficiait, elle aussi,
11:57 d'un panneau explicatif.
11:59 Les enfants ont travaillé avec l'équipe municipale
12:02 et les services de la mairie.
12:04 – On a dit toutes les choses qu'on savait sur le monument,
12:08 et puis après, on l'a mise en page.
12:11 – On a cherché, on a regardé dans l'église.
12:14 – C'était dur ?
12:16 – Un petit peu, ça dépendait des réunions, mais sinon, ça va.
12:22 – Si la création du Conseil municipal des jeunes a fait naître de beaux projets,
12:26 il a également permis de remettre en lumière des événements locaux
12:30 ou autres commémorations.
12:32 – Davantage de parents et d'enfants sont impliqués dans la vie communale,
12:37 et au moment des commémorations, notamment pour le 11 novembre
12:40 ou pour le 8 mai, davantage de personnes assistent à ces commémorations.
12:45 – Dans quelques mois, nos petits conseillers municipaux seront en fin de mandat.
12:49 Ils passeront la main aux futurs candidats.
12:51 [Musique]
12:54 – Et on reste avec les plus jeunes.
12:56 Vendredi dernier, un nouvel arbre de la laïcité
12:58 était replanté à l'île Bouchard pour remplacer celui qui avait été scié en avril.
13:02 Même chose à Tours, ces lundis et mardis, des élèves ont planté deux arbres
13:06 dans les cours des écoles Camus-Mauroy et Andrévide.
13:09 L'occasion de parler laïcité et valeurs républicaines avec les enfants.
13:14 On écoute Franck Gagnère, adjoint au maire de Tours, délégué à l'éducation.
13:18 – C'est la première fois que ça se passe comme ça dans les écoles de la ville.
13:23 Et donc il y a eu tout un projet pédagogique autour de la laïcité
13:27 qui a été fait dans les classes.
13:28 Je pense que c'est quelque chose qui est marquant pour les élèves.
13:31 Et puis c'est une façon positive aussi d'apprendre,
13:35 d'avoir un moment aussi qu'un moment convivial
13:38 où les familles ont pu être présentes autour d'un principe,
13:42 qui est un principe important pour l'école, mais plus largement,
13:45 qui est un principe important de la République dans laquelle on vit.
13:47 – Et on va le voir, les jeunes nous représentent aussi,
13:50 parfois au-delà de nos frontières.
13:52 – En effet, deux jeunes Tourangeaux, Lucas et Razan,
13:55 sont partis au Japon pour promouvoir la ville de Tours.
13:58 Pendant dix jours, du 1er au 10 novembre, ils étaient à Takamatsu,
14:02 une commune jumelée avec Tours depuis 1988.
14:05 Deux élèves japonais avaient aussi passé dix jours à Tours en septembre.
14:09 Des échanges entre les deux villes qui ont lieu depuis 2012.
14:13 Alors, qu'ont-ils fait là-bas ? Ils l'ont raconté à Clémence Dosc.
14:17 Revenu de Takamatsu, il y a maintenant un mois,
14:20 Razan et Lucas ont encore du mal à atterrir.
14:22 Le billionnème est ambassadeur de la ville de Tours
14:25 dans le cadre de l'échange avec sa jumelle nippone.
14:27 En famille d'accueil pour le séjour,
14:29 des liens très forts se sont tissés en très peu de temps.
14:32 Razan parle avec émotion du cadeau d'Ayame,
14:34 la dame qui l'a hébergée, un kimono traditionnel.
14:38 – Le fait que je lui passais un kimono avec des patinons,
14:41 c'est que j'avais des patinons.
14:43 Et ça rajoute une dimension au cadeau qui est énorme.
14:47 Sur place, ils ont retrouvé Mao et Rikuto, leurs homologues japonais,
14:51 pour fêter les 35 ans de l'amitié entre Tours et Takamatsu.
14:54 Pendant leurs semaines, ateliers culinaires,
14:56 calligraphie, visites et rencontres se sont enchaînées.
15:00 – On a vu la sagesse des personnes âgées, le dynamisme des jeunes.
15:04 Donc c'était vraiment très enrichissant.
15:06 Et on a pu partager avec eux, on a préparé un peu des vlogs
15:09 de comment se passe la vie d'un étudiant en France.
15:11 Et donc on a échangé sur les différences, sur leur vision de la France, etc.
15:16 Donc c'était vraiment super.
15:17 Et faire la promo de la ville aussi.
15:19 – Un voyage documenté avec attention,
15:22 à la fois pour le compte Instagram de l'échange,
15:24 ainsi que pour leur usage personnel.
15:26 Mais ce périple nippon n'est qu'un avant-goût.
15:28 Ils prévoient de repartir dès qu'au possible.
15:31 – Et puis on va parler un peu de Noël,
15:37 puisque le Père Noël à moto a fait scala cette après-midi du côté de Blois.
15:41 Vous l'avez peut-être aperçu.
15:42 – Escorté par la gendarmerie et accompagné par de nombreux autres motards,
15:46 il est venu rendre visite aux enfants soignés par le centre hospitalier Blaisoy.
15:51 28 ans, qu'il fait un petit crochet entre les fêtes,
15:54 en passant par le parvis de l'hôpital à deux roues,
15:57 pour redonner le sourire aux enfants malades.
15:59 Une distribution de cadeaux était ensuite organisée
16:01 dans le service de pédiatrie.
16:03 5000 euros de dons ont été versés chez un partenaire spécialiste des jouets et des jeux.
16:08 De l'argent transformé en présent qui seront redistribués
16:11 tout au long de l'année dans les services accueillants des enfants.
16:14 Hélène Chapelet a rencontré ses familles et ses motards.
16:17 – On a un petit garçon qui est accompagné par le camp depuis quelques années.
16:21 Et à cette occasion, il prévoit un spectacle à l'hôpital
16:24 où on a pu voir le Père Noël avec un spectacle de magie des colombes.
16:29 Et on avait le droit de venir voir les motos.
16:33 – Pour la magie de Noël, pour les enfants,
16:36 ils ne peuvent pas être avec nous,
16:38 pour certains, ils ne peuvent pas être avec nous au moment de Noël.
16:41 Ils sont à l'hôpital, malheureusement.
16:43 Alors on essaie de leur apporter du beau moqueur.
16:46 – On a des partenaires qui versent de l'argent chez Jouets Club.
16:51 On a un listing avec une somme d'argent
16:54 et on reprend un même listing avec la même somme en cadeaux.
16:58 Et ces cadeaux sont distribués, bien sûr, le jour de Noël,
17:02 mais aussi après, quand il y a un anniversaire,
17:05 quand il y a un traitement un peu lourd.
17:07 – Allez les copains !
17:09 [Cris de joie]
17:17 – Bravo à eux pour cette belle opération solidaire.
17:20 Notre question web à présent,
17:22 Covid-19, la recrudescence vous inquiète-t-elle
17:25 à l'approche des fêtes de fin d'année ?
17:26 Vous êtes 71% à répondre non.
17:29 On va évoquer cette question avec l'invité de notre rubrique
17:31 "On vous répond Christophe Geniès"
17:33 C'est le vice-président du Conseil de l'Ordre des médecins
17:35 pour répondre justement à cette question.
17:37 À quelques jours des fêtes de fin d'année,
17:39 faut-il s'inquiéter de la hausse des cas de Covid ?
17:41 Soyez le bienvenu sur le plateau.
17:43 L'Agence Santé Publique France fait état d'une hausse
17:45 des cas probables de Covid-19.
17:47 Quels sont les bons gestes et les recommandations à suivre ?
17:49 On va en parler avec vous.
17:51 Déjà, est-ce qu'aujourd'hui le Covid peut être considéré
17:53 comme une bonne grippette ?
17:55 Je vais vous faire réagir.
17:57 Dans la majeure partie des cas, oui.
17:59 On peut le dire aujourd'hui ?
18:01 Oui, on assiste à une espèce de banalisation.
18:03 Et maintenant, c'est devenu une infection respiratoire aiguë,
18:05 comme la grippe, comme le VRS.
18:07 D'ailleurs, c'est maintenant surveillé
18:09 de la même façon que la grippe et les infections
18:11 de type bronchiolite.
18:13 On a vu qu'il y avait pas mal de gens autour de nous
18:15 qui avaient le Covid régulièrement.
18:17 Est-ce qu'il faut s'inquiéter de cette recrudescence
18:19 des cas de Covid sur notre territoire ?
18:21 Je ne sais pas si "d'inquiétude" est le bon terme.
18:23 Effectivement, on en voit de plus en plus.
18:25 J'en ai encore vu cet après-midi.
18:27 Après, les gens sont peu malades.
18:29 On a quand même beaucoup moins de cas graves
18:31 qu'on avait au début.
18:33 Au début, quand on avait un Covid qui arrivait,
18:35 les gyrophares s'allumaient,
18:37 on mettait les masques, les combinaisons inifugées,
18:39 on prenait les gens comme ça.
18:41 Maintenant, c'est devenu, comme vous disiez tout à l'heure,
18:43 une grippette.
18:45 Quelques gens sont quand même bien malades,
18:47 sont bien fatigués, se retrouvent fatigués
18:49 pendant quelque temps.
18:51 Ce n'est pas forcément plus que ça.
18:53 Est-ce qu'il faut se faire vacciner ?
18:55 C'est la vraie question qu'on peut se poser.
18:57 Les plus de 65 ans, notamment,
18:59 en préparant l'émission, vous m'avez dit
19:01 qu'il vaut mieux se faire vacciner
19:03 quand on a une pathologie un peu particulière.
19:05 Je pense que les patients à risque,
19:07 les gens de plus de 65 ans,
19:09 les patients à risque à des pathologies chroniques,
19:11 les femmes enceintes,
19:13 sont des gens à risque pour des formes un peu plus sévères.
19:15 Je pense qu'ils doivent se faire vacciner.
19:17 La problème de la vaccination, c'est toujours un rapport
19:19 de surbénéfices comme tout thérapeutique.
19:21 Quel est le risque de la vaccination ?
19:23 Malgré tout,
19:25 c'est quelquefois été dénigré un peu,
19:27 cette vaccination anti-Covid.
19:29 Le bénéfice, il est d'abord un bénéfice individuel
19:31 puisqu'on se protège soi-même.
19:33 Aussi, c'est un bénéfice collectif
19:35 parce que quand on n'est pas contaminé,
19:37 on ne contamine pas les autres.
19:39 La vaccination reste quand même,
19:41 à mon avis, un élément important
19:43 de la protection
19:45 et d'éviter la diffusion
19:47 de cette phase un petit peu aiguë
19:49 du Covid-19.
19:51 Aujourd'hui, on a assisté à une banalisation,
19:53 vous le disiez,
19:55 c'est une grippette, mais aussi une banalisation
19:57 des gestes. On oublie parfois,
19:59 il faut respecter les gestes barrières,
20:01 surtout à l'approche de Noël.
20:03 Oui, on voit maintenant arriver des gens
20:05 en consultation qui viennent nous voir
20:07 pour des renouvellements d'ordonnance.
20:09 Il y a trois jours, on était testés par le Covid+.
20:11 Ce qui est quand même
20:13 plutôt intéressant, c'est que ces gens
20:15 sont quand même un peu plus conscients.
20:17 Ils portent des masques.
20:19 Ils viennent nous voir en consultation,
20:21 ils ont des masques, chose qui n'était quand même pas le cas
20:23 au tout début. Et donc, oui, les gestes barrières,
20:25 c'est, à mon avis, primordial, porter des masques.
20:27 - Donc, on respecte les gestes barrières à Noël
20:29 quand on est face à des gens qui ont une pathologie particulière.
20:31 - Tout à fait. Et puis, le fait aussi
20:33 d'aérer les pièces dans lesquelles on se trouve.
20:35 On va avoir des moments de convivialité,
20:37 on va être très nombreux dans des pièces.
20:39 Je pense qu'il est aussi important de penser à aérer les pièces,
20:41 ce qui permet effectivement d'éviter que le virus
20:43 stagne trop. - Un mot sur la vaccination.
20:45 Si on n'a pas de pathologie particulière,
20:47 si on est jeune, en pleine forme,
20:49 est-ce qu'on se fait vacciner ou pas ?
20:51 Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
20:53 Libre à chacun de le faire ?
20:55 - Oui, libre à chacun de le faire.
20:57 Mais, je le répète, c'est aussi
20:59 un bénéfice collectif.
21:01 Plus de gens... C'est pour tout.
21:03 C'est pour tout. - Merci beaucoup,
21:05 Christophe Génias, vice-président du Conseil de l'Ordre des Médecins,
21:07 d'être venu sur le plateau
21:09 nous rassurer à quelques jours des fêtes de Noël.
21:11 Rappel du principal titre, Faustine,
21:13 avant de se quitter. - Le centre aquatique d'Amboise,
21:15 déjà fermé après seulement un mois et demi
21:17 d'ouverture en raison d'une bactérie
21:19 présente dans le bassin de la piscine.
21:21 Pour le moment, aucune certitude sur la date
21:23 de réouverture. - C'est la fin de ce journal.
21:25 Rendez-vous demain à partir de
21:27 17h50 pour un nouveau Val de Loire
21:29 en direct. Très bonne soirée à vous.
21:31 À demain.
21:33 ...