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  • il y a 3 ans
Avec François Bayle, journaliste spécialiste de l’Allemagne, auteur de "Histoires secrètes du couple franco-allemand" publié aux éditions Talents ; Alain Carignon, ancien maire de Grenoble ; Jonathan Siksou, rédacteur en chef du magazine Causeur et auteur de "Vivre en ville” publié aux éditions du Cerf, mention spéciale du jury du prix Le temps retrouvé ; Béatrice Rosen, actrice franco-américaine et citoyenne engagée.

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##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2024-01-09##

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News
Transcription
00:00:00 [Musique]
00:00:02 Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
00:00:04 [Musique]
00:00:06 Ce soir, je ne suis pas le premier.
00:00:08 [Musique]
00:00:10 Vous avez une voiture un peu ancienne, mais que vous utilisez de manière, disons,
00:00:14 quelques fois dans l'année pour venir en ville,
00:00:16 et bien là, il n'y a pas de problème, parce que ce n'est pas ça le sujet.
00:00:20 [Musique]
00:00:22 Bien chez moi, j'habite chez une copine.
00:00:25 Mais la chose la plus importante, oui, la guerre, la guerre.
00:00:28 Et quelle guerre, et quelle dimension, et quels différents aspects de la guerre.
00:00:33 Aujourd'hui, c'est vrai, dans un silence assez assourdissant, médiatique,
00:00:38 c'est pourtant près de nous l'Allemagne.
00:00:40 On la connaît, le couple franco-allemand,
00:00:43 qui allait éteindre tous les souvenirs terribles des guerres,
00:00:49 des trois guerres qu'il y a eu entre nous.
00:00:52 Et bien, des dizaines de milliers d'agriculteurs,
00:00:56 voire des centaines de milliers, avec des polonais, avec des français,
00:01:00 avec divers pays, sont en train, foncent vers la destruction,
00:01:07 ou en tout cas, l'ébranlement du nouveau mur du Berlin.
00:01:10 De quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qui se passe actuellement en Allemagne,
00:01:14 pour qu'il y ait des manifestations aussi massives et aussi importantes,
00:01:17 qui bloquent pratiquement toutes les autoroutes et les réseaux allemands ?
00:01:21 On va en parler avec François Bell.
00:01:24 On va aussi parler de cette pièce qui n'aura pas lieu,
00:01:28 qui aurait dû avoir lieu, le "Viens chez moi, j'habite chez une copine",
00:01:32 c'était "Voilà les copains d'en bas".
00:01:35 Et ça s'appelait "Comment être bien avec,
00:01:38 quand on a en bas de chez soi un point de deal".
00:01:41 Vraie question, qui concerne d'ailleurs des centaines de milliers,
00:01:44 voire des millions de gens en France et ailleurs.
00:01:47 Ça n'aura pas lieu, la présentation, pourtant elle a eu lieu.
00:01:50 Pourquoi ? On va en parler avec l'ancien maire de Grenoble,
00:01:54 Alain Carignan.
00:01:55 Ça se passait à Grenoble, évidemment, ça devait se passer aujourd'hui,
00:01:58 mais ça n'aura pas lieu.
00:01:59 Et puis, les perles, et puis peut-être l'annonce d'un Premier ministre.
00:02:04 Vous savez, on l'attend, on l'attend.
00:02:07 "Sois sage au mois de douleur, et tiens-toi plus tranquille,
00:02:10 tu demandais qui ce sera, il descend, le voici."
00:02:15 On verra, on en reparlera à ce moment-là, on n'a pas encore...
00:02:18 Alors, je vous parle, les bruits sont là, mais pas les certitudes.
00:02:21 Et puis, nous allons recevoir, comme nous avons reçu Pierre Marionnet et autres,
00:02:25 une citoyenne, une comédienne franco-américaine,
00:02:28 qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui dit ce qu'elle pensait,
00:02:31 qui a ce que j'appelle l'indignation au bon sens du terme.
00:02:35 Une indignation pas sélective, et pas à deux vitesses.
00:02:39 C'est une femme debout, elle s'appelle Béatrice Rosen,
00:02:41 on la recevra en seconde partie d'émission.
00:02:43 Voilà, accrochez vos eintures, attachez vos eintures,
00:02:47 c'est parti !
00:03:17 Et là, les Allemands parlent aux Allemands, les Allemands parlent aux Européens,
00:03:20 les Allemands parlent au monde, et ça fait du bruit, malgré tout.
00:03:24 Même si certains veulent enterrer ça dans un certain silence,
00:03:28 ça fait beaucoup de bruit, on en parle tout de suite.
00:03:32 "C'est ma terre, c'est ma terre, oui, Christophe Maé,
00:03:39 une très très belle chanson de Christophe Maé, c'est ma terre."
00:03:42 Et voilà, montée de colère en Allemagne, ça fait déjà une semaine.
00:03:45 C'est drôle parce qu'on en parlait très très très peu, un peu partout.
00:03:49 Pourtant, les tracteurs, les camions, c'est la montée de toute part.
00:03:53 Les agriculteurs protestent fermement depuis plusieurs semaines
00:03:56 contre la suppression progressive d'un avantage fiscal sur le gazole.
00:04:00 Ça rappelle de certains gilets jaunes ?
00:04:02 Vous vous rappelez de certains gilets d'une certaine couleur ?
00:04:05 Eh bien écoutez, manifestation du 8 au 15 janvier,
00:04:08 ça a commencé hier, c'est énorme,
00:04:11 il y a énormément de gens qui sont sur les routes,
00:04:15 on va en parler, et voilà, on a supprimé les subventions,
00:04:19 grosso modo, c'est que la suppression des subventions sur le gazole agricole
00:04:23 équivaut à un milliard d'euros de coûts en plus pour les agriculteurs.
00:04:27 Un milliard d'euros, alors Olaf Scholz, vous savez,
00:04:30 le gouvernement du chancelier Olaf Scholz a décidé effectivement,
00:04:33 VER oblige, Ecologie oblige, d'augmenter effectivement le gazole.
00:04:38 Mais en fait, en fait, il y a autre chose, on a entendu ceci,
00:04:44 nous les dizaines de milliers d'entrepreneurs, d'employés, d'agriculteurs libres de toute la SAXE,
00:04:48 étions et sommes toujours dans la rue, non pas seulement pour l'histoire du gazole,
00:04:52 mais pour attaquer le système complet de mise sous tutelle d'encadrement et de pillage de l'État.
00:04:57 Il ne peut s'agir de moins si nous voulons un avenir,
00:05:00 voilà ce que dit SAXE.
00:05:02 Alors, que se passe-t-il exactement ?
00:05:04 On va en parler avec François Bell.
00:05:07 Bonjour François Bell.
00:05:08 - Bonjour M. Berthold.
00:05:10 - Bonjour.
00:05:11 Heureux de vous avoir, effectivement, expliquez-nous ce qui est en train de se passer exactement.
00:05:17 Vous êtes journaliste, je le rappelle, vous êtes spécialiste de l'Allemagne,
00:05:20 vous avez écrit "Histoire secrète du couple franco-allemand aux éditions Talents"
00:05:25 et Dieu sait s'il a des choses à dire sur ce couple franco-allemand
00:05:28 dont on ne sait s'il est paxé, divorcé, séparé ou non.
00:05:32 Enfin, le sujet n'est pas là, mais on va sûrement en reparler.
00:05:36 Qu'est-ce qui se passe en Allemagne ?
00:05:38 Parce que, effectivement, moi ce qui m'a frappé,
00:05:40 c'est que je voyais énormément de choses sur les réseaux sociaux
00:05:42 et très très très peu de choses dans les médias.
00:05:45 Sur cette colère qui montait et que l'on voit un peu partout,
00:05:48 sur les routes, les autoroutes.
00:05:49 François Bell.
00:05:50 - Alors, ce qui se passe en Allemagne aujourd'hui,
00:05:53 ce sont les agriculteurs, bien entendu, qui manifestent lourdement.
00:05:57 Pour nous français, c'est pas une nouveauté.
00:05:59 On est nés avec des agriculteurs dans la rue,
00:06:01 donc on est un peu immunisés.
00:06:04 En Allemagne, c'est quand même important, c'est différent,
00:06:08 parce que c'est un métier qui est évidemment
00:06:10 beaucoup moins important que chez nous en France.
00:06:12 Il faut parler un peu de chiffres.
00:06:15 Vous savez que l'Allemagne, c'est à peu près, en surface,
00:06:19 la moitié de la France.
00:06:20 Par contre, en densité de population,
00:06:23 c'est plus du double de la France.
00:06:27 C'est-à-dire que les terres agricoles en Allemagne ne sont pas nombreuses.
00:06:30 Ce que nous avons bâti ensemble en Europe,
00:06:34 la politique agricole commune,
00:06:36 ne peut pas s'appliquer de la même manière,
00:06:38 et que les gouvernements allemands avaient trouvé
00:06:40 moyen, intelligemment du reste, d'aider leurs agriculteurs,
00:06:44 par exemple, en faisant des exonérations fiscales sur le fioul,
00:06:47 ou sur des trucs comme ça.
00:06:49 Mais il n'y a pas de mise dans les affaires dans un pays aussi petit,
00:06:52 si vous voulez.
00:06:53 C'est un grand, grand pays, bien sûr,
00:06:54 mais structurellement, en termes de kilomètres carrés,
00:06:57 c'est moitié moins que la France.
00:06:59 - D'accord, oui. C'est important.
00:07:02 - La deuxième chose à rappeler, c'est que
00:07:05 l'agriculture dans toute l'Europe est européenne.
00:07:09 L'idée depuis 20 ans, 30 ans, 40 ans,
00:07:13 d'arriver à garantir la sécurité alimentaire
00:07:18 des 450 millions d'Européens,
00:07:20 même si elle a été mise en déséquilibre
00:07:24 avec la guerre en Ukraine,
00:07:27 c'est une volonté qui est essentielle.
00:07:29 Dans ce domaine-là,
00:07:31 je ne vais pas faire plaisir à tout le monde,
00:07:33 mais il faut comprendre que nos amis agriculteurs allemands
00:07:37 ne sont pas des producteurs de très, très grands débits,
00:07:41 de très, très grandes quantités.
00:07:44 Leur pays fait partie d'un système économique
00:07:49 où le fromage va finir de s'affiner en Italie,
00:07:54 où le cochon vient en avion de Chine, etc.
00:08:00 - Ils ne sont pas producteurs comme nous, nous sommes producteurs.
00:08:03 Ça n'a rien à voir.
00:08:04 - Rien à voir.
00:08:06 - D'accord.
00:08:07 - Et franchement, en plus de ça,
00:08:10 il faut reconnaître un truc, c'est que
00:08:12 nous, Français, on a quand même bien balisé
00:08:17 les chemins de l'agriculture allemande,
00:08:19 parce que ni vous ni moi n'étions nés à ce moment-là,
00:08:23 mais enfin, M. Berkow, juste après la guerre,
00:08:26 cette fameuse conférence,
00:08:28 cette commission interalliée tripartite,
00:08:31 qui avait les Américains, les Anglais et les Français,
00:08:33 les Russes s'en étant exclus de fait,
00:08:36 après, en 1948,
00:08:38 puisqu'ils ont fait le blocus de Berlin,
00:08:40 donc on n'a plus négocié avec eux, terminé,
00:08:42 on va te faire voir, Staline.
00:08:44 Cette commission, elle a quand même superbement balisé
00:08:48 ce qui était permis et pas permis aux agriculteurs allemands.
00:08:50 - Dès 45, donc, c'est ça ?
00:08:53 - Dès 48.
00:08:55 - Dès 48, d'accord.
00:08:57 - Si on a deux secondes, M. Berkow,
00:08:59 je cite dans mon bouquin un truc que je trouve effarant,
00:09:02 qui est ce qu'on a appelé la guerre du lait.
00:09:05 Bon, c'est une guerre qu'on a gagnée, nous, Français,
00:09:07 parce qu'elle n'a pas eu lieu.
00:09:08 C'est donc la commission tripartite,
00:09:11 en 49, la délégation française est à ce moment-là
00:09:14 dirigée par le grand diplomate André-François Poncet,
00:09:18 et au programme de cette commission,
00:09:23 il est prévu dans deux mois, un round sur le lait,
00:09:26 les produits laitiers.
00:09:28 Alors, panique en France, parce qu'on se dit,
00:09:30 bien sûr, ils vont nous torpiller,
00:09:31 bien sûr, les Américains vont arriver avec des conteneurs,
00:09:35 des tankers pleins de lait, etc.
00:09:37 Et puis, le jour arrive, alors la délégation française
00:09:40 a prévu, dans les moindres détails, son argumentaire et tout,
00:09:44 et dans le jeu, les Américains disent,
00:09:47 "Non, sur le lait, nous, on n'a rien à dire."
00:09:49 Les Anglais disent non, les Anglais n'étaient pas exportateurs.
00:09:52 - Bien, bien sûr.
00:09:53 - Donc, tout ce que demande la France est accepté.
00:09:56 Boum, comme ça.
00:09:57 - D'accord.
00:09:58 - Les Américains, quand on leur dit,
00:09:59 "Ecoutez, nous, ce qui nous intéresse,
00:10:01 c'est d'avoir l'exclusivité, l'intégralité
00:10:03 de toutes les sources thermales gadeuses."
00:10:06 - D'accord.
00:10:07 - Parce qu'ils achètent le compte de Coca-Cola.
00:10:09 - Bon souvenir, François Bell.
00:10:13 Dites-moi, mais là, qu'est-ce qui...
00:10:15 Alors, à votre avis, parce qu'on a un temps...
00:10:16 Est-ce que la colère de ce qu'il y a en Allemagne,
00:10:19 effectivement, parce qu'on pourrait en parler pendant des heures,
00:10:21 mais est-ce que la colère qui monte, en tout cas,
00:10:23 qu'on voit, en tout cas, manifester,
00:10:25 est-ce que c'est vraiment, d'abord et uniquement,
00:10:28 ce prix du gaz qui va coûter un milliard d'euros en plus
00:10:31 aux producteurs, aux agriculteurs,
00:10:33 ou ça va plus loin ?
00:10:35 Parce que c'est ça, la question qu'on se pose.
00:10:37 Est-ce que c'est...
00:10:38 Parce qu'on regarde ça, c'est quand même massif.
00:10:41 On n'a pas l'habitude, en tout cas, nous,
00:10:43 de voir une telle...
00:10:44 En Allemagne, en tout cas, on n'avait pas vu de telle ampleur.
00:10:48 Alors, les causes de cela, c'est quoi ?
00:10:50 - André, pardonnez-moi, je viens de vous couper, François Bayle, pardon.
00:10:53 Gabriel Attal va être nommé à Matignon par Emmanuel Macron.
00:10:56 Il va devenir le plus jeune ministre de l'histoire de la Ve République.
00:10:59 On vient de l'apprendre.
00:11:01 Donc, plus d'informations à suivre toute la journée sur Sud Radio et sur sudradio.fr.
00:11:04 - C'est magnifique.
00:11:05 - Gabriel Attal, 34 ans, plus jeune Premier ministre de la Ve République.
00:11:09 - Eh bien, écoutez, on en parlera, je crois, plus longuement plus tard.
00:11:12 Gabriel Attal, Premier ministre.
00:11:14 Revenons aux agriculteurs.
00:11:17 Il aura peut-être maille à partir, lui aussi,
00:11:20 comme tous ses prédécesseurs, avec l'agent agricole.
00:11:23 Mais revenons, alors, François Bayle, à ceci.
00:11:26 Quelles sont vraiment les motivations et jusqu'où ça peut aller ?
00:11:31 - Alors, écoutez, les motivations des agriculteurs sont simples.
00:11:35 Elles sont techniques, elles sont fondées.
00:11:36 C'est "tu touches pas au pognon, on a besoin de ce milliard pour tourner".
00:11:40 Et d'autant plus, comme je vous le disais, que ce ne sont pas des producteurs gigantesques.
00:11:44 Donc, leurs marges ne sont pas énormes.
00:11:47 Par contre, vous avez bien cité le fait que la SAX,
00:11:50 le lander de SAX est en pointe là-dedans.
00:11:54 Je vous rappelle qu'aux dernières élections régionales,
00:11:57 c'était en octobre, je ne me rappelle plus exactement la date,
00:12:01 mais l'extrême droite a fait dans ce lander 28% des voies.
00:12:06 - Ah oui, c'est-à-dire ?
00:12:07 - C'est-à-dire qu'il est pratiquement arrivé en tête,
00:12:10 mais qu'il pose le problème des futures coalitions, avec la CDU ou autre,
00:12:14 et que là, quand on parle d'extrême droite, on parle de AFD.
00:12:17 C'est un parti qui ne nie absolument pas l'héritage d'Adolf Hitler.
00:12:24 - Ah carrément ?
00:12:26 - On est quand même maintenant dans quelque chose.
00:12:27 Ah oui, carrément, oui.
00:12:28 On est obligé de leur rappeler que le salut italien est interdit,
00:12:31 ce qui ne semble pas être le cas, comme vous l'avez vu, en Italie il y a deux jours.
00:12:35 Mais, il y a un... comment est-ce qu'on peut appeler ça ?
00:12:38 Il y a un malaise actuellement, un gros malaise en Allemagne.
00:12:41 - Oui, mais les agriculteurs qui sont à la rue, c'est pas parce qu'ils sont pro-nazis, quand même.
00:12:46 Ça n'a pas grand-chose à voir.
00:12:49 - D'après ce que disent certains journalistes et observateurs sur place,
00:12:53 les manifestations sont profondément, entre guillemets, noyautées
00:12:58 ou encadrées par ces éléments de protestation.
00:13:01 Il se trouve que la protestation a été longtemps un peu d'extrême gauche,
00:13:05 avec Dilling et compagnie.
00:13:07 - Maintenant, elle est plutôt d'extrême droite.
00:13:09 - Il y avait même la rotée armée fractionne.
00:13:12 - Ah, mais ça, c'est...
00:13:14 Oui, mais ça, c'était il y a longtemps.
00:13:16 - Oui, non mais...
00:13:17 - Quand on était jeunes, ça...
00:13:18 - Non, ce que je veux dire, François Bell, au-delà des étiquettes,
00:13:21 et bien sûr, qui raconte les étiquettes, et qui regarde de l'extrême droite et des extrêmes partout,
00:13:26 est-ce qu'au fond, c'est fondé ?
00:13:29 Je dirais, à votre avis, vous avez bien souligné le fait que ce sont des petits producteurs
00:13:34 par rapport à nous, enfin "petits", entre guillemets, bien sûr.
00:13:37 Est-ce que, effectivement, mais en quoi ?
00:13:39 Pourquoi Olaf Scholz fait ça ?
00:13:42 Parce qu'on ne peut pas dire non plus que sa politique a été extraordinaire,
00:13:45 vu ce qui se passe en Allemagne aujourd'hui.
00:13:48 - Non, alors il fait ça parce qu'il a besoin de colmater son budget.
00:13:54 Il fait ça parce que la réduction des avantages fiscaux sur le fioul, etc.,
00:14:00 c'est très bien vu par les alliés écolo.
00:14:02 Il fait ça parce que, finalement, il est arrivé, comme Angela Merkel,
00:14:08 à considérer que l'agriculture n'est pas un pan prioritaire de l'économie allemande,
00:14:13 et qu'il vaut mieux soutenir les automobiles, la recherche sur les piles, les voitures électriques, etc.,
00:14:19 que s'embêter avec les agriculteurs.
00:14:22 Je suis d'accord de le dire, mais à partir du moment où l'agriculture allemande
00:14:25 n'est pas un moteur économique important,
00:14:29 bien sûr, ça fait travailler du monde, bien sûr,
00:14:31 mais la France et l'Italie font travailler encore plus du monde.
00:14:35 - C'est vrai François Abel, mais alors justement, je voulais vous demander,
00:14:37 et revenir, ce sera un peu ma dernière question,
00:14:40 sur nous, sur la France et les Français,
00:14:43 on a quand même l'impression, mais corrigez-moi si je me trompe,
00:14:46 c'est que, sans appliquer les mêmes choses, on a l'impression que les agriculteurs français,
00:14:49 aussi, en tout cas à un certain nombre, les 80% qui touchent 800 à 1000 euros,
00:14:54 ou un peu plus par mois,
00:14:56 on a l'impression aussi qu'on s'en passerait, en tout cas,
00:14:59 que certains s'en passeraient volontiers.
00:15:01 Est-ce que je me trompe ?
00:15:03 - Écoutez, comment est-ce qu'on peut dire ?
00:15:06 Les manifestations qui agitent actuellement l'agriculture allemande
00:15:11 ont peu de relation avec ce qui se passe en France.
00:15:14 Que vous pensiez, à juste titre, que la situation
00:15:17 de très nombreux travailleurs du secteur agricole
00:15:20 est assez scandaleuse et mérite d'être prise en main,
00:15:23 oui, vous avez totalement raison.
00:15:25 Vous avez un nouveau Premier ministre qui va certainement s'y mettre,
00:15:28 parce qu'à son âge, on a beaucoup aimé les yaourts
00:15:31 et plein de trucs comme ça,
00:15:34 mais ça n'est pas pareil.
00:15:37 Si un jour, vous avez un peu de temps,
00:15:39 nous parlerons des malaises de la société allemande,
00:15:41 qui ne font que ressortir,
00:15:43 parce qu'au fond, ce qu'Angela Merkel faisait,
00:15:46 c'était de mettre un beau couvercle sur un certain nombre de choses
00:15:49 qui ne vont pas en Allemagne,
00:15:51 et Olaf Scholz n'a pas la même technique
00:15:54 ou il n'a pas la même autorité morale
00:15:56 pour étouffer ce qui traquait l'Allemagne.
00:15:59 Et croyez-moi, il y a des tas de trucs qui ne vont pas bien.
00:16:02 Alors on va en parler, écoutez, engagement tenu,
00:16:04 on va parler de la situation allemande de façon plus profonde,
00:16:07 mais là, c'était important de souligner ce qui se passe,
00:16:10 et effectivement de savoir si on n'a pas envie
00:16:13 qu'une partie de la population, on le voit un peu partout dans le monde,
00:16:16 on ne va pas évidemment...
00:16:18 on ne va pas faire une suppression,
00:16:21 on ne va pas faire des camps,
00:16:23 on n'a l'impression qu'on se dit
00:16:25 "Oh, il y en a qui ne servent pas à grand chose,
00:16:27 et on verra à quelle sauce on pourra les manger",
00:16:30 mais en douceur, bien sûr, en douceur.
00:16:33 - C'est clinique, mais c'est ça, monsieur Blancoc.
00:16:35 - Merci François Bell, et à très très bientôt.
00:16:38 - Merci à vous, au revoir.
00:16:40 - Merci François Bell, et on rappelle votre livre "Histoire secrète du couple franco-allemand",
00:16:43 c'est aux éditions TAL.
00:16:44 On va se retrouver dans quelques instants sur Sud Radio,
00:16:46 on va aller direction Grenoble pour parler d'une pièce de théâtre qui a été annulée,
00:16:51 et puis on vous rappelle cette information,
00:16:53 Gabriel Attal va être le nouveau Premier ministre d'Emmanuel Macron,
00:16:56 il a été nommé ce matin par le Président de la République.
00:16:59 A tout de suite sur Sud Radio.
00:17:00 - Sud Radio Bercoff dans tous ses états, midi 14h.
00:17:05 André Bercoff chez...
00:17:07 - Ici Sud Radio.
00:17:10 Les Français parlent au français.
00:17:15 Les carottes sont cuites.
00:17:17 Les carottes sont cuites.
00:17:20 - Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:17:23 - Ça devait être aujourd'hui à Grenoble.
00:17:25 Aujourd'hui même, mardi, effectivement, à Grenoble,
00:17:29 il devait y avoir "Les copains d'en bas", chronique d'un quotidien dans la cité Magnolia,
00:17:35 c'était la présentation qui était prévue ce soir, il y avait une affiche,
00:17:39 voilà, comment on fait pour... quand on a...
00:17:43 alors je vais vous lire juste l'affiche, "Les copains d'en bas",
00:17:46 comment vivre au quotidien à proximité d'un point de deal ?
00:17:50 Intéressant, c'est une vraie question.
00:17:52 Eh bien ça n'aura pas lieu, mais quand même, ça reflète quelque chose
00:17:57 qui va au-delà tout à fait d'un petit spectacle.
00:18:01 Qu'est-ce que c'est ? On en parle tout de suite.
00:18:03 - Sud Radio André Bercoff.
00:18:06 Bercoff dans tous ses états, ça balance pas mal sur Sud Radio.
00:18:11 - Chez moi, j'habite chez une copine.
00:18:13 Non, non, non, non, là, il ne s'agit surtout pas de ça,
00:18:17 Renaud, c'est "Les copains d'en bas", encore une fois,
00:18:21 comment vivre au quotidien à proximité d'un point de deal ?
00:18:25 La ville de Grenoble vous invite à ce spectacle, entre théâtre et récits comptés,
00:18:29 sur la vie d'un jeune couple qui décide d'habiter dans une cité HLM
00:18:34 pour vivre la mixité sociale.
00:18:37 Voilà, tout est dit, on coche toutes les cases, le jeune couple,
00:18:41 la cité HLM, la mixité sociale, mais, mais, mais, mais,
00:18:45 et là aussi, c'est très répandu, qu'est-ce qu'il y a ?
00:18:48 Eh bien, il y a un point de deal, et oui, pas seulement à Grenoble,
00:18:52 mais un peu partout. Alors, comment on fait pour exister ?
00:18:55 Coexister, pardon, alors, il y a eu toute une série, effectivement,
00:18:59 de polémiques, et le spectacle n'aura pas lieu, en tout cas à Grenoble,
00:19:04 mais, mais, voilà, l'équipe de Hartiflette qui produisait le spectacle,
00:19:11 ils le faisaient, le regrettent, ils ont joué partout,
00:19:14 mais, voilà, on s'est mal compris, etc.
00:19:17 Alors, on devrait savoir, d'ailleurs, Eric Piolle, l'actuel maire de Grenoble,
00:19:21 devait assister à la représentation, qui, encore une fois, n'aura pas lieu.
00:19:25 Alain Carignan, bonjour.
00:19:27 Est-ce qu'Alain Carignan est présent ?
00:19:31 - Bonjour. - Ah oui, bonjour Alain Carignan.
00:19:34 Bonjour, vous avez été ministre, vous avez été maire de Grenoble très longtemps,
00:19:39 et je voudrais savoir ce que ça vous inspire,
00:19:43 cette représentation qui n'a pas eu lieu, mais le problème c'est,
00:19:47 voilà, il y a des points de deal, comment on fait pour vivre,
00:19:51 et comment on fait pour coexister avec un point de deal ?
00:19:55 Et c'est étonnant, parce qu'il n'y a pas qu'à Grenoble, hein,
00:19:57 ça existe en énormément de villes de France,
00:20:01 et qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:20:03 - D'abord, il n'y a pas qu'à Grenoble, mais on est à Grenoble,
00:20:07 à peu près à 60-65% de plus de délinquance que la moyenne des villes comparables.
00:20:13 Donc on est quand même bien placé, si j'ose dire.
00:20:16 - 60 à 65% ? De plus ? - Oui, de plus.
00:20:20 J'ajoute ce que vous dites, la pièce devait avoir lieu,
00:20:25 mais pourquoi elle est annulée ? Parce que la municipalité a détourné la pièce à son profit.
00:20:30 C'est elle qui a ajouté sur l'affiche de la pièce
00:20:34 "Comment vivre au quotidien à proximité d'un point de deal ?"
00:20:36 - Ah, c'est la municipalité qui a ajouté ça ? D'accord.
00:20:39 - Oui, donc d'abord, elle a attaqué la création culturelle,
00:20:44 elle a détourné l'affiche d'un théâtre,
00:20:46 ce qui pose un problème d'ailleurs par rapport à la liberté culturelle.
00:20:49 Comment une municipalité, sous prétexte qu'elle subventionne,
00:20:52 détourne l'esprit d'une pièce ?
00:20:55 La pièce, c'était le multiculturalisme classique,
00:20:59 c'est-à-dire toutes les civilisations cohabitent très bien,
00:21:02 c'est les bisounours, tout le monde va bien ensemble,
00:21:04 bon, c'est bien, c'est une thèse qu'on peut défendre dans le pluralisme politique.
00:21:09 Mais la municipalité, comme elle veut que les grenoblois s'accoutument à la délinquance,
00:21:14 elle a ajouté cela pour expliquer qu'en réalité,
00:21:18 il ne faut pas lutter contre elle, il faut s'adapter à elle.
00:21:21 - Oui, comme disait Manuel Valls,
00:21:23 il faut apprendre à vivre avec le terrorisme, à un moment donné, c'était ça.
00:21:28 - C'est ça, donc Éric Piolle refuse les caméras de vidéoprotection,
00:21:34 il refuse d'armer sa police municipale,
00:21:37 il refuse qu'elle entre dans deux tiers des quartiers de la ville puisqu'elle n'est pas armée,
00:21:40 et donc il laisse le pouvoir à la délinquance,
00:21:43 et il dit aux gens qui montent dans les immeubles
00:21:45 qu'ils doivent enjamber les délinquants, qu'ils doivent baisser les yeux,
00:21:48 qu'ils doivent surtout ne pas appeler la police sous peine de représailles,
00:21:51 il leur dit "on va vous expliquer comment faire pour vous adapter à tout ça".
00:21:56 Moi j'ai une personne, une dame, une mère de famille, André Bercoff,
00:22:00 une mère de famille qui m'a dit "je demande à mes enfants
00:22:03 de venir me voir le moins souvent possible dans ma cité".
00:22:06 Vous vous rendez compte ? Une mère qui demande ça, pourquoi ?
00:22:08 Parce qu'elle a peur pour eux.
00:22:10 Vous vous rendez compte ?
00:22:12 Et la municipalité rouge-vert, parce que c'est des rouge-verts,
00:22:15 leur demande d'accepter ça, de s'adapter à ça.
00:22:19 Vraiment, à votre avis, elle leur demande ça ? Pourquoi ?
00:22:22 Parce qu'effectivement moi quand j'ai lu,
00:22:24 et on voulait parler spectacle quand on m'a montré cela,
00:22:27 je me suis dit "mais attendez, peut-être qu'il faudrait peut-être se dire
00:22:30 que les points de deal, ils pourraient peut-être être démantelés, je ne sais pas,
00:22:33 c'est peut-être naïf ou totalement utopique,
00:22:35 mais peut-être commencerait-on, on devrait commencer par s'attaquer justement
00:22:39 à ces points de deal, au lieu de demander de vivre ensemble.
00:22:43 Il n'en est pas question pour Éric Piolle,
00:22:45 puisque les attributions de logement dont les élus sont maîtres,
00:22:49 puisqu'ils maîtrisent les HLM,
00:22:51 les attributions de logement créent les ghettos, créent cette situation.
00:22:55 Il n'y a aucune expulsion par exemple,
00:22:57 de quelqu'un qui est condamné pour trafic de drogue, d'un HLM.
00:23:01 Jamais il n'y a pas d'expulsion.
00:23:03 Non, à Grenoble nous avons des mafias
00:23:06 qui empêchent les travaux de la ville.
00:23:09 Et donc il nous faut financer les mafias, leur société de sécurité.
00:23:13 Je demande au maire de déposer plainte, il refuse.
00:23:17 À Grenoble nous avons une salle municipale
00:23:19 qui a été prise en main pendant plusieurs mois par les dealers
00:23:22 dans le quartier Mistral, ils s'y sont installés,
00:23:24 ils l'ont d'ailleurs saccagé,
00:23:26 et j'ai demandé à Éric Piolle de déposer plainte, il a refusé.
00:23:29 Il y a donc une tolérance à l'égard de cette délinquance,
00:23:33 une acceptation, une volonté de dire,
00:23:36 il faut vivre avec, il faut la laisser se développer,
00:23:39 elle prend le pouvoir,
00:23:41 elle fait que la population n'a plus le droit de vivre
00:23:44 comme elle le souhaiterait,
00:23:46 mais la municipalité refuse, parce que c'est l'idéologie.
00:23:50 Oui, parce que j'allais vous demander, Alain Carignan,
00:23:52 mais pourquoi cette acceptation ?
00:23:54 Je ne pense pas qu'Éric Piolle est pour les points de deal,
00:23:57 mais pour la délinquance.
00:23:59 Il est pour d'abord la libéralisation des drogues, etc.
00:24:04 Et puis c'est une idéologie,
00:24:06 en réalité c'est une idéologie révolutionnaire,
00:24:09 il s'agit de faire que la pagaille s'installe,
00:24:12 que les gens vivent de plus en plus mal,
00:24:14 plus les personnes vivent mal,
00:24:16 plus ce sont des captifs pour l'extrême gauche.
00:24:19 Donc au fond, eux, c'est une chair à canon, les quartiers.
00:24:23 Les quartiers sont guettoisés,
00:24:25 parce que plus ils sont guettoisés, plus ils sont paupérisés,
00:24:28 plus ils espèrent se créer une clientèle électorale.
00:24:31 Il faut dire que tout ça est d'un cynisme fou.
00:24:33 - Et alors, effectivement, et pour le moment,
00:24:36 comment réagit la population,
00:24:38 enfin en tout cas une partie de la population,
00:24:40 je parle surtout de ceux qui vivent dans ces quartiers,
00:24:42 parce que les autres, effectivement,
00:24:44 quand on ne vit pas là-dedans,
00:24:46 c'est très facile de jouer aux bonnes âmes et aux bisounours,
00:24:49 mais quand on vit là-dedans, comment ça se passe ?
00:24:51 Comment réagissent-ils ?
00:24:53 - D'abord, il y a très peu de secteurs épargnés maintenant.
00:24:57 Il faut dire que l'économie souterraine de la ville
00:25:01 devient de plus en plus importante,
00:25:03 et d'ailleurs se développe dans l'économie légale,
00:25:05 puisqu'il faut bien que cet argent trouve un débouché,
00:25:08 donc on est dans une situation de plus en plus difficile.
00:25:10 - De blanchiment, vous voulez dire ?
00:25:12 - Oui, mais les populations qui subissent ça,
00:25:16 baissent la tête. Pourquoi elles baissent la tête ?
00:25:18 Parce qu'elles n'ont aucun répondant,
00:25:20 à part la police nationale,
00:25:22 qui fait des efforts les plus importants qu'elle peut faire,
00:25:24 mais qui ne peut rien tant que la municipalité
00:25:27 loge cette délinquance,
00:25:29 tant que la municipalité l'abrite,
00:25:31 et tant que la municipalité la tolère.
00:25:33 La base, elle est là, c'est au fond,
00:25:35 il faut déloger, comme le font certains maires,
00:25:37 il faut empêcher qu'elles s'installent,
00:25:40 et qu'elles occupent les quartiers,
00:25:42 et qu'elles prennent le pouvoir.
00:25:43 Or là, c'est ce qui se produit,
00:25:45 et donc la population ne peut pas résister,
00:25:47 elle ne peut que s'adapter, baisser la tête,
00:25:49 c'est terrible pour elle.
00:25:51 - Mais Alain Carignan, vous étiez maire,
00:25:53 vous seriez maire aujourd'hui, l'empêcher comment ?
00:25:55 Concrètement, on peut l'empêcher comment ?
00:25:58 - Je préside le groupe d'opposition,
00:26:00 donc depuis trois ans,
00:26:02 je fais des propositions à Éric Piolle,
00:26:04 je lui dis, par exemple,
00:26:06 développer les caméras de vidéoprotection
00:26:08 avec un PC opérationnel 24h/24,
00:26:11 et une police armée,
00:26:12 déjà qui soit complémentaire de la police nationale,
00:26:14 qui soit cette police de proximité,
00:26:16 il s'y refuse.
00:26:17 Je lui dis, assermenter le maximum d'agents de la ville,
00:26:20 pour qu'ils dressent procès verbal,
00:26:22 à la première incartade,
00:26:24 de façon à ce qu'on aide à maîtriser cette délinquance.
00:26:28 Il s'y refuse.
00:26:29 Je lui demande de mettre un critère
00:26:32 de tranquillité publique aux attributions de logement.
00:26:35 Il s'y refuse.
00:26:36 Je lui demande, quand un dealer est condamné,
00:26:39 de l'expulser des HLM.
00:26:41 Il s'y refuse.
00:26:42 Donc, si vous voulez, je suis au conseil municipal,
00:26:44 comme président du groupe, avec mon équipe,
00:26:46 nous faisons des propositions très concrètes sur tous ces sujets.
00:26:49 Et puis, bien entendu,
00:26:50 nous intégrons toutes les questions de prévention,
00:26:52 en disant, il faut développer le sport, le socio-culturel,
00:26:56 l'économie, pardon, l'éducation populaire,
00:26:59 dans tous les quartiers.
00:27:00 Et là, parce qu'en parallèle,
00:27:02 cette municipalité supprime tout ce qui est prévention
00:27:06 des adolescents et pré-adolescents.
00:27:08 On est en face, vraiment, d'une municipalité qui est,
00:27:11 si vous voulez, perchée,
00:27:13 qui n'est pas en contact avec le réel,
00:27:16 qui est totalement idéologue,
00:27:18 et qui se retrouve d'ailleurs avec une représentation théâtrale.
00:27:21 Pour elle, le théâtre, c'est la vie, d'une certaine manière,
00:27:24 au sens où elle a pas à traiter les sujets
00:27:27 puisqu'elle les traite sur la scène.
00:27:29 - Oui, c'est effectivement tout le problème de quel réel on veut.
00:27:33 Est-ce qu'on veut regarder le réel,
00:27:35 ou imposer sa perception de réel ?
00:27:37 C'est tout le problème.
00:27:38 Merci Alain Carignan.
00:27:39 Écoutez, on va suivre en tout cas cette histoire.
00:27:41 Au-delà des copains d'en bas,
00:27:43 effectivement, le problème, c'est de s'occuper aussi des Français,
00:27:46 d'où qu'ils soient, d'en bas, au moyen, oui, d'en haut.
00:27:49 Merci.
00:27:50 - Merci Alain Carignan d'avoir été avec nous.
00:27:52 Je rappelle que vous êtes ancien maire de Grenoble.
00:27:54 On va se retrouver dans un instant sur Sud Radio
00:27:56 avec les perles, les huées, les bravos d'André Bercoff.
00:27:58 Tiens, et si les banlieusards ne pouvaient venir en ville
00:28:00 que deux ou trois fois par an ?
00:28:02 Vous allez voir, c'est ce qu'a dit un adjoint à la mairie de Paris.
00:28:05 Et puis, on va revenir sur ces gens qui veulent détruire le patrimoine français.
00:28:11 A tout de suite sur Sud Radio.
00:28:12 - Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:28:15 Appelez maintenant pour réagir 0 826 300 300.
00:28:20 Cette semaine, grâce à Sud Radio, dévaler les pistes des Pyrénées
00:28:24 avec Béarn Pyrénées Tourisme et Gîtes de France 64
00:28:27 qui vous offrent deux jours exceptionnels à la montagne
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00:28:42 Cette semaine, écoutez le Grand Matin Sud Radio
00:28:46 entre 7h et 8h30 et gagnez votre week-end de ski inoubliable en Béarn Pyrénées.
00:28:52 Sud Radio, parlons vrai.
00:28:54 - Ici Sud Radio.
00:28:58 Les Français parlent au français.
00:29:03 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:29:06 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:29:09 - Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:29:12 - Le Conseil Constitutionnel est censé garder la Constitution.
00:29:17 Comme son nom l'indique, il est censé être composé de sages.
00:29:22 La sagesse.
00:29:24 En ce moment, il y a quelques problèmes,
00:29:28 je dirais à la fois immobiliers et d'espace,
00:29:31 qui font qu'on se demande si leur sagesse
00:29:34 se rapporte uniquement aux dents de sagesse.
00:29:37 On en parle tout de suite.
00:29:39 - Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:29:42 Les perles du jour.
00:29:44 - Et oui, et oui, et oui, Claude François, je suis le mal aimé, effectivement.
00:29:49 Mais on peut vraiment se poser des questions sur quelque chose,
00:29:54 vous savez, on vous avait parlé la semaine dernière,
00:29:57 non, même pas, lundi, de ce qui se passe avec le jardin de Marie Curie,
00:30:01 de Pierre et Marie Curie, le pavillon des sources,
00:30:03 qu'on veut démolir pour en faire encore un immeuble,
00:30:06 voilà, de recherche, alors qu'on pourrait faire tout ça ailleurs,
00:30:10 non, non, c'est vraiment, il n'est pas inscrit au patrimoine.
00:30:13 Et puis, et puis, il se passe autre chose.
00:30:16 Tout près, à proximité, dans les murs du Conseil Constitutionnel,
00:30:20 il y a une boutique, encore une activité du Palais Royal,
00:30:24 qui s'appelle l'Oriental.
00:30:26 Jonathan Cixous, vous êtes rédacteur en chef du magazine Causeur,
00:30:30 vous êtes auteur d'un livre brillant "Vivre en ville" aux éditions du Cerf,
00:30:34 vous avez gagné le prix du jury du temps retrouvé,
00:30:38 donc, le statut proustien que vous venez d'acquérir,
00:30:43 qu'est-ce qu'il s'agit, c'est quoi cette boutique, l'Oriental,
00:30:46 qui existe depuis quand d'ailleurs ?
00:30:47 - Bonjour André Bercoff, la boutique à l'Oriental existe depuis 1818,
00:30:52 - 1818 ? - 1818, et depuis cette date,
00:30:56 à l'Oriental n'a jamais fermé et a toujours vendu la même chose,
00:31:00 à savoir des pipes, des tabatières, des étuis à cigarettes,
00:31:03 tous les ustensiles... - Depuis 1818, c'est ça ?
00:31:06 - Uniquement, à l'Oriental, évoquant justement les tabacs,
00:31:11 et le lointain exotique, - Les épices et tout ça...
00:31:15 - Et cette boutique a l'insigne honneur de partager,
00:31:20 vous le disiez, c'est au Palais Royal, en plein cœur de Paris,
00:31:24 et elle a l'insigne honneur depuis toujours de partager son entrée
00:31:27 avec le Conseil Constitutionnel, ils ont le même péristyle,
00:31:30 - C'est-à-dire que si je veux aller à l'Oriental, je passe par l'entrée
00:31:33 du Conseil Constitutionnel ? - Quasiment, vous pouvez passer
00:31:35 par les colonnes de Buraine, mais c'est juste en face,
00:31:37 mais vous pouvez passer devant la porte du Conseil Constitutionnel.
00:31:40 Les sages ont emménagé au Palais Royal en 1959,
00:31:45 le Conseil Constitutionnel a été créé en 1958,
00:31:48 et ils ont emménagé là en 1959, et depuis cette date,
00:31:53 ils ont toujours vécu en parfaite intelligence,
00:31:55 avec cet aimable antiquaire et vendeur de pipes.
00:32:01 Et il y a quelques années, ça ne vous a pas échappé,
00:32:04 qu'ils ont eu un nouveau président à la tête de leur institution,
00:32:07 - Un certain Laurent Famus. - Voilà, qui a décidé
00:32:11 de pousser les murs, au sens propre du terme.
00:32:14 Progressivement, le Palais Royal, pour faire simple,
00:32:16 est géré par le Centre des Monuments Nationaux, le CMN,
00:32:20 et avec l'appui du CMN, il grignote des caves de la Comédie Française,
00:32:25 qui est juste en face, il grignote des boutiques,
00:32:28 des galeries de chartres, pour essayer de pousser ces murs,
00:32:33 il n'y a pas d'autre mot, alors même que le Palais est grand.
00:32:35 - Oui, pas mal, oui. - Et il a jeté son dévolu
00:32:38 depuis un certain temps sur la boutique à l'Oriental,
00:32:41 pour l'expulser, et pour en faire quoi ?
00:32:44 Une salle d'attente. - Une salle d'attente, oui.
00:32:46 - Vous m'avez bien entendu. - On a besoin d'une salle d'attente.
00:32:48 - Mon propos, si vous voulez, c'est de défendre cette boutique
00:32:52 pour ce qu'elle est, à savoir, ce que j'appelle le patrimoine du quotidien.
00:32:56 Le patrimoine, ça n'est pas uniquement majestueux,
00:32:59 ça n'est pas uniquement somptueux, spectaculaire, monumental.
00:33:04 Le patrimoine du quotidien, ça peut être une ruelle,
00:33:07 ça peut être une petite fontaine, ça peut être une cour à pavé,
00:33:10 et ça peut être une petite boutique.
00:33:12 Cette boutique, tout le monde la connaît.
00:33:14 Les touristes du monde entier viennent la photographier,
00:33:16 c'est un cafard naôme, savamment entretenu par sa propriétaire,
00:33:20 Madame Von Koth, qui n'est pas propriétaire,
00:33:22 qui est gestionnaire, puisque la boutique appartient,
00:33:25 comme tout le reste du Palais Royal, au Centre des Monuments Nationaux.
00:33:28 - Ça, elle n'appartient pas au Conseil Constitutionnel,
00:33:30 elle appartient au Centre des Monuments Nationaux, il faut le dire.
00:33:32 - Exactement, qui est en charge de la gestion de notre patrimoine.
00:33:35 Or, à quoi on assiste, c'est que, pour l'instant,
00:33:38 une première décision de justice a donné raison au Conseil Constitutionnel
00:33:41 pour expulser cette boutique.
00:33:43 Cette boutique, qui est ce petit patrimoine du quotidien,
00:33:45 a notamment un escalier à vis, charmant,
00:33:47 qui n'est pas spectaculaire,
00:33:49 mais qui donne accès à un entre-sol,
00:33:52 c'est les réserves de la boutique, sûrement.
00:33:54 Mais ça témoigne de quoi ?
00:33:55 Ça témoigne des volumes du Paris du début du siècle.
00:33:59 Balzac a sûrement fréquenté à l'Oriental.
00:34:02 - 1818, et oui, étant donné les Baudelaires et autres.
00:34:07 - Et aujourd'hui encore, je vous assure,
00:34:08 ils ont tous sûrement acheté une pipe ou une civette quelque part par là.
00:34:12 Et là où je n'en reviens pas,
00:34:16 c'est que le garant de ce patrimoine,
00:34:18 le Centre des Monuments Nationaux,
00:34:19 a d'ores et déjà donné son aval au Conseil Constitutionnel
00:34:23 pour arracher tout ce petit décor, pour en faire une salle d'attente.
00:34:25 - Et il n'y a pas de recours ?
00:34:26 Personne ne fait appel ?
00:34:27 Est-ce que la propriétaire, elle n'est pas propriétaire,
00:34:30 mais la gestionnaire a fait appel ?
00:34:32 - La gestionnaire va sûrement faire appel.
00:34:34 À ma connaissance, aujourd'hui, elle ne l'a pas fait.
00:34:38 Elle essuie des mesures d'intimidation à répétition de la part de son voisin.
00:34:44 Pas plus tard qu'hier, par exemple,
00:34:46 elle a refusé l'accès à sa boutique de personnes,
00:34:49 des architectes mandatés par le Conseil Constitutionnel
00:34:51 qui voulaient venir mesurer l'épaisseur des murs.
00:34:53 Parce que le Conseil Constitutionnel veut carrément casser les murs.
00:34:57 Et elle ne les a pas laissés entrer.
00:34:59 Mais c'est pour vous donner un peu l'idée de cette pression continue.
00:35:02 Mais la bonne nouvelle, parce qu'il y en a quand même une,
00:35:05 c'est que depuis que j'ai décidé de parler un petit peu au nom de cette boutique...
00:35:09 - Vous avez fait une tribune au Figaro.
00:35:11 - Au Figaro, une pétition a été lancée en ligne.
00:35:14 Il suffit de taper "pétition à l'Oriental" sur un moteur de recherche,
00:35:18 vous tombez tout de suite sur le site.
00:35:19 - À l'Oriental, voilà, on dit ça pour les auditoires de Radio.
00:35:21 - Exactement. Ou sinon, se rendre à l'Oriental, 22 Galeries de Chartres,
00:35:25 et là, signer une pétition papier.
00:35:27 Et là, je vous assure que ce sont des centaines et des centaines de personnes qui viennent.
00:35:32 On compte déjà par milliers les gens qui, depuis qu'ils sont au courant de ce scandale,
00:35:37 veulent soutenir au moins moralement cette boutique.
00:35:42 Et c'est un... Vous savez, on nous dit que les Français sont attachés à leur patrimoine, et c'est vrai.
00:35:47 Mais là où je... C'est pour ça que je prends la parole aussi.
00:35:50 C'est qu'on ne peut pas laisser faire sans rien dire.
00:35:53 On est au courant que ça va être sûrement expulsé,
00:35:57 cette boutique va être expulsée, et son petit décor arraché, disparaître.
00:36:01 Et on ne peut pas laisser faire sans rien dire.
00:36:03 - Non, c'est terrible, parce qu'on se dit que...
00:36:05 Est-ce que le Conseil constitutionnel n'a pas autre chose à faire
00:36:09 que de s'occuper des quelques mètres carrés pour avoir une salle d'attente ?
00:36:12 - Il paraît que le 25 janvier, il doit se prononcer sur la loi immigration, non ?
00:36:15 - Oui, oui, mais ça c'est un détail, la loi immigration.
00:36:18 Ce qui est important, c'est l'Oriental !
00:36:20 C'est pipi, c'est si bien, c'est bien sûr.
00:36:22 Merci, Jonathan Sissou. - Merci André Bercoff.
00:36:24 - On continuera le combat.
00:36:25 Sud Radio, Bercoff, dans tous ses états.
00:36:28 - J'attends, j'attends. Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors écoutez, c'est très simple.
00:36:32 Qui va s'en aller ? Et bien, qui va s'en aller ?
00:36:35 C'est les voitures.
00:36:37 Les voitures et les conducteurs de voitures.
00:36:39 De quoi vous parlez, de quoi vous parlez ?
00:36:41 Et bien écoutez, la semaine dernière, à Sud Radio,
00:36:44 dans l'émission de Benjamin Gleize,
00:36:46 et bien David Béliard, vous savez, le conseiller de Paris,
00:36:51 qui est en charge, effectivement, de la mobilité dans tous ses états,
00:36:54 et bien l'adjoint à la mairie de Paris,
00:36:58 et bien il a dit quelque chose.
00:37:00 Pensez juste que vous écoutiez, et nous allons commenter.
00:37:03 Écoutez David Béliard, adjoint à la mairie de Paris.
00:37:06 - C'est pas normal que quelqu'un qui a une Clio, une petite Clio un peu ancienne,
00:37:11 et qu'il l'utilise une à deux fois dans l'année pour venir, par exemple, à Paris,
00:37:15 et bien on lui dise, il faut que tu changes de voiture,
00:37:19 et que dans le même temps, un SUV,
00:37:21 un SUV hybride, Porsche par exemple,
00:37:24 qui vaut plusieurs dizaines de milliers d'euros,
00:37:26 et bien puisse disposer d'un critère 1 ou critère 0,
00:37:30 et n'ait pas de difficulté pour rouler à Paris.
00:37:32 On voit bien qu'il y a deux poids, deux mesures là-dedans.
00:37:34 Donc en effet, il faut revoir la question de la critérisation.
00:37:37 De la même manière, moi je suis à la fois favorable, par exemple,
00:37:40 à un dispositif dit de petit rouleur,
00:37:42 en gros vous avez une voiture un peu ancienne,
00:37:44 mais que vous utilisez de manière, disons,
00:37:46 quelques fois dans l'année pour venir en ville,
00:37:49 là il n'y a pas de problème, parce que ce n'est pas ça le sujet.
00:37:53 Voilà, c'est-à-dire, selon que vous soyez voiture ancienne ou voiture nouvelle,
00:37:58 vous aurez le droit de venir à Paris,
00:38:00 attention, en quotas, et ça s'appelle la discrimination motorisée positive.
00:38:06 Et oui, si vous avez une Clio,
00:38:08 ouais, écoutez, soyons clairs,
00:38:10 elle pourrait venir deux ou trois fois par an à Paris,
00:38:12 mais pas plus, soyons clairs,
00:38:15 effectivement, on sait déjà que les voitures thermiques, c'est terminé,
00:38:19 hein, en 19... horizon 2030,
00:38:22 horizon 2030, attention,
00:38:24 si vous ne changez pas, si vous n'achetez pas une voiture électrique
00:38:27 à 20 000, 30 000 ou 40 000 euros,
00:38:29 ben écoutez, oui ça coûte cher,
00:38:32 ça coûte cher, mais enfin c'est comme ça,
00:38:34 c'est comme ça, ça se paye l'écologie,
00:38:36 la vraie ou la fausse écologie,
00:38:39 ça se paye le verre, ça se paye la dépollution,
00:38:42 et si vous avez une petite voiture et que vous voulez avec votre famille venir à Paris
00:38:45 parce que vous n'habitez pas intramuros,
00:38:49 et ben, ce sera contagianté, c'est tout, voilà, écoutez,
00:38:53 il faut comprendre, c'est aussi ça la dépollution,
00:38:56 c'est qu'on va faire le tri, et on va faire le tri,
00:38:59 entre quoi et quoi ?
00:39:01 Entre les gens qui ont les moyens,
00:39:03 et les gens qui n'ont pas les moyens,
00:39:05 et oui, n'oubliez jamais le slogan absolu du pouvoir,
00:39:08 mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade,
00:39:12 ainsi, nous sommes bien gouvernés,
00:39:15 et les vaches seront bien gardées en attendant,
00:39:18 effectivement, d'être éliminées,
00:39:20 parce que la couche d'ozone, bien sûr !
00:39:23 On marque une courte pause sur Soudradio,
00:39:25 on revient après les infos de 13h,
00:39:27 avec cette information, Gabriel Attal, nouveau Premier ministre d'Emmanuel Macron,
00:39:30 on va se retrouver dans un instant pour le face-à-face d'André Bercoff,
00:39:33 et avec vous, au 0826 300, 300, à tout de suite !
00:39:37 C'est Philippe David, je vous souhaite une bonne année 2024 avec Soudradio !
00:39:41 Bonne année avec Soudradio !
00:39:43 Soudradio !
00:39:44 Parlons vrai !
00:39:45 Soudradio Bercoff, dans tous ses états,
00:39:49 le face-à-face !
00:39:52 13h05 sur Soudradio, l'heure pour vous d'écouter ce face-à-face avec André Bercoff,
00:39:57 qui reçoit aujourd'hui Béatrice Rosen, actrice franco-américaine,
00:40:00 maman et citoyenne engagée. Bonjour Béatrice Rosen !
00:40:02 Bonjour, merci, merci beaucoup !
00:40:04 Et la fonction maternelle, on ne l'oublie pas !
00:40:06 Absolument !
00:40:07 Béatrice Rosen, je suis très heureux de vous recevoir.
00:40:09 Nous avions reçu la semaine dernière Pierre Marionnet,
00:40:12 qui est un chef d'entreprise qui s'occupe de sécurité maritime.
00:40:16 Et pourquoi je dis ça ? Parce que vous êtes comédienne, vous jouez,
00:40:21 et simplement de dire que, je dis ça à nos éditeurs, ils le savent,
00:40:27 c'est qu'on ne se contente pas simplement de recevoir des personnes
00:40:30 parce qu'elles viennent de sortir un livre,
00:40:32 ou qu'elles viennent de sortir un film, ou une pièce de théâtre, ou ceci, cela.
00:40:37 Non ! Il y a l'actualité, mais il y a effectivement les citoyens,
00:40:42 les hommes et les femmes qui ont des choses à dire,
00:40:44 et beaucoup de choses à dire, qui sont engagés dans ce qu'ils pensent,
00:40:49 ils ont l'indignation, ils ont envie de le dire.
00:40:51 Et vous Béatrice Rosen, vous tweetez assez fréquemment,
00:40:55 et franchement, et assez talentueusement, je dois le dire.
00:40:59 Et justement, je voulais vous dire, en ce début d'année,
00:41:03 ce qui m'a toujours frappé quand je vous lis,
00:41:07 c'est que vous n'avez pas l'indignation sélective,
00:41:10 mais vous réagissez, vous réagissez fortement,
00:41:13 et vous le disiez à Orantel avant qu'on commence cet entretien,
00:41:16 vous disiez que c'est toujours la liberté qui est en jeu,
00:41:18 c'est l'élément central. Ce que vous voulez dire par là ?
00:41:21 C'est ma première préoccupation, en fait,
00:41:24 et c'est pour ça que je tweete finalement,
00:41:26 c'est pour peut-être lancer des idées, des débats publics.
00:41:30 Je pense que nos libertés sont en danger, vraiment.
00:41:33 - Vous le pensez vraiment ? - Oui.
00:41:35 Je pense qu'au-delà de ça, on arrive, je pense, à la fin d'un système.
00:41:39 Je pense qu'on est très nombreux à le sentir,
00:41:41 que ce soit politique ou sociétal,
00:41:44 on sent que le système électoral est verrouillé,
00:41:47 on sent... Bon, il y a beaucoup de problèmes.
00:41:49 Vraiment, on est en déliquescence, et c'est très inquiétant.
00:41:53 Mais moi, ce qui me préoccupe le plus,
00:41:56 c'est nos libertés fondamentales.
00:41:58 Elles sont attaquées de toutes parts.
00:42:00 - Alors, soyez concrète, dites-moi précisément en quoi, dans quel domaine ?
00:42:05 - Je vais vous dire, dans tous les domaines.
00:42:07 C'est-à-dire que toutes les lois qui passent depuis un bon moment maintenant
00:42:10 vont dans le sens de restriction de liberté fondamentale.
00:42:13 Quand on voit le DSA au niveau européen,
00:42:16 ça réduit la liberté d'expression... - Le Digital Service Act, c'est ça.
00:42:20 - Voilà, sur les réseaux sociaux.
00:42:22 Ils essayent de nous faire croire que la liberté d'expression...
00:42:25 - Quand on voit que Twitter, justement, est menacée d'être censurée en Europe.
00:42:30 - Censurée en Europe. Ce qui est incroyable.
00:42:32 Ça nous mettrait au même rang que des pays comme la Chine.
00:42:35 - Ou la Corée du Nord.
00:42:37 - C'est totalement délirant.
00:42:38 Et on essaye de nous faire croire, comme si on était en 1984 d'Orwell,
00:42:42 que je conseille à tout le monde de lire ou relire,
00:42:45 que la liberté d'expression serait un outil menant vers la dictature.
00:42:50 Or, c'est précisément l'inverse.
00:42:53 Les dictatures se sont toujours servies de la censure
00:42:56 et non pas de la liberté d'expression pour tenir leur peuple.
00:42:59 On est en train d'inverser toutes les valeurs, d'inverser toutes les réalités,
00:43:03 et c'est extrêmement préoccupant.
00:43:05 Un autre exemple, la loi SREN,
00:43:08 qui était sur... pour, justement, aussi limiter...
00:43:12 Alors, il y a toujours une bonne raison à toutes ces lois.
00:43:14 - Alors, c'est quoi la loi SREN ? Revenez là-dessus.
00:43:16 - C'est pour lutter contre la pornographie en ligne,
00:43:20 contre les arnaques en ligne, etc.
00:43:22 Alors, il y a toujours des bonnes intentions, mais au final...
00:43:25 - Et l'enfer est pavé de bonnes intentions.
00:43:27 - Voilà, exactement.
00:43:28 Et en fait, pour moi, ce ne sont que des prétextes.
00:43:30 C'est comme la loi sur les dérives sectaires, avec l'article 4,
00:43:33 qui a été, pour l'instant, retirée au Sénat par le sénateur Alain Houper,
00:43:37 qui allait limiter la liberté d'expression et d'opinion sur les traitements médicaux.
00:43:43 Ce qui, à terme, va...
00:43:46 Enfin, c'était, soi-disant, la loi anti-raout.
00:43:49 Ce qui va... c'est dangereux, parce que ça limite le débat.
00:43:53 Il faut plus de débat.
00:43:55 Pas moins de débat. Il faut des débats éclairés.
00:43:57 Il faut qu'il y ait une émulation,
00:44:01 il faut que les gens s'instruisent, et non pas soient privés d'informations.
00:44:05 C'est l'inverse. En fait, on va dans le mauvais sens.
00:44:07 Sur la propriété privée, un autre exemple.
00:44:09 Toutes les lois qui passent sont, finalement, pour réduire l'accès à la propriété privée,
00:44:15 en les assommant de taxes.
00:44:17 - Si vous ne faites pas tel ou tel travail, transition énergétique...
00:44:19 - Les lois énergétiques, les taxes sur les résidences secondaires,
00:44:22 les réglementations extrêmement compliquées, dissuasives, etc.
00:44:27 La liberté de circulation, vous parliez, il y a un instant,
00:44:31 de David Béliard sur les voitures qui auraient le droit de rentrer ou pas dans Paris.
00:44:37 Comment vont-ils faire respecter ça ?
00:44:39 On va compter, on va avoir des quotas,
00:44:41 des quotas qui vont être respectés comment ?
00:44:43 Par des QR codes ? Est-ce que c'est vraiment la société qu'on veut ?
00:44:46 Moi, je suis indignée par cette fuite en avant technologique
00:44:50 qui est complètement, si vous voulez, décorrélée du confort et du bien-être des gens.
00:44:55 Toute l'humanité a été pour accroître le confort par la technologie, finalement.
00:45:03 De la découverte du feu à l'imprimerie...
00:45:07 - La technologie est un outil, bien sûr, un outil formidable.
00:45:09 - Voilà, et maintenant, on arrive à un tel degré de technologie
00:45:13 que c'est l'inverse qui se passe.
00:45:15 Ça nous enchaîne et ça ne nous libère plus.
00:45:18 Et c'est ça qui est inquiétant, et c'est vraiment...
00:45:20 Tous ces sujets sont des sujets, à mon avis, dont il faudrait parler vraiment plus dans l'espace public
00:45:25 parce que c'est un vrai choix de société, pour nous, pour nos vieux jours,
00:45:29 et puis pour nos enfants.
00:45:30 Qu'est-ce qu'on prépare comme vie à nos enfants avec tout ça ?
00:45:33 - Mais alors, Béatrice Rosen, vous, la citoyenne que vous êtes,
00:45:35 vous le sentez, vous, parce que vous pouvez dire
00:45:38 "Attendez, mais moi, Béatrice Rosen, voilà, je suis ici à Sud Radio,
00:45:42 demain, je serai dans un autre média, vous passez dans plusieurs médias..."
00:45:46 Et on vous dit "Bon, mais on vous laisse dire ce que vous voulez."
00:45:50 En fait, en quoi ressentez-vous ?
00:45:52 Je ne sais pas seulement personnellement, bien sûr pour vous,
00:45:54 vous ressentez une espèce de...
00:45:56 Je ne dirais pas de chape de plomb, on n'est pas en Corée du Nord, heureusement, Dieu merci,
00:45:59 mais vous pensez que c'est, en fait, que c'est organisé,
00:46:05 sans tomber du tout dans le conspirationnisme, et ce n'est pas le problème,
00:46:09 qu'on veut, en fait, nous priver de cet instrument de liberté,
00:46:13 liberté d'expression, liberté d'opinion, etc.
00:46:15 Est-ce que c'est organisé, parce que vous parlez de toutes ces lois ?
00:46:18 - Alors, je vais vous donner un exemple.
00:46:19 Pendant la crise sanitaire, les réseaux sociaux censuraient
00:46:23 toutes les opinions qui n'allaient pas dans le sens gouvernemental.
00:46:28 Même de vraies informations.
00:46:31 Parce que ça gênait, parce qu'ils estimaient, encore une fois,
00:46:34 que c'était un danger pour le public.
00:46:37 Mais le public, la population, il y a une infantilisation qui est en train de...
00:46:41 Enfin, on le voit tous les jours, et ils nous donnent des conseils,
00:46:44 comment recoudre notre bouton, comment faire du sport, quoi manger,
00:46:49 à quelle heure se coucher, si on doit ouvrir la fenêtre ou fermer la fenêtre,
00:46:53 où manger la bûche, dans la cuisine ou dans les toilettes.
00:46:56 Enfin, franchement, c'est du délire absolu.
00:46:59 C'est-à-dire que plus ils vont faire du "micro-management",
00:47:04 plus on sent qu'en fait, ils n'ont pas de vision globale, politique, pour la France.
00:47:11 Quelle est la vision pour la France, en fait ?
00:47:14 Hier, ils étaient contre le nucléaire.
00:47:16 Alors, les jours pairs, ils sont contre.
00:47:18 Les jours impairs, ils sont pour.
00:47:20 Ce sont des sujets capitaux, majeurs, avec des enjeux énergétiques, de sécurité nationale.
00:47:26 Enfin, c'est ça qui est inquiétant.
00:47:28 Vous voulez dire qu'il n'y a pas de cap ?
00:47:30 Il n'y a pas de cap.
00:47:31 En fait, leur préoccupation est au contraire de dire "écoutez, on s'occupe de vous, ayez peur et surtout restez fidèles".
00:47:38 Voilà, c'est la politique de la peur.
00:47:40 Tous les sujets... Alors, il fait froid pendant deux jours, ayez peur.
00:47:43 Il fait chaud, ayez peur. Il pleut, ayez peur. Il ne pleut pas, ayez peur.
00:47:47 En fait, c'est la politique de la peur.
00:47:49 Et les gens, vraiment, je pense que les gens n'en peuvent plus.
00:47:52 Moi, ça me fait de la peine de voir mon pays comme ça, et c'est pour ça que je parle.
00:47:58 Parce que les gens me disent "qu'est-ce que t'en as à faire ? Fais ta vie, tire ton épingle du jeu".
00:48:03 Mais non, ça me fait de la peine, ça me touche.
00:48:06 Je vois que l'équipe qui est dirigeante n'aime pas les gens.
00:48:10 N'aime pas les gens.
00:48:12 Oui, c'est ça, pour vous, ils n'aiment pas les gens.
00:48:14 Oui, ils n'aiment pas les gens. Et ils ont leur programme, leur rope.
00:48:18 Ils veulent absolument, je pense, ça n'engage que moi, mais je pense qu'ils veulent faire table rase.
00:48:24 On voit ce qui se passe avec les services publics, on voit ce qui se passe...
00:48:27 Tout est en déliquescence.
00:48:28 Ça ne peut pas être systématiquement de l'incompétence ou des erreurs.
00:48:32 On ne peut pas se tromper 100% du temps, statistiquement, ce n'est pas possible.
00:48:36 Donc, à un moment, je pense, ce n'est pas une histoire de complot, ils ne s'en cachent même pas.
00:48:42 Ils veulent aboutir à une Europe, Mario Draghi l'a dit, à une Europe fédérale, un Etat européen.
00:48:48 Et malheureusement, pour cela, il faut enlever de la souveraineté à la France pour la transférer à l'Union Européenne.
00:48:56 Là, on est en train de mélanger plein de sujets, mais si vous voulez, c'est une question de vision globale, de qui nous sommes.
00:49:02 Est-ce qu'on s'aime, nous-mêmes ? Est-ce que l'équipe dirigeante nous aime ?
00:49:07 Est-ce que les Français sont fiers d'être Français ou pas ?
00:49:11 Et quand on aime son pays, ce n'est pas pour ça qu'on déteste les autres, au contraire.
00:49:16 C'est quand on s'aime soi-même qu'on peut aimer les autres, c'est quand on se respecte soi-même qu'on peut respecter les autres.
00:49:21 Donc, c'est capital, toutes ces questions.
00:49:24 - Béatrice Rozen, juste une chose, vous êtes franco-américaine.
00:49:27 Vous êtes plutôt française, vous vous sentez plutôt française ou plutôt américaine ?
00:49:31 - J'ai grandi en France, et je pense que là où on passe vraiment son enfance,
00:49:37 où on va à l'école, où on achète son pain au chocolat en sortant de l'école,
00:49:40 c'est là où vraiment on a un attachement de cœur, de racines.
00:49:46 La France, c'est dans mes tripes. J'aime évidemment les États-Unis, puis j'aime plein d'autres pays.
00:49:50 Mon mari est italien, j'ai plein de pays dans mon cœur, mais j'ai vécu un petit peu partout.
00:49:55 Mais la France, c'est vraiment dans mes tripes, et j'aime les Français.
00:49:59 Je trouve que les Français, parfois, ils sont impossibles, ils m'énervent, mais je les aime.
00:50:03 On peut aimer les gens malgré leurs défauts, et c'est ça, je pense, je peux me tromper,
00:50:08 mais je pense qu'Emmanuel Macron n'a pas compris.
00:50:10 On aime les gens avec leurs qualités et leurs défauts.
00:50:14 - On va continuer à parler de ces Français, de vous, des qualités, des défauts, de ce qui se passe.
00:50:19 - Avec Béatrice Rosen et avec vous au 0826 300 300.
00:50:23 Emmanuel vous attend au standard 0826 300 300.
00:50:26 A tout de suite sur Sud Radio.
00:50:28 - C'est Cécile de Menibus, je vous souhaite une bonne année 2024 avec Sud Radio.
00:50:32 - Bonne année avec Sud Radio.
00:50:34 - Sud Radio.
00:50:35 - Parlons vrai.
00:50:36 - Ici Sud Radio.
00:50:41 Les Français parlent au français.
00:50:46 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:50:49 Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:50:52 - Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:50:55 - Et avec plaisir on accueille, ça fait déjà un quart d'heure et ça passe vite, Béatrice Rosen.
00:51:01 Vous êtes comédienne, vous êtes franco-américaine.
00:51:04 Et on vient d'annoncer la nomination, donc c'était, on s'y attendait depuis hier,
00:51:10 ma femme de Gabriel Attal comme Premier ministre, remplaçant Elisabeth Borne.
00:51:15 Alors vous êtes citoyenne, ça vous inspire quoi ?
00:51:18 - Bon, tout d'abord félicitations, d'humain à humain, félicitations à lui.
00:51:23 C'est quand même, ça doit être un grand moment dans sa vie d'être nommée Premier ministre.
00:51:26 Maintenant en tant que citoyenne qui va subir la politique gouvernementale,
00:51:31 je pense que c'est un énorme coup de communication de la part d'Emmanuel Macron.
00:51:38 Il sait très bien que ça va être repris partout.
00:51:41 C'est le plus jeune Premier ministre de la Ve République.
00:51:45 Pour plein de raisons, ça va faire un buzz national et international.
00:51:49 - En parlant, parce que tout le monde a parlé de la dimension gay, il va jouer un rôle.
00:51:54 - Alors j'ai vu que hier soir, Guillaume Roquette sur LCI en a parlé.
00:51:59 - Tout à fait, il a dit que c'était un des facteurs, pas le seul bien sûr.
00:52:03 - Voilà, une des motivations.
00:52:04 - Voilà, une des motivations. Vous voyez, Guillaume Roquette en a parlé sur LCI.
00:52:07 - D'Emmanuel Macron a eu à nommer Gabriel Attal.
00:52:11 Je pense que ça va faire, moi à titre personnel, franchement, la sexualité des gens,
00:52:15 j'en ai vraiment que faire, chacun fait ce qu'il veut dans son intimité.
00:52:18 - D'accord, bien sûr.
00:52:19 - Mais je pense que sur le plan médiatique, ça va avoir un impact,
00:52:23 ça va générer des articles à l'international aussi, et peut-être que ça va.
00:52:28 - Est-ce que ça veut dire pour vous, quand même, allons plus loin, Béatrice Rosel,
00:52:31 que ce gouvernement, quand même, la com joue un rôle fondamental ?
00:52:36 - Prépondérant, je pense d'ailleurs, malheureusement, que ce n'est que de la com sur tous les sujets.
00:52:42 Ce ne sont que des effets d'annonce, des brainstorming sur comment on va faire parler sur CI,
00:52:51 comment on va faire diversion sur ça, et je m'en désole.
00:52:55 Je m'en désole parce que c'est vraiment, pour moi, le gouvernement de la forme et pas du fond.
00:53:00 Pour moi, il n'y a pas de vision. On l'a dit tout à l'heure, pour moi, il n'y a pas de vision du pays.
00:53:05 Où veulent-ils nous amener ? En tant que Français, en tant que pays, en tant qu'État, pas en tant que...
00:53:11 - Est-ce que ça va pour vous qu'ils ne croient plus en la France ? Ou pas ?
00:53:15 - Qu'eux ne croient plus en la France ? Ça ne me va pas du tout.
00:53:20 - Je veux dire par là que vous croyez que c'est ça, la motivation,
00:53:23 c'est que maintenant ils ne pensent plus qu'Europe, que l'Union Européenne ?
00:53:26 - Je pense qu'ils se sentent au-dessus de la France. En fait, je pense qu'il y a une espèce de mépris sous-jacent.
00:53:32 Je pense qu'en fait, un peu comme ce que disait Bernard-Henri Lévy, les trucs franchouillards, bof,
00:53:39 c'est que la France, on s'en fiche de la France, nous on voit plus grand, on voit la concurrence de la Chine, de grand pays.
00:53:48 Mais je pense qu'ils se trompent complètement. On est 68 millions d'êtres humains, on veut rester humains,
00:53:55 on a des racines, on a une histoire, on en est fiers, on aime ce pays, et encore une fois,
00:54:00 c'est pas pour ça qu'on n'aime pas les autres, mais on veut défendre notre pays, et je pense qu'ils se trompent complètement sur ça.
00:54:08 - Et justement, alors par exemple, quelque chose dont on a l'impression qu'ils n'ont pas qu'ils s'en fichent,
00:54:14 c'est comme ça, l'inflation. Parlons de l'inflation, parlons du pouvoir d'achat, on parle de la paupérisation de toute une partie de la classe moyenne.
00:54:23 Je parle même pas des gens qui touchent le RSA, je veux dire. On a l'impression que, effectivement, oui, ça se passe comme ça, c'est comme ça.
00:54:31 On est passé de, il y a 50 ans, à zéro dette, budget en équilibre, aujourd'hui à 3 300 milliards de dettes.
00:54:42 - Et puis, ce qui est insupportable, c'est cet auto-satisfaisite permanent. Dès qu'on voit Bruno Le Maire ou des ministres parler dans les médias de la France et de l'économie,
00:54:54 on a l'impression que tout va bien, ils ont réduit le chômage, mais ils parlent pas du fait que ce sont peut-être des travailleurs pauvres qui ont été créés.
00:55:02 Ils parlent jamais de la soupe populaire, ils parlent jamais de l'augmentation de la pauvreté.
00:55:08 Il y a un nombre de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté en France qui est énorme, qui peuvent pas se chauffer,
00:55:15 qui doivent choisir entre le déjeuner et le dîner ou entre se chauffer et manger. C'est pas possible, on ne peut pas continuer comme ça.
00:55:23 Il y a un déni total. Et moi, personnellement, qui ne suis pas dans une situation de précarité,
00:55:28 par exemple, j'ai une liste d'aliments qui n'a pas changé, parce que je suis routinière et j'ai coché mes favoris.
00:55:36 - Vous avez une liste du caddie ? - Voilà, c'est ça, la liste du caddie.
00:55:40 Et entre il y a 2 ans ou 3 ans et maintenant, mon caddie type que j'achetais qui était à peut-être 45-50 euros, maintenant il est à 75-80.
00:55:52 - Vous voulez dire que ça a presque doublé en 2-3 ans ? - Ça a presque doublé.
00:55:56 Après on nous explique, mais non, l'inflation... Oui, parce que c'est lissé avec d'autres objets qu'on n'achète pas tous les jours.
00:56:03 Mais les aliments du quotidien ont énormément augmenté, ont explosé. Et c'est un vrai problème.
00:56:09 Et je ne sais pas comment les gens qui sont dans l'extrême précarité font, et même la classe moyenne est en train d'être déclassée,
00:56:16 parce que les salaires n'ont pas augmenté autant que l'inflation.
00:56:19 Donc il y a un appauvrissement de tout le monde, sauf évidemment des plus riches.
00:56:24 Et je n'ai rien contre les plus riches, mais voilà, c'est un fait.
00:56:27 - Et alors justement, quand vous expliquez quand même, Béatrice Rosen, il y a quand même une passivité.
00:56:36 Bon, vous réagissez, un certain nombre d'enjeux ont réagi, et on a l'impression que beaucoup de gens se disent
00:56:42 "Oui mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On ne peut rien faire, c'est comme ça, oui, tant qu'on sortirait que le frigo est à moitié plein, même..."
00:56:52 - Je pense qu'il y a une vraie déprime généralisée, je pense qu'il y a une résignation dans la population.
00:56:58 Là aussi, je m'en désole, bon, à mon côté grande gueule un peu, fait que je ne veux pas me résigner,
00:57:06 et je veux que les gens se réveillent, parce qu'il y a des choses qui sont inacceptables, qui sont en train de se passer.
00:57:13 Il y a des pénuries, on n'a pas parlé, mais il y a des pénuries de médicaments terribles,
00:57:17 que ce soit sur les antibiotiques pour enfants, que ce soit même des médicaments pour le cœur,
00:57:21 même autour de moi, il y a plein d'exemples.
00:57:24 Ça n'est pas possible, ça n'est pas acceptable, on est en 2024 maintenant, et ces situations-là ne sont pas acceptables,
00:57:31 et je pense que les gens sont résignés, parce que tout est de plus en plus cher,
00:57:36 en fait, peu importe ce qui se passe, on continue à aller dans le mauvais sens,
00:57:40 et je pense que les gens ont perdu espoir, quelque part, et se disent "bon, de toute façon, il n'y a rien à faire, c'est comme ça, et on avance".
00:57:48 - Ils ont résigné. - Voilà, il ne faut pas accepter, il ne faut pas se résigner.
00:57:52 - Alors c'est facile à dire, mais voilà. - Non, non, bien sûr, c'est facile à dire,
00:57:57 mais je crois qu'en tout cas, à un moment donné, vous savez, c'est ce qu'on appelle les terrifiants pépins de la réalité, quoi.
00:58:03 Je veux dire, à un moment donné, les gens réagissent, et on le voit, et on le voit ici, on le voit chez nos auditeurs, énormément.
00:58:13 - Et puis sur l'hôpital, l'éducation nationale, alors moi je veux bien,
00:58:17 donc on parlait de Gabriel Attal qui a été nommé, et c'est un petit génie, etc., mais il est certainement très intelligent,
00:58:23 il a certainement plein de qualités, mais à 34 ans, quand on n'est pas...
00:58:27 En fait, c'est un choix qui n'est pas connecté, à mon avis, au réel, à la population.
00:58:33 Quand on n'a pas eu un vrai job dans la vie, comment... qu'est-ce qu'on sait de ce que vivent les gens,
00:58:39 quand on n'a pas d'enfant, et que tout ça est cumulé avec la jeunesse, le manque d'expérience, etc.,
00:58:45 qu'est-ce qu'on connaît, en fait, à la vie ? Il est peut-être très brillant,
00:58:49 mais il y a des gens à 34 ans qui sont peut-être des agriculteurs, ou quoi, qui ont énormément d'expérience de la vie,
00:58:55 mais qu'est-ce qu'on a comme expérience ? - Et qu'est-ce qu'on a vécu, réellement ?
00:58:59 - Et comment on peut comprendre et avoir de l'empathie pour les gens, et trouver des solutions à des problèmes qu'on n'a jamais eues ?
00:59:05 - On va continuer d'en parler, également, avec nos auditeurs.
00:59:09 - Oui, et puis on reprendra vos réactions également sur les réseaux sociaux.
00:59:12 On a déjà beaucoup de questions, André, dont une pour vous, Gabriel Attal, 34 ans.
00:59:16 Vous, qu'est-ce que vous faisiez à 34 ans ? C'est une question qu'on a sur les réseaux sociaux.
00:59:19 A tout de suite, sur Sud Radio.
00:59:21 Sud Radio Bercov, dans tous ses états. Appelez maintenant pour réagir 0 826 300 300.
00:59:28 Ici Sud Radio.
00:59:33 Les Français parlent au français.
00:59:37 Les carottes sont cuites.
00:59:41 Les carottes sont cuites.
00:59:43 Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
00:59:45 De ce point de vue, Béatrice Rosen, qu'est-ce que vous avez pensé des vœux,
00:59:50 31 décembre, du président de la République, avec un parterre de drapeaux.
00:59:54 D'ailleurs, de loin, on a l'impression que c'était le linge qui était en vie à l'Élysée.
00:59:58 Non, non, c'est pas le linge, c'était des drapeaux, mais il y en avait une fouletitude, y compris drapeaux algériens, marocains, enfin un peu de tout.
01:00:04 Alors déjà, malheureusement, heureusement pour moi, je n'ai pas regardé les vœux, mais j'ai vu...
01:00:11 Vous n'êtes pas une bonne citoyenne, vraiment.
01:00:13 Si, si, je suis une très bonne citoyenne, mais voilà.
01:00:16 J'ai pas regardé les vœux, mais j'ai vu évidemment sur les réseaux sociaux toutes les images des vœux qui sont passées.
01:00:23 Et maintenant, on a un petit peu l'habitude avec Emmanuel Macron, ça fait six ans et demi qu'on le pratique comme notre président.
01:00:30 Et on sait qu'il adore les symboles, il adore les symboles.
01:00:33 Tout est réfléchi, chaque détail dans les photos, dans les images est pensé, est réfléchi et pas là par hasard.
01:00:41 Et quand j'ai vu qu'il était debout devant, en pleine, dans une nuit noire, devant des arbres morts,
01:00:47 avec une lignée de drapeaux internationaux à l'infini, alors qu'on est quand même à l'Élysée, qui est le centre du pouvoir français.
01:00:57 Et ça, c'était nuit noire et pratiquement rien l'herbe, on voyait même pas les arbres.
01:01:02 Les drapeaux étaient bien pliés, tous alignés, peint qui dépasse.
01:01:06 Même le drapeau français qui était le pauvre, relégué, bord cadre.
01:01:09 Donc dès qu'on faisait un petit zoom sur Emmanuel Macron, on voyait même plus le drapeau français, il était éjecté.
01:01:16 Je me dis que cette symbolique-là n'est pas par hasard.
01:01:20 Alors après, ils ont expliqué que c'était en honneur des Jeux Olympiques.
01:01:23 Sauf que les Jeux Olympiques ont leur propre drapeau, avec les cinq anneaux.
01:01:28 Et les cinq anneaux, quand vous regardez la définition, enfin la signification de ce drapeau,
01:01:32 c'est justement un drapeau totalement universel, qui est là pour représenter déjà tous les pays du monde.
01:01:37 Donc à quoi servait cette litanie, cet alignement de drapeaux internationaux ?
01:01:42 A mon avis, c'était pour donner la symbolique que nous sommes en chemin vers une sorte de gouvernance globale,
01:01:49 dont peut-être la première étape serait une Europe fédérale, encore une fois comme le souhaite Mario Draghi.
01:01:58 Et plein de députés macronistes qui sont venus dire qu'ils voulaient vraiment accélérer l'avancée de cet État européen.
01:02:08 Que l'Europe, la nation européenne, qu'on ne parle plus de nation française, belge ou autre, nation européenne.
01:02:14 Et d'ailleurs, dans l'hommage à Jacques Delors, on a vu le drapeau européen porté...
01:02:21 Le drapeau français couvrait le cercueil, le drapeau européen était en pleine majesté.
01:02:25 Non mais c'est vraiment un symbole formidable ça !
01:02:27 Très subtil, très subtil.
01:02:28 C'est vrai, c'est vrai. Il y avait le cercueil et le drapeau français, et bon, voilà, on l'enterre.
01:02:33 Et puis, sans aller loin, mais enfin, c'est quand même, ça pose question là.
01:02:38 Je voudrais m'adresser à la mère de famille, à la mère de famille Béatrice Rosen.
01:02:43 Vos enfants sont dans le privé, vous l'avez dit, en rentaine.
01:02:46 Mais qu'est-ce que vous pensez de ce qui se passe dans l'éducation nationale, au sens strict du terme ?
01:02:53 Je pense qu'il y a un vrai délabrement.
01:02:56 C'est malheureux, les gens qui peuvent se permettre de mettre leurs enfants dans le privé, malheureusement,
01:03:02 ceux qui n'ont pas le choix doivent laisser leurs enfants dans le public.
01:03:08 Et moi, j'aimerais une école publique forte, compétitive, pas une dégringolade sur les maths, sur le bac, sur tout.
01:03:16 Alors on dit, oui, mais Gabriel Attal...
01:03:19 Oui, mais ok, mais à part la BAYA, qu'est-ce qui a été fait, en fait ?
01:03:22 Qu'est-ce qui a été décidé ? Est-ce que tous les postes de professeurs sont pourvus ?
01:03:26 Il n'a pas eu le temps d'être très longtemps à l'éducation nationale.
01:03:29 Oui, il n'a pas eu le temps, mais justement, si c'était vraiment une cause chère à son cœur, à ses convictions,
01:03:34 peut-être qu'il y serait resté, justement, pour mener à bien le projet dont il parlait.
01:03:38 En fait, le vrai politique aurait dit à Emmanuel Macron, non, pour le moment, l'éducation nationale, c'est extrêmement important.
01:03:44 Il y a trop de travail, je reste, mais...
01:03:46 Il y a des bâtiments vétustes, il y a énormément de problématiques, hors à BAYA, dans l'éducation nationale.
01:03:52 Et c'est une catastrophe.
01:03:54 Et même, vous savez, après l'école, il y a des jeunes qui viennent pour encadrer les enfants,
01:04:00 pour que les parents viennent, pas à l'étude, mais pour que les enfants en maternelle jouent et soient encadrés.
01:04:06 Je ne sais plus comment s'appelle leur poste, mais ces gens-là, on m'avait dit, et ils sont payés...
01:04:11 Enfin, je peux me tromper, ça a pu changer entre-temps, c'était il y a trois ans, mais ils étaient payés 11 euros de l'heure.
01:04:17 Donc, en fait, tout est à revoir. Vraiment, tout est à revoir.
01:04:21 Et il faut un peu plus d'ambition et d'excellence dans tout ça.
01:04:26 Et sinon, c'est les prochaines générations qui en pâtissent.
01:04:31 C'est clair. Je crois qu'on a des auditeurs.
01:04:34 Oui, on a des auditeurs, mais avant, on a une question sur les réseaux sociaux pour Béatrice.
01:04:37 Béatrice, vous êtes engagée, citoyenne, et pourquoi pas engagée en politique ?
01:04:41 Parce que vous parlez beaucoup, vous avez beaucoup d'idées.
01:04:44 Alors, je pense que le système politique et électoral est complètement verrouillé, je m'en désole.
01:04:51 Il y a 68 millions de citoyens en France. Il y a des gens formidables, il y a des talents, il y a des gens extrêmement intelligents.
01:05:00 Mais comme le système est structuré, avec les 500 signatures et Hollande qui a enlevé l'anonymat des maires,
01:05:07 il peut y avoir des pressions sur les maires s'ils ne votent pas bien, il y a un chantage au budget,
01:05:12 le fait qu'il n'y a pas un seuil de légitimité de l'abstention.
01:05:17 C'est-à-dire qu'au-delà de tant de pourcentages d'abstention, par exemple, une élection ne serait pas légitime.
01:05:23 Il n'y a pas de prise en compte du vote blanc, alors que c'était une promesse électorale d'Emmanuel Macron en 2017.
01:05:28 Enfin, il y a plein de choses qui font qu'à mon avis, ce système est verrouillé
01:05:32 pour que tous les 5 ans, on se retrouve avec les 12 mêmes personnes.
01:05:35 Et les gens n'en peuvent plus. Les gens n'en peuvent plus, et c'est pour ça qu'ils ne vont plus voter.
01:05:39 Mais pourquoi vous ne rejoignez pas un parti politique ? Il n'y a pas que les présidentielles dans la vie.
01:05:44 Parce que, il n'y a pas vraiment un parti qui me...
01:05:50 En plus, je vais vous dire, ça me désole aussi, il y a beaucoup de choses qui me désolent aujourd'hui.
01:05:55 Mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'opposition.
01:05:57 On voit toujours des petits arrangements, des petites négociations.
01:06:00 Et ça aussi, les Français n'en peuvent plus.
01:06:03 Des petits arrangements, des petites cuisines, des "apoloshes" comme ils disent maintenant.
01:06:07 C'est insupportable. On veut des gens avec des convictions, qui aiment les Français,
01:06:11 qui ont envie d'améliorer les choses. Et je ne vois pas comment moi je pourrais faire.
01:06:16 Si je pouvais, je le ferais, mais...
01:06:21 On accueille Loïc, qui nous appelle depuis Lourdes. Bonjour Loïc, et bonne année.
01:06:24 Bonjour Loïc.
01:06:26 Bonjour André, bonjour Béatrice, bonne année à tout le monde.
01:06:29 Je vous rejoins totalement Béatrice, et ça fait du bien de vous entendre parler.
01:06:34 On a bien rejoint.
01:06:36 Je suis d'accord avec vous sur la politique, comme le disait Coluche,
01:06:39 si voter sert à quelque chose, ça fait longtemps que ça serait interdit.
01:06:42 Oui.
01:06:44 Mais bon, ce n'est pas trop de ça que je voulais parler.
01:06:47 Il y a une phrase que j'aime bien.
01:06:49 On m'avait dit, que j'ai souvent entendu, pour connaître quelqu'un,
01:06:52 il ne faut pas écouter ce qu'il dit, mais regarder ce qu'il fait.
01:06:55 Oui, c'est très sage, absolument.
01:06:59 Et quand on écoute tout ce que nos politiques disent, et font à côté,
01:07:04 ça ne peut pas être des coïncidences.
01:07:07 Après, il y a des personnes qui pensent, mais qui ne font pas exprès,
01:07:11 ou qui sont un peu trop… vous voyez ce que je veux dire.
01:07:15 Alors qu'en fait, il y a le côté aussi d'une succession de coïncidences,
01:07:20 ce sont des preuves, et des coïncidences, c'est un empagaille.
01:07:24 Donc qu'est-ce qu'on attend pour arrêter ces gens-là ?
01:07:27 On voit que Macron, tous ses sbires, ils sont corrompus jusqu'à la moelle.
01:07:31 Le parti macroniste, ils ont tous des parures pures à comparaitre.
01:07:37 Donc au bout d'un moment, qu'est-ce qu'on fait ? On laisse faire ?
01:07:41 - Alors justement Loïc, on parlait de ça.
01:07:44 Au fond, qu'est-ce que ça veut dire "on laisse faire" ?
01:07:46 Pour le moment, effectivement, force est de reconnaître qu'on laisse faire.
01:07:50 Pour le moment, Torro a raison, je n'ai pas à avoir d'avis là-dessus, de toute façon.
01:07:56 Mais si vous voulez, si, quelles que soient les politiques, Macron ou avant, etc.,
01:08:02 ce n'est pas Macron en cause, c'est qu'à partir du moment où le pouvoir voit qu'il n'y a pas de résistance,
01:08:07 et bien il continue.
01:08:08 Vous savez, c'est comme dans la vie, si quelqu'un vous bouscule et voit que vous ne réagissez pas,
01:08:12 et bien il va continuer à vous bousculer.
01:08:14 C'est tout le problème, oui Béatrice ?
01:08:16 - Oui, je voudrais dire qu'effectivement, je pense que c'est justement pour votre question
01:08:20 que les gens sont déprimés et résignés, c'est parce qu'en fait on ne voit pas de solution.
01:08:24 Donc le système électoral est verrouillé, les manifestations, maintenant leur nouveau truc,
01:08:29 c'est ou la répression violente pour dissuader, ou l'invisibilisation des manifestations qui dérangent,
01:08:38 et qu'on ne peut pas réprimer, qui ne sont pas couvertes par certains médias.
01:08:42 - Voire l'Allemagne !
01:08:44 - Exactement, et heureusement qu'on a des gens comme André Berkhoff,
01:08:47 qui vraiment, c'est salutaire son émission, je pense, pour beaucoup de monde,
01:08:51 parce que vous vous invitez et vous parlez de choses dont on ne parle pas ailleurs,
01:08:55 mais voilà, ça crée une vraie résignation, et donc il va falloir être très créatif
01:09:00 pour trouver une façon d'installer une démocratie plus directe,
01:09:04 peut-être moins représentative, mais plus directe,
01:09:07 parce qu'on est vraiment au bout du système là, on le voit,
01:09:10 et je pense que c'est pour ça qu'il y a de plus en plus de restrictions de liberté,
01:09:14 de dérives autoritaires, parce qu'ils sentent bien que le peuple n'en peut plus.
01:09:18 - Alors justement, merci Loïc, est-ce que c'est la question qu'on pourrait poser,
01:09:23 est-ce que c'est le référendum que demande l'Olym... je crois qu'il y a un autre éditeur,
01:09:27 est-ce qu'il s'agit du référendum ? Peut-être, on n'a pas parlé, mais on en reparlera.
01:09:31 - On accueille Julien, qui nous appelle depuis Créteil. Bonjour Julien !
01:09:34 - Bonjour ! - Bonjour Julien, et bonne année !
01:09:36 - Bonjour, ma charme ! Merci, bonne année également, et bonjour à Béatrice,
01:09:39 je vous félicite pour votre courage, parce que c'est vrai que...
01:09:42 d'ailleurs on comprend, avec les prises de position que vous avez,
01:09:45 que vous ne soyez plus dans TPMP cette année,
01:09:48 qui d'ailleurs, au passage, je ne regarde plus depuis que vous n'y êtes plus,
01:09:51 parce que je suis assez écœuré, et je ne sais pas si c'est bien le système politique.
01:09:54 - Allez fin Béatrice ! - Non mais c'est vrai, il y a une opposition,
01:09:58 d'une certaine façon, vous devez le sentir, même si on n'est pas là pour parler de cette émission,
01:10:01 mais qui est assez verrouillée dans cette émission,
01:10:04 et ce qui m'a un peu ouvert les yeux depuis que vous n'y êtes plus.
01:10:06 Mais je voulais revenir sur la nomination de M. Attal, tout est lié,
01:10:11 vraiment on a l'impression que vous pouffez le camp, mais ce n'est pas qu'une impression,
01:10:14 regardez, il est comme M. Bardella finalement, il n'a pas fait grand chose de sa vie,
01:10:18 bon il a un peu plus d'études que M. Bardella qui n'a que le bac,
01:10:20 mais là n'est pas que le problème, en fait on a une armée de blancs-becs dans les pays occidentaux.
01:10:26 Alors moi ça me fait penser, je suis désolé de vous le dire,
01:10:29 à une espèce de jeunesse qui est bien contrôlée par une oligarchie,
01:10:33 parce qu'il faut quand même rappeler une chose, c'est que M. Attal,
01:10:36 il est membre du Bilderberg, il est membre de la French American Foundation,
01:10:40 il est tenu en fait d'appliquer le programme de Davos, de la commission de Bruxelles,
01:10:45 tout ça c'est les mêmes personnes derrière, et des ONG Soros, etc.
01:10:49 Et ça veut dire quoi derrière ?
01:10:50 Ça veut dire qu'il va certainement y avoir, dans différents cadres,
01:10:54 pour notamment la pollution, les voitures et la transition énergétique,
01:10:59 le retour des QR codes, l'euro numérique, la fin du cash qui est en préparation pour 2027,
01:11:04 si je ne me trompe pas, qui va nous rendre esclaves,
01:11:07 la fin du droit de propriété d'une certaine manière pour un certain nombre de personnes qui ont des logements anciens,
01:11:12 - Oui, on a parlé à Béatrice, oui.
01:11:14 - Voilà, le retour des injections forcées, et pour finir,
01:11:17 le retour des compteurs du 49.3, puisque là on remet à zéro les compteurs de Mme Borne.
01:11:23 - Oui c'est vrai, parce que M. Attal pourra utiliser le 49.3 tant qu'il veut,
01:11:27 enfin en tout cas pour un moment, c'est clair.
01:11:30 - Donc si vous voulez, voilà, je ne veux pas être long,
01:11:32 mais si vous voulez, le problème c'est que que vous ayez M. Attal, M. Lecornu,
01:11:36 donc qui vous voulez, de toute façon tout est piloté à Bruxelles.
01:11:39 Donc vous êtes dans un avion où en fait vous ne pilotez rien,
01:11:42 vous pouvez juste ouvrir et fermer votre tablette, mais vous ne savez pas où vous allez.
01:11:46 Enfin, ou plutôt vous suivez ce que vous dit Mme Van der Leyen,
01:11:49 le nerf de la guerre, comme l'a dit Béatrice d'une certaine façon,
01:11:52 c'est est-ce qu'on est un pays qui reprend son destin en main comme le font nos voisins suisses ?
01:11:57 Je rappelle que la Suisse, et j'en terminerai par là André,
01:12:00 c'est le pays le plus riche du monde.
01:12:01 Ils ne sont ni dans l'euro, ni dans l'OTAN, ni dans Schengen, ni dans la CEDH.
01:12:06 C'est un pays sous-développé.
01:12:07 - C'est vrai, ils ont un passé spécifique, Julien.
01:12:09 Merci en tout cas Julien.
01:12:11 - Merci, on va marquer cette courte pause avant de retrouver Emmanuel qui nous attend au Standard.
01:12:15 A tout de suite sur Sud Radio.
01:12:16 - Sud Radio Bercov dans tous ses états, midi 14h.
01:12:21 André Bercov.
01:12:22 - Chénit.
01:12:23 - Ici Sud Radio.
01:12:29 - Les Français parlent au français.
01:12:32 Je n'aime pas la blanquette de veau.
01:12:35 Je n'aime pas la blanquette de veau.
01:12:38 - Sud Radio Bercov dans tous ses états.
01:12:41 - 13h45 sur Sud Radio, on est ensemble jusqu'à 14h avec Béatrice Rosen qui est notre invitée du jour.
01:12:46 Et on accueille Emmanuel qui nous appelle depuis PESAC au 0826-300-300.
01:12:50 Bonjour Emmanuel.
01:12:51 - Bonjour Emmanuel et bonne année.
01:12:52 - Bonjour.
01:12:53 - Bonne année à vous tous.
01:12:54 Bonjour André, bonjour Béatrice et bonne année à toute l'équipe.
01:12:57 Merci déjà de vous battre parce que vous n'êtes pas nombreux dans votre milieu à maintenir ces positions.
01:13:01 Parce qu'il y en a qui ont dit qu'ils sont revenus en arrière.
01:13:04 J'espère qu'on n'est pas, alors un petit clin d'œil, j'espère qu'on n'est pas dans le 2012 de l'Occident.
01:13:08 Mais ça ressemble un petit peu à une pré-catastrophe on va dire.
01:13:12 Pour parler de comment cette oligarchie considère la France,
01:13:16 Atali disait que c'était un hôtel.
01:13:17 Mais ça peut être New York, ça peut être ailleurs.
01:13:19 - Ou une maison de passe.
01:13:21 - En général il y en a deux, il suffit d'avoir le clé d'or si vous voyez ce que je veux dire.
01:13:26 Pour moi tout est quand même planifié parce que quand on voit ne serait-ce que les agriculteurs,
01:13:31 ça a commencé en Hollande, France, Allemagne, la même politique est appliquée partout comme pour le Covid.
01:13:36 Pour ce qui est d'Atali, je me fous de savoir avec qui il couche, il n'y a pas de police débraguette.
01:13:40 La fête de la musique de 2017 de Macron donnait quand même le ton.
01:13:44 En fait c'est un démantèlement contrôlé, on commence par détruire la religion,
01:13:48 ensuite on détruit la nation, ensuite on détruit la famille et maintenant on en arrive à l'individu.
01:13:52 On fait passer les anciens pour des boulets alors qu'en fait ils sont à l'avant-garde.
01:13:57 Et M. Bercov vous êtes bien placé avec votre expérience pour savoir que toutes les erreurs que vous avez faites,
01:14:01 vous les transmettez pour ne pas les reproduire à vos enfants et vos petits-enfants.
01:14:04 Donc en définitive on détruit la mémoire.
01:14:06 Et c'est Ciceron qui disait justement "Quand l'empire est à bout de souffle, les lois deviennent folles".
01:14:12 C'était juste avant la chute en fait.
01:14:14 Et en fait le principe des drapeaux, ce que je vois avec Macron,
01:14:18 au-delà de tout un tas d'analyses qui ont été faites notamment par Bertrand Scholler,
01:14:22 que vous recevrez peut-être un jour, qui mérite d'être écouté.
01:14:25 - Oui, que j'ai déjà reçu.
01:14:27 - Oui, tout à fait, pardonnez-moi.
01:14:29 Mais qui a fait une analyse de sa photo.
01:14:31 Mais en fait c'est le principe du valeur chinois les drapeaux.
01:14:33 C'est-à-dire qu'on vous déplace la commode d'un millimètre par jour,
01:14:35 à la fin de l'année vous ne l'avez pas vu partir, elle n'est plus là.
01:14:37 - Ah oui, vous croyez que c'est un déplacement de linge de maison.
01:14:41 D'accord.
01:14:42 - Le drapeau qui a été déchiré sous l'Orgue de Triomphe, excusez-moi,
01:14:46 mais ça ne fait pas un souvenir.
01:14:48 - Ah oui, pendant Charles III, quand Charles III est venu.
01:14:50 - Donc je suis désolé, mais là vous n'avez pas...
01:14:52 Enfin pas vous, évidemment.
01:14:54 Je veux dire, on ne va pas me faire croire qu'on nous sort un drapeau déchiré
01:14:58 des stocks nationaux pour le mettre sous l'Orgue de Triomphe
01:15:00 sans avoir eu l'intention derrière.
01:15:02 - Donc vous, vous Emmanuel, vous êtes d'un pessimisme actif, quoi.
01:15:06 - Non, parce que je pense que justement il y a un réveil et une conscience
01:15:09 qui fait qu'à un moment on arrive à pousser le bouchon trop loin.
01:15:12 - D'accord.
01:15:13 - Et qu'effectivement il y a un réveil qui est lent, certes.
01:15:16 Ce n'est pas parce qu'on est sur Twitter et on voit les gens réveillés
01:15:18 qu'on se dit quand on sort dans la rue que les gens le sont,
01:15:20 puisqu'il y en a plein qui ne savent même pas ce que c'est que Davos.
01:15:22 Mais je pense qu'à un moment, trop c'est trop.
01:15:24 Et notamment quand on touche aux enfants, ce qui est quand même
01:15:26 le cœur de la pureté et le cœur de notre avenir.
01:15:30 - Moi j'ai été très frappé, en tout cas, juste une chose,
01:15:32 et je voudrais que Béatrice Rosen évidemment va réagir là-dessus.
01:15:35 Moi j'ai été très frappé quand il y a eu ce film Sound of Freedom qui est venu.
01:15:39 Et toute une partie des médias bien pensants ont dit
01:15:42 "Ah ben c'est un film, il ne vaut pas grand-chose,
01:15:44 il est irrespirable, il est conspirationniste".
01:15:46 C'était hallucinant.
01:15:47 Cette paname de la paix de criminalité, elle est posée dans le monde.
01:15:51 Ils ont eu le mérite de la poser.
01:15:53 Après, on aime ou on n'aime pas le côté, le film,
01:15:56 mais il était très important qu'on la pose.
01:15:59 Et effectivement, toujours cette espèce de...
01:16:02 Alors, on s'occupe des histoires de Long et de Pardieu,
01:16:06 mais on ne s'occupe pas, et on est là à en parler du matin au soir, du soir au matin,
01:16:10 on ne s'occupe pas de la pédopornographie et de la pédocriminalité.
01:16:13 Surtout que c'est inédit, parce que même financièrement, ça n'avait aucun sens.
01:16:17 C'est-à-dire que c'est un film qui a coûté, il me semble, de mémoire, 15 millions de dollars,
01:16:21 et qui en a rapporté énormément, je ne sais plus le chiffre, mais énormément.
01:16:27 Et donc, même d'un point de vue financier, n'importe quel distributeur,
01:16:31 business is business, on a envie de gagner sa vie,
01:16:34 surtout post-Covid, pour les cinémas.
01:16:37 Donc c'était incompréhensible.
01:16:39 Et puis surtout, il y a eu des films sur tous les sujets,
01:16:41 sur les trafics de drogue, il y en a régulièrement,
01:16:43 sur les trafics d'êtres humains, sur les trafics de toutes sortes.
01:16:47 Pourquoi celui-ci, tout d'un coup, leur a posé problème ?
01:16:50 C'est vraiment incompréhensible.
01:16:52 Et en plus, c'était une histoire vraie,
01:16:55 il me semble que c'est NBC qui avait fait des reportages à l'époque,
01:17:00 sur une chaîne aussi d'information,
01:17:03 donc c'est vraiment incompréhensible cette histoire.
01:17:08 - En fait, quand j'entends les auditeurs Sud Radio,
01:17:10 quand je vous entends, Béatrice Rosen,
01:17:12 on est quelque part, je ne dis pas fin d'un monde,
01:17:15 c'est pas la fin du monde bien sûr,
01:17:17 mais c'est la fin d'un monde, ou c'est la fin d'un empire.
01:17:19 Est-ce que vous sentez ça ?
01:17:21 Est-ce que vous sentez la chute de l'empire ?
01:17:23 - Oui, c'est un peu la chute de Rome, bis.
01:17:25 C'est la fin de...
01:17:27 Je vous l'ai dit tout à l'heure, on le sent tous,
01:17:29 c'est la fin d'un système.
01:17:31 Un des auditeurs a parlé du film 2012,
01:17:34 qui était un film dans lequel j'ai joué,
01:17:36 de façon... La vie a de l'humour, Dieu a de l'humour.
01:17:40 C'est ironique, mais c'est comme ça.
01:17:42 J'ai vécu déjà la fin du monde dans ce film,
01:17:45 où les milliardaires avaient payé pour une place dans un bunker,
01:17:50 et là aujourd'hui on voit que Zuckerberg se fait construire un bunker.
01:17:54 - Les gilets, tous les autres.
01:17:56 - On sent quand même qu'on est en fin de quelque chose,
01:17:59 et qu'on est à l'aube d'un vrai éveil pacifique,
01:18:05 je l'espère, je le souhaite de tout mon cœur,
01:18:07 ou alors une énorme catastrophe.
01:18:10 - Ben écoutez, qui vivra verra, on essaiera de vivre ça.
01:18:13 On remercie Emmanuel et on accueille Eric,
01:18:15 qui nous appelle depuis Paris. Bonjour Eric.
01:18:17 - Bonjour Eric.
01:18:18 - Bonjour André Erkoff.
01:18:20 Toujours bravo pour votre émission,
01:18:22 et puis j'ai écouté votre intervenante,
01:18:24 j'ai été séduit par son timbre de voix
01:18:28 et son enthousiasme.
01:18:30 - Merci.
01:18:31 - Et la sincérité de ses propos,
01:18:33 parce que ce qu'elle dit est coché au coin du bon sens,
01:18:37 et à titre tout à fait personnel et anecdotique,
01:18:40 j'avais collaboré autrefois à la mise en place des fameux Rappos,
01:18:44 c'est-à-dire les nouvelles amendes de stationnement,
01:18:49 que nous connaissons aujourd'hui sur Paris.
01:18:52 Je me souviens avoir été stupéfait à l'époque,
01:18:56 de dire "mais attendez, on paye avant d'être condamné".
01:18:59 On avait complètement inversé le processus.
01:19:02 Avant, on avait l'amende, on pouvait la contester,
01:19:06 et si on perdait devant le tribunal de justice, on payait.
01:19:10 Et donc, c'était le point maintenant, c'est le processus inverse.
01:19:13 - Vous voulez dire comment ? Attendez, expliquez-moi juste, Eric.
01:19:17 Vous voulez dire "on paye avant d'être condamné" maintenant ?
01:19:19 - Oui, maintenant, oui, oui, oui, oui, oui, on paye avant d'être condamné.
01:19:23 Peut-être qu'il y a eu une évolution récemment,
01:19:26 peut-être, si, si, mais c'était vrai.
01:19:29 Et quand on ne paye pas dans les temps,
01:19:32 parce qu'on a quelques jours pour payer, etc.,
01:19:35 ça double, ça triple, etc.
01:19:37 Et je me souviens à l'époque avoir dit
01:19:40 "mais écoutez, c'est contre toutes les libertés, agir comme ça".
01:19:44 Mais l'administration avait pris le pli, grâce à la technologie,
01:19:49 d'évacuer le citoyen de ses décisions.
01:19:55 Elle s'imposait d'en haut, j'avais remarqué ça,
01:19:58 bon, ça remonte peut-être à une dizaine d'années,
01:20:00 et j'avais été soufflé.
01:20:02 Et maintenant, ça ne fait que continuer, comme dit votre interlocuté, sur tous les systèmes.
01:20:06 - Il y a une chose très intéressante, c'est vrai, on en a pas parlé,
01:20:10 mais on peut pas parler de tout en plus, c'est l'administration.
01:20:13 C'est-à-dire que ce qui est intéressant, Béatrice,
01:20:16 c'est qu'aujourd'hui, on a l'impression que c'est l'administration qui a pris le pouvoir.
01:20:20 C'est même plus les politiques, c'est même plus les parlementaires,
01:20:24 ne parlons pas le Parlement, etc., le Conseil Constitutionnel,
01:20:26 la Cour des Comptes, on a vu récemment les exploits de Pierre Moscovici.
01:20:30 On a l'impression que l'administration a pris le pouvoir,
01:20:33 elle a le pouvoir, les ARS, les autorités régionales de santé, etc.,
01:20:38 et on a l'impression que nous, voilà, on est un spectateur.
01:20:41 - Et ça s'inscrit dans une réelle déshumanisation généralisée,
01:20:45 donc toutes les institutions sont galvaudées, vraiment,
01:20:49 tout est détourné, en fait, plus rien n'est juste ce qu'il doit être.
01:20:55 C'est-à-dire que tous les postes, les récompenses, les légions d'honneur,
01:20:59 on sent que tout est accaparé, utilisé, instrumentalisé,
01:21:04 et l'administration, effectivement, tout est déshumanisé.
01:21:10 Alors l'administration, quand c'est l'administration,
01:21:12 quand c'est pas les cabinets de conseil, ça c'est encore un autre problème,
01:21:16 et ça fait doublon, voire parfois triplon.
01:21:18 Donc il y a énormément de problèmes, on est vraiment en fin de cycle de tout,
01:21:23 il va falloir tout revoir, tout reprendre à zéro,
01:21:26 et que chacun reprenne sa place.
01:21:29 Parce que là, tout a été déplacé, galvaudé.
01:21:33 - Que chacun reprenne sa place, ou que certains, peut-être,
01:21:36 prennent le large, voilà, prennent le large, exactement, Béatrice Rosanne.
01:21:41 Et vous souhaitez quoi pour 2024 ?
01:21:44 - Aux auditeurs ?
01:21:46 - Aux auditeurs, à vous, à tous.
01:21:48 - Écoutez, je nous souhaite, moi j'ai pas envie d'être heureuse toute seule,
01:21:51 dans un pays qui va pas bien, c'est jamais drôle d'arriver dans une fête
01:21:54 et d'être le seul à danser.
01:21:55 Donc je souhaite à tout le monde une très bonne année,
01:21:57 j'espère qu'on va reprendre le contrôle, reprendre notre destin en main,
01:22:00 reprendre de la joie, voilà, c'est le plus important,
01:22:04 de la joie de vivre, et il faut pas se laisser abattre,
01:22:06 il faut toujours avoir de l'espoir, et voilà, ça c'est un message peut-être cliché,
01:22:10 mais je pense qu'en ce moment c'est vraiment particulièrement important.
01:22:13 - Vous savez, il y a des clichés qui méritent d'être entendus et redits, etc.
01:22:17 Comme disait quelqu'un, il va s'en dire, mais il ira encore mieux en le disant.
01:22:21 Merci Béatrice Rosanne.
01:22:22 - Merci à vous.
01:22:23 - Merci Béatrice Rosanne d'avoir été avec nous,
01:22:25 je rappelle que vous êtes actrice franco-américaine et citoyenne engagée.
01:22:28 André Bercon, on va se retrouver demain, entre midi et 14h,
01:22:31 puis on vous rappelle, cette information, si jamais vous venez d'allumer votre radio,
01:22:34 Gabriel Attal, nommé par Emmanuel Macron, devient le premier ministre le plus jeune
01:22:39 de l'histoire de la Ve République.
01:22:41 Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Brigitte Lahaie qui va vous parler d'un sujet,
01:22:44 pourquoi les femmes n'aiment pas leur corps.
01:22:46 C'est avec Brigitte, de 14h à 16h, et demain André Bercon, midi 14h comme tous les jours,
01:22:52 avec Jean-Dominique Michel, l'anthropologue qui sera avec nous, exceptionnellement.
01:22:55 A demain sur Sud Radio.
01:22:57 - C'est Brigitte Lahaie, pour cette nouvelle année 2024,
01:23:01 n'oubliez jamais que vous êtes la personne la plus importante,
01:23:04 alors faites-vous plaisir et accordez-vous vos désirs les plus chers.
01:23:08 Bonne année avec Sud Radio.
01:23:10 Sud Radio. Parlons vrai.

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