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  • il y a 3 ans

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Transcription
00:00 Michel Kleys, vous annoncez officiellement votre candidature pour défi.
00:04 Pourquoi vous présentez aujourd'hui et vous lancez quelque part dans le bain électoral ?
00:10 D'abord parce que les élections approchent, que j'ai fini mon métier, je suis pensionné,
00:13 que non seulement j'ai le temps et comme j'ai l'expérience aussi, semble-t-il,
00:17 en tout cas c'est ce que... est reconnu.
00:20 Alors voilà, c'est parti. L'aventure est partie.
00:22 Quel est votre objectif numéro un ?
00:24 Faire entendre en réalité des messages très importants qui sont développés dans le cadre du programme.
00:32 Ça pour moi c'est le plus important.
00:34 Vous dressez un portrait sombre dont la manière dont prospère la grande criminalité.
00:42 Pouvez-vous nous expliquer un petit peu ?
00:44 La polyvalence des activités de grandes organisations criminelles a pris une puissance absolument invraisemblable.
00:52 Une puissance presque de nature politique tant que la puissance financière est devenue incontrôlable.
00:56 Alors je vous parlerai en additionnant par exemple la cybercriminalité, le trafic de drogue,
01:02 les attaques à l'environnement, la contrefaçon, le trafic des êtres humains, le trafic d'armes, les escroqueries, etc.
01:08 Et quand vous faites une addition, ce sont des centaines de milliards d'euros finalement
01:11 qui profitent aux organisations criminelles par an en Europe.
01:14 Et imaginez-vous aussi que ces produits financiers se mélangent aux produits des autres années
01:18 par le phénomène du blanchiment et que sans la corruption, tout cela ne peut pas fonctionner.
01:22 Nous sommes dans une société où il y a, si vous me permettez l'expression, le feu au lac.
01:26 N'est-il pas utopique de penser que l'on pourra facilement récupérer cet argent et financer ainsi la justice ?
01:33 Ou refinancer ainsi la justice ?
01:35 La totalité de l'argent, ce n'est pas utopique, c'est impossible parce que c'est bien planqué.
01:38 D'un autre côté, déjà, fermer le robinet qui coule, ce n'est pas si mal.
01:42 Il faut avoir de l'argent sale, bien entendu, et récupérer les fonds. Il y a moyen.
01:48 Mais pour ça, il faut donner les moyens justement aux spécialistes, qu'ils soient dans la police
01:53 et dans l'administration pour le permettre. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
01:57 Pourquoi avoir choisi Défi et non par exemple le MR ou le PS ?
02:01 Je dis ça en souriant parce que le MR et le PS ne me l'ont pas suggéré et proposé.
02:07 Mais je n'aurais pas accepté. Défi, c'est quoi ?
02:10 Eh bien, vous l'avez. Défi, c'est démocratie, c'est fédéralisme, c'est indépendance.
02:15 Vous ajoutez à cela la laïcité, ce sont les choses à laquelle je crois.
02:18 Et quand on mélange toutes ces valeurs, c'est l'humanisme, c'est une magnifique mayonnaise qui prend très bien.
02:22 Vous êtes membre depuis plusieurs années de Défi.
02:26 N'est-ce pas paradoxal qu'un juge d'instruction, qu'un magistrat, soit encarté dans son parti ?
02:30 Pas du tout. Et je vais même vous dire une chose, je reconnais peu qui donnent son point.
02:34 Et d'un autre côté, je vous rappelle aussi qu'avant la création du Conseil supérieur de la justice,
02:37 si les candidats magistrats n'étaient pas dans un parti politique, ils n'avaient aucune chance.
02:42 Et les avocats Goguenheur disaient à l'époque, c'est le meilleur couleur d'affiche du parti, il sera magistrat.
02:47 Vous m'amenez donc une autre question. Vous étiez autrefois étiqueté sous une autre couleur politique ?
02:52 Oui, on m'a prêté beaucoup de...
02:55 Mais quand vous avez été nommé...
02:57 Magistrat ?
02:58 Oui.
03:00 Je m'étais présenté à l'époque, mais il faut dire que l'examen de la magistrature avait été créé,
03:08 mais pas encore le Conseil supérieur.
03:10 Et j'étais passé avec... Nous étions 25, alors qu'il y avait 50 places.
03:17 Donc si vous voulez, le fait d'avoir été recruté magistrat...
03:21 Je vous dirais même qu'on m'a beaucoup téléphoné, vaut que je le devienne.
03:24 J'ai fini par accepter en me disant qu'avoir la chance de faire deux carrières dans une vie, c'est pas mal.
03:28 Regardez un petit peu maintenant... Trois peut-être.
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03:32 [Générique]
03:35 [SILENCE]

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