00:00 Ce qu'on a vu bloquer pour montrer notre mécontentement envers l'Etat, envers un peu
00:07 toute l'Europe et tous ces gens qui nous méprisent et qui méprisent l'agriculture
00:11 et qui font que les agriculteurs ne s'en sortent plus.
00:15 Aujourd'hui sur 100 euros qui est payé par la production matérielle, il y a moins
00:25 de 10 euros qui reviennent dans la poche de l'agriculteur.
00:32 Des crevettes qu'on se rasse, transportées dans un camion français avec un chauffeur
00:59 étranger.
01:02 L'agriculture en Allemagne a perdu 25 milliards d'euros dans les 5 dernières années.
01:16 Et je suis l'un d'entre eux qui a perdu quelque chose.
01:40 Quand on fait rentrer de la viande uruguayenne ou argentine ou brésilienne qui n'est pas
01:53 produite de la même manière que chez nous, c'est de la distorsion de concurrence et c'est
01:59 des choses qui ne peuvent plus exister.
02:03 Quand ça va de l'avant, il ne va plus y avoir de petits agriculteurs comme celui-ci.
02:16 Peut-être qu'il ne va pas y avoir de la agriculture allemande, je ne sais pas.
02:19 Mais si on ne l'a pas plus, les produits seront importés de l'étranger.
02:24 Et on ne sait pas dans quelles conditions ils seront produits.
02:41 Je suis très sensible au message que les agriculteurs sont concernés par la pression administrative.
02:54 C'est un sujet général, vous savez que c'est proche de mon cœur de réduire ces pressions
03:01 administratives.
03:02 Je suis très content de travailler avec le Conseil des ministres pour réduire ces pressions
03:09 administratives.
03:10 Le moral des troupes, tout le monde est un peu dans l'expectative.
03:34 On a eu les annonces du gouvernement hier.
03:36 On restera vigilant dans les prochains jours.
03:40 On est certain que tout se transforme bien en actes.
03:43 On verra s'il y a nécessité à se remobiliser ou pas.
03:46 Merci.
03:47 Merci.
03:47 [Musique]