00:00 La première des réponses c'est pour améliorer les enjeux de logement dans
00:03 cette ville, il faut produire du logement.
00:04 Parce que les gens aujourd'hui se replient
00:06 dans des logements indignes tout simplement parce qu'ils n'ont pas les
00:09 moyens de se loger dans des logements dignes.
00:11 Donc il faut produire.
00:12 Permettrait quand même de rappeler que le mandat de Benoît Payan, ça a été
00:16 l'arrêt
00:17 quasi complet de la production de logements sur les deux premières années
00:20 de mandat.
00:21 Et donc aujourd'hui, bien sûr, à tel point qu'il a été fait taper sur les doigts
00:25 par le préfet avec une menace de carence, ce qui bien évidemment n'est
00:29 jamais très agréable lorsqu'on émerge de la deuxième ville de France.
00:31 Auquel se rajoute le fait
00:32 qu'il faut maintenant
00:35 laisser le temps pour produire les logements, parce que ça se fait pas d'un coup de
00:37 baguette magique. Donc en clair, nous avons pris beaucoup de retard.
00:41 Enfin, sur l'aspect purement habitat indigne autre, c'est vrai que nous avons
00:45 des procédures et des outils qui sont très complexes, trop complexes.
00:49 Et c'était tout le sens d'ailleurs de la loi sur l'habitat dégradé dont j'ai été
00:52 le co-rapporteur à l'Assemblée.
00:54 Juste une petite parenthèse, vous parlez du bilan de Benoît Payan, mais le bilan de l'ancienne majorité
00:57 à laquelle vous avez appartenu n'a pas été fameux non plus en termes de logements sociaux.
01:01 En termes de production de logements ?
01:03 Ah bah écoutez, excusez-moi, on produisait quasiment 4 500 logements.
01:06 Aujourd'hui on en produit à peine 2 000, madame.
01:08 En termes d'entretien de logements ?
01:09 Quand j'en parle, il y a 40 000 logements indignes à Marseille, il y a eu le drame de la rue d'Aubagne.
01:14 Quand Benoît Payan dit "on rattrape 25 ans d'immobilisme", qu'est-ce que vous répondez ?
01:18 Écoutez, que nous, quand on est arrivé par exemple au département, on a rattrapé
01:22 25 ans de la politique de monsieur Guérini.
01:25 Si on rentre dans ce débat-là, c'est assez peu constructif.
01:28 Ce que je vous dis d'abord, les lois elles ont changé entre-temps.
01:31 Monsieur Payan bénéficie de l'ordonnance de 2020 qui a été prise sur les pouvoirs de police,
01:35 que n'avait pas monsieur Gaudin.
01:37 Ce qui lui a permis notamment de pouvoir mieux organiser son pouvoir de lutte
01:43 contre les bailleurs indélicats, d'une façon générale.
01:46 Il a organisé, et je le reconnais bien volontiers, un service spécifiquement dédié à ces problématiques-là.
01:52 Cela étant, il y a d'autres enjeux, qui sont des enjeux notamment pour simplifier
01:58 les outils qui sont mis à disposition.
01:59 Calisté est un bon exemple à cet égard.
02:01 Calisté, vous avez 5 plans de sauvegarde en cours, plus un plan de rénovation urbaine en cours.
02:10 Et malgré ça, ça fait déjà quasiment 15 ans, et malgré ça, on est toujours dans la même situation.
02:16 Donc en fait, aujourd'hui, les outils, on voit qu'ils sont là, mais pour autant,
02:19 ils ne produisent pas les effets.
02:20 Donc il faut les simplifier.
02:22 C'est le sens de la loi que nous avons votée il y a une dizaine de jours.
02:25 Et typiquement, par exemple, sur Calisté, on a voté une disposition pour les plans de sauvegarde,
02:28 qui permet dans les bâtiments qui vivent plutôt correctement, parce que tout n'est pas mauvais,
02:33 il y a quand même des bâtiments qui vivent plutôt sainement,
02:36 de pouvoir les sortir de la copropriété pour qu'ils aient leur propre vie à côté.
02:41 Donc il y a des outils qui vont être donnés aux collectivités.
02:46 Et puis moi, très sincèrement, je pense que la politique du logement doit être décentralisée.
02:51 Voilà, une politique du logement centralisée, ça ne fonctionne pas.