00:00 en m'immergeant dans différents espaces,
00:02 en me confrontant à des réalités très différentes,
00:04 je trouve que l'inspiration vient de là.
00:05 Je voulais rester à la cité, mon père m'a dit.
00:07 Lé lé la
00:08 Dans ce cas-là, je ramène tous mes amis.
00:10 Lé lé la
00:11 Lors d'une sommeille, je rentre à 8h30.
00:12 Lé lé la
00:13 J'irai finir mes jours là-bas.
00:15 Je m'appelle Sami Sidali et je fais des films.
00:22 Il y a plein de mots avec lesquels on a grandi,
00:24 comme intégration, assimilation.
00:25 J'essaie de les déconstruire,
00:26 j'essaie de les casser un peu en deux
00:27 et voir ce qu'il y a derrière.
00:29 Les choses qui me plaisent,
00:30 c'est justement cette espèce de chaleur
00:32 qu'on peut trouver au sein d'une communauté,
00:33 à savoir ta famille, ton quartier,
00:35 ou même plus large,
00:36 où tu as des espèces de codes communs
00:37 qui peuvent réchauffer les cœurs.
00:38 Donc ça, j'essaie aussi de mettre l'accent là-dessus.
00:40 Le premier, ce serait déter,
00:45 vénère et rigolade.
00:46 Je fais des comédies et j'aime rire,
00:47 mais on vit des temps un peu radicaux
00:49 et je pense qu'il faut des films radicaux.
00:51 Et ça ne veut pas dire qu'il faut des films
00:52 avec du sang et des guns,
00:54 mais il faut des films qui soient vénères dans le bon sens,
00:56 qui réfléchissent à des choses
00:58 et qui posent des questions,
00:59 qui changent l'état dans lequel on vit actuellement.
01:00 Elle représente les trajets que j'ai faits
01:05 avec ma mère et ma sœur.
01:06 Je fais partie de cette diaspora marocaine
01:08 qui tous les étés revenait pendant deux mois au Maroc.
01:10 Un sentiment de bonheur,
01:11 et un truc assez déroutant
01:13 et assez beau à la fois.
01:15 Et en fait, même aujourd'hui quand je le fais,
01:16 j'habite aussi une partie de l'année au Maroc,
01:18 il y a toujours un espace
01:19 où il y a un espèce d'espace personnel à traverser.
01:21 C'est un point qui me questionne,
01:23 où est-ce que tu te situes en fait
01:24 quand j'arrive au Maroc,
01:25 quand je reviens en France
01:25 ou même quand je viens d'autres pays.
01:26 Je parle mieux le français que l'arabe,
01:28 mais j'ai plus la tête d'un arabe qu'en français.
01:30 Et encore même, je suis un modèle chelou d'arabe.
01:33 Rien que hier, j'avais un petit message vocal
01:38 de justement Oussama, un ami,
01:40 qui me demandait de lui ramener des serrures de porte.
01:42 J'ai des amis qui me sont très chers.
01:43 Une petite clique, un peu de musique
01:45 et un petit coin de paradis,
01:46 une petite bulle,
01:47 une petite bulle de nature moi-même.
01:48 J'aimerais qu'on retienne un petit sourire
01:52 et un petit peu d'acide.
01:54 Avec mes films, j'essaie de pouvoir
01:55 détendre les gens,
01:56 d'offrir un bon moment
01:58 et un petit sourire pour les relaxer
01:59 et pour mettre un petit tac
02:01 sur une question particulière
02:03 qui moi me dérange ou qui me gratte.
02:06 Les allers-retours entre les deux pays,
02:11 où en fait, en m'immergeant dans différents espaces,
02:14 en me confrontant à des réalités très différentes,
02:16 je trouve que l'inspiration vient de là
02:17 et principalement vient de rencontres.
02:18 Il y a des personnes qui regardent le ciel,
02:20 il y a des personnes qui écoutent de la musique.
02:21 Moi en fait, je vais traîner,
02:23 je marche dans la rue
02:23 et au bout d'un moment,
02:24 je rencontre une personne.
02:25 Ça m'arrive.
02:25 Et très souvent, cette rencontre,
02:27 elle va en amener une autre
02:27 ou va amener une discussion
02:29 qui va nourrir un film.
02:30 !