00:00 Bruno, mais n'avait-on pas besoin d'une réunion pour avoir un déclic ?
00:10 Moi, j'ai parlé ce dernier temps d'exigence, j'ai dit qu'il faut faire plus.
00:15 Et après, je prends la question de votre collègue qui a parlé d'agressivité.
00:23 Effectivement, maintenant, tout le monde doit tous faire plus.
00:29 Moi pour premier, moi avec mon staff, avec les gens que j'ai autour de moi.
00:36 Depuis le début de la saison, on sait que c'est compliqué.
00:40 On dispute un championnat où il y a des joueurs qui pèsent 100 kg,
00:45 qui courent à 1000 km/h. Ce n'est pas suffisant ce qu'on fait pour l'instant.
00:52 On ne peut pas nous dire qu'on perd des matchs à cause d'un manque de chance, de malchance.
00:59 Je pense que déjà deux semaines après mon arrivée, je rappelais à mes joueurs,
01:06 je faisais le même discours. Effectivement, je parlais d'exigence.
01:09 Après, je vais anticiper votre question sur Jonathan Klos,
01:13 parce que je sais que vous allez me poser une question sur Jonathan Klos.
01:17 Les matchs ne se gagnent pas le dimanche.
01:21 Les matchs se gagnent pendant la semaine, de par l'entraînement, avec une mentalité,
01:26 avec la volonté, avec des leaders qui existent dans le groupe.
01:32 C'est vrai que Jonathan Klos est un leader, c'est vrai que c'est un joueur important,
01:36 mais il y en a d'autres aussi.
01:38 Donc, je pense que c'est vrai qu'en ce moment, on n'est pas forcément cohérents
01:45 dans notre travail au quotidien.
01:47 Il faut être exigeant avec soi-même, il faut être exigeant avec son partenaire.
01:53 C'est à partir de là qu'on pourrait avoir effectivement un déclic,
01:58 c'est à partir de là qu'on pourrait nous éloigner de cette période difficile.
02:05 Mais ce n'est pas en réfléchissant sur le plan individuel.
02:11 C'est vrai qu'on n'a pas ces qualités-là, on n'a pas des joueurs qui pèsent 100 kilos,
02:16 mais on a des joueurs avec d'autres qualités, on a nos forces, nos faiblesses,
02:21 mais il faut vraiment s'appuyer sur la tête, il faut créer une mentalité gagnante
02:28 avec une mentalité très, très forte.
02:31 C'est vrai qu'on s'est disputé entre nous, on a eu des discussions,
02:38 mais Jonathan Kloss, c'est un joueur international qui joue en sélection.
02:42 Et quand on voit ses prestations à l'entraînement,
02:50 là, ça se voit pourquoi c'est un joueur qui joue en sélection.
02:54 Mais il faut être constant avec ses prestations.
02:57 Donc voilà, encore une fois, c'est seulement de par cette qualité collective
03:04 qu'on peut effectivement nous éloigner de cette période difficile.
03:08 C'est grâce à notre force en tant qu'équipe qu'on peut effectivement avoir un déclic.
03:16 Ce n'est pas en réfléchissant sur le plan individuel.
03:25 Après, il faut toujours raconter la vérité.
03:28 Pendant ma carrière en tant qu'entraîneur, que ce soit à Naples, à Milan AC,
03:32 j'ai toujours essayé de résoudre ce problème, de construire une mentalité.
03:37 Et plus d'une fois, s'il y avait un joueur qui ne s'entraînait pas à 100%,
03:44 je ne l'emmenais même pas sur le banc.
03:47 C'était un joueur qui était exclu du feuille de match.
03:50 Après, je me suis dit, quand je suis arrivé ici à Marseille,
03:54 je me suis dit, OK, il faut que je sois un peu plus tranquille.
03:57 Là, c'est Marseille.
03:59 Même si je crois beaucoup dans l'entraînement,
04:04 même si pour moi l'entraînement, c'est vraiment quelque chose de sacré,
04:07 je me suis dit, non, il faut faire attention à l'ambiance,
04:09 parce que c'est très très chaud là-bas à Marseille.
04:12 Et si jamais j'exclus quelqu'un et que je n'emmène pas quelqu'un sur le banc,
04:17 après, tout le monde va me poser la question,
04:20 pourquoi vous n'avez pas amené ce joueur ?
04:24 Et après, c'est la vérité qui va sortir.
04:26 Donc, je me suis dit, il faut que je fasse attention.
04:29 Et là, c'est mon erreur, mais je pense que ça fait partie de notre chemin.
04:33 C'est là où je dois faire des progrès,
04:35 parce qu'effectivement, j'ai déjà perdu trop de temps,
04:38 j'ai fait trop de calculs.
04:40 Et le discours que je suis en train de faire à vous, les journalistes,
04:43 les joueurs, ils le savent,
04:45 c'est que une fois, ça va,
04:47 mais après, à partir de la deuxième, troisième fois,
04:49 il faut vraiment envoyer un signal.
04:51 Et je pense que c'est très important que je reste fidèle à moi-même
04:56 par rapport à l'importance de l'entraînement à partir de maintenant.
05:00 Et du coup, vous allez durcir un petit peu votre méthode d'entraînement ?
05:10 Vous avez encore la possibilité de changer des choses ?
05:14 Certainement, sinon, je ne serais pas là.
05:21 Sinon, j'allais chercher ma vélise pour rentrer chez moi.
05:28 Rien n'est perdu, mais c'est vrai qu'on est toujours en train de raconter les mêmes histoires,
05:32 on parle toujours des mêmes erreurs.
05:34 La saison est partie d'une certaine manière,
05:37 et je pense que la saison continue de la même manière.
05:40 Donc effectivement, il faut maintenant démontrer,
05:47 c'est inutile de continuer à parler,
05:49 maintenant il faut vraiment des preuves concrètes,
05:52 donc à nous de montrer de la volonté,
05:56 à nous d'avoir vraiment les intérêts de l'Olympique de Marseille à cœur,
06:02 d'avoir cet esprit d'équipe,
06:04 je pense que c'est vraiment le mot d'ordre, cet esprit d'équipe,
06:07 et à nous de rester équipe pendant quatre heures et quinze minutes ou cent minutes de match.
06:13 Le cœur est de rester équipe pendant 95 ou 100 minutes de chaque match.