00:00 Depuis 2018, on a monté le département gynécologie obstétrique de l'hôpital français à Kaboul.
00:05 Et bien sûr, depuis la crise économique et humanitaire de l'année dernière,
00:09 on renforce absolument notre action envers les femmes,
00:12 les femmes les plus vulnérables du pays,
00:14 pour qu'elles aient accès à des soins de qualité pour des problèmes gynécologiques et obstétriques.
00:20 [Musique]
00:32 C'est essentiel de former des équipes pour élever le niveau de compétence des praticiens.
00:38 Et puis, parce que là, on est face à la dernière génération de gynéco-ops formée,
00:44 car malheureusement, il n'y a plus d'interne, de gynéco qui sortent de la faculté.
00:49 Les missions ont vocation de compagnonnage.
00:52 On accompagne les soignants, les médecins, à prendre en charge leurs patients.
00:57 On les aide à faire des prises en charge chirurgicales et à leur apprendre nouvelles techniques, etc.
01:05 Là, on est sur une structure de maternité équivalent aux structures françaises.
01:10 Et donc, les filles, elles n'avaient pas l'habitude, elles n'avaient jamais côtoyé un monitoring fétal, etc.
01:16 Donc, on est partie de zéro, en fait.
01:18 Et là, elles ont un très bon niveau.
01:20 Je pense que c'est parmi les meilleures gynéco-ops d'Afghanistan.
01:24 Elles ont énormément fait d'efforts, pris sur elles,
01:27 parce que se former dans le contexte de l'Afghanistan, ce n'est pas facile.
01:31 Elles m'impressionnent énormément. C'est admirable.
01:34 [Musique]
01:48 On a vu le Dr. Azadeh et ses collègues à nombreuses reprises venir à notre hôpital à FMIC.
01:55 On a fait des sessions ensemble, on a fait des opérations ensemble.
01:58 On a appris beaucoup de nouvelles choses de lui, et de nouvelles choses dans la procédure chirurgicale de gynécologie.
02:04 Et elle nous a enseigné comment faire la délivrance de l'air.
02:09 [Musique]
02:33 Merci.