00:00 [Bruits de foule]
00:24 Nous on s'est dit que peut-être ça porte des jeux olympiques.
00:26 On nous enlève ici, ils vont mettre les gens qui vont pouvoir payer les maisons à un million d'euros par jour.
00:31 Ils sont en train de nous jeter où ils veulent.
00:33 C'est à côté de tout, de la gare du Nord, de tout.
00:37 Ils sont pas loin de l'aréna à Didas.
00:39 On est pas bêtes quand même, ça se voit que c'est pour les jeux olympiques.
00:42 Parce qu'on peut pas mettre des gens dehors du jour au lendemain comme ça sans raison.
00:46 [Bruits de foule]
00:51 [Bruits de foule]
00:57 Cet hôtel on le connaît bien puisqu'on a beaucoup de familles qui sont à Doudeville et qui sont à l'hôtel des Fées.
01:01 Donc on a été alerté par les familles qu'on connaissait.
01:04 Comme par hasard, ils les mettent à la porte avant les JO.
01:07 Ici c'était un hôtel trois étoiles avant le Covid.
01:10 Et donc pendant le Covid il devient hôtel social.
01:12 Simplement on sait qu'il y a de plus en plus d'hôtels sociaux qui ferment dans cette période là.
01:18 Donc on en fait un lien, d'ailleurs on va les garder à l'œil parce qu'ils nous ont garanti que c'était pas pour les JO.
01:23 Donc on va les garder à l'œil comme on est du quartier qu'on passe régulièrement devant.
01:26 [Bruits de foule]
01:37 Ce qui s'est passé c'est que la commission de sécurité est passée en 2023.
01:41 Et elle nous a dit qu'on pouvait pas avoir plus de 64 personnes dans l'hôtel.
01:44 Nous on hébergait 86 personnes, entre les mamans, les enfants.
01:49 Et donc tout l'automne on a essayé de trouver des solutions techniques pour essayer de résoudre ce problème de jauge.
01:57 Et en décembre on a fait le constat ensemble, ils ont compris qu'on pouvait pas rester et nous on a compris qu'on pouvait pas rester.
02:03 C'est juste pour savoir si le gérant il se souhaitait qu'on parlait éventuellement.
02:08 Non ça fait pas rapport du tout.
02:10 On s'est dit d'aller à l'hôtel.
02:12 Les propriétaires en fait veulent vendre l'hôtel.
02:15 Et donc ils sont en train de le rafraîchir après notre passage.
02:19 Et après ils vont le vendre.
02:21 Donc je pense que l'hôtel va être vide là quelques semaines.
02:24 Mais c'est absolument pas pour les JO que l'hôtel est vidé, ça c'est sûr.
02:30 [Bruits de foule]
02:37 Aujourd'hui quand on m'envoie une adresse pour me dire que je vais jusqu'à Pesson ou au Born.
02:42 A 1h45 mon enfant est scolarisé jusqu'à côté.
02:45 Je fais comment je m'arrange, comment moi je travaille.
02:47 3 ans il est là.
02:48 Vu que mon enfant il est à l'école ici, même si c'est pas le paradis,
02:52 quand même un truc bien pour que je puisse chaque matin venir déposer mon enfant.
02:56 On me trouve un endroit dans le 77, derrière moi, dans un hôtel.
03:01 C'est à dire tu fais une semaine, on te balance ailleurs.
03:04 [Bruits de foule]
03:08 Et en plus elles ont une heure et demie de trajet pour amener leurs enfants.
03:11 On en a connu des familles qui arrivent avec des enfants qui sont épuisés le matin.
03:15 Entre le moment où ils ont mangé et le moment où ils commencent l'école,
03:17 du coup ils n'ont plus rien dans le ventre.
03:19 L'injustice aussi au niveau des enfants que l'on balote, que l'on trimballe.
03:23 J'en veux à l'État, clairement, qui est lui coupable et responsable de ces situations.
03:29 [Bruits de foule]
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