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  • il y a 3 ans
L’adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité a répondu en direct aux questions d’Alexandra Ducamp, journaliste à La Provence, et de Stéphane Maggiolini, journaliste à BFM Marseille Provence, dans le cadre de notre émission Marseille Politiques.

L’adjoint a longuement évoqué le sujet de la sécurité à Marseille. Actualité oblige, il est revenu sur les nombreuses opérations « place nette ». Il a aussi évoqué le dispositif de sécurité marseillais pour l’arrivée de la flamme olympique et pour les Jeux Olympiques.

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Transcription
00:00 Ce qu'il faut comprendre pour celles et ceux qui nous regardent, c'est qu'on est face à un
00:04 narcotrafic international, à un cartel de la drogue.
00:07 C'est une organisation pyramidale. Moi j'ose les mots, c'est une mafia qui est organisée aujourd'hui.
00:13 Marseille est une porte d'entrée pour le territoire national, mais en réalité
00:17 c'est un fléau qui gagne toute l'Europe.
00:18 Mais vous êtes plutôt satisfait de la démonstration de force qu'il y a eu ces derniers jours
00:21 en termes de saisie, en termes d'interpellation ? Est-ce que vous trouvez que c'est efficace ?
00:26 C'est un début.
00:27 C'est un début et il fallait bien commencer par cela, il fallait bien commencer par
00:31 des moyens, par des interpellations.
00:33 Le maire de Marseille rappelle assez souvent, il faut s'attaquer à la tête du
00:36 réseau et pas simplement
00:38 au tentacule de la pieuvre, mais à la tête de la pieuvre. Pourquoi ? Parce qu'on voit
00:41 bien que lorsqu'on
00:42 on arrive à attraper des gros bonnets, des chefs de gang,
00:46 ils sont parfois, vous le savez bien, à l'extérieur des frontières nationales,
00:50 ils sont parfois même derrière les barreaux.
00:51 En tout cas je ne suis pas de ceux qui ont décidé de baisser les armes,
00:56 de baisser les bras.
00:57 Et donc moi je considère qu'il faut se battre sur cette question. Si on se
01:01 dit les uns et les autres qu'il faut mener une guerre,
01:03 alors il faut la mener ensemble.
01:05 Et vous voyez, tout le monde le sait, le président de la République, ce n'est pas
01:08 forcément mes opinions politiques, mais en attendant, lorsqu'il y a
01:13 de l'action, qu'il y a des femmes et des hommes qui s'engagent sur cette question,
01:16 et bien je sais le reconnaître. Et là pour le coup,
01:18 il y a des moyens qui sont mis sur la table, alors allons-y.
01:20 Est-ce que tout est prêt pour sécuriser d'abord le
01:23 parcours de cette flamme olympique, de votre côté ?
01:26 D'abord, ce qu'il faut dire aux Marseillaises et aux Marseillais, c'est que c'est un peu plus
01:30 d'une année de travail, de concertation, de débats aussi parfois,
01:35 avec les services de l'État, les services des collectivités territoriales,
01:39 les services de la ville,
01:40 qu'on a beaucoup travaillé à un dispositif de sécurité, bien sûr.
01:44 Mais le parcours aujourd'hui, il est figé ? Parce qu'on a un peu du mal à savoir où elle va passer quand même la flamme.
01:48 Le parcours à ce stade est stabilisé.
01:51 Il est stabilisé, il y avait beaucoup de questionnements, y compris ne serait-ce
01:55 que sur les enlèvements de véhicules sur la totalité du parcours.
01:58 Vous savez que c'est un vrai sujet, il y a 20 km de parcours qui est attendu à Marseille.
02:03 On pourrait peut-être appeler les principaux points de décervise, à la Bonne-Mer notamment ?
02:07 Oui, à peu près. On a essayé de faire un petit peu les sites emblématiques
02:11 et puis de pouvoir faire en sorte qu'elle sillonne à peu près tous les arrondissements
02:16 ou tous les grands secteurs de la ville de Marseille.
02:19 Et puis évidemment, bien au-delà, puisqu'elle est censée partir aussi dans le département des Bouches-du-Rhône.

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